(Minghui.org) À l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre 2025, les pratiquants de Falun Gong de 48 pays ont soumis à leur gouvernement une nouvelle liste de responsables du Parti communiste chinois (PCC) impliqués dans la persécution du Falun Gong en Chine. Les pratiquants ont également demandé que ces responsables et les membres de leur famille soient interdits d’entrée dans leurs pays respectifs et que leurs avoirs soient gelés.

Vous trouverez ci-dessous les détails de la persécution perpétrée par Li Jiashu, directeur de l’administration pénitentiaire de la province du Gansu.

Informations sur le responsable de la persécution

Nom complet du responsable : Li (nom de famille) Jiasu (prénom) (李嘉树)

Sexe : Masculin

Pays : Chine

Date/année de naissance : Janvier 1968

Lieu de naissance : District de Sui, province du Henan

Ethnie : Han

Titre et fonction

Août 2019 – mars 2023 : membre du Comité du Parti et directeur politique du département de la Justice de la province du Gansu

Avril 2023 à aujourd’hui : membre du Comité du Parti du département de la Justice de la province du Gansu, secrétaire et directeur de l’administration pénitentiaire de la province du Gansu

Principaux crimes

Depuis que Li Jiashu a pris ses fonctions de directeur de l’administration pénitentiaire de la province du Gansu en avril 2023, il a appliqué la politique de persécution du Parti communiste chinois (PCC) à l’encontre du Falun Gong. Au cours de son bref mandat de deux ans, trois pratiquantes de Falun Gong, Mmes Li Qiaolian, Li Fenglan et Bai Xianglan, ont été persécutées à mort dans la prison pour femmes de la province du Gansu, tandis que de nombreuses autres pratiquantes ont été gravement blessées ou sont devenues handicapées à la suite de la torture subie en prison.

Principales méthodes utilisées par la prison pour femmes du Gansu pour persécuter les pratiquantes de Falun Gong

Surveillance étroite et intimidation

Créée en 2001, la prison pour femmes de la province du Gansu est placée sous la juridiction de l’administration pénitentiaire du Gansu. Elle a détenu et persécuté des pratiquantes de Falun Gong au fil des ans. C’est l’une des prisons les plus brutales du pays, où les pratiquantes sont souvent victimes d’insultes, de torture physique et de lavage de cerveau. La plupart d’entre elles sont émaciées et mentalement désorientées lorsqu’elles sont libérées. Elles tremblent souvent de peur à la simple mention de la prison et il leur faut souvent beaucoup de temps pour surmonter leur traumatisme.

Dès leur premier jour en prison, les pratiquantes sont soumises à un lavage de cerveau incessant. Les détenues chargées de surveiller les pratiquantes ont pour ordre d’enregistrer tout ce qu’elles font et disent, y compris l’heure à laquelle elles se lèvent et ce qu’elles mangent. Les gardiennes examinent régulièrement ces registres.

Quoi que fassent les pratiquantes, elles doivent d’abord obtenir la permission des détenues qui les surveillent, y compris pour manger, s’asseoir, se coucher, se lever, se laver ou aller aux toilettes. Si les pratiquantes vont aux toilettes sans permission, les détenues les battent et les insultent.

Mme Yang Jun a été battue pour avoir refusé d’écrire des déclarations de garantie. Les détenues lui ont pincé les cuisses et lui ont donné des coups de pied dans les jambes. Elles ont également écrit le nom du fondateur du Falun Gong sur son visage et sur le tabouret, puis l’ont forcée à s’asseoir dessus. Si elle refusait, les détenues l’insultaient. Quelques détenues lui ont saisi le pouce et l’ont appuyé sur les déclarations de garantie. Une gardienne a également menacé Mme Yang de lui administrer des décharges électriques si elle refusait d’obéir. Après avoir scellé le document avec ses empreintes digitales, elles lui ont dit : « C’est toi qui as écrit ça. »

Incitation à la haine

Mme Duan Xiaoyan, originaire de la ville de Qingyang, a été condamnée à dix ans de prison en juillet 2015 pour avoir parlé du Falun Gong. Les gardiennes lui ont cassé les dents et lui ont brisé le dos. Elles ont même appelé son fils et ont essayé de le monter contre elle en lui disant qu’elle avait ruiné son avenir.

Tactiques de torture

Mme Liu Wanqiu a été incarcérée avec sa fille, Mme Liu Lei. La gardienne Sun Liwei s’est vantée d’avoir forcé Mme Liu Wanqiu à renoncer au Falun Gong en la frappant avec une matraque lors de son précédent emprisonnement. Une autre gardienne a infligé des décharges électriques à Mme Liu Lei jusqu’à ce qu’elle soit couverte de blessures.

Mme Duan Xiaoyan a été battue et a reçu des décharges électriques. Sa chair a été gravement brûlée. Même si ses jambes étaient déjà blessées, la gardienne lui a quand même donné des coups de pied.

Mme Duan Lixia (sans lien de parenté avec Mme Duan Xiaoyan) était handicapée et incapable de prendre soin d’elle-même. Cependant, après qu’elle a commencé à pratiquer le Falun Gong, elle s’est rétablie. Lorsqu’elle a été emprisonnée, une détenue l’a attrapée par les cheveux et l’a frappée. Une gardienne l’a forcée à s’accroupir, lui blessant le bas du dos.

Lorsque Mme Wang Ling a été contrainte de rester accroupie pendant de longues heures, les gardiennes et les détenues lui ont crié dessus et l’ont menacée de lui casser les jambes si elle ne se conformait pas.

Mme Liu Binbin s’est évanouie après avoir été forcée de rester debout pendant longtemps. Les gardiennes ont interdit aux autres pratiquantes de la regarder et ont ordonné aux détenues de l’emmener.

Les détenues ont frappé et insulté Mme Jin Yijun pendant qu’elle était accroupie. Elles ont refusé de la laisser se lever ou aller aux toilettes, alors elle a souillé son pantalon. Sa bouche a été blessée par des coups de matraques électriques.

Mme Li Ya a reçu des décharges électriques et a été forcée à s’accroupir. Elle devait marcher accroupie pour aller chercher sa nourriture. Une détenue l’a giflée avec une chaussure, lui faisant enfler le visage. La détenue a menacé de la frapper huit fois par jour si elle refusait toujours de « se transformer ».

Lavage de cerveau et ingestion forcée de substances inconnues

La prison diffuse en continu des vidéos diffamant le fondateur du Falun Gong et oblige les pratiquantes à rédiger des rapports de réflexion. Lorsque les pratiquantes ont souligné les mensonges contenus dans les vidéos, le directeur de la prison, Yang Li, a dit que les pratiquantes étaient atteintes de troubles mentaux et a ordonné aux médecins de leur prescrire des drogues psychotropes.

Mme Li Dongmei était professeur associée à l’École du Parti du Comité de la province du Gansu. Elle a été arrêtée le 13 avril 2021 pour avoir parlé du Falun Gong, et condamnée à quatre ans de prison. En prison, elle a été contrainte de prendre de grandes quantités de drogues psychotropes pendant une longue période. Une détenue a dit que la chef de division avait approuvé l’administration d’injections. Elles l’ont trompée en lui disant qu’elles lui donnaient des compléments alimentaires parce qu’elle était très faible. Après qu’elle les a pris pendant quatre jours, elle a développé une hypotension artérielle, un pouls lent, des vertiges et une perte de poids soudaine. Elle avait du mal à s’asseoir et était confuse. Elle ne s’est même pas rendu compte qu’elle avait mouillé son lit. Elle a été libérée en 2023.

Sélection de cas de persécution

Cas no 1 : Une femme de 69 ans originaire du Gansu décède quelques semaines après avoir été libérée de prison alors qu’elle était à l’article de la mort

Mme Li Fenglan, originaire de la ville de Baiyin, dans la province du Gansu, a été transférée à la prison pour femmes de la province du Gansu le 17 février 2023 pour y purger une peine de vingt mois. Elle était déjà atteinte d’un cancer à son arrivée, mais les gardiennes ont continué à la torturer, notamment en la forçant à rester debout pendant de longues périodes et en la privant de sommeil. Son cancer du sein s’est rapidement métastasé. La prison ne l’a libérée qu’au début du mois de janvier 2024. Elle est décédée le matin du 10 janvier 2024. Elle avait 69 ans.

Cas no 2 : Une femme de 70 ans atteinte d’un cancer, à qui la libération conditionnelle a été refusée à plusieurs reprises, décède après avoir purgé trois ans et demi de prison

Mme Li Qiaolian, une femme de 70 ans originaire de la ville de Baiyin, dans la province du Gansu, est décédée le 12 septembre 2025 alors qu’elle purgeait une peine de trois ans et demi pour sa foi dans le Falun Gong.

Mme Li a été arrêtée le 14 janvier 2022 et condamnée vers septembre 2023. Pendant qu’elle purgeait sa peine à la prison pour femmes de la province du Gansu, les gardiennes lui ont fait subir divers types de mauvais traitements, notamment une surveillance 24 heures sur 24 et des décharges électriques.

Mme Li a commencé à vomir du sang à la mi-avril 2025 et a rapidement reçu un diagnostic de cancer du poumon à un stade avancé qui s’était propagé à sa colonne vertébrale. Sa famille a demandé une libération conditionnelle pour raisons médicales, mais elle a été refusée au motif que Mme Li refusait de renoncer au Falun Gong. La prison n’autorisait également que le mari et la fille de Mme Li à lui rendre visite. Tous les autres membres de la famille ont reçu l’ordre d’obtenir des documents auprès de leur poste de police local ou des agents communautaires attestant de leur lien avec elle.

Mme Li est décédée le 12 septembre 2025.

Cas no 3 : Une femme soumise à des décharges électriques et à qui l’on a refusé l’accès aux toilettes

Mme Liu Wanqiu a été incarcérée le 11 mai 2017 pour purger une peine de sept ans. Lorsqu’elle a protesté contre la persécution en refusant de porter une combinaison de prison le jour de son arrivée, les gardiennes l’ont traînée dans une pièce sans caméra de surveillance. Elles lui ont infligé des décharges électriques pendant plusieurs heures. Son visage entier était brûlé, ses lèvres étaient tellement enflées qu’elle ne pouvait plus fermer la bouche et son cou était mutilé.

Afin de la contrainte à « avouer sa culpabilité », les gardiennes lui ont administré des décharges électriques chaque jour, environ une fois toutes les cinq minutes. Comme elle ne cédait toujours pas, elles lui ont même infligé des décharges électriques dans sa bouche. Sa bouche était couverte de cloques. Les gardiennes lui ont ensuite administré de force des substances inconnues.

Les gardiennes ont torturé Mme Liu davantage en lui refusant l’accès aux toilettes, la forçant à se soulager dans son pantalon. Elles l’ont ensuite attachée à un lit en position de l’aigle déployé, la laissant trempée dans ses excréments et son urine. Après un certain temps, le bas de son corps et ses fesses se sont enflammés et infectés.

Cas no 4 : Une femme en bonne santé nourrie de force avec des drogues psychotropes

Mme Yang Jun, originaire de la ville de Zhangye, a été arrêtée en mai 2022. Elle a ensuite été condamnée à trois ans de prison et libérée le 13 mai 2025. En prison, les détenues lui ont fourré des chiffons sales dans la bouche. Elle a été battue jusqu’à ce qu’une dent tombe et que sa tête et son sternum soient blessés. Elle a souffert pendant plus d’un mois et ne pouvait pas se retourner pour dormir. La chef de division lui a prescrit des drogues psychotropes, affirmant qu’elle avait des problèmes mentaux.

Pour lui administrer de force la substance, plusieurs détenues l’ont maintenue au sol, lui ont ouvert la bouche de force et ont utilisé une cuillère pour lui maintenir la langue. La sonde d’alimentation lui a égratigné la gorge et elle a craché beaucoup de sang. Elle a crié de douleur. Les détenues lui ont pincé le nez et elle a failli s’étouffer.

Les détenues ont également mélangé les substances à son riz. Après l’avoir ingéré, elle a eu des hallucinations terrifiantes, des vertiges, des pertes de mémoire, de l’irritabilité et une grande faiblesse. Une fois, elle a refusé de répondre à la question d’un psychiatre, qui s’est mis en colère et a augmenté la posologie. Le psychiatre lui a également fait une injection qui lui a causé un engourdissement de la langue et une sécheresse buccale. Sa vision était déformée, elle avait des vertiges et elle est devenue émaciée.

Mme Yang a été contrainte de prendre les drogues psychotropes deux fois par jour, y compris le jour de sa libération. Lorsque sa famille est venue la chercher, les gardiennes leur ont remis l’ordonnance et leur ont conseillé de poursuivre le traitement. Sa famille a refusé d’obtempérer et a reproché à la prison d’avoir transformé une personne en bonne santé en une personne souffrant de troubles mentaux et physiques.

Cas no 5 : Une femme du Gansu condamnée à cinq ans de prison, détenue sous surveillance stricte et ne recevant pas suffisamment de nourriture

Mme Zhang Ping, âgée de 55 ans et habitant la ville de Lanzhou, dans la province du Gansu, a été arrêtée le 9 mai 2022 et condamnée à cinq ans de prison et à une amende de 20 000 yuans le 7 avril 2023. Elle a été transférée à la prison pour femmes de la province du Gansu à la fin du mois de janvier 2024.

Lors d’un appel téléphonique à sa famille le 27 mars 2025, elle a dit qu’elle « disposait de preuves démontrant qu’elle avait été interrogée sous la torture et détenue à tort ». Dès qu’elle a prononcé ces mots, la communication a été brusquement coupée. L’appel avait duré une minute et 58 secondes, alors que la durée habituelle d’un appel était de trois minutes.

Avant cet appel téléphonique, la famille de Mme Zhang lui avait rendu visite en prison le 27 février 2025. Elle leur avait dit qu’elle était toujours soumise à une surveillance stricte, ce qui signifiait que bon nombre de ses droits en tant que prisonnière lui avaient été retirés.

Cette surveillance stricte a commencé au plus tard à la mi-août 2024, lorsque les membres de la famille de Mme Zhang ont enfin été autorisés à la voir pour la première fois depuis son incarcération. Ils ont remarqué qu’elle était devenue très maigre. Elle a dit qu’elle ne recevait pas assez de nourriture et qu’elle avait perdu environ cinq kilos en sept mois. L’argent qu’ils lui envoyaient était strictement contrôlé par les gardiennes, qui limitaient ses achats de produits de première nécessité.

Voir aussi :

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Traduit de l’anglais