(Minghui.org) À la mi-décembre 2025, Mme Ma Ling a soumis une requête pour que son dossier soit réexaminé. Quelques mois plut tôt, elle avait perdu en appel une condamnation injustifiée de trois ans de prison en raison de sa pratique du Falun Gong. Cette femme de 68 ans, qui avait été autorisée à purger sa peine à domicile en raison de son cancer, a été remise en détention une semaine après le dépôt de sa requête. Au deuxième jour de son incarcération, elle a reçu un avis selon lequel son état s’était aggravé, mais les autorités ont refusé de la libérer sous prétexte qu’elle refuse de plaider coupable.

Condamnée à trois ans de prison

Mme Ma, originaire de la ville de Kunming, province du Yunnan, a été arrêtée le 6 juin 2024 lors d’une descente de police visant les pratiquants de Falun Gong de la région. À partir de novembre 2024, elle a commencé à souffrir de saignements vaginaux anormaux. Elle a été examinée dans trois hôpitaux et on lui a découvert une tumeur de 5 cm dans le bas-ventre. Elle a subi une biopsie le 10 avril 2025, qui a confirmé que la tumeur était cancéreuse.

Le tribunal du district de Xishan a condamné Mme Ma à trois ans de prison et à une amende de 10 000 yuans le 1er mai 2025. Compte tenu de son état de santé, elle a été libérée sous caution. Elle a déposé un appel devant la cour intermédiaire de la ville de Kunming, qui a examiné son affaire le 4 septembre 2025 et a décidé le lendemain de maintenir le verdict initial.

Le 11 octobre 2025, le juge Yang Hui, de la juridiction inférieure, a rendu la décision de la cour d’appel à Mme Ma et a dit qu’étant donné son état de santé, elle serait autorisée à purger sa peine à domicile à condition qu’elle se présente chaque mois au bureau local de la justice et qu’elle se soumette aux examens médicaux requis.

L’agent Luo Xiudong du poste de police de Zongshuying a appelé Mme Ma le 20 octobre 2025 pour lui ordonner de se soumettre à un examen médical le lendemain matin. Luo a accompagné Mme Ma pour l’examen et a envoyé les résultats au centre de détention de la ville de Kunming dans l’après-midi. Le centre de détention a exigé un scanner abdominal supplémentaire, un test d’hémoglobine et une échographie gynécologique. Luo a conduit Mme Ma dans un autre hôpital pour ces examens le 23 octobre, puis il a fait parvenir les résultats au centre de détention. Par la suite, Mme Ma n’a plus eu aucune nouvelle de la police.

Incarcérée trois jours après avoir déposé une requête en réexamen de son dossier

Mme Ma s’est rendue au tribunal intermédiaire de la ville de Kunming le 16 décembre 2025 afin de déposer une requête en réexamen de son dossier. Le réceptionniste lui a indiqué qu’il pouvait prendre ses documents, mais que la décision d’enregistrer sa requête appartenait à la division chargée de l’acceptation des affaires. Il a ajouté qu’un juge la contacterait dans un délai d’un à deux mois.

Trois jours plus tard, le 19 décembre, le juge Yang Hui du tribunal de première instance a émis un mandat d’arrêt contre Mme Ma pour le 23 décembre. Le lundi 22 décembre, sa famille a appelé le juge Yang pour lui expliquer qu’elle n’était pas en mesure d’être détenue. Yang a répondu que la famille n’avait pas son mot à dire dans cette affaire, puis a raccroché. Lorsque la famille a rappelé, Yang a cessé de répondre au téléphone.

Le 23 décembre, l’agent Luo a conduit Mme Ma au centre de détention de la ville de Kunming. Les gardiens ont d’abord refusé de l’incarcérer, mais ont fini par céder après avoir reçu confirmation que la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan l’accepterait deux jours plus tard.

Lors de l’examen médical obligatoire pour l’incarcération en prison, le 25 décembre, on a diagnostiqué plus de dix maladies à Mme Ma, dont un cancer de la région pelvienne, des kystes ovariens, une anémie modérée, une hypertension artérielle, des saignements vaginaux, une stéatose hépatique, une cholécystite chronique avec calculs biliaires, des calculs au rein gauche, une atrophie cérébrale, une calcification aortique et une sténose athérosclérose de l’artère rénale. Elle a été incarcérée le lendemain à l’hôpital central de l’administration pénitentiaire provinciale du Yunnan et a reçu un diagnostic d’état de santé grave.

Lorsque la famille a exigé sa libération pour raisons médicales, une gardienne du nom de Wang a refusé, affirmant que la prison avait des protocoles qui ne le permettaient pas. Mais la prison n’a pas pu donner de détails sur ces « protocoles ». Wang a ordonné à la famille de garder leurs téléphones portables allumés, mais les a avertis de ne pas l’appeler sur sa ligne téléphonique professionnelle. Même s’ils appelaient, personne ne répondrait.

La famille a déposé une « demande pour purger sa peine hors de prison » le 29 décembre, mais n’a reçu aucune réponse de la prison.

La prison refuse la libération conditionnelle pour raisons médicales

Une autre gardienne a appelé la famille de Mme Ma le 3 janvier 2026 et leur a demandé d’envoyer 200 yuans pour qu’elle puisse acheter des serviettes hygiéniques. Lorsque la famille a demandé des nouvelles de l’état de santé de Mme Ma, la gardienne a répondu qu’ils n’avaient reçu aucune nouvelle de l’hôpital.

La gardienne Wang a de nouveau appelé la famille le 6 janvier pour leur donner un autre compte sur lequel effectuer un dépôt en espèces pour Mme Ma. La famille a demandé des informations sur son traitement, mais Wang a fait savoir que divulguer ces informations pourrait constituer une violation de la vie privée de Mme Ma. La famille a demandé à Wang de transmettre leur demande d’informations à l’hôpital de la prison et a averti qu’elle tiendrait l’hôpital pour responsable si l’état de santé de Mme Ma venait à s’aggraver. Wang a insisté sur le fait que Mme Ma recevait des soins appropriés à l’hôpital de la prison.

Comme les membres la famille de Mme Ma n’avaient reçu aucune réponse concernant la « demande pour purger sa peine hors de prison », ils se sont rendus au Bureau de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan le 13 janvier pour demander de l’aide. Ils ont soumis une copie de leur demande et la réceptionniste a promis de transmettre l’information à la prison.

Trois jours plus tard, le 16 janvier, la gardienne Wang et un médecin de la prison ont appelé la famille de Mme Ma. Ils ont reproché à Mme Ma de ne pas vouloir suivre le traitement. La famille a demandé à connaître le protocole de traitement et a demandé si Mme Ma avait refusé de prendre les médicaments parce qu’ils la rendaient encore plus malade. La femme médecin a répondu qu’elle n’était pas tenue de révéler les détails du traitement à la famille. Elle a ajouté que la famille pouvait déposer une plainte et qu’elle appelait simplement pour les informer que Mme Ma avait refusé le traitement.

Le 16 janvier, la famille de Mme Ma a également reçu un appel du juge Li, du tribunal intermédiaire de la ville de Kunming, demandant des informations sur la requête de réexamen du dossier de Mme Ma. La famille a informé le juge Li de l’incarcération de Mme Ma et l’a exhorté à aider à sa libération pour raisons médicales.

Le 19 janvier, la gardienne Wang a appelé les membre de la famille de Mme Ma et leur a dit que la neuvième division avait décidé qu’elle ne remplissait pas les conditions pour être autorisée à purger sa peine à l’extérieur de la prison. Lorsque la famille a demandé ce qui rendait Mme Ma inéligible, la gardienne Wang a répondu que c’était parce qu’elle refusait le traitement. La famille a de nouveau demandé si le traitement aggravait l’état de santé de Mme Ma. Wang a alors ajouté qu’une autre raison était que Mme Ma avait refusé de plaider coupable, ce qui avait été un facteur déterminant dans la décision de la prison.

Le lendemain, la famille de Mme Ma a notifié l’appel téléphonique avec la gardienne Wang auprès de la cour d’appel. Le juge Li a dit que son travail consistait à persuader Mme Ma de retirer sa requête. Il a promis de transmettre les informations pertinentes à la division chargée de l’acceptation des dossiers, qui déciderait ensuite de la direction à suivre.

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Traduit de l’anglais