(Minghui.org) Mme Ma Ling a fait l’objet de deux avis signalant un état de santé grave, mais la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan a néanmoins refusé de la libérer pour raisons médicales.

Mme Ma, âgée de 69 ans, habitant à Kunming, dans la province du Yunnan, a été incarcérée le 25 décembre 2025 pour purger une peine de trois ans pour sa pratique du Falun Gong. À son admission, on a constaté qu’elle souffrait de plus de dix maladies et un avis de santé grave lui a été délivré le lendemain.

Le docteur Li, de la 9e division de la prison, a appelé la famille de Mme Ma le 24 avril 2026 pour lui dire que Mme Ma était sortie de l’hôpital central de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan le 13 mars et qu’elle avait passé un examen médical à l’hôpital de Yan’an le 20 avril. Il a ajouté que la tumeur ovarienne de Mme Ma avait atteint environ neuf centimètres de diamètre. De plus, on a découvert qu’elle avait une tumeur dans son tractus gastro-intestinal qui était déjà à un stade avancé. Le docteur Li soupçonnait que la tumeur gastro-intestinale était la tumeur primaire et que la tumeur ovarienne était une métastase secondaire. Mme Ma souffrait également d’une légère anémie.

Après l’examen à l’hôpital de Yan’an, Mme Ma a été hospitalisée au service médical interne de la prison.

La famille de Mme Ma a déposé une nouvelle demande le 27 avril, sollicitant sa libération pour raisons médicales. Le 8 mai, elle a reçu un autre appel de la prison, l’informant que Mme Ma souffrait de fièvre et d’un gonflement abdominal depuis le 5 mai, et qu’elle avait été admise à l’hôpital central de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan le 7 mai.

La famille a demandé si la prison avait pris une décision concernant leur demande de libération conditionnelle déposée le 27 avril. La personne au téléphone n’a pas donné de réponse claire, mais a dit que la prison « suivrait le protocole ».

L’hôpital de la prison a émis un avis d’état de santé grave concernant Mme Ma le 9 mai. Sa fièvre persistait, mais le médecin ne parvenait pas à en déterminer la cause. Mme Ma a appelé sa famille ce jour-là. Elle a dit que la prison lui avait proposé une chimiothérapie, mais qu’elle avait insisté pour être libérée pour raisons médicales. La prison n’a pas encore répondu à sa demande.

Peine de trois ans d’emprisonnement

Mme Ma a été arrêtée le 6 juin 2024 lors d’une opération policière visant les pratiquants de Falun Gong locaux. À partir de novembre 2024, elle a commencé à souffrir de saignements vaginaux anormaux. Après avoir été examinée dans trois hôpitaux, on lui a diagnostiqué une tumeur de 5 cm dans le bas-ventre. Elle a subi une biopsie le 10 avril 2025, qui a confirmé que la tumeur était cancéreuse.

Le tribunal du district de Xishan a condamné Mme Ma à trois ans de prison et lui a infligé une amende de 10 000 yuans le 1er mai 2025. En raison de son état de santé, elle a été libérée sous caution. Elle a interjeté appel auprès du tribunal intermédiaire de la ville de Kunming, qui a examiné son dossier le 4 septembre 2025 et a décidé le lendemain de confirmer le verdict initial.

Avis de gravité de l’état de santé émis dès le deuxième jour d’incarcération

Le 19 décembre, le juge Yang Hui, du tribunal de première instance, a rendu une ordonnance de mise en détention de Mme Ma à compter du 23 décembre. Sa famille a appelé le juge Yang le 22 décembre pour lui expliquer qu’elle n’était pas apte à être placée en détention. Yang a répondu que la famille n’avait pas son mot à dire dans cette affaire, puis a raccroché. Lorsque la famille a rappelé, Yang a cessé de répondre au téléphone.

Le 23 décembre, l’agent Luo a conduit Mme Ma au centre de détention de la ville de Kunming. Les gardiens ont d’abord refusé de la prendre, mais ils ont fini par céder après avoir confirmé que la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan l’accepterait dans deux jours.

Mme Ma a été placée dans la prison le 25 décembre comme prévu. L’examen médical a révélé qu’elle souffrait de plus de dix pathologies, notamment un cancer de la région pelvienne, des kystes ovariens, une anémie modérée, de l’hypertension artérielle, des saignements vaginaux, une stéatose hépatique, une cholécystite chronique avec calculs biliaires, des calculs dans le rein gauche, une atrophie cérébrale, une calcification aortique et une sténose artérielle rénale athéroscléreuse. Elle a été transférée le lendemain à l’hôpital central de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan, où son état de santé a été jugé grave.

Lorsque la famille a demandé sa libération pour raisons médicales, un gardien du nom de Wang a refusé, affirmant que la prison avait des protocoles qui ne le permettaient pas. Mais la prison n’a pas pu fournir le moindre détail sur ces « protocoles ». Wang a ordonné à la famille de laisser leurs téléphones portables allumés, mais les a avertis de ne pas appeler son numéro professionnel. Même s’ils avaient appelé, personne n’aurait répondu.

La famille a déposé une « demande de purge de peine hors de prison » le 29 décembre, mais n’a reçu aucune réponse de la prison.

Libération conditionnelle pour raisons médicales refusée par l’administration pénitentiaire

Un autre gardien a appelé la famille de Mme Ma le 3 janvier 2026 pour lui demander d’envoyer 200 yuans afin qu’elle puisse acheter des serviettes hygiéniques. Lorsque la famille s’est informée de l’état de santé de Mme Ma, le gardien a répondu qu’il n’avait reçu aucune nouvelle de l’hôpital.

Le gardien Wang a de nouveau appelé la famille le 6 janvier pour demander un autre versement en espèces pour Mme Ma. La famille a demandé des informations sur son plan de traitement, mais Wang a laissé entendre que révéler de telles informations pourrait porter atteinte à la vie privée de Mme Ma. La famille a demandé à Wang de transmettre leur demande d’informations à l’hôpital de la prison et a averti qu’elle tiendrait l’hôpital pour responsable si l’état de santé de Mme Ma venait à s’aggraver. Wang a affirmé que Mme Ma recevait des soins appropriés à l’hôpital de la prison.

Comme la famille de Mme Ma n’avait reçu aucune réponse concernant la « demande de purge de peine hors de prison », elle s’est rendue au Bureau de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan le 13 janvier pour demander de l’aide. Elle a remis une autre copie de la demande, et la réceptionniste a promis de transmettre l’information à la prison.

Trois jours plus tard, le 16 janvier, le gardien Wang et un médecin de la prison ont appelé la famille de Mme Ma. Ils ont reproché à Mme Ma de ne pas coopérer avec le traitement. La famille a demandé à connaître le plan de traitement et a demandé si Mme Ma refusait de prendre les médicaments parce qu’ils aggravaient son état. La médecin a répondu qu’elle n’était pas tenue de révéler les détails du traitement à la famille. Elle a ajouté que la famille pouvait déposer une plainte et qu’elle appelait simplement pour les informer que Mme Ma avait refusé les médicaments.

Le 19 janvier, le gardien Wang a appelé la famille de Mme Ma et leur a dit que la 9e division avait décidé qu’elle n’était pas admissible à purger sa peine hors de prison. Lorsque la famille a demandé les raisons de cette disqualification, le gardien Wang a affirmé que c’était parce qu’elle ne coopérait pas avec le traitement. La famille a de nouveau demandé si le traitement aggravait l’état de Mme Ma. Wang a alors ajouté qu’une autre raison était que Mme Ma refusait de plaider coupable, ce qui constituait un facteur déterminant dans la décision de la prison.

Le service des requêtes de la prison a contacté la famille de Mme Ma le 23 janvier, suite à leur visite au Bureau de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan le 13 janvier. Le service des requêtes a réitéré la décision de la prison d’interdire à Mme Ma de purger sa peine hors de l’établissement pénitentiaire, au motif qu’elle « ne coopérait pas avec le traitement ». Cependant, la famille a confirmé que le service des requêtes n’avait procédé à aucune évaluation de l’état de santé de Mme Ma, ni du traitement qui lui avait été administré, ni de son « refus de coopérer ».

Le responsable du service des requêtes a accepté d’examiner le cas de Mme Ma de manière plus approfondie, mais la famille n’a reçu aucune autre information de sa part.

Mme Ma a appelé sa famille le 12 février, peu avant le Nouvel An chinois. Elle a dit qu’elle était hospitalisée à l’hôpital de la prison depuis son admission et a demandé à sa famille de ne pas s’inquiéter pour elle.

Le 23 mars, la famille a demandé au Bureau de l’administration pénitentiaire de la province du Yunnan de divulguer les informations qui ont conduit la prison à rejeter leur demande visant à permettre à Mme Ma de purger sa peine hors de prison. Elle a également demandé à connaître les preuves dont disposait la prison pour l’accuser de « ne pas coopérer avec le traitement ».

Le bureau de l’administration pénitentiaire a répondu le 20 avril, indiquant que, conformément à la législation pénitentiaire, les établissements pénitentiaires font office d’organismes chargés de l’application de la loi, et que les informations issues de l’application de la loi ne relèvent pas de la catégorie des informations publiques et ne peuvent donc pas être divulguées au public. La famille était toutefois libre de contacter la prison pour obtenir davantage d’informations.

La famille n’a reçu aucune autre information concernant Mme Ma après lui avoir parlé au téléphone le 12 février. Elle a été autorisée à lui rendre visite à la prison le 10 avril. Mme Ma a dit qu’elle avait été ramenée à la prison le 13 mars, qu’elle avait souffert de diarrhée début avril et qu’elle avait déjà consulté un médecin à ce sujet.

Quelques jours seulement après cet appel, on a découvert que Mme Ma souffrait d’une tumeur à un stade avancé dans son tractus gastro-intestinal. Lorsqu’elle a appelé sa famille le 9 mai, sa voix était plus faible.

La famille de Mme Ma a exigé que la prison la libère immédiatement.

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(D’autres articles connexes sont disponibles dans la version anglaise.)

Traduit de l’anglais