(Minghui.org) Une habitante de 72 ans de Dalian, dans la province du Liaoning, a été placée de nouveau en détention juste après une audience qui a eu lieu le 13 août 2026 en raison de sa pratique du Falun Gong.

Mme Wang Ruiping, veuve et sans enfant, sortait les poubelles l’après-midi du 30 mai 2026 lorsqu’un agent du nom de Li l’a interpellée. Il a appelé trois autres agents pour fouiller son domicile, et huit autres agents sont finalement arrivés.

Après avoir confisqué les livres de Falun Gong de Mme Wang, des documents d’information, un portrait du fondateur de la méthode, ainsi qu’un ordinateur, des vêtements et d’autres objets de valeur, la police l’a emmenée dans un centre d’affaires judiciaires pour l’interrogatoire. Elle a refusé de répondre aux questions.

La police a alors emmené Mme Wang dans un centre de détention. Lors de l’examen médical préalable à son admission, sa tension artérielle systolique était de 178 mmHg (la normale étant de 120 ou moins). Elle se plaignait également d’engourdissements dans les mains, d’une sensation d’oppression thoracique et de maux de tête.

Le centre de détention ayant refusé de l’admettre, Mme Wang a été contrainte de payer 1000 yuans et a été libérée sous caution vers 2 h du matin le 31 mai 2026.

De retour chez elle, Mme Wang a constaté la disparition de 200 yuans en billets neufs contenus dans une enveloppe. Elle a appelé la police, mais les agents ont nié avoir pris l’argent. Un policier a déclaré : « On gagne plus de 10 000 yuans par mois. Vous croyez qu’on s’intéresserait à 200 yuans ? » Il a prétendu disposer d’images de caméras corporelles pour prouver leur « innocence ». Or, la caméra corporelle se trouvait dans le salon de Mme Wang pendant toute la durée de la perquisition, tandis que l’argent était dans sa chambre.

Quelques jours plus tard, Mme Wang a aperçu un drone survolant sa fenêtre et une caméra de surveillance à sa porte. Elle a appelé la police, qui a nié toute connaissance du drone ou de la caméra.

L’agent Cao Xunbing s’est présenté au domicile de Mme Wang le 17 juin 2026. Il l’a conduite au parquet du district de Zhongshan pour une déposition et a transmis son dossier. Parmi les éléments de preuve figuraient des images fixes extraites d’une vidéo montrant une femme entrant et sortant d’un immeuble de la rue Sanyuan. La police a affirmé qu’un enfant l’avait signalée après avoir aperçu un autocollant portant l’inscription « Le Parti communiste chinois est une secte maléfique ». L’identité de cet enfant n’était pas mentionnée dans le dossier transmis au parquet.

La police a prétendu que la femme sur la vidéo était Mme Wang, car elle portait une tenue similaire. Lors de la perquisition à son domicile, les policiers ont recherché cette tenue et l’autocollant « Le Parti communiste chinois est une secte maléfique ». On ignore s’ils ont trouvé l’un ou l’autre.

Le parquet a convoqué Mme Wang le 30 juillet 2026 pour une nouvelle déposition, ce qu’elle a fait le lendemain. Un procureur anonyme l’a interrogée et l’a interrompue dès qu’elle a tenté d’expliquer que la pratique du Falun Gong était parfaitement légale. Elle a refusé de signer la déposition, et le procureur ne l’a pas autorisée à la lire. Il lui a ensuite indiqué qu’elle serait jugée un mois plus tard.

Mme Wang a émis des doutes quant à la vidéo susmentionnée lors des deux dépositions, mais les procureurs n’en ont pas tenu compte.

Le tribunal du district de Ganjingzi a jugé Mme Wang le 13 août 2026, avant même qu’elle ne reçoive une copie officielle de son acte d’accusation. Elle a été placée en détention immédiatement après l’audience. Son lieu de détention demeure inconnu.

Persécution passée

Mme Wang avait déjà été arrêtée le 12 avril 2013 et détenue pendant quinze jours. Son mari, M. Zhang Zhenji, a été traumatisé par son arrestation. Il est tombé dans le coma et est décédé une semaine après sa libération.

Le 2 juin 2021, cinq agents du poste de police de Donggang ont trompé Mme Wang en l’amenant à ouvrir sa porte pour perquisitionner son domicile. Ils ont confisqué son ordinateur, son imprimante et des livres de Falun Gong. Le centre de détention a refusé de l’admettre en raison de son état de santé fragile, mais la police l’a gardée au poste de police pendant quatre jours avant de finalement convaincre le centre de détention de la prendre en charge.

Le tribunal de district de Ganjingzi a tenu une audience virtuelle concernant l’affaire de Mme Wang le 2 novembre 2021, et l’a condamnée à deux ans de prison et à une amende de 5000 yuans le 22 décembre de la même année. Elle a purgé sa peine le 1er juin 2023.

Le 29 mars 2024, le bureau judiciaire du district de Zhongshan a contacté un proche de Mme Wang pour obtenir son numéro de téléphone. Le proche a refusé de coopérer.

Voir aussi :

Une femme de 72 ans à nouveau visée pour sa pratique du Falun Gong

Linjustice prévaut : Le système judiciaire dans la Chine daujourdhui – Les défenseurs arrêtés pour avoir soutenu la justice (Partie 8 sur 8)

Parodie de justice : Arrestations massives de pratiquants de Falun Gong dans la ville de Dalian, avocat battu

Traduit de l’anglais