Falun Dafa Minghui.org www.minghui.org IMPRIMER

89 pratiquants de Falun Gong condamnés en raison de leur croyance entre janvier et avril 2020

Jeudi 21 mai 2020 |   Écrit par un correspondant de Minghui

(Minghui.org) Au mois d'avril 2020, treize autres pratiquants de Falun Gong ont été condamnés en raison de leur croyance, ce qui porte le total pour l'année à 89 pratiquants, réparti comme suit : 41 en janvier, 18 en février et 17 en mars.

Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa, est une pratique spirituelle centrée sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Depuis que le régime communiste chinois a commencé à persécuter cette pratique en juillet 1999, de nombreux pratiquants ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, soumis à des travaux forcés et même à des prélèvements d'organes.

Les 89 pratiquants condamnés viennent de 14 provinces et municipalités contrôlées par le gouvernement central. La province du Liaoning est en tête de liste avec le plus grand nombre de pratiquants condamnés (15), suivie par le Hebei (14). Les autres régions font état de cas de condamnation à un chiffre allant de 1 à 9. En raison du blocus de l'information, en particulier pendant l'épidémie de coronavirus, on pense que le nombre réel de condamnations est plus élevé.

Des peines allant jusqu'à neuf ans ont été attribuées chaque mois entre janvier et mars. En avril, la peine la plus élevée était de sept ans, et c'est une femme de 73 ans qui l'a reçue. La durée moyenne pour l'ensemble des 89 cas était de 3,72 ans.

La plupart des pratiquants condamnés en avril étaient des femmes et trois d'entre elles étaient des septuagénaires.

Plusieurs tribunaux ont secrètement condamné quelques pratiquants sans en informer leurs avocats. Les familles des pratiquants ont appris leur condamnation lorsqu'elles se sont rendues dans les centres de détention pour leur apporter des vêtements et ont découvert qu'ils n'y étaient plus.

Depuis qu'elle a été libérée, le 9 avril 2020, Mme Song Hongwei, habitante de la ville de Suihua, province du Heilongjiang, est toujours surveillée par les autorités alors qu'elle vient de terminer une peine d'un an et demi. La police a aussi demandé que Mme Song rende sa carte d'identité et attende que la police lui en fasse une nouvelle, probablement pour ficher sa carte d'identité pour une surveillance accrue.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu des condamnations prononcées en avril et des dossiers nouvellement confirmés au cours des mois précédents.

Cas de condamnation en avril

Une femme âgée de 73 ans condamnée à sept ans

Mme Gao Jinping, une travailleuse du textile à la retraite, de la ville de Baoding, province du Hebei, a récemment été condamnée à sept ans de prison en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

C'est lors d'une précédente arrestation survenue le 9 septembre 2013 que l'épreuve de Mme Gao a commencé. Alors qu'elle a été libérée sous caution quand le centre de détention de Baoding a refusé de la prendre à cause de son mauvais état de santé, la police a soumis son cas au parquet du district de Xinshi sans l'en informer.

Ce n'est que lorsque le procureur l'a convoquée en janvier 2014 qu'elle a réalisé qu'elle avait été mise en accusation pour sa croyance.

Craignant d'être condamnée, Mme Gao a décidé d'aller se cacher.

Début 2019, le Bureau de la sécurité sociale de Baoding a suspendu sa rente de retraite sous les ordres de la police. La police a aussi demandé à sa fille de trouver sa mère.

Après avoir surveillé sa famille pendant plusieurs mois, la police a trouvé l'adresse de Mme Gao et l'a arrêtée le 22 août 2019.

Mme Gao a comparu à la cour du canton de Gaoyang le 5 décembre 2019. Le juge a récemment informé son avocat qu'elle avait été condamnée à sept ans.

Mme Gao a fait appel à la cour intermédiaire de la ville de Baoding peu après avoir reçu le verdict. Mais quelqu'un de l'intérieur a dit à sa famille de ne pas placer trop d'espoir dans l'appel, car le verdict était en fait déterminé par la cour intermédiaire.

Une femme de Tianjin secrètement condamnée à six ans sans audience

Fin avril 2020, lorsque la famille de Mme Gao Yuming a voulu lui rendre visite au centre de détention de Wuqing, on leur a dit qu'elle avait été envoyée à la prison pour femmes de Tianjin pour y purger une peine de six ans en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

Peu après son arrestation, le 9 février 2020, Mme Gao a reçu le prononcé de sa sentence. Avant sa dernière arrestation, le 28 décembre 2017, Mme Gao avait été ciblée lors d'une arrestation collective de 37 pratiquants de Falun Gong à Tianjin. Bien qu'elle ait été libérée sous caution le 2 février 2018, la police a continué à la harceler et a menacé de la condamner à la prison.

Craignant la persécution, Mme Gao s'est cachée, pour être à nouveau arrêtée un an plus tard.

Le tribunal local a repris le dossier de Mme Gao Yuming et l'a rapidement condamnée sans suivre la procédure légale ni en informer sa famille.

Parmi les personnes arrêtées à Tianjin le 28 décembre 2017, Mme Gao est la huitième pratiquante à avoir été condamnée. C'est M. Li Yongquan, un dentiste, qui a écopé de la peine la plus longue soit 11 ans de prison.

Une femme du Hebei jugée chez elle et condamnée à quatre ans pour sa croyance

Une habitante de la ville de Qinhuangdao, dans la province du Hebei, était à la maison le 6 avril 2020, lorsque des agents et des membres du personnel du tribunal du district de Haigang sont entrés par effraction. La police a retenu le fils de Mme Yang Suhua pendant que le juge a tenu une audience dans le cadre de l'affaire intentée contre elle.

Le personnel du tribunal est retourné au domicile de Mme Yang le 13 avril pour rendre un verdict. Elle a été condamnée à une peine de quatre ans de prison et à une amende de 2000 yuans. Elle a eu dix jours, entre le 13 et le 23 avril, pour faire appel, et devait être emprisonnée le 24 avril.

Selon la famille de Mme Yang, la police l'a harcelée au cours des dernières années et les autorités l'ont condamnée à la hâte afin de clore son dossier qui datait de 2016.

Mme Yang a été arrêtée le 29 août 2016, après qu'une personne a signalé qu'elle avait parlé du Falun Gong à des gens. Après que le centre de détention de la ville de Qinhuangdao a refusé de l'admettre en raison de sa mauvaise santé, la police l'a libérée et l'a placée en résidence surveillée.

Les agents du poste de police de Duzhuang l'ont fréquemment appelée et lui ont conseillé vivement de se rendre au poste de police pour répondre à quelques questions au début de l'année 2017.

Quand Mme Yang s'est finalement rendue au poste de police quelques semaines plus tard, ils l'ont emmenée au parquet du district de Haigang pour signer son dossier d'accusation. Ce n'est qu'alors que Mme Yang s'est rendu compte que la police avait fabriqué le rapport d'interrogatoire contre elle et avait soumis son cas au parquet.

Le 14 mars 2017, deux agents de police et deux membres du personnel du parquet sont allés voir Mme Yang chez elle et lui ont dit que son dossier avait été transmis au tribunal.

La police a tenté d'emmener Mme Yang au tribunal le matin du 10 mai 2017, mais a abandonné après avoir constaté qu'elle n'était pas chez elle.

La santé de Mme Yang a commencé à décliner en raison du harcèlement et de la crainte d'être emprisonnée. Elle était souvent dans un état de délire et avait des difficultés à marcher.

Les autorités ont poursuivi le harcèlement et ont finalement décidé de la condamner en 2020, malgré son état de santé.

Une septuagénaire condamnée à quatre ans d'emprisonnement

Mme Geng Wenjing, une septuagénaire, a été arrêtée le 29 août 2019, pour avoir distribué des documents d'information sur le Falun Gong. La police a fouillé son domicile plusieurs fois et l'a détenue au centre de détention de la ville de Hengshui.

Mme Geng a comparu devant le tribunal d'Anping le 17 janvier 2020. Les autorités n'ont pas informé sa famille de son inculpation ni de l'audience en cour. Ses proches n'ont été informés de son procès qu'après s'être rendus au tribunal eux-mêmes pour s'enquérir de son cas.

La famille de Mme Geng a été informée de sa condamnation à la prison le 13 avril 2020. Elle a été transférée à la prison pour femmes de Shijiazhuang deux jours plus tard.

Une proche-soignante condamnée à trois ans de prison pour sa croyance, ses parents octogénaires laissés à eux-mêmes

Une habitante de la ville de Wuhu, province de l'Anhui, a été récemment condamnée à trois ans d'incarcération dans la prison pour femmes de la province de l'Anhui pour sa pratique du Falun Gong. Ses parents, âgés de plus de 80 ans, qui comptaient sur elle pour leurs soins, se démènent maintenant pour subvenir à leurs besoins.

Mme Xu Fengliu, une herboriste de 59 ans, a été arrêtée le 28 mai 2018 pour avoir distribué des documents d'information sur le Falun Gong. Elle a été battue, gavée de force et surveillée 24 heures sur 24 lorsqu'elle a été détenue au centre de détention de la ville de Wuhu.

Il reste à mener une enquête pour déterminer la date et le lieu de son procès.

Un enseignant retraité du Sichuan condamné avec des preuves fabriquées

M. Xu Shikai, un professeur d'école secondaire âgé de 60 ans et retraité, a été condamné à 16 mois de prison le 23 avril 2020.

M. Xu, un habitant du canton de Huili, dans la province du Sichuan, a été arrêté le soir du 23 avril 2019. Le lendemain, la police l’a emmené dans différents endroits et a pris des photos de lui à chaque endroit. Ils l’ont ensuite accusé d’avoir affiché des informations sur le Falun Gong dans toute la ville.

M. Xu a comparu devant le tribunal du canton de Huili le 23 octobre 2019. Son avocat a plaidé sa non-culpabilité, M. Xu a également témoigné pour sa propre défense.

Lorsque la famille de M. Xu a contacté le juge Fu Jing pour se renseigner sur son cas en février 2020, le juge a déclaré qu'il venait de recevoir d'autres documents du procureur et qu'il envisageait une nouvelle audience.

Selon l'avocat de M. Xu, le droit pénal chinois interdit aux procureurs de présenter des preuves supplémentaires après l'audience du tribunal. Il a exhorté le juge à ne pas prendre en compte ces preuves et à ne pas suivre la politique de persécution du Parti communiste chinois contre le Falun Gong lorsqu'il décidera du verdict contre M. Xu.

Le juge n'a jamais contacté l'avocat par la suite. Lorsque la famille de M. Xu s'est rendue au tribunal pour se renseigner de son cas le 25 avril 2020, le juge a déclaré qu'il avait déjà condamné M. Xu la semaine précédente. Il n'a pas donné plus de détails et est parti précipitamment.

La famille de M. Xu a déposé un recours en son nom auprès de la cour intermédiaire de Liangshanzhou.

Une femme âgée de 77 ans condamnée à six mois d’assignation à domicile

Mme Shi Qiaoyun, 77 ans, du canton de Xiangtan, dans la province du Hunan, a été condamnée à six mois d’assignation à domicile pour sa croyance dans le Falun Gong.

Selon le verdict rendu par le tribunal du district de Yuhu le 21 avril 2020, il est interdit à Mme Shi Qiaoyun de quitter son domicile sans autorisation de la police et de communiquer avec d'autres personnes en personne ou par courrier. Elle a également reçu l'ordre de rendre ses papiers d'identité, y compris son passeport et son permis de conduire, et elle doit se présenter au poste de police local chaque fois qu'elle y est convoquée.

Mme Shi a été arrêtée le 22 mai 2019, après avoir été signalée pour avoir distribué des documents d’informations sur le Falun Gong.

Le 22 mai, vers 23 heures, la police a fouillé son domicile et l’a agressée verbalement. Ils lui ont confisqué trois livres de Falun Gong.

La police a harcelé Mme Shi les 24 et 25 septembre 2019, en lui demandant ce qu'elle faisait et en fouillant son domicile. Le 25, ils l'ont arrêtée et ont mis sa maison à sac. Elle a été emmenée à l'hôpital les mains menottées dans le dos.

Après avoir constaté que Mme Shi souffrait d’hypertension et d’un problème cardiaque, la police l’a relâchée et a ordonné au secrétaire du village de la surveiller.

La police est revenue le 28 septembre et a emmené Mme Shi au poste de police de Huashi, a relevé ses empreintes digitales et l'a prise en photo. Elle est rentrée chez elle plus tard dans la journée.

Mme Shi a été conduite au parquet le 24 décembre 2019, et on lui a dit qu'elle avait été inculpée. Les documents de Falun Gong confisqués chez elle ont été utilisés comme preuve pour l'accusation, chaque page comptant comme une pièce à conviction distincte.

De nouvelles condamnations récemment confirmées au cours des mois précédents

Deux sœurs de Tianjin reçoivent de lourdes peines pour leur croyance

Deux sœurs de Tianjin ont récemment été condamnées à de lourdes peines et amendes pour leur croyance dans le Falun Gong,

Mme Cheng Guiying et Mme Cheng Guijing ont été arrêtées le 17 mai 2018 et envoyées au centre de détention du district de Nankai. Leurs livres et tous leurs documents reliés au Falun Gong ont été confisqués.

Quand la police a soumis leurs dossiers au parquet de Nankai, le procureur a renvoyé les dossiers à deux reprises pour insuffisance de preuves avant de les inculper et de transmettre leurs cas au tribunal.

Les deux sœurs ont comparu deux fois devant le tribunal, d'abord le 13 février, puis le 18 octobre 2019. Le juge a annoncé les verdicts le 13 janvier 2020. Mme Cheng Guiying a été condamnée à huit ans de prison et à une amende de 40 000 yuans et Mme Cheng Guijing à neuf ans de prison et à une amende de 50 000 yuans.

Les lourdes peines ont été basées sur l'accusation que les sœurs avaient téléphoné à des gens pour diffuser des informations sur la persécution du Falun Gong, et qu'elles étaient des « récidivistes » en raison de leurs précédentes peines dans des camps de travaux forcés pour leur pratique du Falun Gong.

L'arrestation de Mme Cheng Guijing a laissé ses beaux-parents, octogénaires, dans une profonde détresse et une grande peur. Incapables de dormir, ils ont souffert d'hypertension et de problèmes cardiaques.

Une femme du Shandong condamnée pour sa croyance sur la base de preuves fabriquées

En mars 2020, Mme Liu Xifang, une mère allaitante de 30 ans, a été condamnée à deux ans et trois mois de prison en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Elle a fait appel du verdict.

Le 14 juin 2019, Mme Liu, de la ville de Jinan, province du Shandong, a été arrêtée alors qu'elle séjournait chez sa mère, dans le district de Huimin, également dans la province du Shandong. Elle a été signalée parce qu'elle avait distribué des documents de Falun Gong la veille.

Mme Liu a comparu devant le tribunal du district de Huimin à la mi-janvier 2020. Le juge n'a pas permis à sa famille d'assister au procès.

Mme Liu a été accusée d'avoir « sapé l'application de la loi avec une organisation sectaire », le motif habituel invoqué par les autorités afin d'inculper les pratiquants de Falun Gong. Son avocat a plaidé non coupable pour elle et a nié les preuves à charge.

Le procureur, Li Haijun, a dit que les documents de Falun Gong trouvés dans un quartier en juillet 2019 constituaient les éléments à charge contre Mme Liu.

L'avocat a interrogé Li : « En juin, ma cliente a été arrêtée et envoyée au centre de détention de la ville de Binzhou. Est-ce que c'est la police qui l'a emmenée dans ce quartier résidentiel pour distribuer des documents en juillet ? »

La liste complète des 89 pratiquants condamnés entre janvier et avril 2020 (PDF)

Voir aussi :

En mars 2020, 747 pratiquants de Falun Gong ciblés pour leur croyance

Pendant le confinement dû au coronavirus, 33 pratiquants de Falun Gong condamnés en Chine pour leur croyance

La persécution du Falun Gong continue en Chine malgré la pandémie de coronavirus

En janvier 2020, 194 pratiquants de Falun Gong visés pour leur croyance

Les tribunaux du régime communiste chinois condamnent 193 pratiquants de Falun Gong alors que le nouveau coronavirus explose

Traduit de l'anglais