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Audition sur les prélèvements illégaux d’organes pratiqués par le Parti communiste chinois au Parlement canadien

 

Écrit par Ying Zi

 

 

(Minghui.org) le sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des Affaires Étrangères et du Développement international du Parlement canadien a tenu une audition sur la Colline du Parlement le 5 février 2013, à propos des prélèvements forcé d’organes sur des pratiquants de Falun Gong de leur vivant par le Parti communiste chinois (PCC).

 

Le célèbre avocat canadien des droits de l’homme, Me David Matas

 

David Kilgour, ancien secrétaire d’État (Région Asie-Pacifique) et ancien membre éminent du Parlement

 

Le célèbre avocat canadien des droits de l’homme, Me David Matas et David Kilgour, ancien secrétaire d’État canadien (Région Asie-Pacifique) et ancien membre éminent du parlement, ont rendu compte de leur enquête sur les prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong de leur vivant par le PCC et ont répondu aux questions du comité concernant le Falun Gong en tant que pratique et la persécution du Falun Gong. Ils ont aussi fait des suggestions à la communauté internationale pour mettre fin aux crimes haineux de prélèvements d’organes.

 

Le membre du parlement Scott Reid, président du sous-comité des droits internationaux de la personne

 

L’audition était présidée par le parlementaire Scott Reid, président du sous-comité sur les droits internationaux de la personne. Deux vice-présidents, les députés Irwin Cotler et Wayne Marston, tous deux membres du comité, ainsi que deux membres du Parlement ayant suivi l'affaire, des assistants parlementaires et des experts de la politique au Parlement ont assisté à l’audition et entendu les témoignages accablants fournis par les témoins.

 

Le député David Sweet, membre du sous-comité des droits internationaux de la personne

 

Le parlementaire David Sweet a ouvert la session des questions-réponses. Il a commencé : « Je suis très reconnaissant du témoignage de Me Matas et David Kilgour. Je dois dire que mes collègues et moi-même avons été accusés de ne nous engager dans les problèmes qu’intellectuellement et de sang-froid, etc., cependant, ce problème semble toucher les émotions les plus véhémentes d’une personne, et il est quasiment inexplicable que cela continue. » Il a demandé à Me Matas et David Kilgour d’expliquer pourquoi leur rapport « fait largement appel à des déductions logiques. »

 

M. Kilgour a répondu : « Cet article du service de recherche du Congrès date, je pense, de 2006. En fait, notre département des affaires étrangères a publié une déclaration la semaine même où notre second rapport est sorti, mais je pense que nous sommes allés bien au-delà, et j’ose espérer que le département des affaires étrangères ici est davantage informé sur le sujet.

 

« Le gouvernement de la Chine ne se soucie même plus de discuter de ce genre de choses qu’a énoncé Me Matas. Il y a depuis longtemps renoncé. Si vous regardez le site Internet de l’ambassade, je suis pratiquement sûr que vous trouverez tout un amas de propagande contre le Falun Gong. Cela dure depuis des années, je crois, mais non, M. Sweet, personne ne conteste que cela ait lieu. J’ai été procureur pendant 10 ans. Nous avons 52 types de preuves. Si vous n’aimez pas les 10 premières, passez aux 10 suivantes. À un certain point, la plupart des êtres humains, je pense, seront sans doute d’accord que la totalité des témoignages n’est peut-être pas recevable devant nos tribunaux, mais que la preuve que cela a lieu est accablante.

 

« Le fait est que les Nations Unies, le Congrès Américain et absolument tout le monde s’en préoccupe à présent. Franchement j’aurais souhaité que vous teniez cette audition il y a six ans. Je pense que l’argument est obsolète, maintenant nous devons les faire arrêter ça. Me Matas et moi-même, avons voyagé dans environ une cinquantaine de pays. »

 

Me Matas a déclaré : « Concernant cet enregistrement du Congrès, il y a quelques points que je voudrais souligner. L’un est que vous avez une situation où, étant donné la nature même des faits, la victime est décédée et le corps incinéré. Personne ne va arriver et dire : 'On m’a prélevé des organes.' Nous nous occupons d’une chose qui s’est déroulée dans une salle d’opération, qui a été ensuite nettoyée, de sorte que vous ne pouvez pas visiter la scène du crime. Les dossiers documentés sont tous des documents chinois, et ils ne sont pas accessibles. L’hôpital où s’est produite l’opération est complètement fermé. Il n’y a pas de témoins, juste les criminels et les victimes. Parfois, les patients ont tenté d’y faire entrer leur médecin de famille, mais cela a été refusé. Bien entendu, c’est la situation à laquelle nous sommes confrontés depuis le début.

 

« Je dirai aussi qu’il ne nous revient pas de prouver que cela s’est produit, bien que je pense que nous l’ayons fait ; c’est à la Chine de rendre compte de la source de ses organes. L’Organisation Mondiale pour la Santé, dont la Chine est membre, a pour un de ses principes la transparence. La traçabilité en est un autre. La Chine ne respecte pas ces principes. Ils ne diffuseront pas les statistiques sur la peine de mort, qu’ils affirment être la source de tous les organes. Ce point a été soulevé lors de l’examen périodique universel, il y a trois ans. Le Canada a alors demandé à la Chine de diffuser les statistiques de la peine de mort ; la Chine a refusé. Ils n'allaient pas le faire. »

 

« En fait, ce que nous avons vu, alors que nous produisions des preuves tirées des sites Internet chinois, est qu’ils ont retiré les preuves de leurs propres sites Internet, bien que nous ayons tout archivé. Ils se sont engagés dans une dissimulation continuelle et croissante et non dans une transparence accrue. Après toute cette dissimulation, nous reprocher d’utiliser des déductions logiques n’est simplement pas un argument valable. »

 

Le membre du Parlement Wayne Marston, vice-président du sous-comité des droits internationaux des personnes

 

Le député, Wayne Marston, vice-président du sous-comité des droits internationaux de la personne a déclaré : « Nous avons passé des accords internationaux avec de nombreux pays pour lesquels les droits de l’homme ont été mis de côté et écartés des accords, ce qui, pour nous est très préoccupant. Il y a la nouvelle relation entre la Chine et Nexen et le potentiel pour cela d’ouvrir les marchés et de mettre davantage de pression commerciale sur les gouvernements afin qu’ils ferment les yeux sur des situations comme celles-ci. Je suis d’accord avec vous qu’avec l’Examen Périodique Universel qui se profile, il est raisonnable pour ce comité de recommander que cette question particulière soit soulevée avec les Chinois. C’est de quoi relève un Examen Universel Périodique. » Sa question était de savoir si les témoins étaient toujours satisfaits des conclusions de leur rapport.

 

Me Matas a répondu : « Notre recherche ne s’est pas arrêtée en 2006. Nous avons publié un second rapport en 2007. Nous avons édité un troisième rapport sous la forme d’un livre, Bloody Harvest, en 2009. L’année dernière, nous avons fait une quatrième version. Lorsque nous voyageons, nous rencontrons de nouveaux témoins et entendons de nouveaux témoignages, tout est renforcé, rien n’est contredit. Nous avons un chapitre entier sur ce qu’Harry Wu a dit, que vous êtes invités à lire.

 

« Un des principes que nous avons suivi en établissant notre rapport est de nous appuyer seulement sur les preuves indépendamment vérifiables, de sorte que si une personne veut réellement se renseigner par elle-même et tirer ses propres conclusions sur les documents, elle est libre de le faire et peut voir tout ce que nous disons. Il y a de nombreuses personnes qui en réalité ont agi de la sorte et ont produit des rapports concordants, que nous avons produits, et certains d’entre eux étaient plutôt longs—sous la forme d’extraits dans un de ces chapitres. Un chirurgien de greffes en Angleterre, le Dr. Tom Treasure, a écrit un rapport concordant. De même, un professeur de l’université du Minnesota, Kirk Allison. »

 

M. Wayne Marston a demandé : « Vous avez accompli une masse importante de travail et fait un nombre important de déplacements. Comment les avez-vous financés ? »

 

M. Kilgour a répondu : « Nous travaillons entièrement comme bénévoles. Je ne pense pas que quiconque nous ait jamais payé un centime pour cela. Lorsque nous nous rendons quelque part, chaque voyage est financé différemment. Le financement typique est que, lorsque je suis invité par quelqu'un, peut être un pratiquant de Falun Gong, cette personne ou lui et ses amis paient. Il n’y a pas d’organisation avec un budget qui verse de l’argent. Cela n’existe pas.

 

« J’ai considéré cette question comme vous l’avez tous fait. Lorsque cela s’est d’abord présenté à moi, je ne savais pas ce qu’était le Falun Gong, ni si cela était vrai ou pas et j’ai progressé peu à peu. Une des choses que j’ai réalisée est que le gouvernement chinois, le Parti communiste, qualifie le Falun Gong d’organisation, mais que ce n’en est pas une. Il s’agit d’une série d’exercices ayant une fondation spirituelle que n’importe qui peut pratiquer. Ils peuvent commencer n’importe quand, arrêter n’importe quand, n’adhèrent à rien, c’est à eux de décider. Le Falun Gong est un groupe de personnes qui dans certains cas, se sont rassemblés pour monter des organisations ad hoc, ici et là, mais ces organisations n’incluent pas tous ceux qui font la pratique. »

 

Nina Grewal, parlementaire et membre du sous-comité des droits internationaux de la personne

Nina Grewal, parlementaire et membre du sous-comité des droits internationaux de la personne a demandé : « Que peut faire le gouvernement du Canada pour encourager l'adhésion de la Chine aux droits humains et à la responsabilité judiciaire, en particulier au vu de la sur-représentation des victimes qui sont pratiquants de Falun Gong. »

M. Kilgour a répondu : « Nous avons vu ce qui s'est passé en Russie, au cours de cette longue nuit qui a précédé l'arrivée de Mikhail Gorbatchev au poste de secrétaire général. Il y a environ 150 manifestations par an en Chine, les gens manifestent contre le fait qu'on s'empare de leurs fermes ou que leurs maisons sont détruites à coups de bulldozers ou pour d'autres raisons. David Matas et moi-même avons rencontré des gens magnifiques en Chine. Les gens en Chine veulent la démocratie et veulent un état de droit autant que vous et moi, et c'est ce qui va arriver. »

M. Matas a ajouté : « Ce que vous demandez est, d'une certaine manière, une question stratégique, à laquelle ce comité est sans doute mieux placé que nous pour répondre, mais j'ai essayé d'y réfléchir de mon côté. Comment devons-nous aborder cette question difficile, l'assassinat des Falun Gong pour leurs organes ? Il y a différentes manières d'aborder cette question, et celle des droits humains en Chine en règle générale, y compris la question des Falun Gong et des camps de travaux forcés.

« La façon la plus évidente d'arrêter cela immédiatement est d'arrêter l'assassinat des prisonniers pour leurs organes parce que, une fois que vous arrêtez de tuer des prisonniers pour leurs organes, vous arrêtez de tuer les prisonniers du Falun Gong pour leurs organes. Quand vous abordez certaines de ces autres questions, comme le Falun Gong, ou les droits humains, ou les camps de travaux forcés, ou la peine de mort, on vous repousse, mais quand vous dites au gouvernement chinois d'arrêter de tuer des prisonniers pour leurs organes, ils vont dire que nous avons raison. Ils le feront, si nous leur en laissons le temps. Ils seront d'accord pour dire que ce n'est pas bien et que cela ne devrait pas avoir lieu. C'est un tout autre discours et il est alors bien plus facile d'aborder cette question avec eux. »

Mme Grewal a demandé : « À plusieurs reprises, on a dit que les prisonniers en Chine étaient arrêtés et détenus sans jugement ou appel ou sans aucune explication. Ces détentions peuvent être de plusieurs jours ou même, durer des années et il s'agit-là de violations de leurs droits, bien évidemment. Cela se passe-t-il souvent pour beaucoup de prisonniers, ou les Falun Gong sont-ils la population ciblée systématiquement ? »

M. Matas a dit : « Vous demandiez ce qui se passe dans les camps de travaux forcés. Bien sûr, le gouvernement chinois ne vous le dira pas. Ils n'autorisent ni la Croix-Rouge, ni personne de l'extérieur, à se rendre dans ces camps. Il n'y a aucun compte-rendu. Il n'y a aucune ONG. Ils ne vous disent pas où se trouvent ces camps. Ils ne vous disent pas quelle est la population dans ces camps. C'est en discutant avec les gens qui sont allés dans ces camps, et qui en sont sortis, et qui sont sortis de Chine, que nous découvrons ce qui se passe dans ces camps. C'est, en gros, notre seule source d'information. En assemblant tous les éléments, on peut en tirer beaucoup de renseignements mais il nous faut encore une fois insister sur le fait qu'il faudrait fermer ces camps, et que la Croix-Rouge devrait pouvoir y entrer, et que le système devrait être transparent. »

Le député Irwin Cotler, président adjoint du sous-comité des droits internationaux de la personne

Le député Irwin Cotler, président adjoint du sous-comité des droits internationaux de la personne, a commencé par faire l'éloge de Messieurs David Matas et Kilgour pour « leur travail novateur et révolutionnaire en ce qui concerne les prélèvements illégaux d'organes ». M. Cotler a poursuivi en disant « Je suis leurs travaux depuis des années et je pense qu'ils ont raison de qualifier la question comme étant une question où les preuves qu'ils ont fournies doivent être réfutées. Le poids de la vérité à cette étape revient aux autorités chinoises. Jusqu'au moment où ces preuves seront réfutées, le dossier présenté par David Matas et David Kilgour sera maintenu. Je tiens à préciser entre parenthèses que je prépare une proposition de loi assez proche de ce que vous nous avez indiqué et je vous consulterai de façon à ce que nous puissions mettre en place une proposition de loi exemplaire à cet égard. »

Le député Cotler a ensuite posé une question sur la reprise de Nexen (une compagnie pétrolière et gazière canadienne basée à Calgary, dans l'Alberta) par la CNCPO (Corporation nationale chinoise de pétrole offshore) : « A part une inquiétude générale sur le fait qu'une entreprise nationale chinoise reprenne une compagnie canadienne dont le respect des droit de l'homme est remarquable, comme vous l'avez signalé, M. Kilgour, il existe des allégations sérieuses selon lesquelles les entreprises nationales chinoises, et en ce cas précis, la CNCPO, ont été impliquées dans des mauvais traitements infligés aux droits des minorités en Chine. Il existe en particulier des preuves en ce qui concerne la persécution des Falun Gong employés par la CNCPO et le fait que la CNCPO a utilisé ses propres forces pour coopérer avec la police dans l'arrestation et la détention de leurs employés identifiés comme pratiquants de Falun Gong. Ma question à vous deux est la suivante : êtes-vous au courant ou avez-vous des preuves de la complicité de la CNCPO dans le mauvais traitement du Falun Gong ? »

Réponse de M. Matas : « Il existe 77 témoignages documentés et vérifiables de la complicité de la CNCPO dans la persécution du Falun Gong. La CNCPO est une compagnie nationale et le Parti communiste dirige le gouvernement chinois, y compris les entreprises nationales. Il les dirige au niveau central, régional et local. Partout où l'on trouve une fonction ou un bureau gouvernemental, il y a un bureau ou une fonction du Parti communiste qui donne des ordres au bureau ou à la fonction gouvernemental. Il y a un bureau du Parti communiste qui donne des ordres à la CNCPO. Un département du Parti communiste est responsable de la répression du Falun Gong. Il s'agit du Bureau 610, appelé ainsi d'après la date où il a été créé : le 10 juin 1999. Il y a un Bureau 610 dans la filiale de la CNCPO en Chine, la Corporation pétrolière Bohai. Comme je l'ai dit, le Bureau 610 est responsable de la persécution documentée de 77 personnes qui ont été interrogées, emmenées dans le poste de police local, arrêtées, détenues et envoyées dans des centres de lavage de cerveau ou des institutions psychiatriques. Dans les institutions psychiatriques on leur a injecté des produits qui détruisent les nerfs, y compris à des femmes enceintes.

« Les employés qui étaient des Falun Gong ont reçu des amendes énormes, ont été fouillés de façon arbitraire et renvoyés. Leurs salaires ont été retenus et leurs biens ont été confisqués. On leur a refusé leurs avantages et leurs bonus. On ne leur a versé que le minimum de leurs salaires, quelque ait été leur position, leur ancienneté, leur expertise et leur éducation. Si vous étiez un pratiquant de Falun Gong, ou si vous l'êtes un jour, travailler à la CNCPO est le premier arrêt d'un train dont la destination finale, tout du moins pour certains, est une camionnette banalisée blanche dans laquelle on prélèvera vos organes pour les emporter dans l'hôpital le plus proche. Les arrêts tout le long du voyage sont des rencontres avec votre supérieur hiérarchique, puis avec les fonctionnaires du Parti communiste qui dirigent votre bureau, puis avec le centre de détention local, puis enfin, avec un hôpital psychiatrique ou un centre de rééducation par le travail.

« J'ai moi-même rencontré des personnes en Alberta qui travaillaient pour la CNPCO et qui avaient été harcelées par la compagnie mais avaient réussi à sortir juste à temps, avant de faire face à des catastrophes encore plus graves, et ils connaissent des personnes qui ont eu à endurer des choses bien pires. Personnellement, tout comme David Kilgour, j'émets des réserves au sujet de cette reprise de Nexen, et selon moi, les conditions préalables pour accepter cette reprise seraient que tous les Bureaux 610 de la CNPCO soient démantelés ; que la compagnie reconnaisse ouvertement, publiquement et en détail son passé de violation des droits de l'homme ; et que la compagnie compense totalement toutes ses victimes pour le mal qui a été infligé par toutes ses filiales. Cette reprise est maintenant approuvée, mais, d'après ce que je sais, ces conditions n'ont toujours pas été remplies. Je ne pense pas que nous devrions nous contenter de dire que c'est terminé et s'en arrêter-là. La CNPCO est maintenant une compagnie canadienne, un voisin canadien, et nous devrions insister sur le fait qu'elle respecte ces critères. »

Réaction de M. Cotler : « En ce qui concerne les bénéfices nets, qui ont été un critère pris en considération pour la reprise, diriez-vous que prendre en compte les droits de l'homme ne fait pas partie de la notion de bénéfices nets et qu'il s'agit d'une affaire purement économique ? Quand nous sommes chargés des directives d'approbation pour les investissements de l'étranger, il me semble que le critère de bénéfice net, ou tout autre critère, devrait inclure que si l'on souhaite être approuvé pour investissement au Canada, on doit respecter les droits de l'homme à l'étranger, reconnaître les violations passées et compenser les victimes. »

 

Le député Gary Schellenberger, membre du sous-comité des droits internationaux de la personne

 

Le député Gary Schellenberger, membre du sous-comité des droits internationaux de la personne, a commencé en remerciant les deux témoins pour leur connaissance et leur capacité à présenter la totalité du travail qu’ils ont accompli ces dernières années. Il leur a demandé : « D’après vos recherche, les prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong ont-ils augmenté ou diminué depuis que votre rapport a été publié ? »

 

M. Kilgour a répondu : « La réponse courte à cette question est - et nous sommes totalement d’accord sur ce point - que le nombre d'exécutions en Chine a en fait diminué un peu, dieu merci ; toutefois, alors que le nombre de greffes a de fait diminué pendant un moment en 2007, il remonte à nouveau à présent. Le résultat est que, les Falun Gong étant la seule autre source d’organes, les conséquences pour eux ont été très négatives. Davantage de Falun Gong sont assassinés pour leurs organes que dans le passé. »

 

M. Schellenberger a poursuivi en demandant si le commerce illégal d’organes humains dans le monde avait connu une amélioration ou empiré au cours de la dernière décennie. M. Kilgour a répondu : « Je ne suis vraiment pas en position de commenter ce point. Cependant, permettez-moi de vous donner l’exemple de l’Australie. En 2006, Edward McMillian-Scott et moi-même sommes allés en Australie. La Société de radio-diffusion australienne a été extrêmement coopérative. Ils nous ont programmé trois nuits d’affilée et nous avons discuté de cette situation. Lorsqu’ils se rendaient en Chine, les australiens n’étaient pas au courant de ce qui se passait et de la provenance des organes. Environ six mois plus tard, nous avons reçu un courriel affirmant que le nombre d’australiens se rendant en Chine pour des organes avait… Je pense que le terme utilisé était ‘chuté’. Si les canadiens, les australiens ou n’importe qui d’autre savent que lorsqu’ils se rendent au Premier hôpital du peuple de Shanghai et passent des examens pour un rein ou un foie, une personne qui n’a probablement été condamnée pour rien va mourir, je pense que la plupart des gens ne le feront pas. Je sais qu’il y a une énorme pression sur les gens qui ont besoin d'organes. »

 

M. Matas a ajouté : « Le tourisme des greffes vers la Chine a assurément décru depuis que notre rapport est sorti. En fait, ce n’est pas seulement l’Australie et d’autres pays qui ont mis fin à cela ; le gouvernement chinois lui-même s’est insurgé contre cette situation et affirmé qu’il donnait la priorité aux chinois plutôt qu’aux étrangers. Le tourisme des greffes existe aussi en Chine. Il y a un site Internet appelé Omar, qui est publié aussi dans les pays arabes et qui fait la publicité pour les greffes en Chine, mais statistiquement, il y en a significativement moins. J’aimerai ajouter que du côté de la demande, il y a une sorte de transition à la résolution du problème mais du côté de l’offre, il n’y en a absolument pas. Nous avons toujours des organes provenant du Falun Gong, et le chiffre a augmenté. »

 

M. Schellenberger a alors demandé : « Je sais qu’ici, au Canada, il a fallu une longue période pour que les gens réalisent qu’ils peuvent donner des organes. Cela a été un long processus. Ce processus se produit en Chine, n’est-ce pas ? Est-ce du fait de leur culture ou de leur religion ? Je pense qu’il en était initialement de même pour nous. Pensez-vous qu’il y a de l’espoir que cela change avec le temps ? »

 

M. Matas a répondu : « Le gouvernement chinois a lancé un processus de donation en 2010 en tant que projet pilote. Au cours de la première année, je crois qu’ils ont eu 37 donations. Il y avait davantage de personnes travaillant sur les dons qu’il n’y avait de dons. La seconde année, le nombre a augmenté ; je pense qu’il y en a eu 1600. Bien entendu, il y a les dons issus de personnes décédées. Mais, tout le monde ne meurt pas dès qu’il a signé une carte, donc cela n’aboutit en réalité pas à des chiffres statistiquement significatifs. »

 

« Les gens disent que ce sont des inhibitions culturelles, mais je ne le pense pas. Le Parti communiste chinois est culturellement bien plus éloigné de la culture de la Chine que ne l’est la culture de donation d’organes. Regardez les dizaines de millions de personnes qui ont rejoint le Parti communiste. Je pense que le véritable moteur est l’argent et la marginalisation du Falun Gong. Une énorme quantité d’argent est payée aux hôpitaux et aux prisons. Si vous commencez à avoir des donneurs, les prisons n’auront plus autant d’argent. Je pense qu’une fois que le Parti communiste en fait une priorité—et franchement, exercer des pressions sur eux dans le domaine des droits de l’homme va les pousser à en faire une priorité—ils auront autant de donneurs qu’il y a de membres du Parti communiste, plus quelques autres. »

 

À la question de savoir si le seul moyen de financer leurs prisons est via les organes, M. Matas a répondu : « Ce n’est pas le seul moyen, mais en Chine, l’armée est une entreprise. L’armée, en tant qu’entreprise, vend des organes. Ce n’est pas leur seule source d’argent, mais c’est une source importante. En fait, un hôpital militaire avait sur son site Internet : ‘Vendre des organes est notre source financière principale.’ Comme le reste, je l’ai cité et ils l’ont enlevé.

 

« Vous aimeriez peut-être savoir qu’une de nos demandes a été de nous rendre dans trois hôpitaux du Canada. C’était il y a quatre ou cinq ans. Nous en avons visité un en Colombie Britannique, un à Calgary et un à Toronto et nous leur avons demandé combien de greffes provenaient de Chine, parce que les gens devaient s’y rendre par la suite pour des soins. Juste de mémoire, nous avons eu l’impression que près de 100 canadiens s’étaient rendus en Chine pour des organes. Ceci juste dans ces trois hôpitaux au cours des deux dernières années environ. Vous pourrez dire que c’est un petit nombre, mais nous aurions aimé qu’il soit de zéro. Je pense que les canadiens n’iraient pas s’ils savaient ce que nous savons maintenant. C’est effroyable, et il y a de nombreux incidents effrayants. Comme vous le dites, une personne peut survivre à un don de rein, mais nous n’avons jamais rencontré de donneur de rein survivant en Chine. »

 

Le Membre du Parlement Pierre Jacob, membre du sous-comité international des droits humains

 

Le député Pierre Jacob, membre du sous-comité des droits internationaux de la personne a demandé aux témoins : « Ces dernières années, le Parlement Européen, le sous-comité du Congrès des États-Unis, les Rapporteurs des Nations Unies sur la Liberté de religion ou de croyance et sur la question de la torture, ont émis des inquiétudes concernant les allégations de prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine. Comment caractériseriez-vous l’impact des efforts internationaux pour éveiller les consciences sur le prélèvement d’organes en Chine ? »

 

M. Kilgour a répondu que des organisations comme l’Organisation Mondiale pour la Santé n’ont pas fait preuve de beaucoup de coopération. Il restait optimiste, mais le temps passait et chaque jour, des personnes mouraient.

 

M. Matas a ajouté : « Tout d’abord, Manfred Nowak, a soulevé ce problème une ou deux fois dans son rapport, demandant à la Chine d’expliquer la différence entre le nombre de greffes et le nombre de sources identifiées. Cela a été relevé par le Rapporteur des Nations Unies sur l’intolérance religieuse ; Asma Jahangir l’a répété. La Chine étant signataire de la convention contre la torture, le Comité contre la torture a demandé à la Chine de lancer une enquête indépendante sur les sources des organes pour les greffes. La question a été soulevée lors de l’Examen périodique universel. »

 

« En Europe, il y a eu une pétition avec 166 000 signatures de 36 pays. Je l’ai présentée en décembre au Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme. Je les ai rencontrés il y a quelques semaines. La pétition demandait aux Nations Unies de mandater une enquête indépendante. Le responsable que j’ai rencontré a déclaré qu’il solliciterait les rapporteurs sur la santé, la torture et l’intolérance religieuse pour le faire. »

 

« De toute évidence, la communauté internationale pourrait faire plus, mais ils font quelque chose. Le Parlement de l’Union européenne a tenu quelques auditions sur ce sujet, dont une à laquelle j’ai participé en décembre, ainsi, il y a un peu d’engagement. Mon point de vue est que l’examen périodique universel est une autre opportunité de rappeler ce problème à la communauté internationale. »

 

M. Jacob a demandé ce que le Canada et les autres gouvernements intéressés pouvaient faire pour accroître la transparence s’agissant du système de greffes d’organes en Chine.

 

M. Kilgour a répondu : « J’ai une suggestion très simple. Nous pourrions indiquer sur le site Internet du département des Affaires étrangères que si vous vous rendez en Chine dans le cadre du tourisme de greffes, il est possible que vous receviez un organe provenant d’un membre du Falun Gong, esclave dans un camp de travail. Je suis certain que l’Ambassade chinoise n’apprécierait pas ce type de mesure. Cependant, jusqu’à présent, je ne crois pas qu’un quelconque gouvernement ait publié une telle notice sur son site Internet. »

 

M. Matas a avancé quelques suggestions : « D’abord, nous devrions continuer à exercer des pressions sur la Chine afin qu’elle publie les statistiques de la peine de mort. Ensuite, la Chine gère quatre registres de greffes dont les statistiques sont raisonnablement fiables, parce que les hôpitaux les renseignent directement. Ils se trouvent dans quatre villes différentes de Chine. Un est à Hong Kong. Le registre des greffes de foie de Hong Kong avait pour vocation d’être public ; j’ai alors commencé à citer leurs chiffres, et ils l’ont fermé. Je voudrais juste dire à la Chine, rendez toutes les données—bien sûr, pas les données individuelles, mais l’ensemble—disponibles à partir de ces quatre registres de greffes. Si vous faites cela, ainsi que les statistiques de peines de mort, je pense que vous aurez beaucoup plus de transparence. »

 

M. Reid, le président du sous-comité a déclaré : « Je ne me souviens pas si c’est M. Kilgour ou M. Matas qui a fait brièvement une comparaison avec le Dr. Mengele, et lorsque je vois ce qui s’est produit avec les Nazis et ce qui distingue le régime monstrueux qu’ils avaient avec les persécutions à tout va qui se sont produites partout ailleurs dans l’histoire, ce qui me frappe n’est pas que les personnes qui ont perpétré ces horreurs étaient plus perverses mais que l’appareil de persécution était devenu auto-financé et a cessé de ponctionner l’état. La persécution est une activité économiquement inefficace. S’en prendre à des citoyens productifs et les persécuter est économiquement inefficace, mais lorsque vous pouvez l’autofinancer, comme c’était le cas à l'époque, il n’y a plus de limite à ce que la persécution peut faire. Mon inquiétude est que nous avons un appareil autofinancé pour la persécution d’une partie de la société. Ce n’est pas son objectif, mais c’est de là qu’il tire sa matière première et il a maintenant une bonne raison pour continuer. Suis-je dans l'erreur ou semble-il que ce soit un réel problème ? »

 

M. Kilgour a répondu : « Le corps humain, la dernière fois que j’ai regardé, d'après ce système qui donne le prix des différents organes, vaut près d’un demi-million de dollars en Chine. Chaque pratiquant de Falun Gong ou prisonnier inculpé vaut un demi-million de dollars, parce qu’ils prennent tous les organes—pas simplement un seul—puis ils brûlent le corps. Je pense qu’il y a un énorme gaspillage, parce que vous devez trouver des gens en quelques jours pour un cœur, etc. .Je suis sûr que c’est un énorme gaspillage, mais—en théorie—chaque être humain qui a été assassiné dans ce terrible crime contre l’humanité vaut un demi-million de dollars. Comme vous le dites, il y a un facteur particulièrement bouleversant dans ce cas. »

 

M. Matas a ajouté : « Oui, un demi-million de dollars par corps. Si vous considérez cela en termes de totaux, le gouvernement chinois crache occasionnellement des totaux de 10 000 par an, et c’est comme un milliard de dollars par an. Ce n’est pas simplement une question d’argent. Le souci principal du parti au pouvoir est le pouvoir, pas l’argent. Si vous pouvez créer suffisamment d’intérêt internationalement, de sorte que leur légitimité politique soit remise en question à cause de ce qu’ils font, ils feront marche arrière, en dépit de tout l’argent. De toute évidence, l’argent continue à affluer, mais le problème de l’argent peut être surmonté si suffisamment d’inquiétudes sont exprimées sur les violations des droits de l’homme. »

 

M. Reid a conclu l’audition : « Je remercie beaucoup nos deux témoins. Vous nous avez été formidablement utiles. Chaque fois que vous revenez, vous êtes mieux informés qu’auparavant et nous apprécions tous beaucoup cela. Merci infiniment. »

 

 

Traduit de l’anglais

 

Version anglaise : http://en.minghui.org/html/articles/2013/3/10/138428.html

Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2013/3/8/270758.html