(Minghui.org)


Le 8 juin 2005

Les Associations de Falun Dafa, en Australie, demandent au gouvernement australien d’accorder immédiatement l’asile à M. Chen Yonglin, diplomate chinois et de vérifier en profondeur ses allégations au sujet d’un réseau d’espionnage en Australie.

Pendant six ans les pratiquants de Falun Dafa, en Australie, ont été soumis à un éventail d'obstructions et de harcèlements orchestrés par l'ambassade et les consulats chinois dans ce pays. Ces incidents incluent des menaces physiques, des appels téléphoniques, du harcèlement, des dommages à eur propriété, des informations malicieuses au sujet de la pratique de Falun Dafa et des tentatives d'influencer négativement les conseils et les organisateurs locaux d'événements pour les exclure des célébrations de la communauté.

Au cours des années, nous avons rencontré un certain nombre de personnages soupçonneux se faisant passer pour des pratiquants de Falun Dafa et des membres de la communauté chinoise qui ont activement aidé l'ambassade et les consulats dans leur campagne contre le Falun Gong. Nous n'avons donc aucun doute dans la véracité des déclarations de M. Chen au sujet des espions du Parti Communistes Chinois qui ont infiltré la société australienne.

Ceux-ci ne sont pas comme les «espions » du temps de la guerre froide. Ils peuvent être des techniciens ou des scientifiques très habiles travaillant pour une grande société, ils peuvent publier un journal en langue chinoise, ils peuvent être propriétaire de votre restaurant favori ou ils peuvent être votre médecin de famille. Il est difficile de les repérer parce qu'ils semblent vivre des vies parfaitement normales, mais quand ils trouvent de l'information par hasard qui leur est utile pour le Parti, ils font diligemment un rapport à Pékin. Le résultat de ce réseau a mis de nombreux pratiquants de Falun Dafa sur une liste noire de voyage, qui ont leurs téléphones surveillés, leurs maisons cambriolées et de tels incidents graves comme le cas de fusillade dont a fait l’objet M. David Liang, en Afrique du Sud.

Hier l'ambassadrice chinoise en Australie a fait un discours dans lequel elle a dédaigneusement méprisé les déclarations de M. Chen en disant: «Nous ne sommes pas dans les années 70. Nous avons passé cette étape.» C’est certainement ce que la Chine veut faire croire au monde entier et elle a travaillé inlassablement ces dernières années pour présenter un doux visage au monde. En même temps le traitement des pratiquants de Falun Gong est encore devenu bien plus impitoyable avec le taux actuel de décès atteignant 2.336.

L'ambassadrice a également commenté qu'elle ne voyait aucune raison pour laquelle M. Chen ferait face à la prison en Chine « parce qu'il n'y a aucun crime civil contre lui ». Cependant, les pratiquants de Falun Gong en Chine n'ont commis aucun crime non plus - pourtant ils font face à la torture et à la mort simplement en raison de leur croyance paisible. Et lorsqu’exposer les atrocités commises contre les pratiquants de Falun Gong est considéré comme «exposer des secrets d'État », comment pouvons-nous vraiment nous attendre à ce que M. Chen échappe au châtiment pour avoir exposé les secrets du Parti Communiste Chinois, en Australie?

Pour exposer la réalité derrière la rhétorique de l'ambassadrice, nous n’avons qu’à regarder un rapport dans le Standard de Hong Kong du 1er mars 2005, concernant un article dans le magazine du Parti Communiste Chinois Qiushi par le fonctionnaire le plus haut placé de la sécurité, Luo Gan. Luo Gan a déclaré ceci: « La perturbation et la destruction des forces hostiles en Chine et à l'étranger constitue une menace sérieuse à la stabilité sociale dans une période stratégiquement importante dans notre pays. »

Luo Gan a de plus déclaré que le travail d'espionnage doit être amplifié « fracasser leurs activités ». Il a également dit: « Nous devons insister pour les attaquer activement, dès qu'ils apparaissent, agir tôt pour garder les ennemis sous contrôle. » Luo a demandé, à nouveau, des efforts renouvelés pour supprimer le Falun Gong. En outre, les idéologues du PCC ont réprimandé le Ministère des Affaires Etrangères de sévir contre « la corruption politique » et ont demandé une éducation plus politique dans les corps diplomatiques.

La journaliste Catherine Armitage a suggéré dans le journal l’Australien Monday que: « S'il est rapatrié, M. Chen sera probablement amené directement de l'aéroport à la prison. » Nous n’avons aucune raison d'être en désaccord avec cette déclaration et demandons donc que le gouvernement australien soutienne les principes de liberté, bienveillance et « une juste chance », qui constitue les bases de notre démocratie et offre immédiatement l’asile à M. Chen.

Sincèrement

L’Association Falun Dafa de New South Wales
L’Association Falun Dafa de Victoria
L’Association Falun Dafa de Queensland

Traduit de l’anglais au Canada le 10 juin 2005 :