(Minghui.org)

J’ai été détenu à plusieurs reprises dans le centre de détention No. 1 de Changchun pour
ref=http://fr.clearharmony.net/articles/200411/16974.html>avoir clarifié les faits au sujet de Falun Gong et de la persécution. Une des tactiques que les fonctionnaires dans ces centres de détention utilisent sur les détenus, y compris les pratiquants de Falun Gong, est ‘’la torture du sommeil.’’

Selon les règlements du centre de détention, une ampoule de 25 watts dans chaque cellule reste allumée 24 heures par jour. Les détenus reçoivent l’ordre de se coucher à 19:00 heures et de se lever à 7:00 heures.

Un élément clé de la ‘’torture du sommeil’’ est de serrer étroitement les détenus entre eux. Les détenus ne sont autorisés à porter que leurs shorts et sont forcés de s’allonger sur le coté, chacun tenant les chevilles de la personne devant lui. Ceci signifie que chaque personne a les pieds de quelqu’un d’autre de chaque coté de sa tête. Lorsque les chefs de cellules ne sont toujours pas satisfaits, ils frappent les détenus avec leurs chaussures et leur donnent de violents coups de pieds en hurlant : ‘’Bougez et serrez-vous !’’ Une fois, j’ai du m’allonger prés d’un détenu qui avait une blessure qui s’infectait de la taille d’un œuf de pigeon au bas de sa jambe. Il est commun pour les détenus de développer la gale ou des maladies de peau contagieuses dans les centres de détentions en Chine. En une autre occasion, nous étions si serrés ensemble que j’ai eu une forte douleur dans mes côtes pendant des jours. Les détenus se battaient souvent les uns les autres pour gagner de l’espace. Si quelqu’un avait besoin de se rendre aux toilettes durant la nuit (avec la permission des gardiens), il trouvait quasiment impossible de se serrer de nouveau à son ancien endroit

Après avoir été entassé dans ces positions, quatre ou cinq d’entre nous devions partager une couverture, en utilisant une autre comme matelas. Ces couvertures n’avaient pas été lavées depuis longtemps. Elles étaient extrêmement dégoûtantes, et le rembourrage de coton usé en de nombreux endroits. Les poux rampent partout sur ces couvertures

Il y a des moustiques dans le centre de détention toute l’année. Certains chefs de cellules ordonnent aux autres de chasser les moustiques pendant qu’ils dorment. Si les chefs de cellule sont piqués, ils battent violemment les détenus.

Lorsque nous étions endormis, nos pieds et chevilles étaient exposés en permanence. Nous attrapions souvent froid et avions des douleurs dans la région abdominale. S’il vous arrivait de vous allonger à l’endroit où deux couvertures étaient supposées être en contact, alors vous étiez assuré d'avoir froid . Des détenus ordinaires devaient dormir entassés les uns contre les autres, alors que les chefs de cellules avaient chacun un espace d’un mètre carré, et chacun d’entre eux avaient deux à quatre couches de couvertures. Les couvertures qu’ils utilisaient étaient chaudes et propres. Il y avait habituellement cinq ou six de ces chefs de cellule dans chaque cellule.

Après que les détenus soient serrés, ils ne pouvaient s’endormir immédiatement à cause des crampes dues à la faim. Les petites brioches à la farine de mais cuits à la vapeur et la minuscule soupe de légumes extrêmement peu huilée étaient digérées depuis longtemps. De plus, les cinq ou six chefs de cellules pouvaient s’asseoir en rond et profiter d'un repas copieux. Ils pouvaient manger et discuter bruyamment jusqu’après minuit, et alors seulement ils laissaient les gens avoir un peu de repos

Aux alentours de 6:00 heures, alors que les personnes dormaient encore, la personne de service hurlait : ‘’Levez-vous !’’ Puis chacun devait rapidement se lever, prendre ses vêtements enroulés pour servir d’oreiller, bondir debout, puis s’agenouiller. Deux personnes de service pliaient alors les couvertures. Les chefs de cellules pouvaient dormir une heure de plus

Quelques fois durant la nuit, alors que les détenus dormaient, la porte de métal grinçait. Lorsque ceci arrivait, les chefs de cellules étaient enthousiastes, sachant qu’un nouveau détenu à maltraiter était arrivé .

Généralement, le nouveau venu recevait l’ordre de se déshabiller pour vérifier s’il avait des objets de contrebande, même s’il avait déjà été contrôlé de nombreuses fois auparavant. Puis, les chefs de cellules mettaient le nouveau dans les toilettes et versaient plusieurs bassines d’eau froide sur lui. Et ce, quelle que soit la saison. Après cela, puis les chefs le battaient violemment avant de lui ordonner de s’agenouiller au milieu des personnes étroitement serrées sur le sol.

Quelques détenus avaient des complicités qui leur assuraient un bon traitement. Les gardiens disaient aux chefs de cellules de laisser ces personnes tranquilles, alors que les autres détenus étaient battus sans merci, au vu et au su des gardiens.

Quelquefois, les gardiens recevaient l’ordre de tenter d’obtenir des confessions de la part des détenus. Dans de tels cas, le gardien appelait les chefs de cellules dans son bureau pour leur donner des instructions avant de quitter son poste. Aux alentours de 19 :00 heures, la cellule devenait une violente salle d’interrogatoire. Quelques victimes avaient leurs têtes frappées contre un mur ;on appuyait fortement sur les globes oculaires de certains, d’autres recevaient de violents coups de pieds dans le dos ; d’autres étaient privés de sommeil au cours de toute la nuit, puis forcés de se courber, l’arrière de leur tête contre un mur, leurs bras étirés vers les cotés.

Parce que les pratiquants de Falun Gong avaient clarifié les faits véritables, la plupart des détenus ne faisaient plus de choses si cruelles envers les pratiquants. Ils savaient que les pratiquants n’avaient commis aucun crimes, et que les gardiens torturaient les pratiquants beaucoup plus brutalement qu’eux-mêmes.

Lorsque j’ai été détenu la première fois, la police de la division No. 1 du département de police de la ville s’est liguée avec les fonctionnaires du centre de détention, et ont tenté d’utiliser les criminels pour me faire parler. Cependant, parce que le chef de cellule était informé sur Falun Gong, il ne m’a pas frappé et a même partagé sa nourriture avec moi. Lorsque nous étions forcés de nous asseoir sur un banc, il m’a demandé de m’asseoir devant lui et m’a prêté un journal pour que je le lise après qu’il l’ai eu fini. Lorsqu’il était temps de dormir, il m’a fait dormir dans un endroit spécial. Plus tard, de nombreux détenus sont devenus respectueux envers les pratiquants de Falun Gong, disant qu’ils commenceraient aussi à pratiquer Falun Gong une fois relâchés. Dans la journée, lorsque je m’asseyais sur un banc, certains d’entre eux prés de moi, ont appris comment faire la méditation assise.

Lorsque j'ai été détenu les seconde, troisième et quatrième fois, j’étais couvert de blessures suite à la torture. La quatrième fois que je fus détenu là, je saignais de graves blessures, ce qui a même choqué les chefs de cellules. Ils ont dit : ‘’ Les gardiens ne tortureraient même pas un meurtrier de cette façon.’’ ‘’Nous sommes tous de Changchun. Ne pensent ils pas du tout à ce qu'ils ressentiront en tombant encore sur toi dans le futur ?’’ ‘’Lorsque je sortirais et ferais de grandes choses, j’emploierai des pratiquants de Falun Gong. Ils sont capables, sincères, et honnêtes.’’ Quelques détenus criaient simplement : ‘’ Falun Dafa est grand !’’ Chaque fois que j’ai été détenu, il y avait des détenus qui apprenaient à réciter les poèmes du Maître de Hong Yin.

Lorsque j'ai été amené une nuit, un chef de cellule m’ordonna de m’agenouiller au milieu des détenus serrés. Il me questionna au sujet des blessures sur mes mains et mes jambes et dit vicieusement qu’il ‘’s’occuperait de moi’’ le lendemain. Le jour suivant, lorsqu’il me vit faire une grève de la faim, il se leva et me battit violemment. Alors que j'avais des difficultés à marcher, il a dit que je faisais du cinéma et commença à me battre et à me pousser. Il m'a maltraité physiquement pendant quelques jours. Lorsqu’il a vu qu’il ne pourrait me faire changer d’avis, il changea de tactique, disant aux autres détenus de s’agenouiller pour me faire manger du lait à base de poudre.

Plus tard, la police envoya un agent spécial. Il avait à peine 20 ans et semblait être plutôt de bonne composition. Lorsqu’il fut temps de dormir, le chef de cellule arrangea que deux d’entre nous dorment prés de lui de sorte que nous ayons plus de place. Nous étions aussi autorisés à discuter librement. Durant les quelques jours suivants, je me suis bien conduit et ne suis pas tombé dans leur piége. Je savais qu'il était un agent de police et il n’obtiendrait rien de moi. Au lieu de cela, je saisi l’opportunité de lui clarifier les faits. Cela a continué pendant durant plusieurs jours. Graduellement, il a perdu patience et est parti.

La seconde fois où j'ai été détenu dans cet endroit, on m'a alimenté de force avec de la pâte de mais mélangée avec une grande quantité de sel. Cinq détenus m'y ont forcé sous les instructions des gardiens. J'ai presque étouffé au cours du processus.

Utiliser des détenus criminels pour persécuter les pratiquants de Falun Gong est simplement une des tactiques du PCC. En particulier durant la nuit où les gardiens rentrent chez eux et qu’il y en a seulement quelques-uns de faction, les détenus criminels sont encore plus vicieux en perpétrant la persécution.