(Minghui.org)

En 2002, quand je suis allée à Pékin, faire appel pour que justice soit rendue au Dafa, j'ai été illégalement arrêtée par les voyous du cruel parti communiste chinois. Ensuite j'ai été illégalement condamnée à trois ans de travaux forcés. Dans le notoire camp de travaux forcés de Wanjia à Harbin, j'ai enduré tellement de cruelles tortures aux mains des gardiens malveillants qu'il y en a trop à raconter.

Le 16 mars 2002, ma fille et moi avons pris le train pour Pékin. Une fois arrivées à la place Tiananmen, comme nous marchions, nous avons crié : « Falun Dafa est bon ! Réhabilitez le nom de Dafa ! Réhabilitez le nom de notre Maître ! » Un groupe de policiers a essayé de nous entraîner vers un véhicule de police tout en nous frappant. Nous avons tenté de nous en aller, mais ils nous ont poussées dans le véhicule et nous ont frappées. Ma tête a enflé. Nous leur avons clarifié la vérité, mais ils m'ont appuyé sur la poitrine et m'ont couvert la bouche. Ils m'ont tordu les bras et blessée aux mains gravement. Mes vêtements ont été déchirés en de nombreux endroits (je garde encore le manteau que j'avais à ce moment-là). Ils nous ont entraînées jusqu'au commissariat de police de Qianmen et enfermées dans une petite cellule. Plus tard nous avons été remises au bureau de liaison du gouvernement local, à Pékin. Trois jours après nous avons été renvoyées chez nous. Le statut de travailleur modèle de ma fille qu'elle avait depuis 12 ans a été annulé, elle a aussi reçu une amende illégale et été mise sous observation à son travail. Mes biens ont été illégalement saisis, j'ai eu une amende de 10 000 yuans et j'ai eu trois mois de salaire confisqués. Pour finir, j'ai été envoyée au camp de travaux forcés de Wanjia pendant trois ans.

J'ai été cruellement torturé à maintes reprises là-bas. Les incidents suivants sont ceux qui restent les plus indélébiles.

En juillet 2002, alors que les pratiquantes se réveillaient au milieu de la nuit pour émettre la pensée droite, le gardien Wang Jiang a fait irruption, a saisi un balai et nous a frappées. Il a aussi enfoncé le balai dans une commode et nous a frappées avec.

Le 3 avril 2003, les gardiens du camp ont inventé une doctrine perverse consistant en 40 points et ont tenté de contraindre les pratiquantes à les lire et à les mémoriser. Si les pratiquantes refusaient, elles étaient torturées. Plus d'une dizaine de pratiquantes ont toutes résisté et ne les ont pas lus. Le gardien Fu Mian était furieux et a forcé les pratiquantes à s'accroupir contre le mur. Puis elles ont été choquées avec des matraques électriques, torturées avec la chaise métallique, mises en isolement, etc. Je me suis évanouie et je suis tombée sur le sol. Je n'ai été qu'à moitié consciente pendant presqu'une semaine.

Les gardiens m'ont encore forcée à faire un travail d'esclave et à accomplir leur projet de 140 000 yuans. Ce que nous faisions était de faire des fournitures en papier, coller des boîtes de médicaments, coller des sacs en papier, charger des cure-dents, tisser du lin, tresser des cordes, coudre les sièges des véhicules, coudre les banquettes arrières des véhicules, réparer des vêtements, décortiquer des graines de courge et fabriquer des chaussons exportés vers le Japon et la Corée du Sud. Nous travaillions de 5 h du matin jusqu'à 21 ou 22 h. Parfois nous travaillions jusqu'à 1 ou 2 h du matin, puis nous travaillions le jour suivant comme d'habitude. Si les hautes autorités venaient pour une inspection, on nous ordonnait de dire que nous ne travaillions que six heures par jour. Quand je n'arrivais pas à travailler, le chef Zhang Bo et Zhang Aihui criait : « Si tu ne travailles pas, ta fille devra payer cinq yuans par jour. L'équipe du camp de travaux forcés doit payer 140 000 yuans par année. Si tu ne travailles pas, comment allons-nous les payer ? Tu connais ton statut et tu sais ce qu'est cet endroit. Comment pourrais-tu ne pas travailler dans un camp de travaux forcés ? » J'étais contrainte de m'asseoir sur un mini-tabouret tous les jours et je devais tresser des cordelettes.

Une fois, toutes les pratiquantes emprisonnées illégalement dans la septième équipe ont entamé une grève de la faim pour protester contre la persécution. Le gardien Zhang Bo a demandé à son chef d'envoyer des gardiens du quartier des hommes pour aider à renforcer la persécution sanglante. Voici quelques détails de la façon dont plusieurs pratiquantes ont été torturées.

Mme He Miao de Bayan, province du Heilongjiang, avait 31 ans. Elle a protesté contre  la persécution et a fait une grève de la faim pendant plus de 150 jours. Parce qu'elle refusait de porter l'uniforme et le numéro de la prison, elle a été choquée avec des matraques électriques et attachée à une chaise métallique par Li Suo et Sun Qing. Elle a été frappée et saignait abondamment.

Mme Ding Xueping du canton de Yilan, province du Heilongjiang, avait 39 ans. Elle a résisté et refusé de calomnier le Maître ou Dafa, alors elle a été envoyée à l'isolement. Elle a été suspendue par les deux mains attachées dans le dos, par conséquent elle a eu les bras et les mains qui ont viré au bleu et sont devenus très douloureux et engourdis.

Mme Zhou Lei de Harbin avait 53 ans. Parce qu'elle avait été attrapée en train de lire des articles du Maître, elle a été cruellement torturée avec « les cinq chevaux tirant le corps dans tous les sens » par le gardien Fu Min. Quand elle a été reposée par terre après, elle était paralysée. Elle ne pouvait même plus marcher jusqu'aux toilettes.

Mme Liu Xiumao habitait le district de Nangang à Harbin. Elle avait 64 ans. Les gardiens ont trouvé des articles du Maître sur elle. Le gardien Zhang Anhui l'a frappée au visage. Elle a été contrainte à s'accroupir, à se lever et à s'asseoir sur une chaise métallique pendant toute une semaine. Dans les jours les plus froids de l'hiver, ils ouvraient la fenêtre jusqu'à ce qu'elle soit gelée raide.

Mme Lu Fengxia, 53 ans, était forcée de fabriquer des chaussons. Elle a développé des maux de tête et ne pouvait plus voir. Pour finir, elle n'arrivait plus à s'occuper d'elle-même, mais avant que les autorités la relâchent, ils ont extorqué plusieurs milliers de yuans à sa fille.

Mme Chen Huiyi habitait le district de Daowai à Harbin. Elle avait 57 ans. Elle a développé un diabète sévère. La peau de ses genoux est devenue bleue et noire et suppurait. Les employés du camp lui ont extorqué 3 000 yuans avant de la libérer.

Mme Wang Zhujun de la ville de Acheng, province du Heilongjiang, avait 57 ans. Parce qu'elle n'avait pas renoncé à sa croyance, on l'a fait asseoir sur une chaise métallique. Le détenu Bai Xuelian a écrit les trois déclarations en son nom. Mme Wang les a déchirées. Le gardien Zhao Yuqing lui a fait payer une amende de 300 yuans.

Traduit de l’anglais en Suisse le 17 septembre 2007