(Minghui.org)


Je suis de la ville de Gangzhou dans la province de Hebei et je suis employée dans une entreprise d’état. Le 1er mai 1999 aux environs de 20h00, je rentrais chez moi à bicyclette. Il faisait très froid et je n’étais pas habillée chaudement. Je pédalais assez vite afin d’arriver chez moi rapidement. Près de chez moi, une moto qui roulait très vite, sortie de nulle part, m'a heurtée de plein fouet. Tout est arrivé si vite que je n’ai pas eu le temps de réagir. L’impact m’a fait voltiger en l’air et j’ai atterri par terre la tête la première. Pendant les quelques secondes de l’accident, j’ai perdu connaissance. Cependant très vite je suis revenue à moi et la première pensée qui m’est arrivée à l’esprit a été : ‘’ Je suis une pratiquante de Falun Gong, je dois traiter les autres avec bonté. Je ne dois pas effrayer les autres, " puis je me suis relevée rapidement sans me demander le moins du monde si j’étais blessée ou pas – je ne pensais qu’à me conformer aux exigences de la Loi (" Fa ") et à être une bonne personne.

C’était un jeune homme qui m’avait renversée. Il était en état de choc et effrayé. Je lui ai dit : « Ne soyez pas effrayé, je vais bien et vous ? » Le jeune homme a répondu : « S’il vous plaît, laissez moi vous emmener à l’hôpital, je payerais pour toutes les dépenses. » Je lui ai tout de suite expliqué : « Je suis une pratiquante du Falun Gong, tout va bien. » J’ai insisté pour qu’il ne s’inquiète pas. Je lui ai aussi suggéré de partir puisqu’il avait l’air pressé. Il devait probablement s’occuper de quelque chose d’urgent. Le jeune homme avait peur de partir. Juste à ce moment un collègue de l’usine est passé par là et a reconnu que le jeune homme travaillait aussi dans notre usine. Quand il a vu que j’avais été touchée il a demandé au jeune homme de me conduire immédiatement à l’hôpital.

J’ai dit à mon collègue de ne pas effrayer le jeune homme et lui ai dit que ce n’était rien du tout, j’allais bien et j’avais juste besoin de rentrer chez moi. J’ai fait demi-tour pour ramasser ma bicyclette, j’ai été choquée de voir ma bicyclette tordue et déformée. Les roues étaient tordues en forme de « 8 », le guidon était complètement déformé et inutilisable. Une de mes chaussures se trouvaient au moins à dix mètres plus loin.

Une fois arrivée à la maison, j’ai appelé une pratiquante au téléphone et lui ai raconté l’accident en pleurant. Je lui ai dit: “ Si je ne pratiquais pas Falun Dafa et si le Fashen du Maître ne m’avait pas protégée, j’aurais été gravement blessée et même morte à l’heure actuelle. Avant que je ne commence la cultivation j’avais un corps malade. Maître m’a débarrassé de toutes les maladies et m’a aussi appris à être une bonne personne. Aujourd’hui Maître a sauvé ma vie. Je ne comprends pas pourquoi les gens fabriquent des rumeurs pour diffamer une si bonne pratique, ni pourquoi nous sommes arrêtés parce que nous cherchons à être de bonnes personnes. ‘’

En 1996, alors que la persécution se profilait déjà, le département de la propagande chinoise a interdit la publication du livre « Falun Gong » et d’autres documents apparentés. La même année le « Quotidien Guangming » « Les nouvelles du soir Qilu » et des dizaines d'autres journaux ont commencé à attaquer le Falun Gong. En 1998, le Ministère de la Sécurité publique a étiqueté le Falun Gong de [mot calomnieux omis] et en avril 1999 sous prétexte de « science » le maître de conférence He Zuoxiu a publié un autre article politique dans la revue Tianjin qui calomnie le Falun Gong. Cet incident a amené de nombreux pratiquants à se rendre dans les bureaux du gouvernement pour  " clarifier la vérité " .

Cela a eu pour conséquence l’arrestation arbitraire de plus de 40 pratiquants par le Bureau de la sécurité publique de Tianjin. Ce traitement injuste a déclenché l’appel pacifique du 25 avril et a amené plus de dix mille pratiquants à se rendre au bureau des appels à Beijing pour demander justice pour le Falun Gong.

Ce soir-là, le jeune homme qui m’avait renversé se sentant mal à l’aise est venu me voir avec un de ses amis et insisté pour m’emmener à l’hôpital. Je lui ai clarifié les faits et lui ai dit que j’étais une pratiquante de Falun Gong, j’allais bien et que je n’accepterai aucune compensation de sa part. Plus tard j’ai appris qu’il devait aller travailler la nuit, je lui ai donc dit de rentrer chez lui se reposer et ai insisté pour qu’il arrête de s’inquiéter. Je lui ai demandé de faire attention à la sécurité au travail.

Dans la soirée, après l'accident, quand j‘ai enlevé tous mes vêtements, j'ai vu que mon corps était enflé et couvert de bleus. Heureusement mon mari travaillait ce soir-là et ne rentrait pas à la maison. Le lendemain, afin d'éviter que d'autres membres de la famille voient mes blessures, je suis allée rester quelque temps avec ma mère. Après environ une semaine, j'étais complètement remise et toutes les ecchymoses et blessures avaient disparues.

Mon objectif en racontant cet incident est de dire aux habitants de Gangzhou que Falun Dafa est bon, et qu’en cette période historique ils devraient distinguer le bien du mal, le vrai du faux et reconnaître clairement que la persécution du Falun Gong est ridicule et absurde.


Traduit de l’anglais le 9 janvier 2008