(Minghui.org)


M. Zheng Qunpeng, pratiquant de Falun Dafa, âgé de 42 ans, était un chauffeur employé par la Compagnie d'Equipement Automobile de la Corporation de Prospection Sismique du Champ Pétrolier de Liaohe dans la province de Liaoning. Il a commencé à pratiquer le Falun Dafa en 1995. Il avait un caractère emporté et pouvait être violent mais est devenu une nouvelle personne en suivant les principes de Vérité-Compassion-Tolérance.

M. Zheng Qunpeng

M. Zheng a été détenu pendant 16 jours en août 2000. A la fin de 2003, le secrétaire du PCC de son employeur et les officiers de police du commissariat Taishan ont sans succès tenté de l'arrêter. Le 14 mars 2004, aux environs de 05h20 du matin, alors que M. Zheng allait au travail, l'officier de police Zhao Qingzhe et d'autres policiers du commissariat Taishan l'ont pourchassé, lui ont tiré dessus dans le dos et l'ont emmené en détention pendant plus de cinq heures. Puis, ils ont entrepris de le torturer. On l'a forcé à retourner au travail avant d'avoir pleinement récupéré et il a vécu sous haute surveillance au travail comme à la maison. Il est décédé le 18 juillet 2007 dans un hôpital de Shenyang.

Ci-dessous est une lettre écrite par M. Zheng décrivant la façon dont il a été pourchassé et comment on lui a tiré dessus. Cette lettre a été envoyée par mail au Président Hu Jintao, dont il a reçu une réponse, mais celle-ci faisait juste mention de la bonne réception de la lettre.

Aux fonctionnaires de chaque échelon de l'autorité :

Mon nom est Zheng Qunpeng et je suis un chauffeur employé par la Société de Prospection Sismique du Champ Pétrolifère de Liaohe. Je fais appel par rapport à l'incident qui m'est arrivé le 14 mars 2004. Alors que je me rendais à mon travail, le fonctionnaire de police Zhao Qingzhe a tiré sur moi, il m'a arrêté et m'a battu brutalement dans le Commissariat de Police de Taishan sans raison.

Le matin du 14 mars 2004, je me rendais à pied au travail en compagnie de mon collègue M. Xi Zhimin, qui poussait son vélo. Nous marchions vers le sud du côté gauche de la Rue du Quartier Taishan. Nous avons rencontré un autre collègue, M. Liu Jiuming, qui était sur son vélo, et M. Xi Zhimin l'a appelé pour qu'il nous accompagne. A environ 05h30 du matin, alors que nous étions à moins de 100 mètres de la mine, nous avons entendu quelqu'un hurler : " Arrêtez-vous ! " Nous avons vu une voiture noire garée à environ dix mètres derrière nous et trois personnes en sont sorties. Nous ne nous étions pas aperçus qu'ils étaient après nous puisque ce n'était pas une voiture de police, mais les trois personnes se sont dirigées vers nous. J'ai couru vers le côté droit de la rue et je suis passé par une porte du quartier. Une personne avec des lunettes (le policier Ding Donglin) a essayé de m'arrêter, mais il est tombé. Comme je continuais à courir, j'ai entendu deux détonations et le bruit des balles claquant tout près de moi. J'étais si effrayé que j'ai même couru plus vite, mais j'ai entendu un autre coup de feu près du portail. J'ai essayé de me cacher, mais toutes les portes des appartements étaient fermées et je n'avais pas d'autre choix que de me remettre à courir jusqu'à ce qu'ils m'attrapent. J'ai essayé de me calmer et leur ai demandé : " Qui êtes vous ? Pourquoi me poursuivez-vous ? " Il n'y eut aucune réponse. J'ai demandé de nouveau : " Pouvez-vous me donner votre      nom ? " Une autre personne est venue vers nous et a dit : " Je vais lui casser la jambe ! " Ils m'ont frappé au sol et m'ont menotté de force. J'ai demandé : " Pourquoi me faites-vous çà ? Pourquoi m’avez-vous tiré dessus mais n’osez pas me dire vos noms ? " L'un d'eux a dit : " Mon nom est Zhao Qingzhe, j'ai tiré sur vous tout à l'heure et j'ose le redire à tout moment. "

Plus tard, j'ai appris qu'un de mes collègues, M. Liu Jiuming, s'était échappé sur son vélo. L'autre collègue, M. Xi Zhimin, avait été arrêté. Il a crié avec colère : " Nous ne faisons que nous rendre au travail, qu’avons-nous fait ? " Ding Donglin s'est identifié lui-même comme un fonctionnaire de police. Xi Zhimin a dit : " Qui sait qui vous êtes réellement? Sans uniforme ni carte d'identité, vous arrêtez les gens avec des armes ! "

Je ne pouvais pas comprendre ce qui s'était passé. Dans le but de me protéger de nouveaux tirs, je voulais dire que j'étais une bonne personne étant un pratiquant de Falun Gong. J'ai crié : " Falun Dafa est merveilleux ! Le monde a besoin de Vérité-Compassion-Tolérance ! Les pratiquants sont de bonnes personnes ! Zhao Qinzhe m'a d'abord tiré dessus et il a dit qu'il me briserait les jambes ! " A ce moment-là une vieille dame a ouvert sa fenêtre : " Pourquoi criez-vous de si bon matin ? Ne faites pas peur aux enfants ! " J'ai dit : " Madame, j'allais au travail et ils m'ont arrêté sans raison et menacé de me briser les jambes, comment puis-je ne pas crier ? " La vieille dame a regardé alentour, puis elle a refermé sa fenêtre.

Ils ont continué à me donner des coups de poing et de pied dans la poitrine et le bas du dos. Zhao Qingzhe m'a donné des coups de poing sur la tête de façon frénétique. J'avais des vertiges et je ne pouvais pas voir clairement. Quelqu'un a crié : " Nous avons attrapé Zheng Minduo, c'est Zheng Minduo. " Il a dit : " Zheng Minduo, tu dois coopérer avec nous. Tu n'auras pas de problème si tu nous dis tout. " Je leur ai dit : " Je ne suis pas Zheng Minduo, mon nom est Zheng Qunpeng et je vais à mon travail. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? " Ils ont ignoré ma déclaration mais ils ont continué à me battre. Il y a plus d'une dizaine de personnes qui sont passées devant l’immeuble et ont vu tout çà, mais personne n'a osé dire quoi que ce soit. J'ai essayé de leur crier : " Je suis un pratiquant de Falun Gong, et j'habite dans la maison familiale de la Société de Prospection Sismique, s'il vous plaît, appelez chez moi et dites-leur que j'ai été enlevé par Zhao Qingzhe et d'autres. " J'ai également crié le numéro de téléphone du domicile de mon père. A ce moment-là, un fonctionnaire m'a saisi par le cou et m'a étranglé. Puis, ils ont envoyé de l'air sur moi. Ils ont arraché la ceinture de mon pantalon et ont attaché mes jambes ensemble. Zhao Qingzhe a crié : " Ouvre le coffre! Jette-le dedans ! " Un agent m'a tiré par les menottes et m'a traîné à la voiture. Les menottes coupaient ma chair et me causaient une grande souffrance et finalement j'ai perdu la sensation dans mes deux mains. Mes mains sont encore engourdies aujourd'hui. Ils ont essayé de me mettre dans le camion. J'ai tenté de les stopper et j'ai raidi mes jambes contre le bord de la voiture. Zhao Qingzhe a alors frappé ma jambe avec un bâton de police. Ils ont roulé jusqu'à un endroit, moi dans le coffre, puis il m'ont tiré par les cheveux et m'ont fait sortir du camion. J'ai vu qu'ils m'avaient amené au Commissariat de Police de Taishan.

Ils m'ont transporté au second étage et m'ont dit que les agents de la Division de Sécurité Domestique m'emmèneraient quelque part. J'ai dit que j'étais innocent et leur ai demandé de me relâcher. Je voulais protester contre un traitement aussi illégal. Zhao Qingzhe a dit que je ne coopérais pas. Il a ligoté mes pieds avec une corde, ligoté mes jambes avec ma ceinture et a voulu ensuite scotcher ma bouche. A ce moment-là, je me suis senti pris de vertiges, ma poitrine était congestionnée et j'ai toussé violemment. Le bas de mon dos ainsi que mes jambes me faisaient très mal et je ne pouvais pas me tenir debout. Mon esprit était embrouillé. Mon œil gauche était gonflé et une grosse bosse était apparue sur ma tempe droite. J'avais mal à la poitrine même lorsque je respirais normalement. Parce que les menottes étaient trop serrées, mes poignets étaient en sang et mes mains étaient violettes, gonflées et engourdies. J'ai dit que je protesterai et les poursuivrai en justice. Ils ont dit :       "  Nous n'avons pas peur, tu ne gagneras jamais ce procès quoi qu'il en soit. " Ils ont laissé un policier avec moi afin de me surveiller et les autres sont partis. En revenant, Zhao Qingzhe a dit : " Nous étions à la poursuite d'un voleur de bicyclettes et nous t'avons attrapé toi par erreur. Si nous savions que tu étais un pratiquant de Falun Gong, nous ne t'aurions pas arrêté. Nous savons que les pratiquants de Falun Gong sont de bonnes personnes. "

Mais peu après, ils ont commencé à m'interroger. Ils m'ont demandé si je pratiquais le Falun Gong et m'ont forcé à signer mon nom. Je ne comprenais toujours pas pourquoi un tel désastre m'arrivait. Le Falun Gong m'a changé, d'un alcoolique et trouble-fête, je suis devenu une bonne personne qui se discipline elle-même en suivant le principe ‘Vérité-Compassion-Tolérance’. Tout le monde au travail sait cela. J'essayais juste d'être une bonne personne en pratiquant le Falun Gong et d’obtenir une meilleure santé. Néanmoins, j'ai été pourchassé par Zhao Qingzhe et les autres, ils m'ont tiré dessus et cruellement battu.

Le 30 mars 2004, Zhao Qingzhe m'a appelé pour me demander d'aller au commissariat de police. Ma femme lui a dit que j'avais des vertiges et que ma jambe gauche m'empêchait de marcher correctement. Mon père et ma femme sont allés au poste de police le 31 mars 2004 pour demander pourquoi il avait appelé. Zhao a dit : " Je refuse de vous parler, je dois parler à Zheng Qunpeng. Je n'ai pas peur, j'ai une arme à feu et je peux trouver des gens. Nous pouvons le tuer avec une explosion si nous voulons. " Zhao, un officier de police, a fait vivre à ma famille un enfer.

Dans le but de sauvegarder la dignité de notre système judiciaire, de sauvegarder l'image du gouvernement et les droits légaux des citoyens, je demande aux fonctionnaires de tous les échelons d'aider à rendre la justice.

Zheng Qunpeng


Traduit de l’anglais le 30 décembre 2007