(Minghui.org)



Je me souviens quand j'étais jeune, mes parents se disputaient souvent, donc j'ai grandi dans la peur. Comme j'étais encore un enfant, ma mère essayait de tenir notre famille ensemble. Au fur et à mesure que je grandissais, elle parlait souvent à mon père de divorcer. Mon père, toutefois, était indifférent et ne discutait jamais de la question avec elle. Ils se traitaient mutuellement comme des étrangers.


Ma mère avait de l'arthrite et avait souvent des rhumes et des maux de tête. Elle a essayé la médecine chinoise et occidentale, mais sans résultats. L'attitude indifférente de mon père envers son état n'a fait qu'aggraver son humeur. Généralement, après avoir eu une dispute, elle m'emmenait à vélo. Je me souviens que, assis sur la barre transversale de la bicyclette, je lui disais de divorcer. En fait, j'avais seulement quatre ou cinq ans à l'époque et je ne savais pas ce que « divorcer » signifiait. Lorsque j'ai eu dix ans, mes parents ont finalement divorcé. Ma mère a dit que j'avais hérité de la personnalité de mon père, et que je n'allais pas corriger mes erreurs peu importe ce que les autres diraient. Elle a dit que j'étais dur à discipliner. Lorsque le divorce a été finalisé, elle a dit qu'elle allait me prendre avec elle tant que j'étais obéissant. Et j'ai accepté. Même si elle savait que je n'allais pas changer, elle m'a quand même pris avec elle.


Ma mère était constamment tracassée à cause de mon père alors qu'elle était enceinte de moi. Peut-être à cause de cela, j'avais mauvais caractère, j'étais vilain, désobéissant, hyperactif et turbulant. Mes parents pensaient que j'avais des troubles de l'attention. Ils se disputaient constamment sur la façon de m'éduquer et à la maison, l'atmosphère était très tendue. Lorsque j'étais en première année à l'école primaire, j'étais incapable de rester tranquillement assis. Je me levais tout le temps et je jetais des papiers dans la poubelle. Je n'étais pas attentif en classe et j'aimais jouer avec les réserves de fournitures scolaires. Une fois, le maître m'a dit d'aller à la maison et d'écrire une lettre de garantie que j'arrêterais de jouer avec mes stylos, ma règle, mes livres et mes mains. Étant donné que je n'étais pas attentif en classe, la qualité de mes notes en a souffert et je n'ai pas été qualifié pour l'école secondaire. Par conséquent, j'ai suivi une formation professionnelle au lycée et après le lycée. À mon premier mois au lycée professionnel, afin de « gagner le respect » de mes camarades de classe et pour les défendre, j'ai rejoins le gang qui tabassait d'autres camarades. Par conséquent, la direction de l'école a amendé mes parents de 300 yuan. Deux mois plus tard, les membres de mon « gang » m'ont giflé car je ne voulais pas rejoindre leurs combats de groupe. J'ai refusé de retourner en cours à cause de cela.


Pour que mon père signe les documents de divorce, ma mère a accepté de me laisser dans la même école. Cela signifiait qu'elle devait passer plus de deux heures par jour pour me conduire à l'école et venir me chercher. Après cela, elle devait aller travailler et prendre soin des tâches ménagères. Comme j'étais un élève désobéissant et que je ne faisais pas bien à l'école, elle m'aidait avec mes devoirs le soir. Pas étonnant qu'elle était toujours été occupée et fatiguée.


Juste lorsque sa santé et son énergie commençaient à décliner, elle a entendu que le Falun Gong pouvait aider à devenir en bonne santé et à élever son xinxing. Elle a décidé de pratiquer le Falun Gong. Elle se levait chaque matin afin de se joindre aux exercices de groupe, puis elle me conduisait à l'école et se rendait à son travail. Le soir, elle m'enmenait chez une femme âgée pour étudier les livres du Falun Gong. Elle est devenue encore plus occupée. Malgré cela, elle avait meilleur moral, ne semblait pas fatiguée et est devenue plus calme. Ses collègues et les voisins ont dit qu'elle était plus optimiste. Elle aidait souvent les autres, faisait des choses pour les autres et se proposait pour nettoyer les couloirs. Je savais que le Falun Gong enseignait aux personnes à être bonnes, et je pensais que ma mère suivait vraiment ses enseignements.


Je ne peux pas oublier la préoccupation de ma mère pour mon éducation. Son amour pour moi est extraordinaire. Elle voulait que je sois une personne utile. Lorsque j'allais à l'école secondaire professionnelle, elle parlait souvent avec les enseignants pour s'assurer de mon apprentissage. Lorsque que j'ai refusé de retourner en cours parce que les membres de mon « gang » m'avaient giflé, elle a appelé le directeur à partir d'une cabine téléphonique, à mon insu, et a demandé à l'enseignant de discrètement parler aux élèves qui me frappaient. À la suite des efforts de ma mère et du directeur, les membres de mon gang m'ont contacté et je suis retourné à l'école. Une fois, je me suis fait une entorse à la cheville en marchant dans l'escalier sur le campus. Le médecin a dit que l'os était fracturé, donc je n'ai pas pu aller à l'école. Pendant cette période, ma mère a demandé au directeur d'envoyer mes livres à la maison. C'est elle qui me dictait les devoirs tous les jours et examinait les résultats après le dîner. À l'époque, je ne pouvais pas endurer ce type de restriction. J'étais incapable de marcher et j'avais des difficultés d'apprentissage, et j'ai souvent eu des affrontements avec ma mère jusqu'à tard dans la soirée. Deux semaines plus tard, j'ai réussi inextrémis à terminer mes devoirs. Trois mois plus tard, une fois de retour à l'école, mes camarades de classe m'ont taquiné avec le fait que j'avais joué pendant trois mois. C'était jusqu'à ce qu'ils remarquent que j'avais pu rattraper les cours ainsi ils ont réalisé que j'avais fait des devoirs à la maison.


Il avait un garçon d'environ mon âge qui vivait à l'étage. Ses parents étaient très riches et aimaient jouer à des jeux d'argent. Ils ne se souciaient pas de son éducation. Le garçon manquait souvent les cours et dépensait son argent comme bon lui semblait. Après notre rencontre, il m'a souvent demandé de faire des choses avec lui. Surtout pendant les vacances, nous étions ensemble tous les jours. Il m'a souvent emmené dans des hôtels manger et boire. Une fois, il m'a emmené dans un café Internet. Nous y avons passé la nuit et nous sommes rentrés seulement le lendemain matin. Lorsqu'il se battait avec d'autres, je tenais une barre de fer ou un petit couteau afin de pouvoir le défendre. Ma mère m'a sermonné et m'a expliqué les conséquences de ce comportement. J'étais rebelle et je ne l'ai pas écouté. Elle m'a enlevé les deux couteaux, donc j'en ai acheté un autre pour ensuite le garder caché. Elle a dépensé de l'argent pour m'envoyer suivre des programmes d'apprentissage parascolaires, j'ai pris les livres avec moi, je suis parti à vélo et j'ai joué dehors jusqu'à ce que je sois en retard. Elle m'a interdit d'aller à l'hôtel avec l'autre garçon, donc j'ai trouvé des excuses et je suis allé ailleurs avec lui. Le garçon m'a emprunté mon vélo et des vêtements, mais il ne me les a jamais rendus.


Pendant les vacances d'été, j'avais encore plus de liberté. Je ne faisais aucun devoir et j'allais dans différents endroit avec ce garçon, alors que ma mère travaillait. Ma mère me disait souvent que si on ne peut pas être un bon élève, on devrait au moins être une bonne personne, sinon on pourrait apporter des problèmes à la société. Quand j'ai eu 15ans, ma mère m'a trouvé un emploi afin de m'occuper pendant les vacances d'été et apprendre à être autonome. Mon père ne comprenait pas ses intentions. Il pensait qu'elle avait besoin de plus d'argent. Comme j'étais petit, peu expérimenté et jeune, personne ne voulait m'embaucher. Afin de me trouver un emploi, elle a dit au propriétaire de l'entreprise qu'il n'avait pas besoin de me payer beaucoup et qu'elle voulait seulement me faire acquérir de l'expérience et qu'elle espérait que le propriétaire pourrait garder un oeil sur moi. Je travaillais souvent dix heures ou plus par jour et le propriétaire me payait 300 yuan. Le propriétaire m'a dit plus tard que sur les 300 yuan, 100 était de ma mère. Il m'a embauché parce qu'il comprenait les intentions de ma mère et se sentait désolé pour elle.


Ma mère m'a cherché des emplois près de son lieu de travail. C'était pour pouvoir venir pendant ses pauses pour voir si je travaillais. Tout d'abord, je pensais que l'argent que je gagnais était pour être dépensé, donc je dépensais chaque sou dès que j'étais payé. Ma mère ne m'a jamais disputé pour cela. Elle m'a simplement dit que l'argent n'était pas facile à gagner et m'a rappelé de dépenser l'argent à des choses utiles. Elle m'a trouvé un emploi pendant 3 étés consécutifs. Et j'ai appris à faire cuire de la viande à la vapeur, à faire des brochettes d'agneau, à faire des photocopies et des plaques et à arroser les plantes dans une maison de retraite. Avec les compétences aquises, j'ai trouvé un emploi par moi-même les quatrième et cinquième années. J'ai gagné 600 yuan la cinquième été et je l'ai divisé en quatre : Je me suis gardé 150 yuan et j'ai donné 150 yuan chacun à mon père, ma mère et ma grand-mère. Ils ont été surpris de voir mon changement et mon coeur filial.


Un été, je me suis disputé avec un étudiant qui travaillait avec moi. Nous en sommes venus à nous battre, et comme il était plus grand que moi, j'avais un désavantage. Je voulais chercher à me venger. Donc après avoir travaillé pendant un mois, je suis allé dans son dortoir alors qu'il se reposait et je lui ai donné des coup de pied à la tête. Je pensais que je pourrais m'en sortir, mais il s'est levé et m'a couru après. Il m'a battu jusqu'à ce que mes yeux soient ensanglantés et meurtris. Je ressemblais à un panda. Au début, il voulait travailler pendant un autre mois. Mais après cet incident, il savait que le contremaître n'allait plus lui permettre de travailler. Le contremaître a demandé à nos parents de venir le rencontrer. Ma mère n'a pas dit un mot lorsqu'elle m'a vu. Après qu'elle ait découvert ce qui c'était passé, je savais que j'étais en tord et que je n'avais pas à dire quoi que ce soit. Lorsque le contremaître a posé des questions à l'étudiant sur sa blessure, il a dit qu'il avait mal à la tête. Ma mère n'a rien mentionné à propos de mes blessures et a continué en lui demandant s'il avait d'autres symptômes. Elle a dit que ce que j'avais fait était très dangereux et a admis au contremaître qu'elle ne m'avait pas bien éduqué. Elle a suggéré à l'étudiant de chercher immédiatement un traitement médical et a déclaré qu'il serait payé avec mon salaire du mois si il ne pouvait pas travailler en raison de sa blessure à la tête. Elle a ajouté que cela pourrait me donner une leçon. Elle lui a donné le numéro de téléphone de la maison et de son travail dans le cas où il aurait une complication avec sa blessure. Après son arrivée à l'hôpital, le médecin lui a prescrit des médicaments et voulait faire une radio. L'étudiant a pris les médicaments mais n'a pas fait la radio. Il a dit qu'il prendrait le médicament d'abord et attendrait de voir ce qui allait arriver.


Je suis retourné chez moi avec ma maman. J'étais blessé et il faisait très chaud ce jour-là. Sur le chemin du retour, elle m'a acheté des pêches. Je savais que j'avais fait une erreur et j'avais honte. Je ne méritais pas de manger les pêches. Je lui ai dit ne pas acheter les pêches, puisqu'elle avait déjà dépensé beaucoup d'argent à payer la facture médicale. Elle a dit de me rappeler la leçon et d'éviter de faire d'autres erreurs à l'avenir. Elle était tellement préoccupée à mon sujet que cela m'a poussé à lui dire que je ne lui causerais plus de soucis désormais. Ma mère a appelé l'étudiant chaque jour pour avoir de ses nouvelles. Plusieurs jours plus tard, un dimanche, elle lui a apporté des fruits lorsqu'elle lui a rendu visite. Elle a vu le contremaître et il lui a dit que la mère de l'élève était venue précédemment et quand elle avait découvert que ma mère était aussi responsable, elle est partie rassurée. L'étudiant a dit à ma mère, « Je n'ai pas été réellement blessé ce jour là. Votre fils m'a donné un coup de pied à la tête. J'ai pensé qu'il était très méchant et j'ai été très bouleversé, mais vous m'avez traité avec tellement de gentillesse et de générosité. Donc, je ne veux plus que vous dépensiez d'argent pour mon traitement médical. » Le jour de ma paye, ma mère m'a rappelé de lui acheter quelque chose pour lui montrer que j'étais vraiment désolé. Il m'a dit: « Ta mère est très gentille. Je souhaite que tu sois aussi gentil qu'elle. » Je me suis jamais battu après cela.


Une fois, je suis allé faire des courses avec ma mère. Sur le chemin du retour, elle a remarqué que le caissier avait oublié de lui facturer des sous-vêtements. Elle est immédiatement retournée au magasin et leur a donné l'argent qu'elle devait. J'ai été très touché et je lui ai dit « Plus tard, lorsque j'aurai des enfants, je leur enseignerai à être comme leur grand-mère. » Ma mère était très heureuse d'entendre que je savais faire la différence entre le bien et le mal et a été fière que ses efforts pour m'éduquer avaient finalement porté des fruits.


Je me souviens lui avoir dit, « La vie a été dure pour toi au cours de ces dernières années. Je n'étais pas obéissant, et père se disputait beaucoup avec toi. Chaque fois que tu me sermonnait, j'allais voir papa. Même si tu me permettais de rester avec lui, il ne voulait pas de moi. Ta compagnie t'a forcée à abandonner ton statut et à préparer une retraite anticipée, sauf si tu quittais la pratique du Falun Gong. Rien de tout cela a été facile pour toi. » Sous l'émotion, ma mère m'a répondu « Tu as enfin compris mon fils, et c'est mieux que toute autre chose. »


J'ai un diplôme de formation professionnelle et je travaille comme technicien dans une entreprise du gouvernement. Ma femme était ma camarade de classe et travaille comme enseignante. Ma maman et les voisins ont fait remarquer que sans le Falun Dafa, je n'aurais pas ce que j'ai aujourd'hui. (Le garçon à l'étage a été envoyé dans un camp de travail forcé pour cinq ans pour avoir volé.) Ma mère n'a jamais renoncé face à un enfant insouciant et désobéissant. Elle n'a pas cédé aux pressions de la société, car elle savait que le Falun Dafa enseigne aux gens à faire encore mieux, à être altruiste et à être une personne meilleure plutôt qu'un citoyen modèle. Par conséquent, elle s'est conduite elle-même avec droiture et a montré l'exemple pour moi et pour les gens autour.


Quand j'ai eu 17 ans, j'ai enfin compris les difficultés que ma mère avait vécues. Lors de la propagation du SRAS, nous n'avions pas l'autorisation de quitter le campus de l'école. Normalement, j'allais à la maison une fois par semaine, mais je n'ai pas pu aller à la maison pendant un mois entier. Les enseignants ont dit aux élèves d'écrire des lettres à nos parents, et je ne savais pas quoi écrire. Lorsque je n'étais pas occupé, je pensais très souvent à ma maman et me rappelais de mon comportement de jeune vaurien quand j'étais chez elle. Je me suis réprimandé pour avoir été aussi inconscient. Je comprends maintenant que l'amour d'une mère pour ses enfants est altruiste. Et je me suis demandé combien j'aimais ma mère. Je n'ai pas compris les épreuves qu'elle avait à endurer et je ne lui ai pas parlé calmement. Parfois, je devenais furieux après qu'elle ait dit quelques mots. Je ne pense pas que j'avais compris véritablement les sacrifices altruistes de ma mère. À l'époque, je ne savais pas ce que l'avenir me réservait, mais je savais que j'étais très heureux d'avoir l'amour de ma mère. Je lui ai exprimé dans ma lettre: « Tu as travaillé si dur et pleuré tellement pour moi. Je tiens à te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi. Je ne sais pas ce que je peux faire pour toi. La seule chose que je peux faire maintenant est d'être un bon élève et d'obtenir de bonnes notes pour rembourser l'amour altruiste que tu as eu pour moi. J'ai appris à écrire des poèmes dans ma classe de littérature. Bien que je ne sois pas très bon, je tiens à t'exprimer mes sentiments à travers ce poème :


Là où le vent souffle, il y a ton amour qui grandit


Là où l'eau ruisselle, il y a ton amour qui s'écoule


Le chemin de la vie est long, mais ton amour est infini et débordant


Tu es le rayon de soleil qui m'aide à grandir, et les ailes qui m'aident à voler


Je dédie ce premier poème à ma mère bien-aimée.


Parfois, quand maman est bloquée sur quelque chose et ne se sent pas bien, je vais lui dire, « Un pratiquant a un grand coeur » et maman va reconnaître qu'elle ne se conduit pas bien. Elle est heureuse de ma transformation, et je lui souhaite la Plénitude !


Traduit de l'anglais au Canada