Nom : Zhang Puhe (张普贺)

Sexe : masculin
Â
ge: 47

Adresse : inconnue

Activité professionnelle : ancien employé du département matériel de la ferme Qindeli

Date de la dernière arrestation : 25 décembre 2002

Dernière place de détention : prison de Jiamusi (佳木斯监狱)

Ville : Jiamusi
Province : Heilongjiang

Persécution subies : chocs électriques, travaux forcés, condamnation illégale, coups, emprisonnement, torture, licenciement du lieu de travail, contrainte physique, détention

(Minghui.org) Bien que le terme d’emprisonnement de M. Zhang Puhe soit arrivé à sa fin, les autorités de la prison de Jiamusi dans la province du Heilongjiang le maintiennent toujours emprisonné. M. Zhang est maintenant dans un état critique. Quand les membres de sa famille se sont plaints contre les autorités de prison, au tribunal du district de Xiangyang dans la ville de Jiamusi, le juge en chef, Yang Guochen, a refusé d’accepter la cause. La famille de M. Zhang s’est ensuite plainte contre Yang de son inaction.

张普贺 
M. Zhang Puhe

M. Zhang a été renvoyé de son lieu de travail après que la persécution du Falun Gong ait commencé en 1999. Sa femme a ensuite divorcé parce qu’elle ne pouvait pas supporter la pression des autorités, et elle a eu la garde complète de son fils. En décembre 2002, M. Zhang a de nouveau été illégalement arrêté et condamné à dix ans de détention à la prison de Jiamusi, où les gardes et les criminels détenus l’ont constamment abusé.

Le jeune frère de M. Zhang, M. Zhang Sanjiang, était inquiet de la santé de son frère et a engagé deux avocats pour le défendre. M. Zhang Sanjiang a ensuite demandé aux avocats de l’accompagner à la prison le 8 mai 2012. M. Zhang Sanjiang a signé un accord médical avec le chef de division six, Liu Xiaoqing. Cependant, M. Zhang Puhe n’a pas été relâché pour passer un examen médical et il se trouve toujours en détention. Sa famille est extrêmement inquiète pour sa survie.

Yang Guochen refuse d’accepter la plainte de la famille de M. Zhang

M. Zhang Sanjiang et ses avocats sont allés au tribunal du district de Xiangyang en matinée, le 27 juillet 2012 pour porter plainte contre les autorités de la prison de Jiamusi. Le président du tribunal, Yang Guochen, a accepté les papiers avec une grande réticence et a promis de donner suite à leur requête au cours de la semaine. Cependant, quand M. Zhang Sanjiang a appelé M. Yang le 6 août, il lui a été dit que Yang n’acceptait pas la cause. M. Zhang Sanjiang était furieux et a décidé de porter plainte contre Yang.

En matinée, le 14 août, M. Zhang Sanjiang et ses deux avocats sont allés au tribunal du district de Xiangyang et au bureau d’appel pour déposer leur plainte écrite, mais personne n’était encore là. Quand ils y sont retournés dans l’après-midi, il n’y avait toujours personne.

M. Zhang Sanjiang a finallement vu Yang le lendemain, au tribunal. Yang a dit très clairement : « Je ne suis pas prêt d’accepter votre cause ! Poursuivez-moi où vous voudrez ! » M. Zhang Sanjiang est ensuite allé au bureau d’appel du congrès des gens du district de Xiangyang pour déposer sa plainte. Dès que le directeur du bureau, Wang Yali, s’est rendu compte que la cause était en lien avec le Falun Gong, elle a dit que les autorités de plus hauts niveaux avaient donné l’ordre de ne pas accepter les causes en lien avec le Falun Gong. M. Zhang a demandé de voir les preuves, et Wang a répondu : « C’est de l’information classée. Je ne peux pas vous la montrer. »

Une lettre ouverte de M. Zhang Sanjiang demandant la libération urgente de son frère

La lettre ouverte indique ce qui suit :

J’ai toujours été si fier de mon frère Zhang Puhe, qui a toujours été sain, intelligent, gentil et droit. Quand je l’ai vu en mai 2012, j’ai été choqué au-delà des mots. Je ne pouvais pas croire que l’homme, porté sur le dos d’un détenu, était mon frère. Il avait le teint blanc et les joues creuses. Il était maigre et extrêmement lent dans ses réponses.

Après que mon frère ait commencé à pratiquer le Falun Gong, sa croyance en « Vérité-Compassion-Tolérance » a fait de lui une personne plus gentille avec plus de considération. Quand ça n’allait plus très bien à son travail, il a ouvert son propre salon de coiffure pour gagner de l’argent en extra. Son commerce allait très fort et ses clients étaient impressionnés par ses capacités et sa gentillesse.

Mon frère avait une vie de famille heureuse. Cependant, après que la persécution ait commencé, il a été renvoyé de son travail et sa femme a aussi dû quitter son emploi. Ils n’avaient plus de revenus et ma belle-sœur a subi la pression de demander le divorce et mon frère a en conséquence, perdu la garde de leur seul enfant. Afin d’éviter les harcèlements et l’arrestation, mon frère a quitté la maison et est allé de place en place. Mon neveu n’a pas vu son père pendant dix ans. Mon cœur souffrait chaque fois que j’y pensais. J’avais une admiration profonde pour mon frère, qui n’a jamais oscillé dans sa croyance, malgré toutes les tribulations qu’il a rencontrées.

Mon frère a été condamné à deux ans de travaux forcés en 1999 pour être allé à Pékin, faire appel pour le Falun Gong. Il a été si atrocement battu qu’il est devenu sourd de l’oreille gauche. Le 25 décembre 2002, les policiers du département de police de la ville de Jiamusi l’ont de nouveau arrêté et l’ont sévèrement torturé. Puis ils l’ont condamné à dix ans de prison à Jiamusi, où il a aussi été atrocement torturé. Les gardes l’ont souvent battu et insulté. Ils l’ont aussi choqué avec des matraques électriques pendant de longues périodes de temps.

Nous avons reçu un appel téléphonique des autorités de la prison le 27 février 2003, nous demandant de venir voir mon frère, qui était apparemment très malade. Quand mon père et moi sommes allés à la prison, nous étions très furieux de voir que mon frère avait été frappé jusqu’à être méconnaissable et être incapable de prendre soin de lui. Il nous a raconté que les gardes, Li Tiejun et Zhang Chunbo, avaient donné l’ordre à un groupe de prisonniers de le frapper dans l’expectative de le faire renoncer à sa croyance. Je savais que je devais faire appel à la justice pour mon grand frère. Avec les larmes aux yeux, j’ai composé le numéro de téléphone du bureau administratif de la prison de Heilongjiang, mais personne ne voulait écouter ma plainte contre les gardes de prison.

Ma vieille mère pleurait tous les jours, ce qui a détérioré sa santé. Elle est morte en 2006 sans avoir pu voir son fils une dernière fois. Je sais que ma mère a quitté ce monde avec regret. Mon père a tellement été affecté par la mort de ma mère qu’il a fait une attaque et qu’il est devenu alité. Je devais alors prendre soin de lui et je n’avais plus le temps d’aller à la prison, rendre visite à mon frère. Mon père est mort le 5 juillet 2012.

Face à une telle torture mentale et physique, la santé de mon frère s’est rapidement détériorée. Il avait du mal à se déplacer. Malgré sa mobilité limitée, les gardes le forçaient toujours à faire de durs travaux. Il a même été une fois, jeté dans les escaliers, par un prisonnier qui n’était pas heureux de sa lenteur à marcher. Heureusement, sa chute a été interrompue par la rampe, alors il n’a pas chuté sur toute la descente des escaliers. Cependant, sa santé s’est rapidement davantage détériorée après cet incident. Il a perdu son appétit et est devenu de plus en plus faible. Il était incontinent et il avait besoin que les autres gens prennent soin de lui. En 2008, il avait totalement perdu la capacité de prendre soin de lui et il avait des troubles de déglutition. Ses jambes étaient extrêmement enflées et meurtries. Pour ne pas déranger les autres, il mangeait de la nourriture simple et restait au lit toute la journée.

Les gardes de la prison m’ont une fois forcé à dire de mauvaises choses contre le Maître ; sinon ils allaient refuser de me laisser voir mon frère. J’ai appris que des pratiquants locaux rendaient souvent visite à mon frère en prison et qu’ils lui amenaient de l’argent, des vêtements et d’autres choses. J’ai été très touché par leur gentillesse.

Mon frère est maintenant dans un état de santé très critique. Il a toujours du mal à manger et il est incontinent, mais les autorités de la prison refusent de le relâcher. J’ai embauché deux avocats pour m’aider à porter plainte contre les autorités de la prison de Jiamusi et leur comportement affreux.

Le 8 mai 2012, j’ai signé un accord médical avec le chef de la division six , Liu Xiaqing, mais mon frère est toujours incarcéré. Trois mois sont passés maintenant et, je suis très inquiet à son sujet.

Les responsables de la persécution de M. Zhang Puhe :

Ye Feng, chef de la prison de Jiamusi : 86-13351666999

Liu Xiaqing, chef de la sixième division de la prison de Jiamusi : 86-13846150345

Yang Guochen, président du tribunal du district de Xiangyang : 86-454-8788687

Traduit de l’anglais en Belgique