(Minghui.org) J'étais au marché en août 2017 et j'ai vu quelqu'un qui essayait de donner des informations sur le Falun Dafa à un marchand. L'homme a refusé de les prendre.

« Quand j'étais à l'école », a dit l'homme, « ma professeur de musique pratiquait le Falun Dafa. Elle était très gentille, mais une si bonne enseignante a été condamnée à cinq ans de prison. Je ne l'ai pas revue depuis. »

Je me suis approchée et lui ai demandé quelle école il fréquentait.

« L'école secondaire No 2 de Taihe dans la ville de Jinzhou », a-t-il répondu.

« Est-ce que vous vous souvenez du nom de votre professeur de musique ? »

« Mme Xu. » Il m'a regardée de la tête aux pieds. « Êtes-vous Mme Xu ? »

Il s'est approché lentement de moi avec des larmes dans les yeux. Il a ouvert les bras et m'a serrée fort, pleurant bruyamment. Les gens au marché ne savaient pas ce qui se passait et nous dévisageaient.

Il a dit : « Mme Xu, est-ce que vous vous souvenez que vous m'avez appris à jouer du piano quand j'étais votre élève ? Après votre départ, personne ne nous a appris le piano. Si vous n'aviez pas été persécutée et que vous aviez enseigné encore, je serais probablement devenu musicien. »

Il a recommencé à pleurer avant de s'arrêter pour demander : « Mme Xu, pourquoi avez-vous été emprisonnée ? »

Ses mots ont ramené des souvenirs sur comment j'avais été persécutée pour avoir tenu fermement à ma croyance dans le Falun Dafa.

Pratiquer le Falun Dafa

Je m'appelle Xu Qingfang. J'ai 70 ans. J'ai été professeur de musique pendant 25 ans dans une école primaire et plus tard dans une école secondaire.

Je souffrais de nombreuses maladies : problèmes thyroïdiens, rhumatisme, athérosclérose cérébrale et rhinite atrophique. J'ai commencé à pratiquer le Falun Dafa en 1996 et toutes mes maladies ont disparu en un mois de pratique.

J'ai vécu le merveilleux état d'être libre de maladie et de comprendre le sens authentique de la vie. J'ai commencé à faire les choses selon le principe « Authenticité-Bienveillance-Tolérance » dans ma vie quotidienne.

À l'époque, j'enseignais la musique dans une école secondaire d'un milieu rural. Le village avait des problèmes financiers et retardait souvent nos salaires. Il y avait une pénurie d'instruments de musique. Le seul clavier que nous avions ne fonctionnait pas, mais le programme exigeait toujours que les élèves répondent à certains critères au niveau musical. J'ai déménagé mon propre piano à l'école et j'ai aussi acheté quelques autres instruments de musique pour les seize classes dans lesquelles j'enseignais.

Le jeune homme mentionné ci-dessus était l'un de mes élèves. C'était un jeune garçon très motivé et travailleur.

La persécution du Falun Dafa

Jiang Zemin, l'ancien dirigeant du Parti communiste chinois (PCC), a lancé la persécution du Falun Dafa en juillet 1999. Les médias d'État ont été utilisés pour attaquer et calomnier le Falun Dafa. Beaucoup de gens ont été trompés par la propagande.

J'ai profité de mes cours pour parler aux élèves des faits concernant le Falun Dafa et du principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. La majorité de mes élèves aimaient écouter.

Un élève m'a signalée au directeur et je n'ai pas été autorisée à enseigner après cela. Un jour, j'ai vu une fourgonnette de police entrer dans l'école et j'ai su qu'ils venaient pour moi.

J'avais passé 40 jours dans un centre de lavage de cerveau pour ne pas avoir donné mes livres de Dafa à la police et je ne voulais pas être persécutée à nouveau. J'ai décidé de quitter l'école avant qu'ils ne viennent me chercher et j'ai dû rester loin de chez moi pour éviter une arrestation.

Lorsque le nouveau trimestre scolaire a commencé, j'ai appelé le directeur et je lui ai dit que je voulais retourner au travail, mais le directeur m'a dit que je ne pouvais pas parce que j'étais sur la liste des personnes recherchées par la police.

Condamnée à cinq ans de prison

Je suis allé à Pékin faire appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa en mai 2002. J'ai été arrêtée et ramenée dans ma ville natale. J'ai été emmenée directement au centre de détention de Jinzhou et détenue pendant huit mois.

Un pratiquant de Falun Dafa dans le centre de détention a été battu par un gardien pour avoir crié « Falun Dafa est bon. » Afin d'arrêter la persécution des pratiquants de Dafa, les pratiquants ont commencé une grève de la faim. Le cinquième jour de ma grève de la faim, on m'a gavée par le nez.

Plus tard, j'ai été condamnée à cinq ans de prison sans procès et les membres de ma famille n'ont pas été informés.

Battue

J'ai été emmenée à la prison de Dabei dans la ville de Shenyang en janvier 2003. Le gardien de prison a assigné deux détenues reconnues coupables de meurtre pour me surveiller.

Les deux détenues m'ont emmenée dans une pièce sombre où les fenêtres étaient complètement couvertes. Elles m'ont forcée à apprendre quelques phrases que je devais dire lorsque je leur parlais, comme : « La criminelle Xu veut signaler ceci et cela. »

Je n'ai pas fait ce qu'elles ont demandé, alors elles m'ont battue du petit matin jusque tard dans la nuit. Mes vêtements ont été déchirés et mon corps a été couvert de coupures et d'ecchymoses. Les sévères coups m'ont fait perdre la mémoire.

Ma fille est venue me voir le deuxième jour après mon arrivée à la prison, mais les gardes ne l'ont pas autorisée à me voir.

On m'a forcée à m'asseoir sur un petit tabouret parce que je refusais d'abandonner ma croyance. J'ai été privée de mes droits fondamentaux de dormir, de boire, de me laver et de parler.

Quand je commençais à m'endormir sur le tabouret, on me versait une grande bassine d'eau froide sur la tête, même en hiver. On m'a également forcée à nettoyer les longs couloirs et les toilettes.

En raison de la persécution à long terme, mes jambes étaient sérieusement enflées et je marchais en boitant. Mes articulations des doigts étaient douloureuses et enflées. Je ne pouvais pas serrer les poings ou attacher mes boutons et j'ai aussi perdu la mémoire. D'autres détenues ont dit que j'étais atteinte de démence et que j'étais sénile.

Travaux forcés

D'autres pratiquants et moi avons été contraints de faire du travail forcé de 6 h à 21 h chaque jour et nous n'avions pas le droit de déjeuner, de souper ou de nous coucher si nous n'avions pas fini notre travail. Nous terminions parfois vers minuit.

Je ne pensais pas pouvoir continuer à vivre si ma vie était comme ça pendant cinq ans. J'ai écrit une note pour faire savoir aux gens que j'avais été persécutée à mort si un jour je mourais ici.

Être témoin de la torture d'autres pratiquantes

J'ai été témoin de la torture d'autres pratiquantes pendant ma détention

Les mains d'une pratiquante âgée ont été ligotées et on l'a forcée à s'accroupir sous la table avec la bouche couverte de ruban adhésif.

Un jour, la pratiquante âgée a été poussée sur le sol et l'un des détenus lui a marché dessus et l'a battue. J'en ai été témoin et j'ai crié : « Les criminels battent une bonne personne ! » J'ai ensuite été frappée par ce détenu.

Une autre pratiquante, Mme Li Ling, était fonctionnaire du Département d'organisation du district de Guta. Un jour, une détenue lui a couvert la tête avec une couette et s'est assise sur sa tête. Elle est morte par étouffement.

La pratiquante Mme Liu Man a été grièvement blessée lorsqu'une détenue lui a piqué la poitrine avec des ciseaux.

Avant d'être libérée le 13 mai 2007, les gardiens ont essayé de me forcer à signer leurs documents. J'ai écrit : « Je suis innocente. »

Acheter des instruments de musique à mes frais

Quand je travaillais dans une école à la campagne, tous les salaires des enseignants étaient contrôlés par les autorités locales. Nos salaires ont toujours été retardés pendant des mois parce que les autorités détournaient notre argent.

L'école était à court d'instruments de musique en raison de la situation financière désastreuse. Il n'y avait pas de piano, seulement un clavier électronique qui ne fonctionnait pas.

Afin d'aider les élèves à améliorer leurs compétences musicales et leurs connaissances, j'ai amené à l'école mon propre nouveau piano. Plus tard, j'ai acheté un magnétophone, un clavier électronique et un harmonica, et j'ai pris sur mon temps personnel pour aider les élèves.

Mon travail acharné a été récompensé, car une des filles a réussi les examens et a été acceptée par une université. Sa mère est venue de la campagne pour me remercier et voulait me donner de l'argent. J'ai refusé et je lui ai dit qu'ils devraient remercier mon professeur M. Li Hongzhi, le fondateur du Falun Dafa, parce qu'il m’apprenait à faire les choses de cette façon.

Abandonner une promotion

Avant de commencer à pratiquer le Falun Dafa, il y avait eu une opportunité pour changer notre statut d'enseignant. Seuls trois enseignants ont réussi toutes les évaluations et j'étais l'un d'entre eux. Cependant, ma position a été prise par quelqu'un d'autre. J'étais tellement en colère que je me suis évanouie.

Maintenant que je pratique le Falun Dafa, je pense d'abord aux autres.

Notre école a eu l'occasion de promouvoir certains enseignants, mais le quota était limité. Une personne qui était responsable de la promotion du personnel a dit : « Si nous n'avions qu'une seule position, elle devrait appartenir à Mme Xu. C'est la plus expérimentée. »

J'ai abandonné cette opportunité pour que d'autres puissent la prendre. J'ai dit à mes collègues : « Vous êtes tous jeunes et devez poursuivre votre avenir. »

Retraite différée

J'allais prendre ma retraite début 2006, car ma fille allait accoucher et je voulais être avec elle.

J'ai demandé à prendre ma retraite avant le début des vacances d'été. Lorsque le nouveau trimestre a commencé, j'ai demandé au directeur de l'école s'ils avaient un nouveau professeur de musique. Il m'a dit que personne n'aimait venir dans notre école parce que les salaires étaient toujours retardés.

J'ai pensé que je ne pouvais pas laisser les élèves sans cours de musique, alors j'ai discuté de la situation avec ma fille et mon gendre pour avoir une nounou pour s'occuper d'eux.

Si je continuais à travailler, j'allais en fait être moins payée que si je touchais ma pension, à cause du trajet pour aller au travail, mais il ma semblé que cela vaudrait la peine si les élèves pouvaient continuer leurs cours de musique.

Conférence annuelle

Nous avons eu une conférence annuelle d'enseignants en 2000. Tous les enseignants de l'école ont prononcé des discours. Quand j'ai fini mon discours, il y a eu des applaudissements enthousiastes.

Une enseignante m'a dit qu'elle avait les larmes aux yeux lorsqu'elle a écouté mon compte-rendu. Un autre enseignant a dit que la raison pour laquelle mon rapport était touchant était parce que je réussissais si bien.

L'école de musique locale recrutait seulement deux élèves de notre district chaque année. Il y avait toujours un élève de mon école et parfois les deux étaient mes élèves.

J'ai reçu le prix de « professeur modèle » et mes plans de cours ont été notés comme « excellents ».

Traduit de l'anglais au Canada