(Minghui.org) Le parquet du canton de Guangshan a renvoyé un dossier contre deux pratiquants de Falun Gong locaux au Département de police du canton de Guangshan, fin juillet 2017, invoquant une insuffisance de preuve pour aller plus avant dans la poursuite.

M. Jian Xuefu et M. He Yuanlang restent détenus après leurs arrestations il y a quatre mois. Les deux hommes ont été ciblés car ils refusent de renoncer au Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée par le régime communiste chinois.

Arrestations

Les arrestations de M. Jian et M. He ont fait suite à celles de deux autres pratiquants locaux, M. Zeng Zhaobin et M. Li Jiazhi, le même jour.

M. Zeng a été appréhendé, le 22 mars 2017, par plus de dix agents dont Zhou Xinchun (chef du Bureau de la sécurité intérieure du canton de Guangshan), l’adjoint de Zhou, Fu Qiang, et Xiong Tianyang du poste de police de Zishui.

La police a ramené M. Zeng à son domicile, où ils ont vu M. Jian, M. He et M. Li Jiazhi (aussi pratiquant de Falun Gong), qui avaient été invités à dîner au domicile de M. Zeng et attendaient à l’extérieur.

Zhou a ordonné aux trois invités de M. Zeng de rester et a confisqué leurs téléphones portables de même que celui de M. Zeng.

Zhou a donné instruction aux agents de saccager le domicile de M. Zeng sans mandat d’arrêt, avant de procéder de la même façon au domicile de M. Jian.

Les quatre pratiquants ont d’abord été emmenés au poste de police de Zishui et ont été transférés à la prison du canton de Guangshan plus tard cette nuit-là. On ne leur a montré ou donné aucun document concernant la détention.

L’épouse de M. Zeng travaillait et son enfant était à l’internat quand la police a saccagé leur domicile. Il y avait également personne au domicile de M. Jian quand la police est venue la fouiller. Comme les agents n’ont jamais informé les quatre familles des pratiquants de leurs arrestations, les familles n’ont pas su ce qui était arrivé avant le 25 mars, quand la sœur de M. Jian a eu besoin de lui parler, mais n'est pas arrivée à le joindre.

La police menace la famille et fabrique des preuves

La sœur de M. Jian et les familles des trois autres pratiquants sont allés demander la libération des pratiquants le 25 mars, mais ont été menacées.

Zhou leur a crié : « Pratiquez-vous aussi le Falun Gong ? Je vais vous arrêter tous si vous ne partez pas maintenant ! » L’agent Fu Qiang les a poussés dehors.

Zhou a plus tard utilisé un logiciel pour fabriquer des photos dans sa tentative de bloquer les pratiquants. Il a même ordonné de diffuser les fausses photos sur la chaîne de télévision par câble locale.

Zhou a aussi pressé l’épouse de M. Zeng d’identifier « son mari » à partir d'une vidéo de surveillance granuleuse. Même si M. Zeng n’a jamais été présent au dit lieu allégué par Zhou, l’épouse de M. Zeng a été forcée à dire qu’un homme dans la vidéo était son mari et a signer sa « déposition ».

Zhou a alors soumis le dossier contre M. Zeng et les autres pratiquants au parquet local.

Se battre pour la justice

M. Jian a déposé une plainte contre Zhou et Shen Lizhi, un chef de section du bureau d’appels local, auprès du parquet local, le 21 avril. Il a accusé les deux hommes de manquement à leur devoir et a demandé qu’ils soient poursuivis.

La famille de M. Jian et des autres pratiquants ont aussi continué à utiliser diverses façons de communiquer avec la police et les agents du parquet, les exhortant d’arrêter de persécuter les pratiquants de Falun Gong et de rejeter le dossier.

Le parquet a retourné le dossier à la police fin juillet.

2 libérés, 2 encore détenus

M. Li a été libéré le 6 avril, bien qu’il soit peu clair de savoir s’il est en liberté sous caution ou si son cas a été rejeté.

M. Zeng a été battu par la police et a eu des bleus sur tout le corps. Il n'arrivait pas à redresser son dos et avait de la difficulté à parler. La police l’a libéré sous caution le 21 mai.

M. Jian et M. He sont toujours détenus, même après que le parquet ait retourné leurs dossiers.

Traduit de l’anglais au Canada