(Minghui.org) Lors de la première journée du Sommet mondial sur la prévention et la lutte contre le prélèvement forcé d’organes, le 17 septembre, huit experts médicaux d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord ont discuté du prélèvement forcé d’organes validé par l’État en Chine.

Ces professionnels ont souligné la nature non consentie et l’extrême brutalité du prélèvement forcé d’organes. Ils ont également discuté de l’énorme préjudice subi par les victimes du point de vue de l’éthique médicale et ont formulé des recommandations sur la manière d’endiguer et de prévenir les prélèvements forcés d’organes. Les intervenants ont mentionné à plusieurs reprises les pratiquants de Falun Gong comme étant les principales victimes de ces crimes.

Organisé par cinq organisations non gouvernementales, le Sommet mondial sur la prévention et la lutte contre le prélèvement forcé d’organes accueille six webinaires entre le 17 et le 26 septembre.

Six webinaires ont été programmés sur deux week-ends, du 17 au 19 septembre et du 24 au 26 septembre, au cours desquels 38 invités de 19 pays feront des présentations. Parmi eux, des membres du Parlement européen, un ancien ministre français, des parlementaires, des médecins, des universitaires, des professeurs, des juges, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme.

Apprendre les faits aide à mettre fin aux atrocités

Torsten Trey, directeur exécutif de Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH), a déclaré lors de son discours d’ouverture que « cette pratique horrible dépasse notre imagination et notre pensée en tant qu’êtres humains ».

« Il est impossible de parler de l’Holocauste sans mentionner le peuple juif, et dans le même ordre d’idée, il est également impossible de parler de prélèvements forcés d’organes en Chine sans mentionner le Falun Gong », a-t-il expliqué.

Le Dr Trey a averti la communauté médicale que le Parti communiste chinois (PCC) mène une campagne d’éradication du Falun Gong depuis juillet 1999. En déléguant l’exécution d’innocents pratiquants de Falun Gong des tribunaux aux hôpitaux, le PCC a ainsi militarisé la profession de greffeur d’organes en Chine et l’a transformée en bourreau sous le nom de transplantation. « Cependant, tuer une personne vivante dans le but de fournir un traitement à une autre personne, transforme la médecine en une pratique absurde et viole le serment médical », a-t-il poursuivi.

« J’estime qu’en parlant objectivement de la pratique du Falun Gong en public, les incitations du gouvernement chinois à utiliser le prélèvement forcé d’organes comme moyen d’éradiquer cette pratique et d’empêcher la communauté internationale de s’informer sur le Falun Gong seront vaincues, et la militarisation furtive de la profession médicale sera désarmée », a ajouté M. Trey. « Plus tôt le monde sera informé sur le Falun Gong, plus tôt le prélèvement forcé d’organes des pratiquants de Falun Gong prendra fin. »

En fait, le Falun Gong se base sur le principe universel Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Il a déclaré : « Parler de la pratique des victimes sert deux objectifs. Non seulement cela donne une voix aux sans-voix, mais cela fournit également l’approche la plus puissante et la plus pacifique pour combattre le prélèvement forcé d’organes. »

Non pas la mort cérébrale ou cardiaque, mais l’assassinat

Le professeur Li Huige, professeur de pharmacologie au centre médical universitaire de Mayence en Allemagne, a décrit quatre types de prélèvements d’organes en Chine en se basant sur des témoignages et des publications. Les deux premiers types concernent les prisonniers condamnés à mort, et les deux derniers les prisonniers de conscience et les prisonniers politiques. Bien que le terme de mort cérébrale ait souvent été cité par les médecins chinois comme ayant eu lieu avant le prélèvement d’organes, de nombreuses publications de professionnels de la santé chinois ont démontré le contraire. Le professeur Li a déclaré que ce n’est « ni la mort cérébrale ni la mort cardiaque. C’est un patient vivant qui a été tué par les médecins en lui retirant le cœur ».

Le professeur Li a cité un article de Henan Medical Research décrivant des transplantations cardiaques réalisées à l’hôpital des forces de police armées du peuple chinois en 2001. Il a souligné qu’à cette époque, il n’existait pas encore de concept de mort cérébrale ni de législation en la matière. Pour le prélèvement du cœur, une héparinisation systémique était pratiquée. Mais l’héparinisation systémique ne peut fonctionner que si le cœur et la circulation fonctionnent. « Donc, la personne n’est pas non plus un patient en état de mort cardiaque », a-t-il précisé.

« La description détaillée a montré que la solution de cardioplégie froide a été délivrée au cœur par la racine aortique jusqu’à ce que le cœur s’arrête de battre. Cela signifie que le cœur battait et qu’une solution de cardioplégie froide a provoqué l’arrêt cardiaque », a expliqué M. Li. « Ainsi, cette personne, ce soi-disant donneur, n’était pas un patient en état de mort cérébrale, ni un patient cardiaque, mais une personne vivante qui a été tuée par des professionnels de la santé. Il s’agit très probablement d’une situation de prélèvement d’organes sur des prisonniers d’opinion. »

David Beyda, président et professeur du Département de bioéthique et d’humanisme médical de l’université d’Arizona, a déclaré que les gens sont mis en prison comme des marchandises pour fournir des organes, au lieu d’être traités comme des êtres humains. En d’autres termes, les chirurgiens qui effectuent les transplantations les tuent en réalité.

Les pratiquants de Falun Gong sont les principales victimes d’une opération de type « boîte noire »

Huang Shi-wei, directeur du service d’urologie de l’annexe Yunlin de l’hôpital national de Taïwan, a déclaré que le PCC prélevait des organes depuis plus de vingt ans.

En raison du profit lucratif de la transplantation d’organes, les hôpitaux et les médecins de Chine continentale ont cherché des organes par tous les moyens. Entre 2000 et 2006, la majorité des victimes étaient des pratiquants de Falun Gong. Depuis 2007, cependant, le PCC a également commencé à cibler les Ouïghours, d’autres minorités et des prisonniers. En outre, le commerce et le vol d’organes sont également devenus une norme.

M. Huang a déclaré que les hôpitaux de transplantation d’organes et le nombre de lits n’ont cessé de se développer. En revanche, le nombre de transplantations rapporté par le PCC a diminué depuis que le prélèvement d’organes a été révélé en 2006. Cela montre que la transplantation d’organes en Chine est une opération de type « boîte noire » qui manque de transparence.

Il a souligné que les preuves indiquent que le nombre de transplantations d’organes dépasse largement celui annoncé par les responsables chinois. De nombreux grands centres de transplantation d’organes ont également participé à la transplantation clandestine d’organes.

Violation de l’éthique médicale

Declan Lyons, professeur agrégé de psychiatrie à la faculté de médecine du Trinity College de Dublin, en Irlande, a déclaré qu’il était inacceptable que les professionnels de la santé gardent le silence face à des actes aussi graves qui sapent l’éthique fondamentale. Il a ajouté que la déchéance morale en tout lieu mettrait en danger les fondements de l’éthique médicale dans cette région.

Il a déclaré qu’un comportement immoral à une telle échelle en Chine est une insulte à la profession médicale – on ne peut pas être à la fois l’exécuteur de la politique de persécution d’un régime et le gardien de la vie des gens. Ces deux rôles s’excluent mutuellement.

Le Pr Lyons a déclaré que, malheureusement, la plupart des professionnels de la santé dans le monde ignorent l’existence du prélèvement forcé d’organes ou refusent d’y croire. L’attitude des professionnels de la santé à l’égard du prélèvement forcé d’organes va éroder la confiance des gens à leur égard. Par exemple, si une nouvelle pandémie venait à éclater, les gens écouteraient-ils à nouveau les médecins ? Après tout, si les médecins peuvent tolérer le prélèvement forcé d’organes et choisissent de ne rien faire, pourquoi les gens devraient-ils encore croire en eux ?

Il a déclaré que la persécution de citoyens innocents en Chine a porté atteinte aux valeurs morales et que la vie des gens fait désormais partie des biens du PCC. Les prisonniers sont détenus et torturés, et ils peuvent perdre la vie à tout moment.

Bien qu’il ne soit pas lui-même pratiquant de Falun Gong, le Pr Lyons a dit qu’il se sentait obligé de parler en leur nom. La persécution du Falun Gong dure depuis vingt-deux ans et est trop longue, a-t-il dit. De plus, les principes dans Authenticité-Bienveillance-Tolérance sont des valeurs universelles pour nous tous.

Cesser d’être les complices du PCC

Au cours du webinaire, des experts médicaux ont également formulé des recommandations pour mettre fin aux prélèvements forcés d’organes. G. Weldon Gilcrease, MD, professeur associé à la division d’oncologie de l’école de médecine de l’université de l’Utah, a déclaré que son institution effectue une quantité modeste de transplantations d’organes chaque année. Lui et ses collègues ont pris des mesures contre le prélèvement d’organes sur des personnes vivantes. Par exemple, ils ont essayé d’exclure les stagiaires chinois parce que ces derniers participeraient probablement au prélèvement d’organes à leur retour en Chine.

Raymond Scalettar, ancien président du Conseil d’administration de l’American Medical Association a déclaré qu’une forme de promesse devrait être mise en place à l’avenir, afin que seuls ceux qui acceptent de signer le formulaire et de suivre l’éthique médicale puissent être recrutés pour la formation en transplantation d’organes.

Contexte

Selon son communiqué de presse, le Sommet mondial sur la prévention et la lutte contre le prélèvement forcé d’organes est le « premier dans le domaine de l’éthique médicale et des droits de l’homme, tant par son ampleur que par sa portée ». Ouvert aux experts et au public, le Sommet aborde le prélèvement forcé d’organes sur des personnes vivantes non seulement comme une violation de l’éthique médicale et des droits de l’homme fondamentaux, mais aussi comme une atrocité contre l’humanité par nature. « Le meurtre systématique de personnes pour prélever leurs organes à l’échelle industrielle est un crime sans précédent qui ne devrait pas avoir sa place au 21siècle », écrit le communiqué.

Les cinq organisations coorganisatrices sont : Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH) aux États-Unis, CAP Liberté de conscience en France, Taiwan Association for International Care of Organ Transplants (TAICOT) à Taïwan, Korea Association for Ethical Organ Transplants (KAEOT) en Corée du Sud et Transplant Tourism Research Association (TTRA) au Japon.

Quelque 38 experts internationaux discuteront de cette pratique abusive du point de vue médical, juridique, politique, des médias, de la société civile et de l’élaboration des politiques et s’exprimeront sur l’impact de l’atrocité du prélèvement forcé d’organes sur l’humanité. Les organisateurs de l’événement ont également annoncé le lancement d’une déclaration qui sera présentée au public à la fin du sommet mondial.

Selon le site web, le Sommet mondial sur la prévention et la lutte contre le prélèvement forcé d’organes est une série de six webinaires qui démontrent comment le prélèvement forcé d’organes affecte tous les aspects de la société humaine. « Le serment de la profession médicale de ne pas faire de mal a été sacrifié pour le profit, la carrière et les objectifs politiques. Les politiciens et les décideurs sont tiraillés entre le bien-être de leurs électeurs et les intérêts particuliers. De nombreux médias n’ont pas rendu compte fidèlement de cette atrocité, mais ont cédé à la pression du PCC et publié de la propagande payée à la place. Les sociétés du monde entier sont maintenues dans l’ignorance des dangers qu’il y a à se rendre complice des crimes de prélèvement forcé d’organes », écrit le communiqué. « La profession juridique est invitée à mettre un terme à ce crime contre l’humanité inacceptable. »

Manfred Nowak, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, avait demandé au PCC, il y a plus de dix ans, d’enquêter sur la mauvaise pratique de prélèvement d’organes, mais il n’a reçu aucune réponse. Depuis 2013, plus de deux millions de pétitions ont été recueillies, exhortant l’ONU à enquêter sur cette atrocité, ainsi que de nombreuses résolutions de parlements de tous les continents. En juin 2021, 12 rapporteurs spéciaux des Nations unies ont soulevé la question du prélèvement forcé d’organes auprès du gouvernement chinois, sur la base d’informations crédibles selon lesquelles des pratiquants de Falun Gong, des Ouïghours, des Tibétains, des musulmans et des chrétiens sont tués pour leurs organes en Chine. Mais le crime continue.

Le Dr Trey, l’hôte de l’événement et représentant de DAFOH, a déclaré que le prélèvement forcé d’organes sur des personnes vivantes est une « honte insondable et indicible pour l’humanité ».

« Jamais auparavant dans l’histoire, un régime autoritaire n’a persécuté des personnes vivantes en les tuant dans le but de les éradiquer par l’installation d’une infrastructure de prélèvement d’organes. Cette structure, motivée par le profit et au développement autonome, transforme potentiellement les receveurs d’organes en complices, car leur demande d’une greffe d’organe pourrait alimenter l’abus de transplantation », a-t-il expliqué. « Cette situation devrait préoccuper toute l’humanité. »

Les six webinaires sont prévus sur deux fins de semaine, du 17 au 19 septembre, et du 24 au 26 septembre. Veuillez consulter le site Internet pour obtenir des renseignements détaillés : https://worldsummitcpfoh.info/.

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Traduit de l’anglais