(Minghui.org) Un total de 41 pratiquants de Falun Gong condamnés à des peines de prison pour leur croyance a été signalé en janvier 2026.
Vingt et un (21) des cas signalés ont eu lieu en 2025, et 20 se sont produits en janvier 2026. En raison de la censure stricte de l’information par le Parti communiste chinois, les informations sur la persécution ne sont pas toujours facilement accessibles, ce qui entraîne des retards dans leur signalement.
Les pratiquants de Falun Gong condamnés proviennent de quatorze provinces ou municipalités sous contrôle central. Le Shandong a signalé le plus grand nombre de cas (huit), suivi du Jilin (sept) et du Liaoning (six). Le Guangdong, le Heilongjiang et la Mongolie intérieure ont chacun enregistré trois cas. Tianjin, le Yunnan et Chongqing ont chacun signalé deux cas. Les cinq autres régions — Fujian, Guizhou, Hebei, Hubei et Sichuan — ont chacune enregistré un cas.
Les peines de prison varient de sept mois à six ans, avec une moyenne de deux ans et dix mois. Seize pratiquants ont été condamnés à une amende totale de 242 000 yuans, soit une moyenne de 15 125 yuans par personne.
Parmi les 25 pratiquants dont l’âge était connu au moment du prononcé de la peine, celui-ci oscillait entre 45 et 86 ans, on compte trois quadragénaires, quatre quinquagénaires, dix sexagénaires, six septuagénaires et deux octogénaires.
Voici quelques-uns des cas sélectionnés
Condamnations de pratiquants âgés
Une femme de 84 ans condamnée à deux ans et cinq mois de prison pour sa pratique du Falun Gong
Mme Wang Xiuqin, 84 ans vivant à Fuzhou, province du Fujian, a été condamnée à deux ans et cinq mois de prison. Elle a été arrêtée le 12 février 2025. Les policiers ont fait une descente à son domicile et ont confisqué ses livres et autres documents liés au Falun Gong. En raison de son hypertension artérielle, elle a été libérée et assignée à résidence.
Mme Wang a écrit plusieurs fois à la police pour demander la restitution de ses livres de Falun Gong. Les caméras de surveillance dans les rues l’ont filmée sortant de chez elle et se rendant à la poste. Ses lettres à la police ont été interceptées.
Wei Fuyu, secrétaire de la Commission des affaires politiques et juridiques du district de Cangshan, a ordonné aux policiers locaux de harceler et de surveiller Mme Wang. Ils ont installé des caméras de surveillance face à son appartement et ont affiché des posters diffamatoires à l’encontre du Falun Gong dans de nombreux immeubles de son quartier.
Des policiers ont fait irruption chez Mme Wang le 14 juillet 2025 et l’ont emmenée à l’hôpital pour un examen médical. Elle a été admise peu après au centre de détention no 2 de Fuzhou.
Le Département de police du district de Cangshan a approuvé l’arrestation de Mme Wang le 21 août 2025 et a soumis son dossier au parquet du district de Minqing, en utilisant les vidéos de surveillance et ses lettres à la police comme preuves à son encontre.
Le tribunal de Minqing a désigné un avocat pour représenter Mme Wang. Sa famille n’a été informée de son audience du 9 octobre 2025 que la veille. Mme Wang a été jugée lors d’une audience virtuelle au centre de détention. Le juge l’a condamnée fin janvier 2026.
Une septuagénaire handicapée condamnée à trois ans de prison
Mme Wei Dehui, 76 ans, souffrant d’un handicap à la main, a été condamnée à trois ans de prison. Cette habitante de la ville de Weifang, province du Shandong, a été arrêtée aux premières heures du 22 octobre 2019, lorsque neuf agents du poste de police de Nanguan ont fait irruption chez elle en brisant sa serrure. Deux agents l’ont maintenue au sol pendant que les autres fouillaient son domicile.
Les agents ont menotté Mme Wei dans le dos, l’ont poussée dans leur voiture de police et l’ont emmenée au poste. Pendant l’interrogatoire, ils l’ont photographiée de force et ont pris ses empreintes digitales et plantaires. Mme Wei a été libérée le soir même.
Les policiers ont d’abord placé Mme Wei en liberté sous caution pendant un an, puis ont changé le statut de son dossier en « assignation à résidence ». Ils ont rempli les documents administratifs à son insu. Mme Wei n’a appris qu’elle faisait l’objet de poursuites judiciaires que le 28 mai 2021, lorsque le parquet du district de Weicheng l’a appelée. La personne qui l’a appelée lui a dit qu’ils avaient reçu son dossier le 22 octobre 2019 et lui ont ordonné de garder son téléphone portable allumé afin qu’elle reste joignable à tout moment. Elle a refusé d’obtempérer.
Un policier a contacté Mme Wei le 31 mai 2021 et a exigé de la rencontrer chez elle. Elle a refusé, mais deux agents se sont présentés chez elle quelques heures plus tard. Trois agents sont revenus le lendemain matin et l’ont emmenée au parquet du district de Weicheng. Un membre du personnel lui a dit qu’elle pouvait engager un avocat et qu’ils soumettraient son cas au parquet du district de Kuiwen, qui avait été désigné pour traiter les affaires liées au Falun Gong dans la région.
Un employé du parquet du district de Kuiwen a appelé Mme Wei le 5 juillet 2021 et lui a ordonné de se présenter deux jours plus tard. Elle s’y est rendue avec son fils et a reçu l’ordre de signer des documents répertoriant les documents de Falun Gong qui lui avaient été confisqués comme preuves à charge. Certains de ces documents appartenaient à sa sœur, qui pratiquait également le Falun Gong et qui est décédée en 2015 en raison de la persécution, Mme Wei a refusé de signer le formulaire.
Selon les informations obtenues par Minghui.org en janvier 2026, Mme Wei avait été admise à la prison pour femmes de la province du Shandong pour y purger une peine de trois ans. On ne dispose d’aucune information sur la date à laquelle elle a été condamnée et envoyée en prison.
Mme Li Derong, 76 ans, une ancienne commissaire principale aux comptes à Qiqihar, province du Heilongjiang, a été illégalement condamnée à quatre ans de prison et à une amende de 10 000 yuans
Son mari était alité depuis quatre ans avant son arrestation le 15 octobre 2025. Inquiet pour sa femme, son état de santé s’est rapidement détérioré. Avant son décès, le 9 décembre 2025, sa famille a demandé à ce que le couple puisse se voir une dernière fois, mais la cour a rejeté cette demande. Mme Li a été condamnée quelques jours plus tard.
La dernière épreuve de Mme Li remonte à son arrestation en septembre 2022, quand quelqu’un l’a signalée pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Les policiers ont confisqué les documents de Falun Gong qui se trouvaient dans son sac et l’ont interrogée. Ils ont également fouillé son domicile et confisqué trois livres de Falun Gong. Mme Li a été libérée sous caution dans la soirée. Afin de clore l’affaire, les policiers l’ont de nouveau arrêtée en 2025 et ont réussi à monter un dossier pour la faire condamner.
Après avoir déjà passé 7,5 ans en prison, une femme de 70 ans du Sichuan a été condamnée à près de 3 ans pour sa croyance
Mme Wan Wu, 70 ans, de la ville de Meishan, province du Sichuan, a été condamnée à deux ans et dix mois de prison. Elle a été arrêtée chez elle le 13 mai 2025, en même temps que ses huit invitées également pratiquantes de Falun Gong.
Le tribunal du district de Dongpo a jugé Mme Wan le 18 décembre 2025 et l’a condamnée à une date ultérieure. Le statut des procédures concernant ses invitées reste à clarifier.
Ce n’est pas la première fois que Mme Wan est prise pour cible en raison de sa croyance. Elle a déjà purgé deux peines de travaux forcés et une peine de prison pour un total de sept ans et demi.
Peu après le début de la persécution du Falun Gong par le régime communiste, le 20 juillet 1999, Mme Wan s’est rendue à Pékin pour faire valoir son droit à la liberté de croyance, mais elle a été arrêtée et ramenée dans sa ville. L’employeur de Mme Wan a suspendu son salaire à de nombreuses reprises y compris pendant ses deux périodes de travaux forcés, avant de finalement la licencier. Les policiers ont également régulièrement harcelé Mme Wan et les membres de sa famille.
À la mi-septembre 2002, Mme Wan a été arrêtée et condamnée deux mois plus tard à trois ans de travaux forcés. Elle a purgé sa peine dans le camp de travaux forcés de Nanmusi, situé dans la ville de Zizhong, province du Sichuan.
Le 8 septembre 2009, alors qu’elle distribuait des documents sur le Falun Gong dans la ville de Jiajiang, province du Sichuan, Mme Wan a été arrêtée. Elle a été condamnée à un an de travaux forcés dans le même camp de travail de Nanmusi. Après sa libération le 7 juin 2010, elle a reçu l’ordre de se présenter au poste de police une fois par mois.
Le 7 juillet 2014, les policiers ont fait une descente chez Mme Wan et ont saisi ses livres et documents sur le Falun Gong, ainsi que de l’argent liquide. Les policiers ont menacé de compromettre l’emploi de son fils et de sa belle-fille si elle refusait de donner les noms d’autres pratiquants de Falun Gong.
Mme Wan a comparu devant le tribunal du district de Dongpo en décembre 2014 et elle a été condamnée à trois ans et demi de prison en avril 2015. Elle a été incarcérée dans la prison pour femmes de la province du Sichuan le 4 mai 2015.
Persécution à répétition
Un homme de 61 ans du Yunnan condamné à cinq années supplémentaires après avoir déjà purgé trois peines de prison totalisant 15 ans
Le 26 décembre 2025, M. Han Zhenkunun, 61 ans de la ville de Kunming, province du Yunnan, a été condamné à cinq ans et à une amende de 50 000 yuans. Il a fait appel du verdict.
M. Han a été arrêté en mai 2025 et a été jugé le 1er décembre par le tribunal du district de Wuhua. Le juge a autorisé un seul membre de la famille de M. Han a assister au procès. Escorté par huit huissiers, il est entré dans le palais de justice par une entrée latérale. Il a tenté de saluer les autres membres de sa famille qui étaient bloqués à l’extérieur, mais en a été empêché.
Lors du procès, l’avocat de M. Han lui a demandé pourquoi il restait ferme dans sa croyance malgré la persécution actuelle. Il a répondu qu’il avait commencé à pratiquer avec ses parents après avoir été témoin des bienfaits de la méthode sur leur santé. Le juge l’a arrêté et l’a averti qu’il pouvait seulement répondre par oui ou par non à toutes les questions.
Son avocat a ensuite demandé s’il avait mis des clés USB contenant des informations sur le Falun Gong dans une voiture plusieurs mois auparavant, comme l’affirmait la police. Il a répondu que « le Falun Gong ne cause aucun dommage à la société ». Le juge l’a interrompu et lui a ordonné de répondre aux questions par oui ou par non.
M. Han a dit ne pas se souvenir s’il avait placé ou non une clé USB dans une voiture. Il a demandé que le témoin à charge, le propriétaire du véhicule, comparaisse devant le tribunal pour être contre-interrogé. Le juge l’a ignoré et a demandé à l’avocat d’expliquer ce qui était arrivé.
L’avocat a souligné que même si son client avait bel et bien placé la clé USB en question dans une voiture, il n’avait rien fait de mal, puisqu’aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong. L’avocat a par ailleurs mis en doute la validité des « preuves » retenues contre son client en lien avec la clé USB.
L’acte d’accusation précisait que le propriétaire de la voiture avait découvert la clé USB dans sa voiture après l’avoir rapportée chez lui et en avoir regardé le contenu sur son ordinateur personnel. Selon l’avocat, on ne pouvait pas exclure la possibilité que le propriétaire de la voiture ou la police aient altéré le contenu de la clé USB.
L’acte d’accusation précisait également que le contenu de la clé USB avait causé un préjudice au propriétaire du véhicule. Cependant, il n’était pas présent pour expliquer ce qui exactement sur la clé USB lui avait causé un préjudice.
L’avocat a réaffirmé que l’accusation n’avait pas démontré quel préjudice son client aurait causé à qui que ce soit ou à la société dans son ensemble.
Dans sa plaidoirie finale, M. Han a insisté sur le fait que la liberté de croyance était un droit constitutionnel et que la persécution acharnée dont il était victime en raison de sa croyance constituait une violation de ses droits fondamentaux. Il avait déjà purgé trois peines de prison totalisant quinze ans, dont une peine de sept ans (avril 2004 — avril 2011) et deux de quatre ans (septembre 2013 — septembre 2017 et septembre 2019 — septembre 2023). Il a plaidé non coupable. Le juge l’a néanmoins reconnu coupable le 26 décembre 2025.
Après 14,5 ans de prison, une femme du Yunnan condamnée à quatre ans de plus pour sa croyance
Le 3 août 2025, Mme Kuang Deying, 64 ans, de la ville de Zhaotong, province du Yunnan, a été illégalement arrêtée à son domicile et illégalement condamnée à quatre ans de prison par le tribunal du district de Wuhua. Elle a fait appel et attend actuellement le verdict.
Mme Kuang, propriétaire d’une petite entreprise, a été prise pour cible à maintes reprises au cours des vingt-sept dernières années pour avoir défendu sa croyance. Elle a été illégalement arrêtée six autres fois avant sa dernière épreuve. Elle a purgé deux peines dans un camp de travail et deux peines en prison, pour une durée totale de quatorze ans et demi.
Le fils de Mme Kuang n’avait que quinze mois lorsqu’elle a été condamnée à sa première peine de camp de travail en 2002. Incapable de supporter la pression exercée par la persécution, son mari a divorcé en 2008. La mère de Mme Kuang, qui pratiquait également le Falun Gong, a également été victime de harcèlement constant. Cette femme âgée de plus de 70 ans est décédée en 2019 d’un œdème pulmonaire et d’une insuffisance cardiaque.
Le 20 août 2025, M. Guan Lianbin de la ville de Ning’an, province du Heilongjiang a été illégalement arrêté par des policiers de Harbin, la capitale de la province du Heilongjiang. On ignore si la police de Harbin s’est rendue dans la ville de Ning’an (situé à environ 480 kilomètres) pour l’arrêter ou s’il a été arrêté à Harbin.
Le 23 décembre 2025, le tribunal du district de Daowai a tenu un procès virtuel de son dossier. Son avocat a plaidé non coupable en son nom et a souligné que les preuves de l’accusation étaient fabriquées. Le juge Wang Tingting a ensuite illégalement condamné M. Guan à quatre ans de prison.
Avant sa dernière persécution, M. Guan a été pris pour cible à de nombreuses reprises pour avoir maintenu sa croyance. Le 22 octobre 2003, il a été arrêté et interrogé sous la torture pendant neuf jours consécutifs. On lui a fait boire de force de l’eau glacée et de l’huile de moutarde. Les policiers lui ont également recouvert la tête d’une cagoule noire, l’ont ligoté et ne l’ont pas laissé dormir.
Le 14 avril 2004, M. Guan a été illégalement condamné à cinq ans de prison. Le juge a menacé d’alourdir sa peine s’il osait faire appel.
Fin mars 2004, M. Guan a été incarcéré à la prison de Mudanjiang et placé en isolement cellulaire le 5 septembre de la même année. Il a été contraint de porter des chaînes de 22 kg, qui étaient reliées à ses menottes. Les gardiens l’ont maintenu ainsi pendant quinze jours consécutifs.
Le 10 novembre 2005, un gardien a électrocuté M. Guan à la poitrine, aux parties génitales et à l’intérieur des cuisses avec une matraque électrique pendant plus d’une heure. Suite à cela, il a eu une crise cardiaque.
Après 11 ans d’incarcération, un homme de Chongqing écope de près de 4 ans de prison
Un homme du district de Hechuan, à Chongqing, purge une peine de trois ans et neuf mois à la prison de Yongchuan. La condamnation injustifiée de M. Pu Yuansheng, âgé d’environ 68 ans, découle de son arrestation en octobre 2023. La police a découvert des documents concernant le Falun Gong dans la région de Liujiaping et a repéré M. Pu passant à cet endroit sur ses vidéos de surveillance. Il a donc été soupçonné d’avoir distribué ces documents et placé en détention.
Lors de l’examen médical requis pour le maintien en détention, on a diagnostiqué un cancer du côlon chez M. Pu et il a été transporté à l’hôpital pour y être opéré. Il a ensuite été libéré sous caution.
Des policiers ont perquisitionné à deux reprises le domicile de M. Pu alors qu’il était en liberté sous caution et l’ont interrogé sur la provenance des documents et les personnes qu’il avait contactées. Ils ont également envoyé des policiers pour le surveiller. Pendant un certain temps, des personnes ont été postées tous les jours devant son immeuble. En décembre 2024 et janvier 2025, la police a emmené M. Pu à deux reprises passer un examen médical afin de déterminer s’il était en état d’être à nouveau placé en détention.
M. Pu a été remis en détention le 25 février 2025. Un tribunal local a condamné M. Pu à trois ans et neuf mois de prison vers novembre 2025.
Ce n’est pas la première fois que M. Pu est pris pour cible en raison de sa croyance. Il a purgé une peine de sept ans de prison et deux peines de travaux forcés pour un total de trois ans au cours des premières années de la persécution. Par la suite, il a été arrêté à de nombreuses reprises. M. Pu a été détenu dans un centre de lavage de cerveau pendant un mois en 2016 et dans un centre de détention pendant un an entre 2018 et 2019. Il a été arrêté à nouveau en février 2021 et détenu pendant cinq jours. En 2022, M. Pu a été placé à nouveau dans un centre de détention pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong.
Familles prises pour cible
Mme Wang Fenghua, 55 ans, de la ville de Chifeng, en Mongolie intérieure, a été illégalement condamnée à deux ans de prison le 16 décembre 2025. Elle fait appel du verdict.
Mme Wang Fenghua a été illégalement arrêtée le 20 juin 2025. Le parquet du district de Yuanbaoshan a approuvé son arrestation le 1er juillet et a transféré son dossier au tribunal du district de Yuanbaoshan le 8 août. Lorsque sa famille a contacté le parquet pour connaître l’état d’avancement de son dossier le 4 août, le procureur adjoint, Zhang Xiwen, leur a menti en leur disant qu’ils n’avaient pas encore reçu le dossier de la police.
Pour avoir demandé la libération de Mme Wang et déposé des plaintes auprès de diverses agences gouvernementales, sa fille, Mme Wang Xuemei, a été illégalement arrêtée le 25 juillet 2025 et détenue pendant dix jours au centre de détention de Pingzhuang.
Le juge Liu Huiyang a exigé de voir les demandes écrites accompagnées de photocopies des pièces d’identité et des preuves du lien de parenté avec Mme Wang Fenghua lorsque ses proches ont demandé à assister au procès le 8 septembre 2025. Seuls six membres de la famille ont été autorisés à y assister, toutes les autres demandes ayant été rejetées. Ceux qui n’ont pas été autorisés à assister à l’audience ont été étroitement surveillés par la police alors qu’ils attendaient à l’extérieur du tribunal. Mme Meng Qingling et Mme Bai Shengzhen, deux pratiquantes de Falun Gong de la région venues manifester leur soutien à Mme Wang, ont été illégalement arrêtées.
Les membres de la famille qui sont entrés dans le tribunal ont été soumis à des contrôles de sécurité stricts. Ils n’ont pas été autorisés à apporter leurs téléphones portables, leurs montres ou leurs bijoux dans la salle d’audience. Même le papier sur lequel étaient inscrits l’heure, le lieu et les membres du collège judiciaire que M. Wang Guoxiang, le frère de Mme Wang, avait sur lui a été confisqué. Plus de 20 huissiers étaient présents dans la salle d’audience.
Mme Wang a raconté comment elle était devenue beaucoup plus attentionnée et avait retrouvé l’espoir après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong et sa famille, qui était presque brisée, était à nouveau unie. En raison des bienfaits positifs de la pratique du Falun Gong, elle s’est sentie obligée de sensibiliser le public à la persécution et de démystifier la propagande diabolisante que le régime communiste avait diffusée à propos du Falun Gong.
La fille de Mme Wang a également plaidé non coupable en son nom en tant que défenseur de la famille. La fille de Mme Wang a dit que le procureur n’avait pas produit de preuves montrant comment sa mère avait « porté atteinte à l’application de la loi avec une organisation sectaire », un prétexte standard utilisé pour inculper les pratiquants de Falun Gong en Chine, citant qu’aucune loi chinoise ne criminalise le Falun Gong ni ne le qualifie de secte. En outre, l’Administration nationale chinoise de la presse et des publications a révoqué l’interdiction des livres de Falun Gong en 2011.
Au cours de l’audience, le frère de Mme Wang Fenghua a été expulsé de la salle d’audience et emmené au poste de police de Pingzhuang pour y être interrogé. Il a été détenu pendant cinq jours.
Avant sa dernière arrestation, Mme Wang avait été condamnée à sept ans de prison en 2012 par le tribunal du district de Yuanbaoshan. La police a continué à la harceler régulièrement après sa libération.
Le 25 décembre 2025, la cour intermédiaire de la ville de Dalian, province du Liaoning, a confirmé la peine d’un an et demi de prison de Mme Meng Xianfang pour sa croyance dans le Falun Gong.
Mme Meng, âgée de 63 ans, a été arrêtée le 2 mars 2025. Son frère, M. Meng Xianqi, âgé d’une soixantaine d’années, a engagé un avocat pour qu’il aille la voir au centre de détention. Il a également demandé sa libération immédiate, car elle n’avait enfreint aucune loi en exerçant son droit constitutionnel à la liberté de croyance.
M. Meng s’est rendu au parquet du district de Shahekou le 12 mai 2025 afin de demander à connaître les fondements juridiques de la poursuite engagée contre sa sœur. Le procureur Yang Fang a refusé d’accepter sa demande et lui a demandé d’obtenir l’autorisation du Département de police du district de Shahekou pour soumettre sa demande. Un policier du nom de Yin a pris la demande et a accusé M. Meng de « diffamation à l’encontre d’un ancien dirigeant du PCC ».
Lorsque Yin a affirmé que le gouvernement avait interdit le Falun Gong, M. Meng a rétorqué que Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du PCC, avait lancé la persécution du Falun Gong sans aucune base légale. Il a dit que l’organe législatif chinois, l’Assemblée populaire, n’avait jamais promulgué de loi contre le Falun Gong.
Yin a convoqué des policiers pour arrêter M. Meng. Ils l’ont condamné à dix jours de détention administrative pour avoir « perturbé l’ordre social ». M. Meng a découvert plus tard que Yin avait enregistré leur conversation à son insu. Sa famille s’est précipitée au poste de police pour demander sa libération, mais en vain. Il a libéré le 22 mai 2025.
De retour chez lui, M. Meng a été victime de harcèlement constant de la part des policiers de la région. L’agent Mai lui a ordonné de se présenter une fois par mois au comité de quartier, faute de quoi ils « lui rendraient à nouveau visite chez lui ». Il n’a pas pu faire autrement que d’obtempérer. Sur ordre de la police, le comité de quartier a pris sa photo et l’a contraint à apposer ses empreintes digitales sur une feuille de papier vierge.
L’affaire de Mme Meng a ensuite été confiée au tribunal du district de Ganjingzi. Une audience virtuelle a eu lieu le 23 juillet 2025. Elle a témoigné pour sa propre défense et son frère. M. Meng, qui lui servait de défenseur non avocat, a plaidé non coupable en son nom. À la fin de l’audience, il a demandé à consulter le dossier judiciaire, mais sa demande a été rejetée.
Le tribunal a annoncé le 2 septembre qu’il condamnait Mme Meng à un an et demi de prison et à une amende de 10 000 yuans. Le 25 décembre 2025, son frère a fait appel en son nom, mais celui-ci a été rejeté.
Une mère et son fils condamnés à six ans de prison pour leur pratique du Falun Gong
Le 26 décembre 2025, une mère et son fils, originaires de la ville de Linghai, province du Liaoning, ont été illégalement condamnés à six ans d’emprisonnement et à une amende de 15 000 yuans.
Mme Lu Suping, âgée de 69 ans, qui travaillait autrefois pour une agence immobilière, et son fils M. Jiang Nan, 45 ans, éducateur, ont été arrêtés à leur domicile le 2 juin 2025. Dès que M. Jiang a ouvert la porte à 13 h 40 ce jour-là, trois policiers en civils ont fait irruption et l’ont plaqué au sol. Ils l’ont menotté et ont crié « on ne bouge plus ! » à sa mère.
Le 3 juillet 2025, le parquet de la ville de Linghai a émis un avis d’arrestation formel contre Mme Lu et M. Jiang. M. Jiang a engagé un avocat, mais ce dernier a été menacé par le procureur Li Feng pour avoir osé défendre un pratiquant de Falun Gong. On ignore si Mme Lu avait un avocat.
Le 2 septembre 2025, la police a transmis les dossiers concernant Mme Lu et M. Jiang au parquet et ils ont été inculpés à une date inconnue.
Le 22 décembre 2025, le tribunal de la ville de Linghai a tenu une audience pour traiter leurs dossiers sans en informer la famille de M. Jiang. Ce dernier n’a pas non plus été informé du procès avant le matin même. On ignore si sa mère a été prévenue à l’avance.
M. Jiang a témoigné pour sa propre défense, mais il a été constamment interrompu par le juge et n’a donc pas pu achever sa plaidoirie. L’audience a pris fin après environ une heure et le juge a condamné M. Jiang et sa mère quatre jours plus tard.
Un couple du Guangdong illégalement condamné à la prison sur la base de preuves falsifiées
Le 26 décembre 2025, un homme et son épouse originaires de la ville de Guangzhou, dans la province du Guangdong, ont été illégalement condamnés à une peine de prison. M. Wu Shiyu, quinquagénaire, a été condamné à quatre ans de prison, tandis que son épouse, Mme Zhang Jin’e, âgée de 44 ans, a été condamnée à trois ans de prison. Ils ont chacun été condamnés à verser une amende de 3000 yuans.
M. Wu, a acheté une imprimante au début du mois d’août 2024 et a imprimé à la fin de ce même mois 40 exemplaires de l’HebdomadaireMinghui (un magazine contenant des nouvelles et des reportages sur le Falun Gong). Il a aussi imprimé des messages liés au Falun Gong sur 20 billets de banque.
Du 11 au 13 septembre 2024, l’épouse de M. Wu, Mme Zhang a placé 24 exemplaires de l’HebdomadaireMinghui dans les paniers des vélos électriques stationnés à l’entrée de la station de métro Panyu Plaza, dans le district de Panyu. Le 13 septembre 2024, des agents de sécurité l’ont signalée à la police.
Des policiers ont rapidement interpellé Mme Zhang à la station de métro. Le soir même, ils l’ont ramenée à l’appartement dont elle était locataire et ils ont aussi arrêté M. Wu. Les policiers ont saisi les huit livres de Falun Gong appartenant au couple, dix exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui, 41 billets de banque (dont les 20 comportant des messages liés au Falun Gong), un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, une imprimante et des téléphones portables.
Pour donner plus de poids au dossier, les policiers ont exagéré la quantité de documents saisis. Ils ont trouvé 10 exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui au domicile du couple, mais en ont noté 30 dans l’avis de saisie. Les marque-pages insérés dans certains documents ont également été comptabilisés comme des « documents de propagande sectaire ». Les huit livres de Falun Gong que mari et femme utilisaient pour leur propre cultivation personnelle ont reçu la même qualification.
Les policiers ont aussi interrogé la jeune enfant du couple et l’a mise sous pression pour qu’elle dise que ses parents lui apprenaient à bien se comporter en suivant les principes du Falun Gong. La nounou de la famille a elle aussi subi un interrogatoire et elle a été contrainte de révéler ce que le couple lui disait du Falun Gong. Les conversations du couple avec leur enfant et la nounou ont ensuite été considérées comme documentation de « propagande sectaire ».
Tout au long de la nuit, M. Wu a subi un interrogatoire pendant des heures. Épuisé, il a révélé les mots de passe de sa tablette et de son téléphone portable. Après avoir repris ses esprits, il a refusé de divulguer le mot de passe de son ordinateur portable malgré les menaces de la police.
Bien que M. Wu n’ait pas distribué d’Hebdomadaire Minghui, il a été inscrit comme co-distributeur avec son épouse. Mme Zhang, qui n’avait aucune connaissance en informatique et n’était pas impliquée dans l’impression des documents, a été inscrite comme co-productrice de ces documents.
Le 23 septembre 2024, la police a de nouveau saccagé le domicile du couple alors qu’il n’y avait personne sur place. Les policiers n’avaient pas non plus de témoin tiers présent, comme l’exige la loi.
Lorsque l’avocat du couple a ensuite examiné le dossier, il a constaté que les photos de la seconde perquisition montraient des objets qui avaient déjà été saisis lors de la première.
Quand la police a soumis le dossier au parquet, l’avocat du couple a noté que le nombre d’exemplaires de l’Hebdomadaire Minghui saisis avait de nouveau été changé, noté à la main sur le document, et était passé de 30 à 50 exemplaires.
Le 19 juin 2025, le couple a comparu devant le tribunal du district de Haizhu. Leur avocat a demandé que les preuves fournies par la police soient exclues du procès. Le juge, président du tribunal, a déclaré qu’il devait visionner les vidéos de la police et a ordonné une suspension de séance. Il a repris l’audience à 17 h 30, malgré les inquiétudes de l’avocat, qui estimait qu’il était trop tard.
L’avocat a rappelé le fait qu’il n’est pas illégal de pratiquer le Falun Gong en Chine et a souligné que ses clients n’avaient enfreint aucune loi en imprimant ou en distribuant des documents de Falun Gong.
Au moment des déclarations finales, le juge a interrompu le couple alors qu’ils n’avaient dit que quelques mots et a mis fin à l’audience. Le 26 décembre 2025, le juge a prononcé le verdict concernant le couple.
Cas supplémentaires
Mme Zhao Ziqiang, de la ville de Jinzhou, province du Liaoning, a été envoyée à la prison pour femmes de la province du Liaoning le 7 janvier 2026 pour purger une peine de deux ans en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Elle a été arrêtée le 27 décembre 2024, quand quelqu’un a signalé qu’elle avait apposé des autocollants portant des messages sur le Falun Gong.
Le tribunal de la ville de Linghai a jugé Mme Zhao le 7 novembre 2025. Elle a témoigné pour sa propre défense et a souligné qu’aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ou ne le qualifie de secte. Elle a récité les règlements gouvernementaux pertinents attestant ce fait et a ajouté que le gouvernement avait depuis longtemps levé l’interdiction des publications du Falun Gong. Elle a ainsi affirmé qu’elle n’avait enfreint aucune loi en exerçant son droit constitutionnel de diffuser des messages sur le Falun Gong. Le tribunal a néanmoins condamné Mme Zhao à deux ans de prison le 19 novembre 2025.
Mme Zhao est la 54e pratiquante de Falun Gong de la région métropolitaine de Jinzhou à avoir été illégalement condamnée pour sa croyance par le même tribunal de la ville de Linghai entre 2022 et novembre 2025. Le tribunal municipal de Linghai a été désigné pour traiter les affaires liées au Falun Gong dans la ville de Jinzhou et les villes et districts qui lui sont subordonnés.
Le 3 mars 2025, M. Liu Whu, 61 ans, du district de Yitong, province du Jilin, a été arrêté à son domicile par la police de la ville de Yushu, situé dans la même province, à près de 320 kilomètres de Siping. Le policier Fan Liming du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Yushu a contraint M. Liu à rester debout devant une antenne parabolique et l’a photographié. Un dossier a ensuite été monté contre lui, l’accusant d’avoir installé des antennes paraboliques pour permettre à des personnes de recevoir des programmes télévisés « anti-Chine » diffusés par des médias étrangers.
Après son arrestation, M. Liu a été illégalement détenu au centre de détention de la ville de Yushu, puis transféré au centre de détention de Yitong. Fin décembre 2025, il a été jugé par un tribunal de la région du district de Yitong et a été illégalement condamné trois ans de prison à une date inconnue.
Traduit de l’anglais
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