(Minghui.org) Au cours des mois de mars et d’avril 2026, un total de 787 pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés ou harcelés en raison de leur croyance.

Parmi les cas signalés, 400 concernaient des arrestations et 387 des cas de harcèlement. Parmi les pratiquants visés, 170 ont vu leurs maisons fouillées et 15 ont été détenus dans des centres de lavage de cerveau. Certains de ces faits remontent à plusieurs années. Le retard dans la diffusion des informations est attribuable à la censure en vigueur en Chine sous le régime communiste, ce qui rend difficile pour les correspondants de Minghui de recueillir, vérifier et transmettre les données en temps opportun.

Les 787 pratiquants étaient originaires de 24 provinces, régions autonomes ou municipalités relevant du gouvernement central. Le Shandong a signalé le plus grand nombre de cas, soit 175, suivi par le Liaoning avec 98 cas et le Hebei avec 96 cas. Quatorze autres régions ont enregistré entre 10 et 76 cas. Les sept autres localités ont enregistré entre 2 et 9 cas.

On possède des informations sur l’âge de 138 pratiquants au moment de leur arrestation ou de la persécution dont ils ont été victimes. On retrouve deux pratiquants d’une vingtaine d’années, 2 quadragénaires, 19 quinquagénaires, 43 sexagénaires, 56 septuagénaires, 14 octogénaires et 2 nonagénaires.

Campagne de propagande sur un campus

Dans la ville de Baoding, province du Hebei, la Commission des affaires politiques et juridiques (CAPJ) et le Conseil de l’éducation ont lancé, le 18 décembre 2025, une campagne destinée aux élèves visant à diffamer le Falun Gong.

Même si la campagne n’évoquait pas directement le Falun Gong, les pratiquants de Baoding savaient tous pertinemment qu’elle les visait. Depuis que le Parti communiste chinois (PCC) a lancé la persécution du Falun Gong en juillet 1999, un nombre incalculable de pratiquants ont été persécutés pour avoir « utilisé une secte afin de nuire à l’application de la loi », un prétexte classique utilisé pour les accuser à tort et les condamner.

On dénombre près de 2000 écoles primaires, collèges, lycées et universités à Baoding et dans les districts qui en dépendent. Tous les élèves de ces établissements ont été tenus d’assister à la cérémonie d’ouverture de la campagne, de visionner des vidéos de propagande, de partager leurs réflexions sur les messages de propagande, de participer à la campagne de signatures « anti-sectes », de prêter serment d’allégeance au PCC lors d’une cérémonie de lever du drapeau, de créer des affiches sur le thème de la lutte contre les sectes et de prendre part à des concours de connaissance sur ce thème.

Les élèves des niveaux primaire et secondaire ont également reçu du matériel de propagande à emporter chez eux. Leurs parents ont ensuite reçu régulièrement des messages de propagande par l’intermédiaire des réseaux sociaux.

La CAPJ, un organisme extrajudiciaire chargé de superviser la persécution du Falun Gong et qui a le pouvoir de passer outre le système judiciaire, a également ordonné à chaque établissement scolaire d’institutionnaliser la campagne anti-sectes et de faire de leurs campus un bastion inébranlable pour la diffusion d’informations anti-sectes.

Arrestations et harcèlement lors des réunions annuelles du PCC

Au cours des « Deux sessions » de 2026, les réunions annuelles de l’Assemblée populaire nationale et de la Conférence consultative politique du peuple chinois, qui se sont déroulées du 4 au 12 mars 2026, des agents d’un bureau de quartier de Pékin ont surveillé des pratiquants de Falun Gong dans un quartier résidentiel. Ils ont effectué une surveillance 24 heures sur 24 à l’extérieur des immeubles où résidaient les pratiquants, avec deux personnes en service par équipe. Chaque fois qu’un pratiquant sortait de chez lui, les deux surveillants le suivaient et signalaient sa position par téléphone portable. L’opération a duré quinze jours, du 27 février au 13 mars, après la clôture des « Deux sessions ».

À Shanghai, Mme Li Hong a été suivie par un inconnu alors qu’elle quittait son domicile tôt le matin du 3 mars. Elle a plus tard découvert que cet homme recevait 200 yuans par jour pour la surveiller.

Persécution de pratiquants âgés

Veuve à cause de la persécution du Falun Gong, une femme de 86 ans maintenant arrêtée

Le 13 mars 2026, un groupe de policiers a fait irruption chez Mme Luo Shuhua et a tenté d’emmener cette femme de 86 ans à Xinxiang, province du Henan. Comme elle s’opposait vigoureusement à son arrestation, ils ont fait venir une ambulance et l’ont fait entrer à l’intérieur. Ils ont affirmé qu’elle avait une « ombre sur un poumon » et ils l’ont emmenée à l’hôpital des maladies infectieuses de Xinxiang. Ils ont également menacé de la détenir après le traitement.

Le calvaire de Mme Luo découle d’une arrestation antérieure survenue en décembre 2020, quand une caméra de surveillance l’a filmée en train de distribuer de la documentation sur le Falun Gong. Pour des raisons de santé, elle n’a pas été admise en prison, mais a été placée en « résidence surveillée » le 4 décembre 2020. Bien que la police ait levé sa « résidence surveillée » le 3 mai 2021, ils ont passé son statut à « libérée sous caution ». Ils ont fait quelques tentatives supplémentaires pour la détenir, mais ont échoué.

Le poste de police de Tiexi a soumis l’affaire de Mme Luo au parquet de la ville de Weihui en 2024. Elle a été illégalement inculpée et a comparu devant le tribunal de la ville de Weihui. Weihui est sous la juridiction de Xinxiang. On ignore si elle a été condamnée.

Avant sa dernière arrestation, Mme Luo a été illégalement arrêtée et harcelée à répétition depuis le début de la persécution il y a vingt-sept ans. Son mari, M. Ma Yunxian, également pratiquant, s’est trouvé dans l’obligation de vivre loin de chez lui pour éviter la persécution. La détresse mentale et les tortures physiques qu’il a subies lors de précédentes détentions ont eu des répercussions sur sa santé. Il est décédé en avril 2008. Il avait 70 ans.

La police de Chongqing fait appel à un serrurier pour ouvrir de force la porte du domicile d’une veuve de 77 ans

En février et avril 2026, des policiers de Chongqing ont fait irruption chez une femme de 77 ans et ont procédé à une perquisition.

Le 28 février 2026, vers midi, des agents ont frappé à la porte de Mme Xu Mingjin. Ils ont crié son nom et l’ont sommée de leur ouvrir. Mme Xu leur a demandé ce qu’ils voulaient et a refusé de les laisser entrer. Les policiers l’ont accusée d’être impliquée dans une escroquerie et ont affirmé être munis d’une citation à comparaître.

Lorsque Mme Xu a exigé de voir les documents, ils lui ont présenté un document portant un cachet, mais sans signature. Conformément à la loi, ces documents sont invalides sans la signature du chef de la police. Elle leur a répondu qu’elle n’était pas au courant d’une quelconque escroquerie et qu’elle ne les laisserait pas entrer.

Quand la police a fait appel à un serrurier pour ouvrir la porte de force, les agents ont fait irruption chez elle. Deux d’entre eux ont traîné Mme Xu hors de chez elle, tandis que les autres ont fouillé son domicile pendant plus d’une heure. Ils ont confisqué tous ses livres de Falun Gong, une photo du fondateur du Falun Gong et d’autres effets personnels.

Après la perquisition, les policiers ont conduit Mme Xu au poste de police. Lorsqu’on l’a interrogée sur sa récente visite à Zouma, où se trouve la prison pour femmes de Chongqing, elle a refusé de répondre. On lui a alors demandé quels bienfaits elle tirait de la pratique du Falun Gong. Elle a révélé que le Falun Gong enseignait Authenticité-Bienveillance-Tolérance, et qu’elle vivait selon ce principe afin de devenir une meilleure personne.

Elle a exigé de connaître les noms des agents qui l’avaient interrogée, mais ceux-ci ont refusé de les lui donner. Elle a été libérée après 22 heures.

En rentrant chez elle, Mme Xu a découvert que son appartement avait été mis à sac. Ses vêtements et ses effets personnels étaient éparpillés sur le sol. Sa porte d’entrée était cassée et ne pouvait plus se fermer complètement. Elle a donc dû faire appel à un réparateur dès le lendemain.

Neuf jours plus tard, le 9 mars 2026, deux agents de la police de proximité ont de nouveau harcelé Mme Xu.

Le 1er avril 2026, Chen Hua, le chef de la police et Li Xiaogang, son subordonné, se sont présentés chez Mme Xu. Ils lui ont ordonné de les suivre au poste de police pour qu’elle puisse récupérer ses effets personnels. Elle a refusé d’obtempérer et leur a demandé qu’on lui rende ses affaires. Ils ont alors fait appel à un serrurier, ont forcé l’entrée, ont arrêté Mme Xu et l’ont conduite au poste de police.

Alors que Mme Xu tentait d’expliquer à la police que cette persécution était illégale, ceux-ci ont falsifié le procès-verbal de son interrogatoire et lui ont ordonné de le signer. Elle a préféré y noter qu’ils avaient enfreint la procédure légale en pénétrant sans autorisation sur sa propriété privée. Ils lui ont alors retiré le stylo et ont quitté la pièce.

L’agent Li est revenu et a annoncé que Mme Xu avait été condamnée à une détention administrative, mais qu’en raison de son âge avancé, cette mesure ne serait pas appliquée. Il lui a de nouveau présenté un autre document à signer, ce qu’elle a refusé de faire.

Sans son consentement, les policiers ont pris des photos de Mme Xu, ont relevé ses empreintes digitales et ont prélevé un échantillon de son sang avant de la libérer peu après 17 heures.

Après près de onze ans d’incarcération, une femme de 75 ans de Chongqing risque à nouveau d’être mise en accusation pour sa pratique du Falun Gong

Mme Zou Hualan, une femme de 75 ans de Chongqing, a été illégalement arrêtée à une gare routière vers 10 heures, le 6 mars 2026, après que le vice-secrétaire communautaire local, Yang Guoqiang, l’a signalée parce qu’elle lui avait parlé du Falun Gong.

Des policiers ont fait une descente à son domicile et ils n’y ont trouvé aucun document relatif au Falun Gong. Pour la poursuivre, ils ont examiné des images de surveillance et identifié trois séquences montrant Mme Zou en train de parler avec des gens. Ils ont affirmé qu’elle faisait la promotion du Falun Gong et ont transmis son dossier au parquet du district de Changshou.

Le 18 mars 2026, le parquet a lancé un mandat d’arrêt officiel contre Mme Zou et a probablement transféré le cas au parquet du nouveau district de Liangjiang, l’un des parquets locaux désignés pour traiter les dossiers liés au Falun Gong.

Avant ce cas récent de persécution, Mme Zou, employée retraitée de la société de machines agricoles de Changshou, a été incarcérée pendant près de onze ans. Elle a purgé trois peines de camp de travail totalisant cinq ans et deux mois (juillet 1999 à mars 2001 ; novembre 2001 à novembre 2003 ; et août 2006 à février 2008), ainsi que deux peines de prison totalisant cinq ans (juillet 2017 à juillet 2019 ; et novembre 2019 à novembre 2022). De plus, elle a été détenue dans un centre de détention local de septembre 2012 à mai 2013.

Une femme de 75 ans du Hubei arrêtée à deux reprises en décembre 2025

Mme Zhang Jiao’e, 74 ans de la ville de Wuhan, province du Hubei, a été arrêtée à deux reprises en décembre 2025. Elle est actuellement assignée à résidence, son admission au centre de détention local a été refusée pour des raisons de santé.

Le matin du 4 décembre 2025, Mme Zhang Jiao’e faisait ses courses au supermarché, lorsque des policiers en civil l’ont interpellée parce qu’elle avait utilisé un billet de cinq yuans sur lequel des messages du Falun Gong étaient imprimés. Sept policiers du poste de police de Zhifang se sont rendus chez son fils et ont fouillé la chambre qui lui était réservée. Ils ont saisi deux exemplaires du Zhuan Falun (l’enseignement principal du Falun Dafa), une copie du nouvel enseignement écrit par le fondateur du Falun Gong, une photo du fondateur du Falun Gong et deux numéros de l’Hebdomadaire Minghui (un magazine sur le Falun Gong).

Mme Zhang a été interrogée au poste de police de 8 h à 18 h. Avant d’être libérée dans la soirée, on lui a ordonné de signer la liste des objets qui lui avaient été confisqués.

À 16 h, le 19 décembre 2025, cinq policiers du poste de police de Miaoshan ont perquisitionné le logement que Mme Zhang louait et ont confisqué un exemplaire du Zhuan Falun, six articles écrits par le fondateur du Falun Gong, un lecteur MP3 contenant la musique des exercices du Falun Gong, un téléphone cellulaire contenant les enseignements audio et la musique des exercices.

La police a conduit Mme Zhang au centre de détention de la ville de Wuhan. Dès son arrivée, Mme Zhang a passé un examen médical qui a révélé qu’elle souffrait d’hypertension et d’hyperglycémie. Le centre de détention a refusé de l’incarcérer et la police l’a ramenée au poste de police.

La police a ensuite fait passer un autre examen médical à Mme Zhang à l’hôpital local. Le 21 décembre 2025, ils l’ont ramenée au centre de détention. Son admission a de nouveau été refusée et elle a été assignée à résidence après avoir versé une caution de 2000 yuans.

Une femme de 75 ans originaire de Chongqing placée en détention pour avoir envoyé une lettre à un chef de la police

Mme Xia Jiesheng, une habitante de Chongqing âgée de 75 ans, a été illégalement arrêtée le 18 mars 2026 pour avoir envoyé, en juillet 2022, une lettre au chef de la police locale dans laquelle elle l’exhortait à ne pas participer à la persécution de sa croyance, le Falun Gong. Elle est actuellement détenue au centre de détention du district de Beibei.

La dernière arrestation de Mme Xia avait été précédée de deux autres arrestations consécutives, qui découlaient elles aussi de la lettre qu’elle avait adressée au chef de la police. Elle se trouvait chez elle vers 8 heures du matin, le 22 septembre 2022, lorsqu’on a frappé à sa porte. Une femme, qui s’est présentée comme une employée du bureau de la gestion immobilière, a dit à Mme Xia qu’une fuite d’eau en provenance de son appartement s’écoulait à l’étage inférieur.

Dès que Mme Xia a ouvert la porte, la femme et cinq agents en civil ont fait irruption chez elle. Les policiers ont dit appartenir au Département de police du district de Yuzhong et ont expliqué que leur réseau de surveillance basé sur le big data l’avait repérée en juillet 2022 alors qu’elle postait ladite lettre au bureau de poste de la rue Datong, qui est situé dans leur zone de compétence.

Après avoir perquisitionné son domicile, les policiers ont conduit Mme Xia au poste de police de Wanglongmen pour l’interroger. Elle a été condamnée à quinze jours de détention administrative et à une amende de 1000 yuans (aucune de ces deux sanctions n’a été appliquée). Elle est rentrée chez elle vers 15 heures.

Le lendemain vers 11 heures, Mme Xia a reçu un appel d’un membre du comité de quartier local, lui demandant de se rendre au bureau de gestion pour « vérifier quelque chose ». Elle n’y est pas allée, mais une fois de plus, elle a été piégée et a ouvert la porte à la police. Quatre agents en civil du département de police du district de Yuzhong, dont trois s’étaient rendus chez elle la veille, ainsi qu’une gestionnaire immobilière, ont fouillé son domicile et pris des photos.

Mme Xia a de nouveau été conduite au poste de police de Wanglongmen pour y être interrogée. Elle a été libérée à 15 heures.

Arrestations à répétition

Une femme de 65 ans est envoyée directement dans un centre de lavage de cerveau après avoir purgé une peine de huit ans de prison

Le 19 avril 2026, Mme Hou Mila, 65 ans, originaire de la ville de Wuhan, province du Hubei, a terminé de purger une peine de huit ans de prison et a été directement emmenée dans un centre de lavage de cerveau.

La famille de Mme Hou est arrivée tôt le matin à la prison pour femmes de la province du Hubei, impatiente d’aller la chercher. Une fois à l’intérieur, ils ont vu Mme Hou dans une voiture du centre de lavage de cerveau de Yusunshan, situé dans le district de Jianghan de la ville de Wuhan.

Plus de vingt personnes de la prison, du centre de lavage de cerveau et du comité de rue de Mme Hou ont encerclé sa famille, les empêchant de s’approcher d’elle. Elles ont dit agir sur l’ordre de leurs supérieurs pour l’emmener au centre de lavage de cerveau.

La situation est restée bloquée pendant plus de trente minutes, puis Mme Hou a été emmenée par les employés du centre de lavage de cerveau.

Le calvaire de Mme Hou découle de son arrestation survenue le 19 avril 2018 lorsqu’elle a été arrêtée avec sa sœur, Mme Hou Aila, et son beau-frère, M. Hong Weisheng. Tous trois ont été condamnés à la prison à la mi-septembre 2019. Les sœurs Hou ont toutes deux été condamnées à une peine de huit ans et à une amende de 40 000 yuans alors que M. Hong a été condamné à une peine de dix ans et à une amende de 50 000 yuans.

L’appel des trois membres de la famille a été rejeté. M. Hong a été incarcéré à la prison Fanjiatai, Mme Hou Mila à la prison pour femmes de la province du Hubei et sa sœur à la prison de Hankou.

Le 9 mars 2026, la prison a informé la famille de Mme Hou Mila qu’elle ne pourrait pas rentrer chez elle après la fin de sa peine le 19 avril et que la famille devait attendre pour avoir d’autres informations.

Le 19 avril, sa famille s’est quand même présentée à la prison, mais elle n’a pas pu la ramener à la maison.

Une femme du Liaoning arrêtée 4 mois après 8 ans de prison

Quatre mois seulement après avoir purgé une peine de huit ans de prison pour sa croyance dans le Falun Gong, Mme Zhou Haiyan, habitante de la ville de Dalian, province du Liaoning, a été illégalement arrêtée à nouveau le 28 février 2026.

Mme Zhou Haiyan

Le 28 février, des employés du Comité résidentiel de Mingxing et des agents du poste de police de la rue Huanghai ont fait irruption chez Mme Zhou. Ils ont pillé son domicile et emmené Mme Zhou et son mari, qui ne pratique pas le Falun Gong, au poste de police. Alors que son mari a été libéré plus tard dans la journée, Mme Zhou est, quant à elle, restée en détention.

Depuis que le Parti communiste chinois a lancé la persécution du Falun Gong en 1999, Mme Zhou, sexagénaire, a été arrêtée au moins à cinq autres reprises. Elle a été détenue dans des centres de lavages de cerveau trois fois, incarcérée dans des camps de travaux forcés deux fois et condamnée à huit ans de prison en 2007. Elle a à nouveau été arrêtée fois le 8 octobre 2017 et condamnée à huit ans de prison.

En plus de Mme Zhou, ses proches ont également été pris pour cible en raison de leur croyance commune. Sa sœur cadette, employée au Bureau de certification et lauréate de nombreuses récompenses pour ses performances, a été licenciée. Son supérieur a dit que s’il ne la congédiait pas, les primes de tous les autres employés seraient supprimées et que les supérieurs eux-mêmes risquaient de perdre leur emploi. Ils ont également affirmé que la seule façon d’éviter son licenciement était de rédiger une déclaration de renoncement au Falun Gong, ce qu’elle a refusé de faire.

Le père des sœurs, M. Zhou Fusheng, médecin ayant servi dans l’armée de l’air pendant quarante ans, a été violemment agressé par un jeune policier et a souffert d’une grave blessure à la tête, le 4 février 2002, pour avoir parlé du Falun Gong. Il a été contraint de payer une amende de 1000 yuans avant d’être libéré le soir même. Le lendemain, les policiers se sont présentés à son domicile pour le harceler et le menacer. La frustration, la dépression et l’impossibilité de pratiquer le Falun Gong ont eu des conséquences néfastes sur sa santé. Il est décédé en 2012.

Après avoir déjà passé près d’un tiers de sa vie en prison pour sa croyance, un homme de 53 ans du Liaoning est à nouveau arrêté

Depuis que le Parti communiste chinois a commencé à persécuter le Falun Gong en 1999, un homme de 53 ans originaire de la ville de Yingkou, province du Liaoning, a purgé deux peines de prison d’une durée totale de huit ans pour être resté ferme dans sa croyance. Il a survécu de justesse aux tortures subies en détention et a longtemps été incapable de marcher en raison de blessures aux genoux.

M. Fan Xuebin a été arrêté pour la dernière fois le 10 avril 2026 par des agents du poste de police du district de Zhanqian. On ignore où il se trouve actuellement.

Les deux parents de M. Fan sont décédés. Il a une sœur souffrant d’un handicap mental, qui dépendait entièrement de lui pour ses soins. Lorsqu’il a été mis en prison, sa famille a dû placer sa sœur dans un établissement spécialisé.

M. Fan avait déjà été arrêté le 13 juin 2025, un an seulement après avoir purgé une deuxième peine de prison pour avoir apposé des affiches sur le Falun Gong. La police a perquisitionné son domicile et l’a placé au centre de détention de Yingkou. Les gardiens lui ont fait subir une prise d’étranglement. Deux semaines plus tard, grièvement blessé par les tortures, M. Fan a été libéré sous caution le 26 juin 2025.

Une enseignante retraitée de 63 ans, contrainte à l’errance, a été arrêtée

Mme Chu Zhanfeng, 63 ans, originaire du district de Changling, province du Jilin, a été arrêtée le 25 avril 2026 à Daqing, dans la province du Heilongjiang.

Mme Chu, une enseignante à la retraite qui travaillait à l’école primaire de Liushui, s’était installée dans le Heilongjiang il y a quelques années pour éviter d’être à nouveau persécutée en raison de sa croyance. Elle a été arrêtée à son domicile le 31 octobre 2016, quand quelqu’un a signalé qu’elle distribuait des documents sur le Falun Gong. Le 28 mars 2017, le tribunal du district de Changling a condamné Mme Chu à quatre ans et demi de prison et lui a infligé une amende de 10 000 yuans. Ses appels auprès de la Cour intermédiaire de la ville Songyuan ont été également rejetés.

En juillet 2021, seulement trois mois après sa libération. Mme Chu a commencé à être harcelée par des policiers. Le 26 juillet 2023, l’agent Pei Yuanqing, du Bureau de la sécurité intérieure du district de Changling, s’est rendu chez Mme Chu avec six agents. Elle a réussi à s’échapper et elle a été contrainte de vivre loin de chez elle pour échapper à la police.

Mme Chu s’est installée ensuite à Daqing, province du Heilongjiang. Pendant son temps libre, elle distribuait des dépliants pour sensibiliser le public à la persécution, mais quelqu’un l’a signalée. Des agents du poste de police du district de Sartu l’ont arrêtée le 25 avril 2026 et elle est actuellement détenue au deuxième centre de détention de la ville de Daqing.

Violence et mauvais traitement en détention

Un homme du Shandong détenu est gavé 16 fois en 8 jours pendant sa détention

M. Liu Linfeng de la ville de Weihai, province du Shandong, a été nourri de force seize fois sur une période de huit jours alors qu’il était détenu pour sa croyance dans le Falun Gong.

Entre 6 h et 7 h du matin, le 5 janvier 2026, quatre policiers ont fait irruption chez M. Liu. Ils ont confisqué ses livres de Falun Gong ainsi que d’autres biens personnels et l’ont emmené au poste de police.

Plusieurs agents ont pris de force les empreintes digitales et un échantillon de sang de M. Liu. Vers 19 h, ils l’ont transféré au centre de détention de la ville de Weihai. Il a entamé une grève de la faim le lendemain en signe de protestation. Le 9 janvier, soit le quatrième jour, les gardiens l’ont immobilisé sur une chaise de fer, ont demandé à deux détenus de lui maintenir la tête et ils l’ont gavé. Un gardien a dit qu’ils avaient ajouté une quantité excessive de sel dans la nourriture. Ils l’ont nourri de force ainsi, deux fois par jour, pendant huit jours consécutifs. Après chaque séance de gavage, il ressentait une chaleur anormale et ne pouvait pas garder sa couverture pendant son sommeil. Selon lui, les gardiens ont ajouté des substances inconnues dans sa nourriture.

Illustration de la torture : Nourri de force

M. Liu a été libéré le 19 janvier 2026 quand son père a versé une caution de 5000 yuans. À son retour chez lui, il se sentait très assoiffé et n’avait aucun appétit.

La police a appelé son père à plusieurs reprises et a exigé qu’il signe certains documents. Ils ont aussi mis à sac le domicile de M. Liu à deux reprises, examiné son ordinateur et confisqué ses livres de Falun Gong ainsi qu’une photo du fondateur du Falun Gong. Ils ont même tenté de prendre certains de ses vêtements.

Un homme de 73 ans perd beaucoup de poids dans un centre de détention

M. Zhang Shuyin, 73 ans, de la ville de Chaoyang, province du Liaoning, a été illégalement arrêté chez lui le 24 novembre 2025. Les policiers ont dit qu’une caméra de surveillance l’avait filmé en train de placer des affiches du Falun Gong. Ils l’ont emmené au poste de police et l’ont interrogé pendant plus de trois heures avant de le relâcher.

Dix jours plus tard, le 4 décembre 2025, des policiers du poste de police de Shuangta ont fait irruption chez M. Zhang et l’ont de nouveau arrêté illégalement. Ils ont confisqué certains de ses documents concernant le Falun Gong ainsi qu’une antenne parabolique utilisée pour recevoir des informations non censurées provenant de médias étrangers. Il est depuis illégalement détenu au centre de détention de la ville de Chaoyang, où il a eu une perte de poids rapide et inexpliquée. Sa famille est très inquiète de la possibilité qu’il soit encore victime de tortures et de mauvais traitements pendant sa détention.

La police falsifie le dossier médical dune femme pour la maintenir en détention et fabrique des éléments de preuve pour l’inculper

Mme Tong Xiaoyan, âgée d’environ 57 ans, une habitante du district de Huanren, province du Liaoning, a été illégalement arrêtée le 26 septembre 2025 quand la police a demandé à son propriétaire de lui faire croire qu’il y avait une fuite d’eau dans son appartement pour qu’elle y retourne. Elle s’est dépêchée de rentrer chez elle, mais a été arrêtée dès son arrivée. Son ordinateur, son imprimante ainsi que ses documents d’information sur le Falun Gong ont été saisis.

Les policiers ont conduit Mme Tong au centre de détention de la ville de Benxi. Benxi supervise le district de Huanren. L’examen médical requis a révélé une diminution du débit sanguin vers le cœur, des symptômes d’accident vasculaire cérébral et une hypertension, alors le centre de détention a refusé de l’incarcérer. Les policiers ont appelé leur chef adjoint, Wang Chenggang. Ce dernier leur a dit de falsifier son dossier médical afin de faire croire que Mme Tong est apte à la détention.

Grâce aux documents falsifiés, les policiers ont conduit Mme Tong au centre de détention. Lorsqu’elle a tenté de s’échapper, les policiers l’ont plaquée au sol en lui heurtant violemment la tête par terre. Ils lui ont ensuite tenu la tête et ont demandé au médecin du centre de détention de lui faire un scanner. Le gardien Wang Naihan du centre de détention l’a admise, bien qu’elle ne soit pas apte à la détention.

Peu de temps après, le centre de détention a emmené Mme Tong à l’hôpital ferroviaire de la ville de Benxi. Les médecins ont indiqué les mêmes problèmes de santé, mais ont refusé de lui montrer son dossier médical et de lui donner un diagnostic précis. Ils lui ont plutôt ordonné de signer des documents. Elle a refusé et a été ramenée au centre de détention quelques jours plus tard.

Mme Tong a été admise à plusieurs reprises dans le même hôpital. Elle ne se sent toujours pas bien et à des maux de tête fréquents.

Son avocat a tenté de la rencontrer à trois reprises, mais on lui a dit que cette dernière ne souhaitait pas le voir. Récemment, il a finalement été autorisé à la rencontrer et a appris que le centre de détention ne lui avait jamais parlé de ses demandes pour la rencontrer.

Mme Tong a confirmé à son avocat qu’elle n’avait jamais mentionné ne pas vouloir le rencontrer. Au contraire, elle était impatiente de le voir. Elle a ajouté que les policiers avaient falsifié son dossier médical, les procès-verbaux d’interrogatoire et les « preuves » utilisées contre elle.

Le Département de police du district de Huanren a soumis son dossier au parquet du district de Mingshan dans la ville de Benxi. Le parquet a inculpé Mme Tong à une date inconnue. Son avocat a confirmé que son dossier était maintenant entre les mains du tribunal du district de Mingshan.

Voir aussi :

Rapporté en janvier et février 2026 : 796 pratiquants de Falun Gong arrêtés ou harcelés en raison de leur croyance

Traduit de l’anglais