Écrit par une pratiquante de Dafa de France, présenté lors de la Dixième Conférence de partage d’expérience israélienne de Falun Dafa en 2012

(Minghui.org) Pendant de nombreuses années, j’ai essayé, avec quelques autres pratiquants, de créer un environnement de cultivation pour les jeunes disciples de Dafa, tel une école d’été Minghui. Nous avons essayé de créer une telle structure bien avant d’avoir nous-mêmes des enfants, car nous pensions aux enfants autour de nous et mon mari avait déjà des enfants. J’étais moi-même enseignante et mon mari jouait dans un théâtre pour enfants. Pendant de nombreuses années, des compagnons de pratique et moi-même avons rassemblé des informations sur les écoles Minghui à travers le monde et collecté du matériel tel que des livres, des DVD et de la musique.

Par la suite, j’ai eu un enfant et le besoin s’est fait davantage ressentir de trouver une alternative ou une structure supplémentaire pour fournir un environnement de cultivation. Alors que mon fils grandissait, il était de plus en plus exposé aux jeux, aux images et aux valeurs de la société ordinaire.


Dans « Enseignement de la Loi à la Conférence de Loi de New York 2010 », un disciple pose une question :

    « Un disciple : Actuellement, les enfants de nombreux disciples de Dafa sont séduits par des choses ordinaires. Que devons-nous faire ?

    Le Maître : C'est vrai, cette société est une grande cuve de teinture. Maintenant, cette société est en train de se disputer les gens avec les disciples de Dafa, même les enfants des disciples de Dafa sont aussi dans cet environnement : les mauvaises choses essaient de les tirer vers le bas. Si l'enfant ne cultive et ne pratique pas ou s'il n'a pas un bon environnement, alors il n'arrivera vraiment pas à éviter ces choses. Mais la responsabilité des disciples de Dafa est énorme, aussi nous devons non seulement sauver les gens de ce monde, mais également nos proches. »


En France, il semblait qu’investir du temps pour nos enfants était souvent négligé en raison des nombreux projets de clarification de la vérité qui nous maintenaient tous très occupés. Néanmoins, aux cours des dernières années, de plus en plus de pratiquants dans notre région ont eu des enfants et, la nécessité d’organiser une structure appropriée devenait plus forte.


L’initiative est venue cette fois-ci de l’une des mères qui se sentait impuissante quand ses enfants refusaient de coopérer et qui avait opté de les mettre devant la télévision tandis qu’elle faisait du travail de Dafa. Elle a décidé d’organiser un week-end d’étude de Fa pour les parents et leurs enfants chez elle. L’idée était que les parents étudient le Fa et partagent leurs expériences tandis que les enfants pratiquaient les exercices, jouaient et étaient dans le champ de Dafa. Je pense qu’il était important que chaque petit disciple de Dafa voie qu’il y avait d’autres enfants tout comme eux, qui pratiquent, étudient le Fa et émettent les pensées droites. Ils devaient voir que la pratique des exercices n’était pas exclusivement du fait des adultes qui leur demandaient de participer.


C’était une réunion pilote et nous ne savions pas exactement quel contenu nous pouvions y inclure, ou comment cela devait être organisé. Nous avons embauché une pratiquante chinoise qui avait exercé en tant que bonne d'enfant et lui avons confié la tâche de s’occuper de dix enfants d’âges différents, sans lui donner de directives. Elle a bien vite abandonné, aussi je l’ai invitée à étudier avec nous tandis que les enfants couraient dans le jardin. Ceci s’est produit non pas seulement à cause du manque d’organisation, mais surtout parce que nous n’étions pas parvenu à une compréhension commune avec la bonne d'enfant et parce que certains parents considéraient ce temps comme étant leur propre temps pour étudier le Fa. La bonne d'enfant nous a alors dit qu’elle ne pourrait pas rester le lendemain. Aussi si nous avions pensé, ne serait-ce qu’une minute, que nous pourrions obtenir une « aide extérieure », nous avons très vite compris que toutes les bonnes d'enfant et tous les pratiquants qui avaient donné des cours dans le passé ne pourraient pas venir. Ma compréhension était que la mission d’éducation de ces enfants et le fait de trouver une structure adéquate nous appartenait à nous, les parents ; c’était à nous de fournir les efforts et de coopérer afin de créer la bonne structure.


Le lendemain, nous étions déjà mieux organisés. Nous avons étudié le Fa et pratiqué avec les enfants. Ensuite, certains parents ont emmené les enfants au parc, tandis que les autres faisaient les exercices et préparaient le repas du midi. Après le déjeuner, les deux groupes ont étudié le Fa avec les enfants qui savaient déjà lire, et les plus petits se sont endormis à côté de nous. Bien que la rencontre ne fût pas bien organisée, ni bien structurée, nous avons senti que c’était une très bonne expérience et que nous voulions poursuivre l’expérience. Comme nous vivons près de la mer et que nous avons de l’espace, nous avons immédiatement proposé d’organiser la prochaine rencontre durant la période des vacances d’été chez nous.


Cette fois, il était évident que la rencontre serait très organisée jusqu’aux moindres détails. Nous avons projeté d’inviter 20 enfants et 10 adultes pendant une semaine. Les enfants étaient tous d’âges différents, et des pressions provenaient de toutes parts – une demande basique était que les enfants pratiqueraient les exercices et étudieraient le Fa tout en ayant aussi des activités de loisirs.


J’avais un peu moins de trois mois pour organiser le camp d’été. Être organisé a été pour moi un combat majeur. J’avais l’habitude de tout faire au dernier moment et de reporter les choses autant que je pouvais. Dans de telles situations, quand je suis sous pression, j’ai des sentiments d’amertume, de me sentir bien seule et de me considérer comme une victime – pensant que tous les autres sont coupables, que tout le monde est contre moi et que personne ne m’aide… je me mets en colère et je suis énervée et à la fin, je mets tout sur le dos de mon mari. Mais cette fois-ci, comme par miracle, à chaque fois que de tels sentiments apparaissaient, je réussissais à les rejeter rationnellement et paisiblement afin de pouvoir poursuivre le projet.


J’ai aussi considéré les différentes requêtes et questions telles que « Comment allez-vous organiser les repas et où allons-nous dormir ? Es-tu sûre de ceci ou es-tu certaine de cela ? », non pas comme des demandes, mais comme des conseils pour m’aider à tout planifier. J’étais sûre que j’avais toutes les conditions pour que cela se fasse et j’ai décidé de m’en occuper avec un cœur calme. Et c’était ainsi – très simple ! J’ai avancé pas à pas, préparant les repas, les couchages et une large série d’activités et de sorties qui pourraient intéresser les enfants. Je savais que tout le monde voulait que ces vacances restent gravées dans le cœur des enfants comme un « merveilleux moment » de cultivation.


J’ai même préparé les classes, y compris le temps pour la pratique, le temps pour mémoriser les poèmes par cœur et le temps pour les chansons chinoises pour enfants. Cependant, trois semaines avant le début je n’avais toujours pas de professeur. Quelques semaines auparavant, nous avions reçu chez nous une famille de pratiquants chinois. Aussi, j’ai proposé à la jeune maman d’enseigner la langue chinoise aux enfants. Elle a souri avec joie et bien qu’elle ait dit ne pas savoir comment écrire le chinois traditionnel, j’ai vu qu’elle aimait l’idée et que je n’aurais pas à la convaincre parce que le Maître s'était déjà occupé de cela. Ainsi, nous avions trouvé notre professeur de chinois, mais non sans difficultés, ni épreuves de xinxing.


Depuis lors, chaque fois qu’un problème survenait, une solution merveilleuse apparaissait grâce à la coopération et, emmenait davantage de pratiquants et d’enfants au camp d’été. Par exemple, quand ce professeur m’a dit qu’elle n’avait pas les moyens financiers de venir, nous avons trouvé une autre pratiquante qui voulait envoyer sa fille, aussi nous les avons mises toutes les deux en relation et nous avons même arrangé un co-voiturage. Aussi ce qui semblait être une mauvaise chose s’est avérée en être une bonne et, grâce aux difficultés, une solution a vu aussi le jour pour l’autre pratiquante. Il y a eu beaucoup d’autres cas comme celui-ci.


De plus en plus de parents de toute la France ont annoncé qu’eux ou leurs enfants viendraient – des pratiquants chinois et occidentaux, des anciens pratiquants aussi. Le 20 juillet, environ trois semaines avant le début de notre camp d’été, j’ai rencontré une nouvelle pratiquante devant l’ambassade chinoise. Elle a dit qu’elle et son mari pratiquaient depuis un an et demi et qu’ils vivaient loin des autres pratiquants. Elle avait deux enfants. Quand je lui ai parlé du camp d’été, elle était très contente et m’a dit que sa fille pensait qu’elle était la seule jeune disciple de Dafa dans le monde. En fait, cette pratiquante est arrivée plus tard avec ses deux enfants à notre camp d’été.


Le jour du rendez-vous, tous les pratiquants sont venus et le camp d’été pour les jeunes pratiquants de Dafa a ouvert ses portes en grande pompe.


Durant une de nos sorties, j’ai rencontré un journaliste qui avait déjà écrit un article sur notre groupe de Falun Gong local et je l’ai invité à en écrire un autre sur notre camp. Il était très enthousiaste de voir les enfants assis en méditation, et a interviewé plusieurs pratiquants. Une semaine plus tard, l’article était publié dans le journal local.


Je pouvais ressentir l’énergie croître de jour en jour. Bien qu’agités au départ, les enfants sont devenus harmonieux, ainsi que les leçons de chinois. C’était super de voir comment cette pratiquante, le professeur, bien que n’étant pas sûre d’elle au début, poursuivait les leçons avec tendresse et patience. Elle a peu à peu gagné en assurance alors que nous l’encouragions. Sa mission était tout sauf facile, car elle devait enseigner à 14 enfants âgés de 3 à 15 ans. « Mission impossible ? » Ils ont réussi ! Les petits étaient assis devant et les autres derrière. Au début, les parents pratiquaient les exercices ensemble avec les enfants. Les enfants plus grands avaient un bon impact sur les petits. Quand un jour, nous avons essayé de faire une pratique séparée adultes et enfants, nous avons remarqué que les enfants les plus grands pouvaient toujours restés concentrés, mais que les petits cessaient de coopérer. Nous avons décidé de les faire revenir dans le champ d’énergie de tout le groupe de pratique.


Chaque jour, nous faisions tous les exercices pendant une heure et parfois nous nous arrêtions sur un exercice en particulier pendant dix minutes. Nous mémorisions ensuite un poème du Maître et puis nous apprenions une chanson en chinois aux enfants ou regardions une vidéo en relation avec les principes de cultivation. Après le déjeuner, nous nous asseyions avec les enfants dans notre jardin et avions des partages d’expérience de cultivation. Nous les encouragions à partager ce qu’ils avaient pu accomplir en tant que pratiquants et ce que signifiait être un pratiquant. Après avoir échoué à partager le premier jour, nous avons réalisé que c’était une transition plus que nécessaire entre les activités de cultivation et les loisirs. En soirée, avant de les coucher, nous étudiions le Fa avec les enfants.


Nous avons tous noté le rayonnement émanant des enfants, et j’ai senti que les frontières qui nous limitaient souvent en tant que parents – « mon enfant, ton enfant » – ce qui avait été si fort en moi au point d’en avoir honte – ces frontières s’estompaient. Soudain, chaque enfant était un enfant de Dafa et je pouvais voir la pureté et la beauté en chacun d’eux. Même si en surface, chacun avait ce caractère-ci ou ce caractère-là… Celui qui causait des problèmes, celui qui criait beaucoup, celui qui embêtait les autres, celui qui n’avait pas de chance, etc. J’ai pu soudain voir combien ces caractéristiques n’étaient qu’une fine enveloppe qui pouvait facilement être balayée. Quand j’ai partagé cela avec un des pratiquants, il a dit que ce qing de juger le caractère en surface était certainement remplacé par la compassion. Dans
Zhuan Falun, sixième leçon, le Maître dit :

« Bien sûr, comme nous cultivons et pratiquons dans la société humaine ordinaire, nous devons respecter nos parents, éduquer nos enfants ; en toutes circonstances, nous devons être bons avec les autres, traiter les gens avec bienveillance ; à plus forte raison vous devez le faire pour les membres de votre famille. Il faut bien traiter tout le monde, ses parents comme ses enfants, il faut penser aux autres en toute occasion ; un tel cœur n’est plus égoïste, c’est un cœur charitable, c’est de la compassion. Les sentiments sont le propre des gens ordinaires, les gens ordinaires ne vivent que pour les sentiments. »

Et dans la même conférence :

« Dans les six voies de réincarnation, vos mères tant humaines que non humaines ont été innombrables. Dans toutes vos existences, combien avez-vous eu d’enfants ? Ils sont aussi innombrables. Qui est votre mère, qui sont vos enfants ? »


Des choses magnifiques se sont produites à la suite du camp. L’enfant de notre professeur avait des difficultés à parler auparavant et ne voulait jamais pratiquer les exercices. Lors de sa première visite chez nous, il ne voulait pas monter à cheval et ne voulait même pas s’en approcher. Cette fois, à notre camp, bien au contraire, il est monté à cheval, il est devenu de plus en plus courageux, jouait et parlait avec les autres enfants. Il a également pratiqué et récité les poèmes et a continué à pratiquer avec ses parents quand il rentré chez lui après le camp.


La mère qui est venue avec ses deux enfants m’a dit que son fils n’avait jamais pratiqué les exercices. Il pratique maintenant et émet les pensées droites. Une autre pratiquante venue avec ses deux petits enfants m’a confié qu’avant le camp, ils avaient l’habitude de pleurer et d’interférer avec elle, à son grand désespoir. Elle a raconté que lorsqu’elle est rentrée chez elle, sa petite fille d’un an a fait le second exercice avec elle, et que son fils de trois ans a récité les poèmes du Maître. Une autre pratiquante a raconté que depuis qu’ils étaient rentrés du camp, sa fille pratique et émet les pensées droites avec elle. Une autre pratiquante et moi-même avons décidé de réveiller nos enfants 15 minutes plus tôt pour pratiquer un exercice ou plus avant d’aller à l’école.


Ainsi, aujourd’hui les enfants connaissent par cœur deux des poèmes de
Hong Yin du Maître – « Falun Dafa » et « Cultivation véritable ». Chacun d’eux a dit que le camp d’été était les meilleures vacances qu’ils aient jamais vécues.


Soudain, l’endroit où nous vivons a semblé prendre une plus grande importance et signification. Il y a quatre ans, nous avons déménagé en Normandie, au bord de la mer, avons retapé une grande maison et ouvert un café-restaurant. Ni moi, ni mon mari n’avions d’expérience dans la cuisine ou la restauration. Nous avions toujours vécu en ville et nous étions toujours très actifs dans les activités et le travail de Dafa. Soudain, notre vie avait changé. Nous vivions loin des autres pratiquants et il était difficile pour nous de participer à la plupart des activités. Mais une fois de plus, nous avons expérimenté la preuve finale que lorsque nos cœurs sont purs et que nous sommes déterminés dans Dafa, le Maître peut transformer toute difficulté en bonne chose. Le Maître nous a envoyé beaucoup de pratiquants afin de nous encourager à être diligents dans les trois choses des disciples de Dafa.

Merci, Maître !

Traduit de l'anglais en Europe