(Minghui.org) Une pratiquante de notre région a été illégalement arrêtée et détenue. Dans le centre de détention, elle a traité avec gentillesse les détenues partageant sa cellule et leur a parlé du caractère merveilleux du Falun Dafa et des faits de la persécution. En conséquence, beaucoup de détenues en sont venues à aimer la pratique. Elle a aussi pris soin d’une détenue paralysée. Ses actes de bonté ont également touché le cœur de certaines gardiennes. Le chef du centre de détention lui a même proposé son aide et l’a libérée en vertu de la disposition d’« assignation à résidence ».


Cependant, le Parti communiste chinois (le PCC) n’arrêtait pas de la persécuter. Six mois plus tard, elle a reçu une notification du tribunal local l’avertissant qu’elle serait traduite en justice dans les deux semaines suivantes. Cette pratiquante est alors venue me voir. Comme le temps était très court, et après des échanges avec d’autres pratiquants, nous en sommes venus à comprendre qu'elle ne devait pas attendre d’être arrêtée par la police, mais partir quelque temps.


Je lui ai fait part de notre suggestion, pensant que la police ne la trouverait pas si elle quittait la ville et cesserait alors de la rechercher. Bien que quitter notre domicile n’est pas ce que le Maître attend de nous, ce pouvait être un moyen de résister à la persécution. À ma grande surprise, elle ne voulait aller nulle part, parce que son père avait signé pour se porter garant lorsqu’elle avait été « libérée sous caution » du centre de détention. Elle craignait qu'en partant, son père ait des problèmes. Par ailleurs, sa mère était alitée et avait besoin de son aide. Même si sa sœur cadette pouvait s’occuper d’elle, elle sentait qu’elle ne pouvait pas tout simplement partir.


Nous savions que cette pratiquante était sous une immense pression et qu’elle était très attachée à sa famille. Alors je lui ai suggéré de lire le Fa et d’émettre les pensées droites plus souvent. J’ai compris que nous ne pouvions pas simplement lui imposer notre point de vue. Le Maître nous a dit :

« Chacun est en train de parcourir son propre chemin, chacun est en train de s'éveiller avec droiture au Fa qu’il comprendra dans le futur dans Dafa. » (« Enseignement de Fa à la conférence internationale de Fa dans la capitale américaine 2012 »)


Le Maître a dit aussi :


« Même un homme ordinaire sait en tirer la leçon lorsqu'il rencontre quelque chose, il y réfléchit davantage ; les pratiquants doivent savoir encore trouver où réside la cause de leurs failles utilisées par les forces anciennes, rechercher leurs propres problèmes. » (« Enseignement de Fa à la conférence de Fa dans la grande région de New York 2013 »)


J’ai partagé mes compréhensions avec elle et je lui ai suggéré de s'examiner intérieurement et de trouver la raison pour laquelle elle avait été arrêtée et d'identifier ses failles. À travers l'étude du Fa, elle a réalisé qu’elle n’étudiait pas assez souvent le Fa et avait essayé de trouver un raccourci pour atteindre un niveau plus élevé. Elle avait même assisté à des conférences données par des personnes endommageant le Fa et suivi d'autres personnes au lieu de suivre le Fa. Ce qui était en soi-même un sabotage du Fa et constituait le problème fondamental exploité par les forces anciennes.


Quand elle a pris conscience de ses erreurs, elle s’est fait à elle-même la promesse solennelle de se rectifier et a dit à ceux qui avaient assisté à ces conférences de faire la même chose de manière à compenser pour les pertes causées. Elle faisait beaucoup d’efforts et regardait constamment à l’intérieur.


Quand le tribunal a annoncé que la date de l’audience serait avancée, et qu’elle retournerait en prison, elle a été très affectée. Je lui ai suggéré de partir quelque temps, mais elle a commencé à se préparer à aller en prison. Elle m’a demandé de l’aider à noter par écrit les articles du Maître sur des morceaux de tissu afin de pouvoir les emmener avec elle, et m’a aussi demandé d’aider sa sœur cadette à s’occuper de sa maman. Je lui ai dit avec colère : « Tu paves ton propre chemin et suis un chemin arrangé par les forces anciennes. Tu veux aussi m’entraîner là-dedans ? »


Pourquoi étais-je aussi en colère ? Quand je suis rentrée chez moi, j’ai commencé à regarder en moi et j’ai découvert un gros attachement à l’égoïsme. Les jours précédents, même si j’avais l’air de l’aider, je ne prenais pas vraiment au sérieux ce à quoi elle faisait face. En fait, j’essayais tout le temps de me protéger. J’avais peur de m’impliquer et ne voulais pas me créer trop de problèmes. Je me disais : si ce n’était pour cette histoire, j’aurais pu être plus à l’aise et j'aurais pu faire les trois choses dans un environnement stable. J’ai aussi réalisé que je n’avais pas réussi à considérer la situation du point de vue de Fa.


J’ai compris que la pratiquante n’avait pas tort, mais moi si. En creusant davantage, j’ai trouvé que je n’avais pas réussi à avoir une foi totale dans le Maître et Dafa. Je dis toujours que nous ne devons pas reconnaître les forces anciennes, pourtant, je doutais du résultat. Quand j’ai réalisé mes failles et les ai exposées au grand jour, mon xinxing s’est élevé et mes pensées droites se sont renforcées. Je me suis souvenu des paroles du Maître :


« Qu’il s’agisse des êtres de l'ancien univers ou de tous les êtres qui ont à présent été rectifiés, tous sont en train d'observer. C’est uniquement parce que votre esprit n’est pas droit que vous attirez ces choses perverses. Si votre esprit est droit, personne n’osera venir. Et même si elles venaient, les divinités ne le permettraient pas. » (« Enseignement de Fa à la Conférence de Fa de l’Ouest des États-Unis en 1999 »)


Les paroles du Maître ont renforcé mes pensées droites. J’ai réalisé que je ne devais pas me contenter de laisser passivement le PCC emmener une pratiquante comme moi. Je devais lâcher mon « ego » et travailler avec les autres pour éliminer les forces anciennes. Chaque fois qu’un compagnon de pratique est persécuté, moi aussi je suis persécutée. J’ai réalisé que c’était pour moi une opportunité d’abandonner l’attachement à la peur et de bien coopérer avec le corps entier pour sauver les êtres.


Comme j’étais plus confiante, le lendemain, je suis allée voir la pratiquante. Son père voulait verser de l’argent aux autorités pour qu’ils épargnent sa fille. J’ai encouragé la pratiquante à ne rien leur donner, et à suivre l’arrangement du Maître.


La sœur cadette de la pratiquante avait très peur et elle a essayé à plusieurs reprises de me chasser de la maison mais je n’ai pas pris cela à cœur et j’ai continué à lui rendre visite et à étudier le Fa avec elle. Nous avons réalisé qu’il devait y avoir des failles de notre côté pour que nous soyons dans une telle situation. Néanmoins, le Maître prend soin de nous et nous pouvons nous rectifier à l’intérieur du Fa. Il n’est pas question que nous permettions à quiconque de nous persécuter. Le Maître ne reconnaît pas la persécution, et nous ne devrions pas la reconnaître non plus. Mais comment gérer cette situation ? Le Maître nous a dit :


« L’histoire de l’humanité n’a pas pour but final d’être un être humain, l’histoire de l’humanité n’est pas là non plus pour offrir un paradis à la perversité pour sévir. L’histoire de l’humanité est créée pour la rectification de Fa, seuls les disciples de Dafa sont dignes de manifester ici leur splendeur et leur gloire (« À la Conférence de Loi européenne 2005 » dans Points essentiels pour un avancement diligent, Vol. III)


J’ai compris que puisque le Maître a dit que seuls les disciples de Dafa sont dignes de manifester leur gloire ici-bas, alors nous devions manifester la gloire de Dafa dans la salle d’audience ! Nous avons usé de tous les moyens légaux pour suffoquer la perversité et sauver les êtres. Le temps qui nous reste est pour qu’ils puissent s’éveiller et non pour nous persécuter.


J’ai rappelé à la pratiquante que nous devions être bons et compatissants envers ceux qui travaillent dans le système judiciaire, étant donné qu’eux aussi ont été trompés par le PCC. De même, les policiers sont aussi des gens à sauver. Que les centres de détention ne sont pas les lieux où nous devrions étudier le Fa et pratiquer nos exercices, et qu’elle devrait maintenir de fortes pensées droites et rentrer chez elle en sécurité. Nous devons avoir foi dans le Maître et croire que nous allons désintégrer la persécution des forces anciennes. Nous nous sommes encouragés mutuellement et avons émis une forte pensée que nous allions emprunter le chemin que le Maître avait arrangé pour nous.


Le jour du procès, nous avons appelé quelques pratiquants et sommes allés émettre les pensées droites près du tribunal. Nous avons envoyé une forte pensée : Nous les pratiquants, sommes un seul corps et rien ne peut interférer avec nous. Environ une heure plus tard, nous avons vu la pratiquante sortir en sécurité avec les membres de sa famille.


Le lendemain matin, elle est venue me voir. Elle avait les larmes aux yeux, elle m’a raconté ce qui s’était passé au tribunal. Elle m’a dit : « Dès que je suis entrée dans la salle, j’ai demandé au Maître de renforcer ma compassion. Au début, j’étais nerveuse, mais petit à petit je me suis calmée. Je sentais que mon champ d’énergie était très puissant. Je savais que les pratiquants m’assistaient en même temps. Quand la partie civile a dit que nous étions contre la loi, je leur ai expliqué que nous avions la liberté de croyance, et je leur ai parlé du caractère merveilleux de Dafa et des bienfaits que m’avait procuré la pratique. Pour finir, je leur ai dit de ne pas nuire à des innocents et qu’ils devaient choisir pour eux-mêmes un futur brillant en traitant les pratiquants de Dafa avec bonté. De temps en temps, j’étais interrompue mais j’ai dit ce que j’avais l’intention de dire. »


À travers cet incident, les membres de la famille de la pratiquante ont compris la vérité à propos de Dafa. Son père a dit que désormais il soutiendrait toujours Dafa. Sa jeune sœur a dit que quelque soit le résultat, elle s’occuperait de sa mère si bien que sa sœur n’aurait pas à s’en faire pour elle. Ils ont tous écrit des déclarations solennelles, affirmant que tout le mal qu’ils avaient dit du Falun Gong dans le passé était nul et non avenu. J’étais si heureuse pour eux. La pratiquante m’a dit : « J’ai vu que tu t’es améliorée. Tu ne m’as jamais critiquée quelque soit ma décision. Tu n’as fait que m’aider tranquillement et tu m’as aidée à compenser les manques. Toute ma famille a vu que lorsque j’avais des problèmes, tu n’es pas restée à l’écart. Nous t’en sommes tous reconnaissants. » Je lui ai dit calmement : « Remercions tous le Maître. Moi aussi, je me suis cultivée dans ce processus. Ma profonde gratitude au Maître pour sa grâce infinie dépasse tous les mots ! Merci Maître ! Merci compagnons de pratique !


En regardant rétrospectivement le chemin de cultivation que j’ai traversé ces dix dernières années, j’ai rencontré beaucoup d’obstacles et j’ai trébuché tout du long. J’ai pu sentir la protection compatissante du Maître à chacun de mes pas.


Bien qu’il y ait eu de nombreux domaines où je n’ai pas bien fait, et que parfois j’aie l’impression d’avoir laissé tomber le Maître, mon cœur sera pour toujours connecté à Dafa. Ma vie entière appartient à Dafa !


Dans la dernière étape de la cultivation de la rectification de Fa, je serai plus diligente et retournerai à ma vraie demeure avec le Maître !

Traduit de l'anglais en Europe