(Minghui.org) Plus de dix policiers en civil ont frappé à la porte de Mme Wu Derong, à 8 h30 du matin, le 22 septembre 2021. Lorsque ses voisins ont demandé ce qui se passait, les policiers les ont ignorés et ont simplement continué à crier : « Ouvrez la porte ! Ouvrez la porte ! »

Mme Wu, une septuagénaire habitant la ville de Luzhou, dans la province du Sichuan, a demandé à travers la porte : « Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? » Elle a entendu quelqu’un dire qu’il venait du poste de police de Yongning. Puis les policiers ont continué à frapper à la porte. M. Wu leur a dit qu’elle n’ouvrirait pas la porte tant qu’ils n’auraient pas montré leurs pièces d’identité et leur mandat de perquisition. Ils ont répondu en martelant sa porte de plus en plus fort.

Quelques instants plus tard, deux autres policiers sont arrivés. Ils ont crié en martelant la porte : « Nous sommes de la police, ouvrez la porte, vite ! »

Mme Wu a répondu : « Je ne vais pas ouvrir la porte parce que vous êtes de la police. Je vous défie de me montrer votre carte d’identité et les documents légaux pour fouiller mon domicile. Vous faites des choses qui ne font que vous nuire. Ne savez-vous pas que le gouvernement enquête sur les violations de la loi commises par la police au cours des trente dernières années ? Je sais que vous avez l’intention de m’emmener de force comme vous l’avez fait il y a quatre ans parce que je pratique le Falun Gong. Je ne permettrai pas que cela se produise à nouveau. »

Le Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa, est une méthode pour raffiner le corps et l’esprit qui est persécutée par le Parti communiste chinois depuis juillet 1999.

Lorsque les policiers ont compris que Mme Wu ne leur ouvrirait pas la porte, l’un d’eux a commencé à affirmer que le Falun Gong avait été interdit par le gouvernement et qu’il était illégal pour Mme Wu de pratiquer le Falun Gong.

Mme Wu leur a répondu que la persécution du Falun Gong n’avait aucune base légale en Chine. Le Falun Gong n’était pas sur la liste des cultes émise par le ministère de la Sécurité publique, et le Bureau de l’Administration chinoise de la presse et des publications a abrogé linterdiction des livres et des publications sur le Falun Gong en 2011.

Elle a poursuivi : « Il y a plus de dix ans, alors que je n’étais pas à la maison, vous avez cassé ma serrure et emporté les 5000 yuans que mon mari gardait dans un tiroir. La dernière fois que vous êtes venus me harceler, le 17 septembre 2017, vous avez saccagé mon appartement sans mandat de perquisition et confisqué tout ce qui vous semblait avoir de la valeur sans me donner la liste des objets saisis. »

Mme Wu a rappelé : « Vous avez aussi fabriqué des preuves contre moi. Lorsque vous m’avez demandé si j’avais posé des affiches sur le Falun Gong, je vous ai dit que j’avais aidé une personne retraitée à poser deux affiches pour vendre sa maison. Puis, vous m’avez accusée d’avoir affiché deux dépliants sur le Falun Gong. Vous avez trouvé deux livres sur le Falun Gong chez moi et vous avez dit qu’il y en avait plutôt 80 . Pendant que je purgeais trois ans de prison à cause de cela, ma maison à la campagne s’est effondrée et nous n’avions pas les moyens de la réparer. Je suis persécutée depuis plus de dix ans. Maintenant, je vis chez mon fils et vous ne me laissez toujours pas tranquille, comme si nous n’avions pas assez souffert. »

Une policière du groupe a menacé de trouver un serrurier pour forcer l’ouverture de la porte. Mme Wu a déclaré que s’ils osaient le faire, elle allait les dénoncer. Elle a poursuivi : « Pensez à ce que vous, la police, avez fait au cours des vingt dernières années. Au lieu de protéger la population, vous avez consacré tous vos efforts à tenter de forcer les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur croyance. Vous retournez les enfants des pratiquants contre leurs parents. Tant de familles ont été déchirées à cause de cela. Le bien est rétribué par le bien et le mal par le châtiment. Les mauvaises choses que vous avez faites auront des conséquences. »

Puis, la policière d’un ton doux a dit : « Hé, pouvez-vous sortir pour jeter un coup d’œil à quelque chose ? Est-ce à vous ? » Mme Wu a répondu : « Je ne garde rien à l’extérieur. Peu m’importe ce que c’est. Si vous l’aimez, vous pouvez le garder. » Un autre policier a menacé que si Mme Wu n’ouvrait pas la porte, ils resteraient dehors et l’empêcheraient de quitter son appartement.

Ces personnes ont continué à frapper à la porte pendant encore une demi-heure avant de finalement partir – mais pas avant d’avoir à nouveau coupé l’électricité à Mme Wu.

Le lendemain, à 11 h, cinq ou six autres policiers ont de nouveau frappé à la porte de Mme Wu. Ils ont dit qu’ils avaient quelque chose à livrer à Mme Wu. Plus tard, ils ont changé leur discours et ils ont dit qu’ils étaient venus lui fournir des informations sur la santé. Ils ont insisté pour qu’elle ouvre la porte. Mais Mme Wu a de nouveau refusé.

Après leur départ, un voisin a dit à Mme Wu de faire très attention, car il avait vu que les policiers avaient des menottes et des entraves avec eux.

Arrestation et peine de prison précédentes

Mme Wu a commencé à pratiquer le Falun Gong en juin 1998 et elle en a bénéficié tant sur le plan physique que mental. Après le début de la persécution par le Parti communiste chinois l’année suivante, elle a été détenue dans un centre de lavage de cerveau pendant deux ans et huit mois ; elle a été condamnée à une peine d’un an et trois mois de travaux forcés en 2004 ; et elle a été condamnée à la prison à deux reprises, en 2009 et 2018, pour un total de six ans et demi, tout cela pour avoir maintenu sa croyance et avoir parlé du Falun Gong aux gens.

Avant son dernier harcèlement, Mme Wu a déclaré que la police avait utilisé des tactiques semblables pour la harceler le 17 septembre 2017. Ils ont coupé son électricité et se sont précipités dans son appartement lorsqu’elle est sortie pour vérifier le panneau de disjoncteurs dans le couloir de l’appartement. Deux policiers ont tenu fermement les bras de Mme Wu, tandis que les autres sont allés directement dans sa chambre à coucher et ont ouvert le coffre-fort dans un tiroir comme s’ils savaient où trouver les objets de valeur. L’un des policiers était Li Xiongming, un policier du poste de police de Yongning qui avait déjà harcelé Mme Wu auparavant. Lui et les autres policiers étaient en civil et aucun d’entre eux n’a présenté de pièce d’identité. Ils ont confisqué plusieurs centaines de yuans qui étaient dans les vêtements de Mme Wu, des cartes-cadeaux d’une valeur de 300 yuans de son fils et plusieurs centaines de yuans en espèces qu’elle gardait chez elle. Ils ont rempli des sacs d’objets de valeur de son domicile, n’épargnant même pas le lecteur DVD ni un tableau noir. Ils n’ont retourné aucun de ces objets ni n’ont fourni de liste des biens confisqués.

Mme Wu a ensuite été placée au centre de détention et elle a été interrogée par Dong Dan, un procureur du parquet de Naxi. Lorsque Mme Wu a déclaré avoir aidé un cadre à la retraite à publier deux annonces concernant la vente d’une maison, Dong a écrit qu’il s’agissait d’« affichage de documents sur le Falun Gong » et a utilisé cela comme preuve contre elle. Mme Wu a ensuite été condamnée à une peine de trois ans de prison.

Après sa libération le 17 septembre 2020, le Bureau de la sécurité sociale du district de Naxi a ordonné à Mme Wu de restituer l’allocation mensuelle de 100 yuans pour les personnes âgées en milieu rural qu’elle avait reçue pendant sa peine de prison. Les autorités ont menacé de la convoquer au tribunal si elle refusait.

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Traduit de l’anglais