(Minghui.org) Le 7 décembre, trois jours avant la Journée des droits de l’homme, les pratiquants de Falun Dafa de Toronto se sont rassemblés sur la place Nathan Phillips, à l’hôtel de ville de Toronto, pour demander au gouvernement canadien d’aborder la persécution du Falun Dafa lors du Sommet pour la démocratie, qui se tenait les 9 et 10 décembre. Les pratiquants ont demandé l’arrêt de la répression en Chine, qui perdure depuis 22 ans, et la libération de proches de citoyens canadiens détenus en Chine. 

Plusieurs élus canadiens et des représentants d’organisations des droits de l’homme ont pris la parole lors de cette activité, notamment Consiglio Di Nino (ancien sénateur), Wladyslaw Lizon (ancien député fédéral), Michael Stainton (président de l’Association taïwanaise des droits de l’homme du Canada) et Sheng Xue (vice-président de la Fédération pour une Chine démocratique).

Selon l’Association canadienne du Falun Dafa, une liste de 150 responsables du Parti communiste chinois (PCC) et près de 300 pages de documents de référence ont été soumises au ministre canadien des Affaires étrangères, décrivant les violations des droits de l’homme perpétrées par ces responsables contre les pratiquants de Falun Dafa.

Douze membres de familles de résidents canadiens sont actuellement détenus dans des prisons et d’autres centres de détention chinois. Parmi eux se trouve Mme Liu Yan, qui a été arrêtée dans la province du Yunnan à la fin septembre.

Les pratiquants ont organisé un rassemblement à l’hôtel de ville de Toronto le 7 décembre 2021 à l’occasion de la Journée des droits de l’homme.

Les violations des droits de l’homme sont inacceptables

L’ancien sénateur canadien Consiglio Di Nino a pris la parole lors de l’activité.

« Nous devons faire entendre nos voix de façon forte et claire, pour dire au PCC que les violations des droits de l’homme sont inacceptables », a déclaré l’ancien sénateur canadien Consiglio Di Nino. « Pendant de nombreuses années, le PCC semble avoir ignoré ces voix venant du monde. » Il a expliqué que c’est la raison pour laquelle il était venu spécifiquement à ce rassemblement, pour soutenir les pratiquants de Falun Dafa. 

Le sénateur Di Nino a déclaré : « Cette activité est particulièrement importante pour attirer l’attention sur la Journée des droits de l’homme. C’est un rappel adressé au PCC, ainsi qu’à tous les Torontois et au monde entier, que nous ne cesserons pas nos efforts tant que la liberté ne sera pas garantie dans le monde entier. »

Lutter contre le communisme est notre responsabilité

Wladyslaw Lizon, ancien député, représentant la région métropolitaine de Toronto

Premier député d’origine polonaise au Canada, Wladyslaw Lizon a rappelé comment le régime communiste a porté atteinte à l’État de droit et fait du tort au peuple polonais. « Plusieurs décennies ont passé, mais la nature du communisme reste la même. C’est-à-dire qu’il réprime constamment les gens et les prive de leur liberté. Il est de notre responsabilité – nous, les gens de la société libre – de nous opposer à une telle oppression », a-t-il déclaré.

M. Lizon a déclaré qu’il se souvenait de la façon dont le Parti communiste polonais ordonnait à l’armée et la police militaire de réprimer les citoyens pacifiques. « En ce moment même, une tragédie similaire se produit pour le peuple chinois. Heureusement, la Pologne et d’autres pays d’Europe ont dépassé ce stade et ont commencé à jouir de la liberté. » M. Lizon espère que le peuple chinois puisse faire de même et finir par obtenir leurs droits fondamentaux. 

« Nous, les personnes qui vivent dans le monde libre, nous devons soutenir tous ceux qui sont réprimés », a-t-il déclaré. Il espère aussi que le gouvernement canadien continuera à soulever ces questions avec le PCC, notamment demander la libération des pratiquants de Falun Dafa détenus. Il a réitéré que les gens de la société occidentale sont tenus de contrer les régimes totalitaires.

La liberté prévaudra

Michael Stainton, président de l’Association taïwanaise des droits de l’homme du Canada, a déclaré qu’il respectait le travail acharné des pratiquants de Falun Dafa.

Michael Stainton, président de l’Association taïwanaise des droits de l’homme du Canada, a expliqué que chaque fois qu’il passe devant le consulat chinois, il voit la manifestation pacifique des pratiquants de Falun Dafa. Il a dit que c’est pour cela qu’il trouve important de participer à cette activité du 7 décembre et de rappeler aux gens les crimes commis par le PCC. Il espère que les Canadiens pourront agir selon leur conscience et porter attention à la persécution en Chine, ainsi qu’aux pratiquants de Falun Dafa qui y sont maltraités.

M. Stainton a dit qu’il respectait les pratiquants pour leurs efforts et leur travail acharné pour mettre fin à la persécution. « Ce n’est pas facile, mais il faut continuer. De nombreux députés au Canada sont aussi préoccupés par les droits de l’homme et les soutiennent fermement », a-t-il déclaré.

« C’est important de continuer sur cette lancée », a-t-il ajouté. « Bien que le PCC semble avoir infiltré les pays occidentaux, en fin de compte, la liberté et la démocratie prévaudront. » Il a remercié tous ceux qui se sont levés pour cette cause. 

Persévérance et espoir

Sheng Xue, vice-présidente de la Fédération pour une Chine démocratique, a pris la parole lors du rassemblement.

« Quand le PCC a commencé à réprimer les pratiquants pacifiques de Falun Gong en juillet 1999, de nombreuses personnes ont été surprises et confuses. Mais, en peu de temps, les pratiquants ont compris ce qui se passait et ont reconnu la nature perverse du PCC », a expliqué Sheng Xue, vice-présidente de la Fédération pour une Chine démocratique.

« Depuis lors, les pratiquants ont fait preuve d’une conviction et d’une persévérance solides, en parlant avec le public des faits concernant le Falun Gong et des mauvaises actions du PCC. Au cours des 20 dernières années, les pratiquants de Falun Gong sont l’un des groupes qui ont le mieux fait cela. Ils ont fait d’énormes sacrifices au cours des 22 dernières années et sont devenus de plus en plus fermes », a-t-elle déclaré.

Mme Sheng a continué : « Pour cette raison, chaque pratiquant est un héros. Nous avons aussi vu des changements ces dernières années. De plus en plus de pays, y compris des leaders internationaux et des citoyens ordinaires, ont pris conscience de la vraie nature du PCC. Beaucoup d’entre eux se sont levés pour révéler la brutalité [du PCC]. Cela a été une source d’inspiration, de confiance et d’espoir. »

Une étudiante appelle à l’aide pour secourir sa mère détenue

Liu Mingyuan appelle à l’aide pour secourir sa mère détenue en Chine.

Liu Mingyuan, qui étudie en animation au collège Sheridan, a dit que sa mère, Mme Liu Yan, a été arrêtée fin septembre en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Mingyuan espère que le gouvernement canadien pourra aider à obtenir sa libération.

Mme Liu Yan est un ancien professeur d’anglais de l’armée de l’air. En raison de la persécution, elle a non seulement été détenue et emprisonnée, mais elle a été aussi privée d’emploi à de nombreuses reprises. La persécution continue l’a obligée, tout comme son mari, à fuir le nord-est de la Chine pour le sud-ouest du pays, dans la province du Yunnan. Mais elle a de nouveau perdu son emploi et a de nouveau été arrêtée.

« C’est une des raisons pour lesquelles la Journée des droits de l’homme est si importante et si significative pour moi », a déclaré Mme Liu Mingyuan. Elle espère que davantage de personnes puissent entendre son histoire et apprendre ce qui se produit en Chine, y compris les épreuves que subit sa mère.

« La persécution du Falun Gong fait fi de la loi chinoise », a poursuivi Mme Liu. « Aucun membre de la famille n’est autorisé à rendre visite à ma mère. Les responsables respectent à peine la loi dans les cas en rapport avec le Falun Gong », a-t-elle expliqué. Le père de Mme Liu n’a pas été autorisé à voir sa femme, et même l’avocat qu’il a engagé n’a pas pu rencontrer Mme Liu, sa cliente.

Bien qu’elle ne soit plus en Chine, Mingyuan fait de son mieux pour sauver sa mère. Elle a contacté des députés fédéraux, lancé une pétition en ligne et envoyé des lettres à des responsables chinois. Plusieurs médias canadiens ont rapporté le rassemblement organisé devant le consulat chinois le mois dernier, au cours duquel Mingyuan a appelé à l’aide pour secourir sa mère. Mingyuan a inclus ces reportages dans une lettre qu’elle a envoyée aux responsables du centre de détention en Chine. Au Canada, plusieurs maires de l’Ontario ont pris connaissance de l’histoire de Mingyuan. Des enseignants de son université ont également déclaré qu’ils allaient écrire des lettres en son nom.

« J’espère que davantage de citoyens canadiens et le gouvernement m’aideront à secourir ma mère, car de nombreuses personnes comme elle continuent de souffrir sous le régime totalitaire du PCC en ce moment même. »

Qu’est-ce que le Falun Dafa ?

Le Falun Dafa (également connu sous le nom de Falun Gong) a été présenté pour la première fois au public en 1992 par M. Li Hongzhi à Changchun, en Chine. Cette discipline spirituelle est maintenant pratiquée dans plus de 100 pays et régions du monde. Des millions de personnes ont adopté les enseignements basés sur le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance ainsi que sur cinq exercices doux, et ont constaté une amélioration de leur santé et de leur bien-être.

Jiang Zemin, ancien dirigeant du Parti communiste chinois (PCC), a perçu la popularité croissante de cette discipline spirituelle comme une menace pour l’idéologie athée du PCC et, le 20 juillet 1999, a émis un ordre interdisant cette méthode.

Au cours des vingt-deux dernières années, Minghui.org a confirmé la mort de milliers de pratiquants suite à la persécution. On pense que le nombre réel est beaucoup plus élevé. Beaucoup plus ont été emprisonnés et torturés en raison de leur croyance.

Il existe des preuves concrètes que le PCC organise le prélèvement d’organes sur les pratiquants détenus, qui sont assassinés pour alimenter l’industrie de transplantations d’organes.

Sous la direction personnelle de Jiang, le PCC a créé le Bureau 610, une organisation de sécurité extralégale ayant le pouvoir d’outrepasser les systèmes policier et judiciaire et dont la seule fonction est d’orchestrer la persécution du Falun Dafa.

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Traduit de l’anglais