(Minghui.org) Les caméras de surveillance couvrent désormais presque toutes les régions de Chine, que ce soit les espaces publics comme les stations de bus, les rues, les parcs et les magasins, les maisons privées, et même les ruelles et la campagne. Le pays a été transformé en un État de surveillance par le Parti communiste chinoise (PCC). Dès que les Chinois quittent leur domicile, ils sont sous surveillance chaque minute de chaque jour. Lorsqu'ils sont chez eux, leurs téléphones portables et leurs ordinateurs sont transformés en outils de surveillance.

Dans les prisons du PCC, la surveillance et les inspections sont déployées plus efficacement et plus fréquemment, surtout contre les pratiquants de Falun Gong. Les tactiques utilisées dans la prison de Zhengzhou donnent un aperçu de la gravité de la persécution du Falun Gong, qui est la cible du PCC depuis juillet 1999.

Surveillance stricte au stage précoce

Lors de l’arrivée des pratiquants de Falun Gong à la prison, une atmosphère de terreur s’établit par l’utilisation d’une surveillance stricte. Aucun espace personnel ou déplacement libre n’est autorisé. L’isolement strict auquel sont soumis les pratiquants les met constamment sous pression et sur les nerfs.

Le neuvième quartier est l’endroit désigné pour la détention des pratiquants de Falun Gong et la plupart des pratiquants y sont affectés. Chaque pratiquant est confiné dans une petite pièce où des détenus sont désignés pour les surveiller en permanence. Ces détenus spécialement sélectionnés, comprennent à la fois des personnes instruites et éloquentes et des personnes plus fortes et plus violentes.

Les détenus ne laissent pas les pratiquants rencontrer d'autres pratiquants lorsqu'ils se rendent aux toilettes et utilisent la salle d'eau. Si de temps à autre, ils se voient, les pratiquants n'ont pas l'autorisation de se saluer ni d'échanger des expressions avec d'autres pratiquants. On les force à dormir de manière à ce que l'on puisse voir leurs visages.

Pendant ce temps, les responsables de la prison déploient toutes sortes de tactiques afin de forcer les pratiquants à renoncer au Falun Gong lors d'une « conversion » officielle. Ils utilisent des instructeurs, pour la plupart des collaborateurs qui, sous la pression, ont abandonné le Falun Gong, pour jouer le rôle de « personnes bienveillantes ». Les instructeurs utilisent le mensonge et des astuces pour tromper et embrouiller les pratiquants afin que ceux-ci renoncent à leur croyance.

Si cela ne fonctionne pas, ils utilisent la violence, notamment les coups et les insultes, ils forcent les pratiquants à rester assis sur un « petit tabouret » pendant de longues périodes ou les soumettent à une exposition au soleil brûlant. Les pratiquants sont également privés de sommeil et les achats au magasin de la prison leur sont refusés ainsi que les appels téléphoniques. On pousse également les membres de la famille de certains détenus à faire une scène afin d'utiliser les émotions familiales pour affaiblir leur volonté. Certains détenus ont même imité la signature ou l'empreinte du pouce des pratiquants sur des lettres de repentir, et les responsables de la prison ont feint d'ignorer la vérité.

La prison de Zhengzhou est un petit établissement qui accueille deux à trois mille détenus, mais la prison a dépensé plusieurs millions de yuans pour que chaque coin de l’établissement soit couvert par des caméras de surveillance. Mais les gardiens font abstraction de ce qu’ils ne veulent pas voir, comme lorsque les pratiquants de Falun Gong sont battus.

M. Li Junqi, un pratiquant, a été sévèrement battu par le détenu Zhang Jianfeng et d'autres détenus, et ils ont également battu d'autres pratiquants de Falun Gong dans le couloir. Mais à ce moment-là, toutes les caméras vidéo fonctionnaient mal, et le déclenchement de l’alarme n'a servi à rien. Par la suite, au lieu de punir les détenus, les gardiens ont enchaîné M. Li pour le punir.

Surveillance et contrôle stricts

Les pratiquants sont constamment surveillés, du jour de leur entrée en prison au jour de leur libération. Ceux qui maintiennent leur croyance sont soumis à une surveillance et à un contrôle stricts.

Pour les détenus ordinaires, la surveillance et le contrôle stricts constituent une punition sévère qui n'a d'égal que l'aggravation des peines, et le règlement de la prison interdit d'y recourir pendant plus de trois mois consécutifs. Cependant, les pratiquants qui restent fermes dans leur croyance sont souvent placés sous contrôle strict pendant six mois, un an, voire plusieurs années, comme les pratiquants M. Bai Hongmin et M. Li Junqi.

Les pratiquants soumis à un contrôle strict ont peu ou pas de liberté. On les oblige à s'asseoir sur de petits tabourets de 5 h 00 à 22 h 00 et leurs repas se composent d’un petit pain et d'aucun légume. Malgré la chaleur et beaucoup de moustiques en été et le froid en hiver dans la salle de contrôle strict, les pratiquants n'ont droit qu'à une couette peu épaisse.

Dans le neuvième district, les pratiquants sous contrôle strict sont maltraités par les détenus et cela à volonté. Ils les frappent durement dès qu'ils en ont envie. Lorsque ces pratiquants ne peuvent pas réciter les règles de la prison comme il faut, ils reçoivent des décharges électriques.

Surveillance discrète

En apparence, les pratiquants de Falun Gong qui ont abandonné leur croyance sous la contrainte ne font plus l'objet d'une surveillance spéciale. Mais en réalité, les détenus ont toujours l'ordre de les surveiller discrètement et de faire chaque semaine un rapport sur leurs activités, particulièrement sur leur attitude à l'égard du Falun Gong et du PCC. Si l'une de leurs activités est suspecte, comme avoir des pensées positives sur le Falun Gong ou des pensées négatives sur le PCC, elle est signalée et le pratiquant est convoqué pour un entretien.

Ces pratiquants sont soumis à un autre traitement spécial, celui du « rapport de pensée » mensuel. Chaque mois, leur sens du compromis doit être renforcé. Si l’un d’entre eux s’assoit les jambes croisées, comme dans la posture de méditation, il est interpellé.

Inspection

Le ministère public inspecte la prison pour trouver des irrégularités et des violations ou des condamnations injustifiées en interrogeant régulièrement les détenus. Le processus semble à chaque fois insistant et réel, et les détenus signalent activement les injustices dont ils sont victimes. Mais en réalité, les rapports sont rarement examinés, en particulier ceux des pratiquants de Falun Gong.

En 2003, lorsque M. Lu Shunmin, un pratiquant, a été torturé par le gardien Chen Youzhi, celui-ci lui a cassé les dents avec une matraque électrique. Il a signalé l'incident à plusieurs reprises, mais n'a jamais obtenu de réponse. Des détenus condamnés à tort ont porté plainte à chaque inspection, mais rien n'a changé, même après de nombreuses années.

Toutes les autres inspections ne sont que des formalités. Beaucoup d'entre elles se font par vidéo. La prison est prévenue à l'avance et l'inspection a lieu une fois que la prison a préparé et a tout mis en place.

Dans la prison de Zhengzhou, les inspections internes ont lieu plus d'une fois par semaine, au niveau de la prison ou de la section. Certaines inspections sont programmées et d'autres sont aléatoires.

En plus de l'inspection hebdomadaire, des inspections plus approfondies sont effectuées lors des principaux jours fériés, lorsque les détenus doivent descendre tous leurs effets personnels, y compris la literie, pour inspection. Les gardiens les fouillent négligemment et jettent des objets par terre. Ils sont particulièrement pointilleux lorsqu'ils manipulent les affaires des pratiquants de Falun Gong.

Voir aussi :

La prison de la ville de Zhengzhou utilise l'isolement pour forcer les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur foi

La prison de Zhengzhou poursuit ses tentatives d’amener les pratiquants de Falun Gong à abjurer leur croyance

Méthode de torture du PCC : « La thérapie de la faim »

Voir aussi en anglais :

Falun Gong Practitioners Tortured by Zhengzhou City Prison Guards

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Traduit de l'anglais