(Minghui.org) Quand Jiang Zemin, l’ancien chef du régime communiste chinois, a ordonné la persécution du Falun Gong en 1999, il a mobilisé l’ensemble de la société, y compris les forces de l’ordre, les procureurs, les tribunaux, les établissements de détention, les écoles et les entreprises, pour mener à bien sa politique d’éradication visant à « les détruire [les pratiquants de Falun Gong] physiquement, détruire leur réputation et les détruire financièrement ».

Jiang a un jour donné l’ordre aux forces de l’ordre et aux gardiens de divers lieux de détention (y compris les camps de travail, les centres de détention, les prisons et les centres de lavage de cerveau) de déclarer les décès par torture des pratiquants de Falun Gong comme des suicides. Depuis, au lieu d’être tenus pour responsables, les policiers, les gardiens et les détenus qui tabassent les pratiquants reçoivent des promotions ou des réductions de peine.

En conséquence, la police et les gardiens de prison sont devenus de plus en plus audacieux dans la torture des pratiquants. Certains ont ouvertement affirmé qu’ils étaient des tueurs à gages du régime et d’autres ont déclaré qu’ils suivaient le régime en battant les pratiquants.

Dans un exemple récent, M. Peng Shuming, un médecin chinois de la ville de Liaocheng, dans la province du Shandong, a souffert d’un gonflement des yeux, d’un saignement de nez et de douleurs aux côtes, qui ont duré trois semaines après avoir été battu par les gardiens du centre de détention. Lorsque son avocat a interpellé les gardiens pour l’avoir battu, ils ont répondu : « N’a-t-il pas déjà récupéré ? »

Si M. Peng a survécu à la torture, ce n’est pas le cas de nombreux autres pratiquants. Pour dissimuler le crime, les autorités ont parfois prétendu que les pratiquants étaient morts d’une crise cardiaque soudaine ou d’une attaque. De nombreuses familles n’ont pas été autorisées à voir les corps des pratiquants ou les vidéos de surveillance de leurs derniers jours. Les corps de certains pratiquants ont aussi été incinérés de force sans le consentement de leurs familles.

En date du 14 décembre 2022, Minghui.org a confirmé et documenté la mort de 4884 pratiquants de Falun Gong. Cependant, le nombre réel de morts est sans doute beaucoup plus élevé que ce que Minghui a pu vérifier, étant donné la stricte censure des informations en Chine.

Vous trouverez ci-dessous une sélection de cas de décès par torture qui ont eu lieu au cours des deux dernières décennies.

M. Zhang Jianhua

Alors que M. Zhang Jianhua purgeait sa peine à la prison du Jilin, il a été attaché à un lit et étiré à l’extrême, son corps suspendu en l’air. La douleur aux mains et aux pieds était atroce. Pendant ce temps, les gardiens l’ont gavé. Comme il a refusé de coopérer, les gardiens ont ordonné aux détenus de le recouvrir d’une couverture et de le battre. Sa poitrine et son abdomen ont alors enflé. Malgré son état, les gardiens l’ont attaché au lit d’étirement et lui ont secoué tout le corps. Ils l’ont gardé attaché toute la nuit. Lorsque les détenus sont venus le voir le lendemain, le 22 janvier 2004, il était décédé depuis longtemps.

Reconstitution de torture : étirement extrême

M. Wang Qibo

Le 13 juillet 2002, M. Wang Qibo, lui aussi de la province du Jilin, a été arrêté puis condamné à sept ans à la prison du Jilin. Les détenus le surveillaient 24 h sur 24 et l’obligeaient à s’asseoir sur un petit tabouret sans bouger pendant au moins quatorze heures par jour. Pendant ce temps, ils lui donnaient des coups de pied dans le dos et lui frappaient les bras avec des lanières en bambou. Le 28 mars 2007, la prison a prétendu que M. Wang avait eu une attaque soudaine et a ordonné à sa famille de venir le voir à la prison.

Selon sa famille, les pupilles de M. Wang étaient dilatées. Il avait du sang dans la bouche et le nez, ainsi que sur ses vêtements. Il est décédé quelques heures plus tard, à l’âge de 47 ans. La prison n’a pas autorisé sa famille à prendre des photos de son corps et l’a incinéré de force.

Mme Zhang Dezhen et Mme Liu Shufen

Mme Zhang Dezhen était professeur de biologie à la sixième école secondaire du district de Mengyin, dans la province du Shandong. Le 19 septembre 2002, elle a été arrêtée et détenue au centre de détention de Mengyin. Les gardiennes lui ont donné des coups de pied et l’ont battue avec des matraques en caoutchouc. Elles l’ont aussi gavée lorsqu’elle a entamé une grève de la faim pour protester.

Le 29 janvier 2003, Mme Zhang est morte suite à une injection de substances toxiques. Selon son frère Zhang Dewen, son corps était recroquevillé et couvert d’ecchymoses et de blessures. Elle était extrêmement émaciée. Lorsqu’il a refusé de signer l’accord de crémation, la police l’a battu pour qu’il se soumette.

Une autre pratiquante, Mme Liu Shufen, a aussi été battue à mort au centre de détention le même jour. Le Bureau 610 a menacé la famille en lui disant qu’il n’y avait aucun moyen pour la famille de demander justice pour elle, où que ce soit.

Dre Wang Shukun

Dre Wang Shukun, une médecin de 66 ans de la ville de Haining, dans la province du Heilongjiang, a reçu l’ordre de renoncer au Falun Gong fin juin 2020. Comme elle a refusé d’obtempérer, la police l’a battue pendant des heures. Elle a ressenti une vive douleur à la jambe et a supplié les policiers de la laisser partir. Ils ont accepté, mais ont menacé de revenir la chercher quelques jours plus tard.

Dre Wang a rampé dans les escaliers pour retourner dans son appartement. Son mari a vu qu’elle avait des bleus sur le corps. Ses rotules étaient cassées et elle était trempée de sueur. Elle a souffert d’une hémorragie cérébrale dans l’après-midi du 1er juillet. Elle était très étourdie et avait envie de vomir. Le 2 juillet, elle est décédée vers 4 h 25 du matin.

M. Lu Guanru

M. Lu Guanru, de la ville de Daqing, dans la province du Heilongjiang, a été arrêté le 9 novembre 2018. Alors qu’il était détenu au centre de détention de la ville de Daqing, la police l’a interrogé et l’a forcé à rester debout pendant de longues heures avec des menottes. Lorsque M. Lu a entamé une grève de la faim pour protester contre la persécution, les gardiens l’ont gavé, ce qui lui a fait vomir du sang et lui a causé une insuffisance cardiaque. Il a frôlé la mort à plusieurs reprises et a dû être soigné d’urgence à l’hôpital.

Le 1er juillet 2019, M. Lu a été condamné à sept ans de prison avec une amende de 40 000 yuans. Il a été transféré à la prison de Tailai en novembre 2019. La prison a ordonné qu’on le gère de façon stricte et on l’a maintenu en isolement pendant un mois. Il est décédé le 4 avril 2021. Il avait 69 ans.

M. Gong Piqi

M. Gong Piqi était l’ancien chef d’état-major adjoint de la division de réserve de l’artillerie antiaérienne de la province du Shandong. Le 20 juillet 2018, il a été condamné à sept ans et demi à la prison du Shandong de Jinan.

La prison du Shandong est tristement célèbre pour la torture qu’elle inflige aux pratiquants de Falun Gong. De nombreux pratiquants y ont été tués, handicapés et blessés. Les gardiens poussent les détenus à torturer les pratiquants. Certains détenus ont dit : « On nous a dit de ne pas vous tuer, mais de faire de votre vie un enfer, pour que vous préfériez plutôt mourir que vivre. »

En raison de l’énorme pression mentale due à la persécution, M. Gong a fait de l’hypertension grave (260/100 mmHg). Parfois, sa pression artérielle était si élevée qu’on ne pouvait pas la mesurer. On lui refusait aussi l’accès aux toilettes et on l’obligeait à s’asseoir sur un petit tabouret pendant de longues heures. Les gardiens l’affamaient et ne le laissaient pas acheter de nourriture supplémentaire. Parallèlement, on le forçait aussi à regarder pendant de longues heures des vidéos de propagande à un volume maximal.

M. Gong est mort en prison le 12 avril 2021. Il avait 66 ans. Sa famille a vu des blessures sur sa tête, qui était aussi mouillée et enflée. Du sang s’écoulait de ses oreilles.

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Traduit de l’anglais