(Minghui.org) Une enseignante d’école élémentaire de 47 ans de la ville de Wuhan, province du Hubei, a été emmenée de son domicile vers un poste de police le 1er décembre 2022 pour être interrogée sur sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

La police a donné à Mme He Yan une peine de quinze jours de détention, mais le centre de détention local a refusé de l’admettre, donnant la pandémie comme raison. Après que Mme He est retournée chez elle, elle a rempli une reconsidération administrative auprès du Bureau de justice local, et a aussi demandé que la police abandonne la peine donnée de quinze jours de détention.

Arrestation et saccage du domicile

Le matin du 1er décembre, vers 10 h, Mme He cuisinait lorsque la police a soudainement cogné à sa porte. Sa mère a ouvert et la police a demandé à la voir.

Mme He s’est dirigée vers la porte et a vu un agent de police en uniforme et plusieurs autres agents en civil. L’agent en uniforme, nommé Wu Zhigang, avait une caméra sur son épaule gauche, qui enregistrait Mme He.

Wu a prétendu que Mme He était une suspecte et il la convoquait à leur poste de police pour répondre à certaines questions. Mme He a remarqué que la « convocation » qu’il brandissait portait seulement un sceau du poste de police, mais pas de signature. Elle a signalé la violation de la procédure légale, mais Wu a répondu que le sceau était suffisant.

Mme He a pris en photo la convocation. Comme elle vérifiait la photo, Wu a empoigné son téléphone. Mme He a repris le téléphone et a dit que c’était en fait le téléphone de son père. Elle a décidé de les suivre pour savoir pourquoi ils s’en prenaient à elle.

Avant de partir, Wu a demandé à fouiller le domicile de Mme He. Le mandat de perquisition qu’il lui a montré n’était pas non plus signé, mais portait seulement un sceau. Il est allé dans la chambre de Mme He et a pris en photo ses livres de Falun Gong, son ordinateur, son imprimante, un paquet de feuilles à imprimer et des petits sacs d’emballage. Il a prétendu qu’il allait comparer les items confisqués avec la preuve qu’il avait déjà.

Tandis que Wu et les autres agents fouillaient le domicile de Mme He, elle a tenté encore de leur expliquer qu’aucune loi ne criminalise le Falun Gong en Chine et que le bannissement des livres de Falun Gong avait été levé par le Bureau chinois des publications.

Finalement, Wu a appelé deux autres agents pour l’aider à emporter les items confisqués. Il a refusé de fournir une liste des items à Mme He, prétendant qu’elle n’était pas destinée à ce qu’elle la voit ou la garde.

Interrogatoire

Mme He a été emmenée dans une salle au premier étage du poste de police de Wujiashanjie. Après un court moment, Wu a demandé de retourner à son domicile pour une autre fouille. Cette fois, il a dit que c’était pour vérifier les vêtements qu’on l’avait vue porter sur une vidéo de surveillance. Wu a retrouvé le pantalon et la sacoche, mais pas le haut.

Après que Mme He a été ramenée au poste de police, la police l’a fouillée, a pris ses empreintes digitales, ses empreintes de paumes, sa taille et un échantillon de sang contre son gré. Elle a tenté de résister en gardant le poing fermé, mais la police l’a ouvert de force, blessant ses doigts. Un agent lui a donné un coup de pied dans les jambes en même temps.

Wu et un autre agent, Zhang Gen, ont intérrogé Mme He pour savoir si elle distribuait des documents de Falun Gong sur une place publique. Elle a refusé de répondre et a demandé de voir la base légale pour qu’ils qualifient le Falun Gong de culte. La police l’a ignorée et a inventé ses réponses aux questions, en indiquant par exemple « je comprends » alors qu’elle n’avait rien dit. Lorsqu’elle l’a découvert, la police a changé ses réponses pour « silence ». Ensuite, ils lui ont ordonné de signer l’enregistrement de l’interrogatoire, mais elle a refusé de s’y conformer.

La police a aussi imprimé un exemplaire de la décision de sanction et l’a dirigée pour qu’elle la signe. Elle a insisté pour qu’on lui montre sur quelle base légale ils se basaient pour qualifier le Falun Gong de culte. Elle a aussi demandé à la police de fournir des explications sur l’accusation selon laquelle elle « incitait à quelque chose ». La police est demeurée silencieuse et a arrêté de lui demander de signer le document.

À 23 h, un agent en civil est revenu avec une décision de sanction mise à jour, dont le mot « inciter » avait été enlevé.

Après que le centre de détention a refusé d’admettre Mme He, la police a décidé de la libérer. L’agent en civil a aussi retourné son ordinateur et ses livres de Falun Gong, mais a continué à refuser de fournir la liste des items qu’on lui avait confisqués.

Harcèlement continuel

Le 6 décembre, l’agent Wu est allé à nouveau chez Mme He avec deux agents en civil. Il l’a blâmée d’avoir donné son numéro de téléphone à d’autres pratiquants de Falun Gong, qui lui ont passé beaucoup d’appels pour demander la libération de Mme He.

Wu a ordonné de lui redonner ses livres du Falun Gong, en disant qu’ils étaient nécessaires pour une enquête plus approfondie. Il a prétendu que l’agent qui lui avait retourné les livres lorsqu’il n’était pas présent avait fait une erreur.

Mme He a dit que cela faisait cinq jours qu’elle était revenue chez elle. Si Wu avait voulu ses livres, pourquoi n’était-il pas venu plus tôt ? Elle a ajouté qu’il était tout à fait légal pour elle d’avoir les livres, mais Wu a insisté pour les confisquer.

Cette fois, Wu a montré un mandat de perquisition qui avait été signé par Wu Jianyou, le chef adjoint du poste de police de Wujiashanjie, et Huang Jiping, un autre directeur de la police. Wu Zhigang lui a aussi donné un exemplaire de la liste de confiscation qu’elle avait demandée.

Mme He lui a dit qu’elle préparait le dépôt d’une reconsidération administrative de la sanction qui lui avait été imposée, et qu’elle demandait de voir à nouveau la convocation que Wu lui avait montrée la dernière fois, puisque la photo qu’elle avait prise était embrouillée.

Wu la lui a montré, et c’était écrit qu’elle « utilisait un culte pour mettre la société en danger », et que la convocation était basée sur l’article 82 de la « Loi sur la gestion de la sécurité publique et les sanctions de la République populaire de Chine ». Cette fois, Wu n’a pas permis à Mme He de la prendre en photo.

Wu est ensuite allé dans la chambre de Mme He et a pris ses livres de Falun Gong de force. Un des agents en civil, qui était venu avec lui, a dit à Mme He : « Vous pouvez nous traduire en justice si vous avez une objection. »

Après qu’ils sont partis, Mme He a jeté un regard plus attentif à la liste de confiscation que Wu lui avait donnée. Elle était datée du 1er décembre et indiquait qu’elle avait refusé de la signer. Elle a suspecté la police d’avoir inventé la liste après sa libération, puisqu’on ne lui avait jamais demandé de signer de liste le 1er décembre, et la police avait aussi refusé à répétition de lui en fournir un exemplaire alors qu’elle ne cessait de le demander.

Demander une reconsidération administrative pour écarter le centre de détention

Mme He a posté la demande de reconsidération administrative au Bureau de justice du district de Dongxihu le 7 décembre. Elle a aussi envoyé une demande à la police, pour qu’ils abandonnent la détention.

Mme He a signalé que la police avait violé la procédure légale dans le traitement de son dossier, en présentant une convocation et un mandat de perquisition sans signatures, et en refusant de fournir une liste des items confisqués et de passer en revue les items avec elle juste après la fouille de la maison.

Mme He a dit que l’arrestation, la fouille de la maison et la sanction administrative de quinze jours lui avaient causé une énorme détresse mentale ainsi qu’à ses parents. Elle a maintenu qu’elle n’avait violé aucune loi en pratiquant le Falun Gong, et que tous les items qu’on lui avait confisqués étaient des biens personnels légaux. Il n’y avait aucune base légale pour la décision de sanction que la police avait prise à son égard.

Après que Mme He a rempli la demande, elle a remarqué qu’elle était suivie par des voitures à sa sortie. Elle a aussi entendu des véhicules motorisés en marche à l’extérieur de son appartement la nuit. Elle soupçonne la police de la surveiller chez elle également.

Informations sur les responsables de la persécution :

Zhang Jianyu (章建育), secrétaire de la Commission des affaires politiques et légales du district de Dongxihu

Xiao Junyuan (肖俊元), secrétaire adjoint de la Commission des affaires politiques et juridiques du district de Dongxihu

Wang Su (汪粟), directeur adjoint du Bureau 610 du district de Dongxihu : +86-13886007115, +86-15927273890, +86-27-83895971

(Plus d’informations sur les responsables de la persécution sont disponibles dans l’article original en chinois.)

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Traduit de l’anglais