(Minghui.org) Récemment, le sous-chapitre « La consécration » du livre Zhuan Falun a attiré mon attention :

« En réalité, leur gong ne résulte pas des épreuves qu’ils ont endurées ; comment ont-ils cultivé pour en avoir ? C’est comme une personne qui, dans sa jeunesse, a beaucoup d’attachements ; en vieillissant, à mesure que le temps passe, elle n’a plus d’espoir en l’avenir, ses attachements la quittent ou s’érodent naturellement ; telle est la méthode que ces voies mineures appliquent. » (Cinquième leçon, Zhuan Falun)

En particulier, le mot « s’érodent » a attiré mon attention. J’ai pensé à ma cultivation : est-ce que mes attachements humains sont éliminés par la cultivation ou « s’érodent » ?

Ma réponse était : ils se sont « érodés ». Est-ce que cela signifie que j’ai pris un chemin déviant ou une pratique de voie mineure au lieu de suivre une voie juste dans ma cultivation ?

J’ai profondément senti combien la cultivation était sérieuse ! Je peux lire le Fa, faire les exercices et faire certains projets reliés à Dafa chaque jour, mais est-ce que cela signifie que je cultive véritablement ?

Comme le Maître nous a dit :

« La seule chose qui compte, c’est la cultivation réelle de votre cœur. » (Troisième leçon, Zhuan Falun)

Parfois, ce n’est pas facile de dire si l’on cultive véritablement à moins de s’examiner minutieusement.

Endurer une vie familiale difficile

J’ai enduré beaucoup de souffrances et d’épreuves dans ma vie familiale. Je les ai endurées. Mais la raison pour laquelle j’ai enduré était de réduire les conflits au lieu d’élever mon xinxing. J’ai fait cela en espérant que j’aurais une vie meilleure et plus douce. Mes plaintes envers les membres de ma famille ont disparu lentement. Mais je n’ai pas en fait cultivé à propos de ce problème. Je ne me suis pas rendu compte que je prenais inconsciemment une voie de cultivation mineure !

La nuit précédente, alors que j’écrivais cet article de partage, je suis tombée sur l’enseignement du Maître :

« Mais quand un élève de Chine continentale n’a pas bien fait quelque chose et que d’autres le lui font remarquer, il dira immédiatement : “Vous ne savez pas ce qui s’est passé. La situation à ce moment-là était comme ci et comme ça.” » (Enseignement du Fa à la Conférence de Fa à la ville de Los Angeles)

C’est comme cela que j’ai agi. J’étais dans l’embarras. Pourquoi ne me suis-je pas rendu compte de cela plus tôt ? Au cours des conflits familiaux dans le passé, le problème s’est aggravé parce que je refusais d’admettre mes fautes. J’avais une si faible qualité d’éveil !

Chaque fois qu’un conflit surgissait entre moi et mon mari, qui est aussi un pratiquant, il soulignait que je me défendais, alors que je pensais que j’étais lésée. Je pensais qu’il manifestait son machisme. Il piquait une crise, refusant de me laisser expliquer les choses, alors que j’insistais pour savoir qui avait tort et qui avait raison.

Oublier que je suis une pratiquante

Même parfois quand je me comportais mieux, je n’étais pas comme une véritable pratiquante. Je me disais : « D’accord, je vais cesser de me disputer avec toi. Je refuse de faire affaire avec toi ! »

J’ai toujours trouvé des excuses pour protéger mon attachement et ne pas laisser quiconque le toucher. Je n’ai jamais cultivé pour l’éliminer !

Le Maître a dit :

« Comment un être d’humain pourrait-il ne pas faire d’erreurs ? Ce sont des êtres humains qui cultivent, alors comment pourraient-ils ne pas faire d’erreurs ? Cependant, personne ne vous a vu admettre vos erreurs. (Le public rit) Ne vous manque-t-il pas quelque chose ? » (Enseignement du Fa à la Conférence de Fa à la ville de Los Angeles)

Soudain, j’étais désolée pour mon mari. Au cours des vingt dernières années, combien de fois a-t-il dû endurer mes écarts ? Chaque fois que nous avions des conflits, il me faisait remarquer mes problèmes, et de nombreuses fois il a cité le Maître. Mais, je pensais que mon mari était méchant. Je ne me suis pas rendu compte que le Maître utilisait la bouche de mon mari pour m’aider à comprendre et à trouver mon problème !

J’avais profondément honte. Pendant de si nombreuses années, j’ai toujours pensé que je cultivais plutôt bien. Même si je n’ai pas fait aussi bien certaines choses, je pensais qu’elles étaient de petites erreurs – et devraient être ignorées – en comparaison aux problèmes de mon mari. Je pensais qu’il cherchait juste mes failles.

Une fois, je me souviens que mon mari m’a blâmée : « Tous les enfants le savent. Comment se fait-il que tu ne comprennes pas ? »

Je me suis mise en colère. J’ai pensé qu’il était si cinglant ! Après cela, j’ai été en désaccord avec lui, peu importe ce qu’il disait.

« Oui, je ne le comprendrai pas ! » ai-je répondu sèchement après qu’il a terminé un long discours détaillant mes fautes. Je l’ai presque rendu fou. Il ne comprenait pas pourquoi j’étais si déraisonnable. Entretemps, j’étais rendue folle par ses « divagations » incessantes.

Maintenant, avec le recul, j’ai continué à me défendre parce que j’essayais de cacher mes attachements. Les attachements avaient peur d’être révélés et éliminés. Je m’accrochais à ces attachements, oubliant que j’étais une pratiquante.

Parce que j’ai insisté sur mon point de vue et que je n’ai jamais reconnu que quoi que ce soit puisse être de ma faute, j’ai eu des conflits familiaux l’un après l’autre. Pendant un certain temps, je me suis sentie perdue.

Mais le Maître ne m’a pas abandonnée. Le Maître voulait que j’étudie davantage le Fa et voie mes problèmes. Quand j’ai été clairement incapable de surmonter mes problèmes, le Maître a arrangé pour qu’un compagnon de cultivation mémorise et récite le Fa avec moi, et discute également des problèmes de cultivation. Plusieurs fois, quand j’ai trébuché, ce pratiquant m’a encouragée et m’a exhortée à continuer. Par la mémorisation du Fa, j’ai progressivement appris à me cultiver véritablement.

Le Maître nous a dit :

« Parce que, comme le Maître l’a enseigné, pour toutes les choses que tu rencontreras, du moment que tu es entré dans cette communauté de xiulian, rien n’est par hasard, tout sert à ton élévation. Mais combien d’entre nous sont en train de repousser tout cela vers l’extérieur ; non seulement ils le repoussent vers l’extérieur, mais en plus ils deviennent très rusés. » (« Enseignement du Fa au Fahui de New York 2019 »)

J’ai lu le Fa ci-dessus maintes fois et j’ai finalement trouvé mes problèmes. Je n’ai jamais été si soulagée. J’ai mémorisé ce paragraphe du Fa. Je me suis dit : « La prochaine que je ferai face à une occasion de m’élever, je ne la pousserai pas, parce que je sais maintenant qu’elle a été arrangée par le Maître ! »

Le lendemain, j’ai présenté des excuses à mon mari. À ce moment-là, il était vexé à propos d’un conflit précédent. Je lui ai dit que je me suis rendu compte que les conflits étaient causés par moi. C’était ma faute. J’ai pensé qu’il serait content ou au moins se sentirait mieux, puisqu’il attendait mes excuses depuis plus de vingt ans !

Mais son humeur ne s’est pas améliorée du tout ! Au début, il a dit qu’il n’était pas tolérant. Puis il m’a critiquée, disant que j’essayais toujours de faire mes preuves. Il a déclaré qu’il avait du ressentiment envers moi.

Trouver des problèmes en abondance

J’étais déçue. Je n’ai pas obtenu le résultat auquel je m’attendais. Je me suis demandé : « Quels sont mes attachements qui ont mené à cette situation ? » J’ai trouvé les problèmes suivants :

1. J’exigeais que les autres répondent à mes attentes. Cette fois, j’ai pensé que j’avais compris quelque chose, alors je m’attendais que mon mari arrive à la même compréhension que la mienne.

2. J’aimais imposer mon opinion sur les autres. Quand j’ai vu que mon mari n’était pas dans un bon état, j’ai essayé de lui donner des instructions sur ce qu’il fallait faire et je m’attendais à ce qu’il suive mes instructions tout de suite.

3. Je n’étais pas prévenante envers les autres. Je ne me suis pas mise à la place de mon mari et je n’ai pas écouté ce qu’il pensait.

4. J’avais un attachement à me faire valoir. Quand j’ai trouvé mon attachement, j’étais fière de moi : « Regarde, je me suis éveillée à un niveau supérieur ; je fais tellement bien ! » Je n’ai pas pensé à combien de dommages mon attachement avait causés. Comment pouvais-je être fière de moi ?

5. J’étais impatiente de faire mes preuves. Mon mari et moi dirigions une entreprise ensemble. En général, je faisais plus d’erreurs que lui. Chaque fois qu’il m’interrogeait, je n’admettais jamais que je m’étais trompée. Cela lui faisait beaucoup de mal. D’un autre côté, quand il faisait une erreur, je ne disais généralement rien. Mais ce n’était pas parce que j’étais indulgente, je savais plutôt qu’il était meilleur en affaires que moi et je voulais maintenir l’harmonie familiale – du point de vue d’une personne ordinaire.

J’éprouvais souvent du ressentiment : « Je suis tolérante et je ferme les yeux sur tes erreurs, mais pourquoi ne peux-tu pas être tolérant quand je suis fautive ? » Je voulais qu’il pense que j’étais capable. Par conséquent, de nouveaux conflits surgissaient avant que les vieux conflits soient résolus. J’étais vexée et je faisais plus d’erreurs. À la fin, c’était un soulagement aussi longtemps que je ne faisais pas d’erreur. Mon mari m’a souvent fait remarquer que je voulais trop faire mes preuves.

6. J’avais une forte mentalité de lutte. Pendant les conflits avec mon mari, la confrontation s’est aggravée parce que je n’admettais aucune faute. Puis j’ai pensé : « Alors puisque tu m’as blessée, je ne reconnaîtrai rien de ce que tu as fait, peu importe combien tu l’as bien fait ! »

Amélioration de l’environnement familial

Ayant trouvé mes attachements, j’ai essayé de me corriger. Mon environnement familial s’est amélioré. Mon mari et mes enfants ont aussi changé leur comportement pour le mieux. Maintenant, toute notre famille s’assoit ensemble chaque soir pour lire le Fa et méditer. Ma famille baigne maintenant dans une atmosphère de sérénité et de paix.

C’est juste comme le Maître a dit :

« La lumière de Bouddha illumine tout, bienséance et loyauté rayonnent harmonieusement. » (Troisième leçon, Zhuan Falun)

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Traduit de l’anglais