(Minghui.org) Deux personnes habitant la ville de Tieling, dans la province du Liaoning, ont récemment été condamnées à la prison pour avoir éveillé les consciences sur la persécution de leur croyance. Mme Qiu Tieling et Mme Wang Jinhui pratiquent le Falun Gong, une discipline ancestrale de l’esprit et du corps que le régime communiste chinois vise depuis 1999.

Les femmes ont été arrêtées le 4 juin 2021 pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Leurs deux motos électriques ont été saisies et leurs livres sur le Falun Gong, leur photo du fondateur du Falun Gong et leurs téléphones portables ont été confisqués. La police a également pris de force leurs photos et prélevé des échantillons de sang.

Mme Qiu a été détenue au centre de détention de la préfecture de Tieling. Mme Wang a été enfermée dans une cage métallique dans le sous-sol du Département de police du district de Xincheng, après qu’on a constaté qu’elle avait de la fièvre. Leurs arrestations ont été approuvées le 3 juillet.

Avant l’audience des pratiquantes le 26 octobre, la famille de Mme Wang s’est rendue plusieurs fois au tribunal du district de Yinzhou et a demandé à la représenter au tribunal. Le président du tribunal a refusé de leur parler ou de répondre à leurs appels. Lorsque la famille a parlé à l’assistant du juge, celui-ci n’a pu répondre à aucune question. Ce n’est que lorsque la famille a rappelé le juge la veille de l’audience qu’il a répondu à leur appel. Il a dit que la famille devait obtenir une lettre signée par Mme Wang pour pouvoir la représenter.

La famille s’est précipitée au centre de détention. Le gardien en poste n’a pas immédiatement autorisé Mme Wang à signer la lettre de représentation, mais a d’abord demandé la permission à son supérieur. Lorsque la famille a reçu la lettre signée et s’est rendue au tribunal, la fin de la journée de travail était déjà proche.

La famille a appelé le juge et lui a demandé ce qu’elle devait faire ensuite. Le juge a répondu avec impatience : « Je peux seulement vous autoriser à assister à l’audience, mais vous ne pouvez pas la défendre. »

Le 26 octobre à 7 heures du matin, le mari de Mme Qiu, malade et en fauteuil roulant, a pris un taxi avec l’aide d’autres membres de la famille et est arrivé au tribunal avant 8 heures. L’avocat a plaidé auprès de l’huissier : « Lorsque j’ai rendu visite à ma cliente, elle n’a cessé de demander des nouvelles de son mari. Vous devriez les laisser se voir par appel vidéo, afin qu’elle n’ait pas à s’inquiéter pour lui. » Le tribunal a tout de même rejeté la demande.

Les avocats de Mme Qiu et Mme Wang ont plaidé non coupable en leur faveur. Ils ont fait valoir que leurs clientes n’avaient fait de tort à personne ni à quoi que ce soit dans la société en pratiquant le Falun Gong. La procureur Zhou Hongbo les a accusées d’avoir « sapé l’application de la loi avec une organisation sectaire », mais elle n’a pas pu préciser quelle loi avait été sapée et comment. En outre, aucune loi n’a jamais criminalisé le Falun Gong en Chine. Au lieu de cela, ils ont déclaré que c’était la police qui avait violé la loi en battant les pratiquantes lors de leur arrestation.

Les avocats ont poursuivi en disant que leurs clientes ne sont que des pratiquantes régulières de Falun Gong. Les livres qui leur ont été confisqués étaient destinés à leur usage personnel, et non à la promotion du Falun Gong. Elles pratiquaient simplement le Falun Gong pour être de bonnes personnes et pour rester en forme. Pourtant, elles ont été poursuivies pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. « Elles aiment leurs familles. Elles sont vos concitoyennes, pas vos ennemies. Veuillez les acquitter », ont dit les avocats au juge.

Mme Qiu et Mme Wang ont également témoigné pour leur propre défense et ont raconté comment elles ont tiré des bienfaits de la pratique du Falun Gong. « Le Falun Gong enseigne aux gens à être de bonnes personnes en suivant le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance. Notre distribution de ces documents n’a pour but que d’inciter les gens à être bons et à cesser de suivre le régime communiste dans la persécution de bonnes personnes. »

Bien que la procureur ait reconnu que l’article 36 de la Constitution chinoise stipule que les citoyens chinois jouissent de la liberté de religion et qu’aucun organisme gouvernemental ou groupe social ne doit interférer ou faire preuve de discrimination à l’égard des citoyens croyants, elle a répété une décision du ministère des Affaires civiles qui a qualifié l’Association de recherche du Falun Dafa d’organisation de qigong illégale le 22 juillet 1999, alors que l’Association s’était retirée depuis longtemps de la Société de recherche sur le Qigong en Chine et avait été dissoute.

La procureur a également déclaré qu’elle recevait trop d’appels et de courriels de l’étranger et de l’intérieur de la Chine, l’exhortant à ne pas s’impliquer dans la persécution. Sans la moindre preuve, elle a accusé les deux pratiquantes d’avoir organisé ces appels, qui, selon elle, ont affecté sa vie quotidienne et son travail.

Les familles des pratiquantes ont appris le 8 décembre que Mme Qiu a été condamnée à trois ans de prison et à une amende de 2000 yuans, et Mme Wang à huit mois de prison et à une amende de 2000 yuans. Avant que ses proches ne soient informés de son verdict, Mme Qiu avait déjà fait appel le 7 décembre. Au moment de la rédaction du présent rapport, Mme Wang et Mme Qiu sont toujours détenues au centre de détention de la ville de Tieling.

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Deux pratiquantes de Falun Gong toujours détenues alors que leurs dossiers ont été rejetés pour insuffisance de preuves

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Traduit de l’anglais