(Minghui.org) Deux femmes de la ville de Chaoyang, dans la province du Liaoning, ont été condamnées à la prison pour avoir déposé des plaintes pénales contre Jiang Zemin, l’ancien chef du Parti communiste chinois qui a ordonné la persécution du Falun Gong en 1999. L’une d’entre elles est morte six mois après avoir été mise en liberté conditionnelle pour raisons médicales, tandis qu’une autre est décédée trois jours après avoir été ramenée chez elle dans un état comateux.

Condamnée à onze ans de prison, Mme Li Guojun meurt six mois après avoir été libérée pour raisons médicales

Le 9 novembre 2015, alors qu’elle sortait de chez elle, Mme Li Guojun, qui travaillait au Département de la propagande du gouvernement du district de Chaoyang, a été arrêtée par des policiers cachés dans son immeuble. Les policiers ont saccagé son domicile et ont confisqué son ordinateur, ses livres de Falun Gong et de nombreux autres biens personnels. Même l’imprimante que son mari réparait pour un ami et certains de ses outils ont été confisqués.

Le même jour, plus de 300 pratiquants ont été arrêtés à Chaoyang. Plus de cinquante d’entre eux ont été condamnés ensuite, la peine la plus longue étant de douze ans.

Vers mars 2016, Mme Li a été condamnée à onze ans et à une amende de 1000 yuans par le tribunal de Shuangta. Elle a également été licenciée par son employeur. Elle a fait appel auprès de la Cour intermédiaire de la ville de Chaoyang. Le 6 juin 2016, le juge Meng Fanshi a confirmé sa condamnation lors d’une audience de quinze minutes. Mme Li n’a pas eu l’autorisation de s’exprimer pendant l’audience.

Après son arrestation, Mme Li a d’abord été détenue au centre de détention de la ville de Chaoyang. Pendant l’hiver 2015, les gardiens ne lui ont laissé porter que des chemises à manches courtes très fines et ont laissé la fenêtre ouverte pour qu’elle ait très froid.

En raison des supplices physiques, Mme Li a commencé à souffrir de saignements vaginaux. Comme on ne lui donnait pas de serviettes hygiéniques, elle avait du sang partout. Les détenues l’insultaient à cause de cela. Pendant cette période, la police l’a interrogée à plusieurs reprises, mais elle a refusé de répondre aux questions.

Mme Li a été emmenée au quatrième quartier de la prison pour femmes du Liaoning le 16 août 2016. Malgré son état, les gardiens l’ont torturée pour tenter de la forcer à renoncer au Falun Gong. Pour faire pression sur elle, les gardiens ont puni les détenues chargées de la surveiller, notamment en ne leur permettant pas d’acheter des produits de première nécessité.

Son état de santé a continué à se dégrader. Le 8 février 2018, Mme Li a été hospitalisée et opérée. Avant cela, la prison a refusé les visites de sa famille et l’a tenue dans l’ignorance de son état de santé. Ils n’ont informé sa famille de son opération que lorsqu’ils leur ont demandé de payer ses frais médicaux.

La famille de Mme Li a ensuite demandé une libération conditionnelle pour raisons médicales. Le Bureau de l’administration pénitentiaire du Liaoning a continué à retarder la procédure sans accorder la libération conditionnelle.

Mme Li a été emmenée à l’hôpital pour une autre opération le 18 juillet 2018. Elle a été hospitalisée pendant vingt-trois jours avant d’être renvoyée à la prison. Elle a reçu quatre cycles de chimiothérapie pendant cette période. Sa famille a reçu l’ordre de payer les frais médicaux de 30 000 yuans.

Malgré les demandes persistantes de sa famille pour qu’elle soit libérée pour raisons médicales, les autorités ne l’ont pas accordée avant novembre 2019. Lorsque Mme Li a été libérée le 5 novembre, les gardes qui l’escortaient lui ont laissé les menottes et les entraves jusqu’à son arrivée chez elle.

Mme Li était terrifiée à son retour chez elle. Elle a refusé de parler des violences subies en prison et n’a voulu rencontrer personne d’autre que les membres de sa famille proche. Pourtant, la police a continué à la harceler chez elle et à lui téléphoner.

Le 28 mars 2020, Mme Li est allée rendre visite à sa mère âgée, qu’elle n’avait pas vue depuis des années. Peu de temps après son arrivée chez sa mère, la police l’a appelée deux fois pour lui dire qu’elle était sortie de la région où elle était autorisée à se rendre. Mme Li a dû se séparer de sa mère et rentrer chez elle.

Après cela, elle est restée alitée. Lorsque les autorités sont venues faire pression sur elle pour qu’elle renonce à nouveau au Falun Gong, sa famille a rédigé une déclaration pour elle et a appuyé son doigt sur le papier pour former une empreinte digitale.

Mme Li est décédée le 5 mai 2020.

Mme Li Guojun, après une chimiothérapie

Mme Liu Shuha, 76 ans, meurt trois jours après avoir été ramenée chez elle dans un état comateux

Mme Liu Shuhua, ancienne secrétaire de l’usine de carbure de calcium de la ville de Beipiao, a également été arrêtée le 9 novembre 2015. Elle a été jugée par le tribunal de la ville de Beipiao le 8 mars 2016 et condamnée à une peine de six ans de prison, alors qu’elle avait 71 ans.

En raison des mauvais traitements subis à la prison pour femmes de la province du Liaoning, Mme Liu a développé un cancer au début de l’année 2020. Comme son état ne cessait de se détériorer et qu’elle n’était plus en mesure d’effectuer son travail, qui n’était pas rémunéré, les gardiens ont demandé sa libération conditionnelle pour raisons médicales, mais les autorités pénitentiaires ont rejeté leur demande. Mme Liu a ensuite fait une chute et s’est brisé les os.

Le 21 octobre, vingt jours avant la fin de sa peine, Mme Liu a été ramenée chez elle au seuil de la mort, émaciée et inconsciente. Elle est morte trois jours plus tard.

En 2002, en plus de sa peine de prison pour avoir poursuivi Jiang en justice, Mme Liu avait été condamnée à une autre peine de sept ans pour sa pratique du Falun Gong par le tribunal de la ville de Beipiao. Les autorités lui avaient accroché une pancarte au cou et l’avaient emmenée à un défilé public pour l’humilier. Pendant qu’elle purgeait sa peine à la prison pour femmes de la province du Liaoning, elle avait été contrainte de travailler sans salaire dans une pièce très chaude. Ses pieds étaient couverts de piqûres de moustiques. Lorsque ses enfants lui rendaient visite, elle portait de longues chaussettes, de peur qu’ils ne s’inquiètent pour elle.

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Traduit de l’anglais