(Minghui.org) Un habitant du district de Jiaokou, province du Shanxi, a refusé de renoncer au Falun Gong après avoir été forcé d’assister à une séance de lavage de cerveau en décembre 2021. M. Zhang Jianli a de nouveau été pris pour cible des mois plus tard, alors que les autorités locales l’ont forcé à assister à une séance de lavage de cerveau de deux mois, mise en place spécialement pour lui. Il est resté fidèle à sa croyance et a été menacé d’une lourde peine de prison.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une discipline spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999.

Au cours de la campagne « Plan zéro », qui visait à forcer tous les pratiquants de Falun Gong sur les listes noires du gouvernement à renoncer au Falun Gong, M. Zhang a été emmené au centre d’éducation juridique de la province du Shanxi (un centre de lavage de cerveau) le 15 décembre 2021 et y a été détenu pendant cinquante-sept jours. Sa femme a été forcée de s’absenter du travail et de rester avec lui dans le centre de lavage de cerveau pendant près de trois semaines. Tous deux ont été libérés le 30 janvier 2022.

Comme M. Zhang est resté ferme dans sa croyance, il a été forcé d’assister à une séance de lavage de cerveau le visant lui uniquement, sans qu’aucun autre pratiquant local ne soit impliqué. Il y a été emmené le 19 juillet 2022 et libéré le 19 septembre.

La Commission des affaires politiques et juridiques (CAPJ) du district de Jiaokou et le Bureau 610, deux agences chargées de superviser la persécution, étaient responsables de diriger la séance. Ils ont dit que la tenue de cette séance spéciale de lavage de cerveau était une décision de la CAPJ de la province du Shanxi et qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de la suivre.

La CAPJ de la province du Shanxi a également engagé deux personnes, Jing et Fan, pour transformer M. Zhang. Tous deux avaient pratiqué le Falun Gong auparavant, mais ont abandonné la pratique par la suite et ont collaboré avec le régime à persécuter d’autres pratiquants. Ils ont forcé M. Zhang à regarder chaque jour des vidéos calomniant le Falun Gong ou faisant la promotion des idéologies communistes et d’autres religions.

M. Zhang a toujours refusé de renoncer à sa croyance, alors Jing et Fan sont devenus furieux et se sont reprochés l’un et l’autre de ne pas avoir accompli leur travail.

Ils ont menacé M. Zhang : « Les autorités ont fixé l’objectif d’éliminer le Falun Gong en trois ans. Maintenant, 99 % d’entre eux ont abandonné leur croyance et vous êtes le dernier qui reste dans votre district. Le gouvernement a dépensé tellement d’argent pour vous. Si vous ne renoncez pas au Falun Gong, vous serez jeté en prison. Si vous êtes emprisonné, vous ne pourrez plus pratiquer le Falun Gong et vous ne serez plus considéré comme un pratiquant. À ce moment-là, vous devrez vous transformer même si vous ne le souhaitez pas. Il est difficile de dire si vous pouvez en sortir vivant. Même si restez en vie, vous perdrez tout. Votre mère âgée sera morte. Votre pension sera suspendue. Vous ferez honte à vos ancêtres et à vos enfants. Vos enfants vous mépriseront et ne prendront pas soin de vous. Vous ne serez plus digne de vivre. Même après votre mort, personne ne s’occupera de vos funérailles. »

M. Zhang a été libéré le 19 septembre après deux mois au centre de lavage de cerveau. Le directeur du Bureau 610 lui a dit : « Nous aurions pu vous envoyer directement en prison. Mais nous sommes si gentils avec vous que nous vous permettons de rentrer chez vous pour voir votre mère âgée et prendre des dispositions avec votre femme et vos enfants [pour préparer votre emprisonnement]. Nous avons fait tout notre possible pour vous aider. Je vous rendrai visite à la prison une fois que vous y serez. Vous pouvez commencer à réfléchir à la façon de vous défendre devant le tribunal. »

M. Zhang a appris plus tard que les autorités du district de Jiaokou avaient soumis son cas au parquet local à trois reprises pendant qu’il était au centre de lavage de cerveau, mais le procureur a refusé de l’inculper. Les autorités ont plus tard contacté la CAPJ et le Bureau 610 dans la ville voisine de Lyuliang et ont soumis son cas au parquet le 13 septembre, réclamant une peine de prison entre cinq et sept ans.

Le 26 octobre, M. Zhang a été convoqué par le Bureau culturel du district de Jiaokou, où il avait pris sa retraite. Un agent du comité de surveillance du district de Jiaokou a annoncé la perte de sa pension, utilisant l’excuse qu’il avait violé la réglementation gouvernementale concernant l’impression, l’envoi et la distribution de documents de Falun Gong, ce qui lui avait déjà valu trois détentions. M. Zhang a protesté, mais en vain.

Harcelé depuis 2018

Au cours des quatre dernières années, M. Zhang a été constamment harcelé par la police en raison de sa pratique du Falun Gong.

Le 2 mai 2018, des policiers se sont rendus chez lui, ils tenaient un dépliant de Falun Gong qui avait été déchiré en deux et lui ont demandé s’il l’avait distribué. Ils ont fouillé les pièces et confisqué des livres, des documents et des dispositifs de stockage de données du Falun Gong. Il a été emmené au poste de police pour interrogatoire avant d’être relâché quelques heures plus tard.

M. Zhang est retourné au poste de police les deux jours suivants pour récupérer ses livres de Falun Gong. Un instructeur de police nommé Fan Dongming a refusé de rendre les livres, mais a dit à M. Zhang qu’il pouvait écrire une lettre d’appel.

M. Zhang a préparé une lettre, expliquant l’absence de base légale pour la persécution et comment il avait bénéficié de la pratique du Falun Gong. Le 7 mai, il l’a remise à la police. Il s’est rendu au poste de police à deux reprises, les 8 et 9 mai, et a remis d’autres copies de la lettre aux directeurs de police. Malgré sa lettre, la police n’a jamais rendu ses livres de Falun Gong.

Le 12 mai 2008, la mère de M. Zhang est soudainement tombée malade et il s’est précipité chez elle pour s’en occuper. Quelques jours plus tard, il a reçu un appel de son superviseur au travail qui le cherchait et lui a ordonné de revenir immédiatement. C’est alors que M. Zhang s’est rendu compte que les autorités le surveillaient. Il a éteint son téléphone portable pour éviter d’être suivi, il a appris quelques jours plus tard que la police l’avait mis sur la liste des personnes recherchées.

Le 9 avril 2020, M. Zhang a été arrêté au travail et emmené au poste de police pour être interrogé. Les autorités l’ont harcelé à deux autres reprises en avril 2021, lui demandant s’il pratiquait toujours le Falun Gong. Les policiers l’ont menacé en lui disant qu'il n’avait pas le droit de voyager hors de la ville ou de visiter le site web de Minghui. Ils ont dit que son téléphone portable était sous surveillance et qu’ils savaient tout ce qu’il faisait.

Les autorités ont de nouveau harcelé M. Zhang fin juin 2021. Alors qu’il était chez sa mère pour s’occuper d’elle, la police a menacé sa famille que s’il ne renonçait pas au Falun Gong, ils le condamneraient, suspendraient sa pension et reprendraient le logement financé par le gouvernement. Les fonctionnaires du gouvernement local ont également appelé ses proches et ont dit qu’ils prenaient son cas très au sérieux et qu’il ferait face à de graves conséquences s’il ne coopérait pas.

Le 16 août 2021, M. Zhang a parlé à trois collégiens sur une place, ne sachant pas qu’un élève l’enregistrait pour ensuite le signaler à la police. Liu Wenyu, le chef du Bureau de la sécurité intérieure du district de Jiaokou, l’a arrêté et lui a donné quinze jours de détention administrative. Même si la police n’a pas immédiatement appliqué la détention en raison de l’éclosion locale de COVID-19, elle a interdit à M. Zhang de voyager hors de la ville et a inscrit son fils comme son garant. La police a également saccagé son domicile le lendemain et confisqué ses livres de Falun Gong, ses documents et ses dispositifs de stockage de données.

Le 24 novembre 2021, M. Zhang a été emmené au centre de détention provisoire du district de Liulin pour purger les quinze jours de détention administrative. Il a refusé de porter l’uniforme des détenus et a fait une grève de la faim pour protester. Il a souffert de graves problèmes cardiaques et pulmonaires à cause de la grève de la faim et a été libéré le 1er décembre 2021, pour être emmené au centre de lavage de cerveau deux semaines plus tard.

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Traduit de l’anglais