(Minghui.org) Une femme de la ville de Dandong, dans la province du Liaoning, a purgé une peine de trois ans de prison le 4 octobre 2025 pour sa croyance dans le Falun Gong, une discipline méditative et spirituelle ancestrale que le Parti communiste chinois persécute depuis juillet 1999.
De retour chez elle, Mme Pan Jing a raconté la torture qu’elle a subie pendant sa détention.
Après avoir été illégalement condamnée à trois ans de prison en novembre 2022, Mme Pan a entamé une grève de la faim dans le centre de détention de la ville de Dandong pour protester contre cette condamnation injustifiée, alors qu’elle attendait son transfert vers la prison. La directrice Chen Yunying a incité les détenues à écrire des insultes à l’encontre du fondateur du Falun Gong sur la semelle de ses chaussures. Elle a également ordonné aux autres détenues de la frapper et de lui donner des coups de pied quand elle était aux toilettes.
Le directeur adjoint Qu Tong a ordonné à sept détenues de maintenir Mme Pan afin de la gaver. L’une d’elles lui a pincé le nez et une autre lui a enfoncé le goulot d’une bouteille en plastique sans fond dans la bouche. Elles ont ensuite utilisé une grande seringue pour injecter de la pâte de maïs dans l’ouverture de la bouteille. Quand elle a refusé d’avaler, une détenue lui a donné un coup de genou dans le ventre. Elle ne pouvait plus respirer et sentait qu’elle allait suffoquer. Elle a crié : « Maître Li [le fondateur du Falun Gong], aidez-moi ! » Les détenues l’ont immédiatement lâchée. Plus tard, elles l’ont nourrie de force à deux autres reprises.
Quelques jours plus tard, le médecin du centre de détention a ordonné à deux détenus masculins de la nourrir de force en lui insérant un tube dans le nez jusqu’à l’estomac. Elle a poursuivi sa grève de la faim pendant plus de deux mois, jusqu’à son admission à la prison pour femmes de la province du Liaoning, le 21 février 2023.
Mme Pan a subi davantage de mauvais traitements en prison. Les gardiennes de la 12e division ont chargé les détenues Sun Xiaohong et He Dan de la surveiller 24 heures sur 24. Elles la suivaient partout et lui ordonnaient de regarder des vidéos diffamant le Falun Gong. Comme elle refusait d’obtempérer, elles ont monté le volume au maximum. Elles ne la laissaient pas non plus se laver ni aller aux toilettes. Lorsqu’elle a souillé son pantalon, elles lui ont ordonné de manger ses propres excréments. Comme elle refusait, elles ont étalé ses excréments sur son masque. Une détenue au grand cœur lui a ensuite donné un masque propre.
Pendant quatre jours, Sun et He ont forcé Mme Pan à rester debout et ne l’ont pas laissée dormir. Ses jambes étaient tellement enflées qu’elles étaient aussi épaisses que ses cuisses. Ses pieds étaient tellement gonflés qu’elle ne pouvait plus enfiler ses chaussures. Lorsqu’une autre détenue a pris sa tension artérielle, il n’y avait aucun résultat. Ce n’est qu’à ce moment-là que les gardiennes ont dit à Sun et He de cesser de la maltraiter.
Mme Pan a été transférée à l’hôpital pénitentiaire, qui accueillait principalement des détenues atteintes de troubles mentaux. Elle a été affectée à l’équipe 1, au troisième étage, et contrainte de partager une cellule avec des criminelles condamnées à perpétuité ou à mort avec sursis.
Mme Pan est restée ferme dans sa croyance, alors les gardiennes ont demandé aux détenues Liu Yan et Zhong Minghe de la surveiller. Elles lui ont ordonné de lire des documents diffamant le Falun Gong, mais elle a refusé. Elles l’ont insultée avec des mots grossiers.
Au début, Liu et Zhong ont forcé Mme Pan à rester debout ou accroupie pendant de longues heures. Elles l’ont ensuite forcée à s’asseoir sur un petit tabouret en plastique de 9 heures du matin à 21 heures, sauf pendant les repas et les pauses toilettes. Elles ont placé un bout de papier avec des messages diffamant le Falun Gong et son fondateur sur le tabouret avant de la forcer à s’asseoir dessus. Lorsqu’elles ne faisaient pas attention, Mme Pan a réussi à effacer les mots écrits sur le papier.
Liu et Zhong ont affirmé que la prison n’autorisait pas les détenues à être battues, mais elles ont traîné Mme Pan dans une salle de stockage et l’ont carrément fait. Elle a crié à l’aide, mais aucune gardienne n’est venue.
Un soir, plusieurs détenues ont fait irruption dans la cellule de Mme Pan et lui ont volé ses vêtements d’hiver et ses sous-vêtements thermiques. Il faisait un froid glacial cette nuit-là. Liu et Zhong ont utilisé de l’eau bouillante pour faire fondre la glace sur la fenêtre. Il leur a fallu beaucoup de temps pour faire fondre la glace et ouvrir la fenêtre. Elles ont forcé Mme Pan à s’asseoir face à la fenêtre, vêtue seulement d’une fine couche de vêtements, tandis qu’elles-mêmes, vêtues de gros manteaux d’hiver, s’asseyaient à un endroit à l’abri des courants d’air. Elles se moquaient d’elle en lui disant : « Nous verrons combien de temps tu vas tenir ; il fera encore plus froid les prochains jours. »
Mme Pan est restée ferme dans sa croyance. Liu et Zhong ont attrapé un rhume et certaines détenues ont commenté que c’était le karma. Pourtant, Liu et Zhong ont continué à maltraiter Mme Pan. Un jour, alors qu’elle regardait ailleurs, elles ont versé de l’eau froide dans son col. Elles ont menacé de lui donner des médicaments psychiatriques si elle refusait toujours de renoncer à sa croyance.
La gardienne Li Shanshan n’a pas laissé Mme Pan utiliser les toilettes parce qu’elle n’avait pas « admis sa culpabilité ». Elle a dû se soulager sur le sol.
Mme Pan a ensuite cessé de manger pour éviter d’aller à la selle. Elle devait tout de même mouiller ses pantalons. Quelques jours plus tard, Li a dit qu’elle lui accordait deux pauses toilettes toutes les 24 heures.
Lors d’une journée de visite, Mme Pan a parlé à sa famille des mauvais traitements qu’elle subissait. Les membres de sa famille ont averti Li qu’ils la poursuivraient en justice pour avoir privé Mme Pan de ses droits fondamentaux. Li a accepté de la laisser utiliser les toilettes quand elle en avait besoin, mais cela ne s’est produit qu’une semaine plus tard. Liu et Zhong, cependant, n’ont plus jamais menacé de lui administrer des médicaments psychiatriques.
Comme Mme Pan tenait fermement à sa croyance, les gardiennes n’autorisaient pas les autres détenues à utiliser la salle d’activités, où se déroulaient habituellement les séances de lavage de cerveau qui lui étaient destinées. Certaines détenues lui ont reproché de leur rendre la vie difficile.
Un jour, Li a demandé à Liu et Zhong de diffuser une vidéo diffamant le Falun Gong. Mme Pan a entamé une grève de la faim lorsqu’elles ont refusé d’arrêter. Li a demandé aux deux détenues et à une troisième détenue nommée Zhou Lili de la maintenir au sol dans le bureau des gardiennes. L’une des détenues l’a attrapée par les cheveux, une deuxième lui a pincé le visage et la troisième lui a pincé le nez pour la nourrir à la cuillère. Ce n’est que lorsqu’elle a failli suffoquer et a crié à l’aide qu’elles ont arrêté.
Une autre fois, Li a ordonné à Liu et Zhong de forcer Mme Pan à boire du lait en poudre mélangé à de l’urine.
Shen, vice-président de l’hôpital pénitentiaire, s’est entretenu à plusieurs reprises avec Mme Pan et l’a avertie que si elle poursuivait sa grève de la faim, il serait contraint de « prendre des mesures ».
Le jour prévu pour sa libération, le 4 octobre 2025, alors qu’elle se dirigeait vers la porte de la prison, une gardienne lui a demandé quel était son « crime ». Elle a répondu qu’elle n’avait commis aucun crime. Une autre gardienne l’a exhortée à reconnaître sa culpabilité afin qu’elle puisse rentrer chez elle et revoir sa famille. Elle a refusé d’obtempérer. Cela a duré plus d’une heure avant qu’elles ne la laissent partir.
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Traduit de l’anglais
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