(Minghui.org) Au cours du premier semestre de 2026, 679 cas de persécution envers des pratiquants de Falun Gong âgés de 60 ans et plus ont été signalés.

On dénombre le décès de 44 pratiquants en raison de la persécution qu’ils ont subie : 142 pratiquants ont été condamnés à la prison, 333 ont fait l’objet d’arrestations illégales, et 160 autres ont subi des actes de harcèlement de la part des autorités.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu détaillé de cas de persécution.

1. Décès en détention

1) Une ancienne professeur d’université de 88 ans décède avant son procès

Mme Tang Xuzhen, 88 ans de la ville de Luzhou, province du Sichuan, est décédée le 18 décembre 2025, alors qu’elle faisait toujours l’objet d’un procès pour sa croyance dans le Falun Gong.

Mme Tang Xuzhen

Mme Tang Xuzhen, professeur d’université à la retraite, descendait d’un bus le 8 avril 2022 lorsque deux agents en civil lui ont ordonné de les suivre et l’ont conduite au poste de police de Lianhuachi pour l’interroger.

Dans l’après-midi, son fils a été autorisé à venir la chercher, mais des policiers de leur quartier les ont suivis et ont perquisitionné le domicile de Mme Tang sans présenter de carte d’identité ni de mandat de perquisition.

Les policiers sont retournées le lendemain et ont ordonné à Mme Tang de signer certains documents. Elle a refusé et ils ont fait signer son mari. Il se remettait encore d’une blessure à la tête subie l’année précédente et ne savait pas ce qu’il signait, il a ensuite été inscrit comme témoin à charge contre sa femme.

Avant son dernier épisode de persécution, Mme Tang a été illégalement condamnée à trois ans dans un camp de travaux forcés en avril 2001 et à trois ans et demi de prison à la suite d’une arrestation en octobre 2009.

2) Une septuagénaire du Shandong meurt après des dizaines d’années de persécution

Mme Zou Peixia, âgée d’environ 70 ans, de la ville de Dongying, province du Shandong, est décédée vers le 20 mars 2026, après avoir subi des décennies de persécution en raison de sa croyance.

Mme Zou et son mari, M. Geng Lutang, ont commencé à pratiquer le Falun Gong vers 1996 et ont été pris pour cible à plusieurs reprises après le lancement, le 20 juillet 1999, par le Parti communiste chinois (PCC) d’une campagne de persécution à l’échelle nationale visant à éradiquer le Falun Gong.

Mme Zou a été condamnée à trois ans de travaux forcés en octobre 2000 et a subi diverses formes de maltraitance au camp de travail pour femmes de Wangcun, ce qui a entraîné un trouble mental chez elle. Après sa libération en mars 2022, elle a reçu officiellement un diagnostic de dépression grave.

Le couple a été arrêté le 17 septembre 2019 alors qu’ils parlaient à des gens du Falun Gong. M. Geng a été emmené au centre de détention de Hekou et Mme Zou au centre de détention de la ville de Dongying.

M. Geng a été libéré sous caution le 20 octobre 2019, quand sa tension artérielle a atteint un niveau dangereusement élevé. Le couple a été jugé par le tribunal de la ville de Dongying lors d’une audience virtuelle le 2 novembre 2020, puis tous deux ont été condamnés à trois ans et trois mois de prison ainsi qu’à une amende de 30 000 yuans. Leurs pensions ont été suspendues à une date inconnue.

2. Emprisonnement

1) Emprisonné pour sa croyance, un homme handicapé de 94 ans est maltraité et na pas le droit de parler à qui que ce soit

M. Xu Shujiu, 94 ans, originaire de la ville de Jixi, province du Heilongjiang est devenu handicapé en raison des mauvais traitements qu’il a subis pendant ses trois ans de détention.

M. Xu Shuju et sa défunte épouse, Mme Wang Chuanyun, ont été arrêtés le 30 août 2017 pour avoir affiché des banderoles avec des informations sur la persécution. Chacun d’entre eux a été condamné à une peine de trois ans et à une amende de 10  000 yuans début de septembre 2021.

Le couple s’est caché, mais la police les a retrouvés et a continué de les harceler. Le 16 septembre 2025, Mme Wang est décédée des suites d’une détresse psychologique. Elle avait environ 86 ans.

La santé de M. Xu a continué à se détériorer. Il est devenu alité et incontinent, cependant le 20 avril 206, huit policiers l’ont transporté sur une civière jusqu’à l’hôpital. Les policiers le surveillaient 24 heures sur 24 et ont également installé une caméra de surveillance dans sa chambre. Trois jours plus tard, M. Xu a été transféré en ambulance pour être incarcéré à la prison de la ville de Jixi. Le 30 juin, il a été transféré à la prison de Tailai et détenu à l’infirmerie.

Lorsque la famille de M. Xu est venue lui rendre visite, il leur a dit : « C’est vraiment abominable. » Il leur a demandé de lui déposer de l’argent pour qu’il puisse s’acheter de la nourriture supplémentaire. La salle de visite se trouvait au quatrième étage. Il était si faible qu’il a dû s’arrêter à plusieurs reprises pour pouvoir monter les escaliers.

2) Une femme de 72 ans incarcérée pour purger une peine de de 5 ans prononcée en 2021, son mari dépendant est placé en maison de retraite

Le 8 juin 2026, Mme Hu Kaijun, âgée de 72 ans, originaire de Chongqing a été placée en détention pour purger une peine de cinq ans de prison prononcée en 2021. Le mari de Mme Hu, qui est handicapé, a été envoyé dans une maison de retraite après son incarcération.

Mme Hu, employée à la retraite de la neuvième entreprise de construction de la Société générale de construction du district de Chongqing Wanzhou, a été arrêtée le 17 juillet 2020 et détenue dans un centre de lavage de cerveau pendant douze jours, puis libérée sous caution pour une durée d’un an. Le 28 décembre 2021, le tribunal du district de Kaizhou l’a condamnée à cinq ans de prison et à une amende de 15 000 yuans. Elle a continué de faire appel mais le verdict est a été maintenu.

Le mari de Mme Hu a reçu un diagnostic de cancer de la gorge à un stade avancé en 2014 et après une laryngectomie, il ne peut plus parler. De plus, il a besoin d’un régime spécial donc, Mme Hu s’est occupée de lui. Son état s’est aggravé depuis son arrestation. Pour que Mme Hu accepte de se présenter à la prison, les autorités ont fait diverses promesses concernant les soins de son mari. Lorsque cela n’a pas fonctionné, ils ont gelé tous ses comptes bancaires et son compte de paiement WeChat.

Le 8 juin 2026, alors que Mme Hu accompagnait son mari à l’hôpital pour un examen médical, des membres du personnel du tribunal se sont présentés et l’ont arrêtée sans informer son mari de l’endroit où ils l’emmenaient. Après le retour du mari de Mme Hu à la maison, le comité de rue a pris des dispositions pour l’envoyer dans une maison de retraite.

Avant cette dernière condamnation, Mme Hu avait déjà été condamnée en 2010 à une peine d’un an dans un camp de travaux forcés pour femmes de la ville de Chongqing.

3) Une infirmière retraitée de 85 ans emprisonnée pour purger une peine d’un an reçue en 2022

Mme Li Yanyun, 85 ans, de la ville de Kunming, province du Yunnan purge actuellement une peine dans la deuxième prison pour femmes de la province du Yunnan en raison de sa croyance dans le Falun Gong

Mme Li, une infirmière à la retraite, a été illégalement arrêtée le 28 septembre 2021 et libérée sous caution quelques heures plus tard. Le 16 novembre 2022, elle a été condamnée à un an de prison ainsi qu’à 2000 yuans d’amende. En raison de son âge avancé et de sa mauvaise santé, elle a été autorisée à repousser le moment où elle purgerait sa peine.

Fin mars 2026, un ami de Mme Li a perdu contact avec elle et a découvert qu’elle avait récemment été incarcérée.

Avant ce dernier épisode de persécution, Mme Li a été arrêtée en 2013. Des policiers du poste de police de Dongluqiao et du Bureau de la sécurité intérieure du district de Xishan ont également saccagé son domicile.

Son mari, qui venait de subir une chirurgie pour sa maladie coronarienne, a été si effrayé qu’il s’est totalement figé. Il est décédé peu après.

4) Une femme de 71 ans en mauvaise santé purge actuellement une peine de trois ans de prison prononcée en 2020

Mme Gao Jiping, âgée de 71 ans, originaire de la ville de Taiyuan, province du Shanxi, a été emprisonnée dans la prison pour femmes de la province du Shanxi le 6 juin 2026 pour y purger une peine de trois ans à laquelle elle avait été condamnée en 2020 en raison de sa pratique du Falun Gong.

Mme Gao avait initialement été arrêtée le 7 septembre 2019, mais elle avait été libérée sous caution dix jours plus tard en raison de son état de santé précaire. Le tribunal l’a condamnée à trois ans de prison le 23 septembre 2020.

Cependant, en raison de son hypertension artérielle, de son anémie sévère et de son urémie, son incarcération au quatrième centre de détention de la ville de Taiyuan lui a été refusée à cinq reprises. Cependant, grâce à leurs relations, les policiers ont réussi à la faire incarcérer lors de leur sixième tentative, le 4 mars 2026.

Mme Gao a été transférée à la prison pour femmes de la province du Shanxi le 6 juin. Elle est détenue dans l’unité de « régime strict » et n’a pas le droit de recevoir de visites de sa famille ni de passer des appels téléphoniques.

3. Condamnation

1) Treize jours après sa dernière arrestation, une femme de 77 ans du Shandong est secrètement condamnée à trois ans de prison

La famille de Mme Liu Yulian a été tenue dans l’ignorance de sa situation après l’arrestation de cette femme de 77 ans pour sa croyance dans le Falun Gong. La police s’est contentée de répondre : « Elle a été condamnée à trois ans de prison. »

Mme Liu, originaire de la ville de Linqing, province du Shandong, se rendait à son travail le 12 mai 2026 lorsqu’elle a été interpellée par Gao Haimin, chef du Bureau de la sécurité intérieure de la ville de Linqing, et des agents du poste de police de Bachalu.

La famille de Mme Liu a confirmé qu’elle avait été incarcérée à la prison pour femmes de la province du Shandong, le 25 mai. Ils soupçonnent qu’elle a été privée de ses droits fondamentaux, comme c’est souvent le cas dans les affaires de Falun Gong. Ils ignorent toujours si elle a été formellement inculpée, si un avocat lui a été désigné ou si elle a bénéficié d’un procès équitable.

2) Une femme de 78 ans condamnée à trois ans de prison

Mme Chen Suyuan, 78 ans, habitant à Anshan, province du Liaoning, a fait appel d’une peine de trois ans de prison prononcée à son encontre pour sa pratique du Falun Gong.

Le 20 janvier 2026, Mme Chen a aperçu deux dépliants de Falun Gong par terre, près de l’entrée d’un immeuble. Deux femmes venant de nulle part l’ont aussitôt attrapée et l’ont accusé de les avoir distribuées dans l’immeuble. Des policiers du poste de police du district de Shuangshan ont alors été dépêchés pour illégalement arrêter Mme Chen et la conduire au premier centre de détention de la ville d’Anshan.

Lorsque son avocat lui a rendu visite début février, elle était extrêmement affaiblie et deux personnes ont dû la porter pour qu’elle puisse sortir. Elle a raconté que, lorsque les policiers l’ont emmenée pour un examen médical, les agents l’avaient traînée et tirée, lui causant de graves blessures. Elle dépend désormais de l’aide d’autrui pour ses soins.

Mme Chen a été mise en accusation le 2 avril. Elle a comparu devant le tribunal le 22 avril et a été condamnée à trois ans de prison le 1er juin. Elle a interjeté appel auprès de la Cour intermédiaire de la ville d’Anshan.

Avant cette dernière arrestation, Mme Chen a été arrêtée à plusieurs reprises en raison de sa croyance. Elle a été arrêtée le 25 octobre 2012 alors qu’elle se rendait au supermarché avec son mari. Terrifié par les policiers, son mari est décédé subitement un mois plus tard.

Mme Chen a été arrêtée une nouvelle fois le 15 avril 2020, et le tribunal du district de Lishle l’a condamnée à un an et demi de prison, le 10 août de la même année.

3) Une femme de 72 ans du Jiangxi a été condamnée à quatre peines de prison

Minghui.org a appris récemment que Mme Wu Zhiping, 72 ans originaire de la ville de Nanchang, province du Jiangxi, a été condamnée à plus de trois ans de prison en raison de sa pratique du Falun Gong.

Mme Wu Zhiping

Le 9 octobre 2024, Mme Wu Zhiping une ouvrière d’une usine sidérurgique à la retraite de Nanchang, a été illégalement arrêtée pendant qu’elle parlait du Falun Gong avec des passants. Les agents qui l’ont arrêtée l’ont emmenée au centre de lavage de cerveau du district de Qingyunpu. Peu après, ils l’ont transféré au centre de détention de la ville de Nanchang.

On ignore à quel moment Mme Wu a été inculpée, jugée et condamnée. Sa peine de prison exacte reste également à être précisée. Elle a été incarcérée à la prison pour femmes de la province du Jiangxi.

Avant ce dernier épisode de persécution, Mme Wu a été condamnée à trois reprises en raison de sa croyance. Elle a purgé une peine de trois ans d’octobre 2008 à octobre 2011, une peine de trois ans et demi de prison de juin 2015 à décembre 2018 et une peine d’un an et demi de septembre 2021 à mars 2023. Elle à été également détenue dans divers établissements, notamment dans un hôpital psychiatrique en 2021, même si elle n’avait aucun problème mental.

La police a aussi exercé de la pression sur la fille de Mme Wu pour qu’elle persuade sa mère de renoncer au Falun Gong, cette dernière est tombée malade et a dû subir une intervention chirurgicale. Par la suite elle a supplié sa mère de rompre tout lien avec elle. Mme Wu, a compris et a accepté.

4. Arrêté et harcelé

1) Veuve à la suite de la persécution du Falun Gong, une femme de 86 ans maintenant arrêtée

Mme Luo Shuhua, âgée de 86 ans et résidant de la ville de Xinxiang, province du Henan, a été arrêtée à son domicile le 13 mars 2026 en raison de sa pratique du Falun Gong. Comme elle résistait à son arrestation, les policiers l’ont fait monter dans une ambulance. Ils ont prétendu qu’elle présentait une « ombre sur le poumon » et l’ont conduite à l’hôpital des maladies infectieuses de Xinxiang. Ils ont également menacé de la placer en détention à l’issue de son traitement.

Les difficultés de Mme Luo remontent à une arrestation antérieure, survenue en décembre 2020, après qu’une caméra de surveillance l’a filmée en train de distribuer des documents sur le Falun Gong. Les agents l’ont conduite au centre de détention de la ville de Xinxiang. En raison de son état de santé, son incarcération a été refusée et elle a été remise en liberté sous « surveillance à domicile » le 4 décembre 2020. Le statut de son dossier a été modifié en « liberté sous caution » le 3 mai 2021. Les autorités ont tenté à plusieurs reprises de la placer en détention, mais sans succès.

En 2024, le poste de police de Tiexi a transmis le dossier de Mme Luo au parquet de la ville de Weihui. Elle a été mise en accusation et jugée par le tribunal de la ville de Weihui, qui relève de la juridiction de Xinxiang. On ignore si elle a été condamnée.

Avant sa dernière arrestation, Mme Luo avait déjà été arrêtée et harcelée à plusieurs reprises. Son mari, M. Ma Yunxian, lui aussi un pratiquant, avait été contraint de vivre loin de chez lui, mais il est décédé en 2008, à l’âge de 79 ans, des suites de la détresse psychologique et des tortures physiques subies lors de ses précédentes détentions.

2) Une femme de 82 ans de Chongqing arrêtée de nouveau pour sa pratique du Falun Gong

Le 13 juin 2026, Mme Zhou Liangrong, 82 ans, de Chongqing a été illégalement arrêtée pour avoir distribué des documents d’information de Falun Gong.

Mme Zhou est actuellement détenue à l’hôpital de la police de Beibei. Les policiers ont affirmé qu’on lui avait diagnostiqué une insuffisance cardiaque et qu’elle avait besoin de recevoir des soins. Sa famille s’est vu refuser toute visite.

Mme Zhou est une employée retraitée du verger Jiangbei Yuzui. Son grand-père était un banquier influent qui a laissé à sa famille un important héritage. Après la prise du pouvoir par le Parti communiste chinois (PCC), les autorités locales ont saisi les biens de la famille et l’ont placée sous surveillance. En 1996, Mme Zhou et six de ses sept sœurs ont commencé à pratiquer le Falun Gong et ont alors cessé de tenter de récupérer les biens familiaux saisis par le PCC.

À partir de 1999, les sœurs Zhou ont été prises pour cible en raison de leur croyance. Le 20 juillet 2000, l’une d’elles, Mme Zhou Liangzhu, a été arrêtée alors qu’elle rendait visite à sa sœur et a été condamnée à quinze mois de camp de travaux forcés. À sa libération en 2002, elle était au seuil de la mort à la suite des tortures subies durant sa détention et elle est décédée dix mois plus tard.

3) La police fait appel à un serrurier pour entrer par effraction dans le domicile d’une veuve de 77 ans

En février et en avril 2026, la police de Chongqing a fait irruption au domicile de Mme Xu Mingjin, âgée de 77 ans, et y a effectué des perquisitions.

Le 28 février 2026, des policiers et des agents du bureau de quartier se sont rendus au domicile de Mme Xu l’accusant d’être impliquée dans une escroquerie et ont prétendu avoir une citation à comparaître. Comme elle a refusé de les laisser entrer, les policiers ont alors fait appel à un serrurier pour forcer la porte, avant de faire irruption. Mme Xu a été traînée dehors pendant que son domicile était fouillé. Elle a été a emmené au Département de police pour y être interrogée et n’a été libérée qu’après 22 heures.

Neuf jours plus tard, le 9 mars 2026, les agents de police de quartier ont de nouveau harcelé Mme Xu. Le 1er avril 2026, des policiers se sont présentés au domicile de Mme Xu et lui ont ordonné de les accompagner au poste de police pour récupérer ses effets personnels. Elle a refusé d’obtempérer et leur a dit qu’ils devaient lui renvoyer ses affaires. Ils ont de nouveau fait appel à un serrurier, ont forcé l’entrée, ont arrêté Mme Xu et l’ont emmenée au poste de police.

Les policiers ont ensuite informé Mme Xu qu’elle avait été condamnée à une détention administrative, mais qu’en raison de son âge avancé, cette condamnation ne serait pas appliquée. Une fois de plus, contre son gré, les policiers ont pris des photos de MmeXu, ont relevé ses empreintes digitales et ont prélevé un échantillon de son sang avant de la libérer après 17 heures.

Avant cet acte récent de persécution, Mme Xu avait déjà purgé une peine d’un an dans un camp de travaux forcés, avait été détenue dans un centre de lavage de cerveau, et avait été arrêtée et harcelée à de nombreuses autres reprises. Son mari a subi une telle détresse psychologique que son problème cardiaque et son hypertension se sont aggravés et il est décédé en 2013.

4) Une femme de 74 ans qui s’est vu refuser la libération sous caution malgré les symptômes d’un AVC risque une peine de prison pour sa croyance

Mme Chen Yanwei, 74 ans, de la ville de Mudanjiang, province du Heilongjiang, a eu un accident vasculaire cérébral alors qu’elle était détenue pour sa croyance dans le Falun Gong. Les autorités ont refusé de la libérer et prévoient toujours de la condamner à la prison.

Mme Chen a été arrêtée la dernière fois à son domicile le 29 octobre 2025 par cinq policiers du Département de police du district de Dongan. Elle a été emmenée au poste de police de Jiangnandiyi pour être interrogée. Les policiers ont relevé ses empreintes digitales, prélevé des échantillons de sang, scanné ses iris et enregistré sa démarche. Après cela, elle a été emmenée à l’Hôpital des chemins de fer pour un examen physique qui a révélé que sa pression artérielle ainsi que ses résultats aux tests de fréquence cardiaque et d’urine étaient également anormaux. Malgré son état de santé, les policiers ont emmené MmeChen dans un centre de détention.

Ensuite, Mme Chen a été mise en accusation et le tribunal de district d’Aimin a tenu une réunion préalable au procès le 20 janvier 2026. Une audience était prévue pour le 4 février, mais elle a ensuite été reportée au 27 mars. On ignore si elle a réellement eu lieu.

La tension artérielle de Mme Chen a continué de grimper pendant sa détention. Les gardiens du centre de détention ont ordonné à sa famille de lui envoyer des médicaments. Ils ont refusé de le faire sans qu’elle ait d’abord eu une évaluation médicale appropriée.

Le 17 avril 2026, sa famille a été informée que son état s’était aggravé. Le 24 avril, les gardiens ont de nouveau appelé la famille et lui ont dit que l’état de MmeChen était critique et qu’elle avait besoin d’un traitement immédiat. Le médecin a conclu qu’elle avait récemment eu un infarctus du cervelet droit.

Mme Chen est actuellement détenue au Deuxième hôpital affilié de l’Université médicale de Mudanjiang, qui est affiliée au Département de police municipale de Mudanjiang. La famille de MmeChen a exigé à plusieurs reprises que les autorités la libèrent, mais leurs demandes ont été rejetées.

5. Persécution financière

1) Parce qu’elle refuse de renoncer au Falun Gong, une pratiquante de 87 ans ne reçoit plus sa pension de retraite depuis mars 2024

Mme Cong Peishan, 87 ans, originaire de Tianjin a du mal à joindre les deux bouts depuis mars 2024 car le versement de sa pension de retraite a été suspendu en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

Le 24 décembre 2000, Mme Cong a été illégalement condamnée à quatre ans de prison et soumise à diverses formes de torture durant son incarcération. En mars 2021, elle a de nouveau été arrêtée. Avant son arrestation, Ren Yu, chef adjoint du poste de police du centre sportif du district de Nankai, lui a ordonné de renoncer au Falun Gong. Comme elle refusait d’obtempérer, Ren a menacé de faire en sorte que le tribunal local la condamne et que son employeur lui retire tous ses droits à la retraite.

Le 30 septembre 2021, après six mois de détention, Mme Cong a été condamnée à trois ans de prison par le tribunal du district de Nankai. Elle a été incarcérée à la division cinq de la prison pour femmes de la ville de Tianjin, où elle a été soumise à la torture et contrainte de prendre des substances toxiques.

Mme Cong a été libérée en mars 2024. De retour chez elle, elle a appris avec tristesse que son mari était tombé malade après sa condamnation et qu’il est décédé alors qu’elle était encore en prison. Plus tard, elle a appris que le bureau de la sécurité sociale local a réduit sa pension mensuelle de 8000 yuans à 693 yuans. La condition pour recevoir ce versement mensuel de 693 yuans était qu’elle rédige une déclaration de renoncement au Falun Gong. Elle a refusé d’obtempérer et, depuis lors, ne reçoit plus aucune prestation de retraite.

2) Un tribunal du Liaoning refuse d’entendre une femme de 81 ans, qui conteste la décision de l’agence ayant suspendu sa pension en avril 2016

Mme Wu Xiulan, 81 ans de la ville de Jinzhou, province du Liaoning, voit sa pension suspendue depuis dix ans en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Un tribunal local a refusé d’entendre son recours contre l’agence qui a interrompu le versement de ses prestations de retraite.

Mme Wu a pris sa retraite en 2002 après avoir travaillé pendant trente-quatre ans à divers postes au sein du gouvernement de la ville de Jinzhou. En 2015, elle a été illégalement arrêtée alors qu’elle affichait des autocollants d’information sur le Falun Gong et elle a ensuite été condamnée à deux ans de prison. Sa pension a été suspendue a compter de 2016. Après sa libération en 2017, elle a exigé le rétablissement des paiements de sa pension, mais sans succès.

Mme Wu a été arrêtée une nouvelle fois en 2019, lorsqu’elle se rendait chez un parent pour emprunter de l’argent. Elle a été condamnée à une autre peine de trois ans et libérée en 2022. Par la suite, elle a continué à demander le rétablissement de sa pension, toujours sans résultat.

La persécution financière a causé d’énormes difficultés à Mme Wu, qui n’a pas d’enfants pour prendre soin d’elle. Elle grelotte souvent durant les froids de l’hiver, car elle ne peut pas se permettre de réparer ses fenêtres brisées, son système de chauffage, ni son évier qui fuit et son balcon.

Le 3 mars 2025, Mme Wu a déposé une poursuite administrative devant le tribunal ferroviaire de Jinzhou, exigeant que le Bureau des ressources humaines et de la sécurité sociale (HRSSB) lui rembourse la pension retenue et rétablisse ses prestations de retraite. Le tribunal a refusé d’accepter sa plainte et elle a abandonné l’affaire en septembre 2025. MmeWu souhaitait retirer sa poursuite, mais le tribunal a alors affirmé ne pas avoir les documents. Elle s’est donc retrouvée dans l’impossibilité de redéposer sa poursuite ou de mettre en œuvre d’autres stratégies juridiques.

3) Une octogénaire condamnée à une peine de prison et sa pension est suspendue

Pour avoir persisté dans sa pratique du Falun Gong, Mme Xiang Aimei, âgée de 85 ans et originaire de la ville de Huaihua, province du Hunan, a été condamnée à deux reprises et harcelée à plusieurs reprises. Sa pension a été suspendue depuis 2024.

Mme Xiang, ancienne adjointe au maire du faubourg d’Anjiang, dans la ville de Hongjiang, province du Hunan, a été condamnée en 2008 à trois ans de prison avec sursis. On ignore les détails concernant sa première peine de prison.

Mme Xiang a de nouveau été arrêtée le 14 janvier 2023 pour avoir parlé du Falun Gong à des personnes sur un marché, mais elle a été relâchée après une journée. Elle est retournée au marché en mai 2023 et a été arrêtée une nouvelle fois. Le 20 juillet 2023, quatre policiers se sont présentés au domicile de Mme Xiang pour lui signifier l’obligation de se présenter au parquet de la ville de Hongjiang. Comme elle n’était pas chez elle, les policiers ont dit à ses enfants qu’ils arrêteraient Mme Xiang si elle ne se présentait pas au parquet le lendemain.

Le lendemain, le procureur lui a ordonné de signer le dossier de son affaire. Elle a refusé, alors le procureur l’a menacée de l’envoyer dans un centre de détention et lui a dit que les emplois et les promotions de ses enfants et petits-enfants en seraient affectés. Elle a été autorisée à rentrer chez elle, mais a été placée en résidence surveillée.

Entre septembre et octobre 2023, Mme Xiang a été victime de harcèlement répété de la part de policiers. Elle a été emmenée au poste de police de la ville de Hongjiang le 19 octobre 2023. Après un examen médical, les policiers ont tenté de la transférer dans un centre de détention, mais elle a été libérée sous caution pour raisons de santé. Elle a été condamnée à un an et demi de prison en avril 2024.

Entre 2023 et avril 2024, le Département de police de la ville Hongjiang a retenu de force 50 % des versements de retraite de Mme Xiang, soit un montant total de 83 000 yuans (12 350 dollars américains). Peu après sa condamnation, le versement de sa retraite a été complètement suspendu. Sa famille lui a envoyé une aide financière sur son portefeuille numérique WeChat, mais celui-ci a également été bloqué. En outre, il lui a été interdit de voyager en avion ou en train.

4) Une femme de 72 ans est condamnée à rembourser 18 années de retraite, soit un montant total de 360 000 yuans

Mme Jiang Yifen, 72 ans, de la ville de Harbin, province du Heilongjiang, a reçu l’ordre de rendre 360 000 yuans (53,560 USD) de paiements de pension qu’elle avait reçus sur une période de dix-huit ans, simplement parce qu’elle n’était plus considérée comme éligible en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

Mme Jiang, une employée retraitée de l’usine de polyester de la province du Heilongjiang, a été à maintes reprises prise pour cible pour avoir défendu sa croyance. Elle a été arrêtée en 2001, et plus tard condamnée à quatre ans de prison. Suite à sa dernière arrestation le 3 mars 2022, elle a écopé de trois ans supplémentaires. Le 2 mars 2025, elle a été libérée de la prison pour femmes de la province du Heilongjiang.

Depuis mai 2023, le Centre de la sécurité sociale du district d’Acheng a suspendu la pension de Mme Jiang. Le faible revenu de retraite de son mari ne leur suffisait pas, aussi leurs enfants ont-ils fourni un soutien financier supplémentaire.

Le 7 mai 2026, Mme Jiang a reçu une lettre du Centre de la sécurité sociale du district d’Acheng, exigeant qu’elle restitue la pension qui lui avait été versée « par erreur ». La lettre ne fournissait aucune base juridique ni explication pour la décision.

Le 11 juin, un mois plus tard, Mme Jiang a reçu une nouvelle lettre réitérant l’affirmation précédente selon laquelle la pension qu’elle avait perçue de juin 2005 (date à laquelle elle avait atteint l’âge légal de la retraite) à avril 2023 (le mois précédant la suspension de sa pension) constituait une « erreur » et lui demandait de rembourser la totalité des sommes perçues, soit 360 440,42 yuans.

La lettre précisait que si Mme Jiang contestait cette décision, elle disposait de 60 jours pour introduire un recours administratif auprès de l’autorité compétente, ou pour intenter une action administrative devant le tribunal du district d’Acheng dans un délai de six mois. À défaut, le Centre de la sécurité sociale demanderait au tribunal local l’autorisation de procéder au recouvrement forcé de la somme due.

Mme Jiang a déposé une réclamation écrite auprès du Centre de la sécurité sociale du district d’Acheng.

Traduit de l’anglais