(Minghui.org) Une habitante de la ville de Jiamusi, dans la province du Heilongjiang, a été condamnée le 24 septembre 2021 à une peine de quatre ans de prison pour sa pratique du Falun Gong, une discipline spirituelle que le régime communiste chinois persécute depuis 1999. Elle a fait appel du verdict, mais cet appel a récemment été rejeté par le tribunal intermédiaire de la ville de Jiamusi.

Mme Wang Shubo, 55 ans, a été arrêtée à son domicile le 20 février 2021 après que la police a fait irruption et a mis à sac l’appartement loué. Elle a été emmenée au poste de police, puis transférée au centre de détention de la ville de Jiamusi, où elle est toujours détenue au moment de la rédaction de cet article.

Mme Wang Shubo

Commencer la pratique du Falun Gong

Mme Wang, originaire de la ville de Yichun, dans la même province, a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1997 et en a tiré des bienfaits, car sa maladie cardiaque a été guérie.

Mme Wang a quitté sa ville natale après le début de la persécution et est allée travailler dans une entreprise de logistique à la ville de Ningbo, dans la province du Zhejiang. Comme elle faisait toujours de son mieux pour aider ses clients, de nombreux clients faisaient appel à ses services, ce qui rendait les dirigeants de l’entreprise heureux. Elle y a travaillé pendant de nombreuses années.

La police l’a harcelée à plusieurs reprises avant d’entrer par effraction dans son domicile

La police s’est rendue dans l’entreprise de Mme Wang en 2015 pour la harceler après qu’elle a utilisé son vrai nom pour déposer une plainte pénale contre Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du régime communiste qui a ordonné la persécution. Cela a fait peser une énorme pression sur les dirigeants de l’entreprise. Ne voulant pas apporter plus de problèmes à l’entreprise, Mme Wang a démissionné et s’est rendue à la ville de Jiamusi où elle a loué un appartement dans le district de Xiangyang.

La police locale n’a cessé de la harceler entre 2016 et 2018, notamment en frappant à sa porte ou en appelant sa sœur lorsqu’elle ne parvenait pas à la trouver. Ses voisins ont essayé de la persuader de déménager, mais elle ne l’a pas fait.

Sa sœur, qui travaillait dans un hôpital de la ferme Jiayin, a appris plus tard que son enregistrement des ménages avait été transféré au Bureau de la sécurité publique de Jiamusi, qui était directement chargé de la persécuter.

La police s’est rendue au domicile de Mme Wang en 2019 et a frappé à la porte à plusieurs reprises. Elle n’a ni répondu ni ouvert. En 2020, en raison de la pandémie, sa fille Mme Zhao Nanzhu, qui travaillait hors de la ville, a emménagé chez elle. Le comité de quartier a mené une campagne de « Plan zéro » (un effort concerté pour forcer chaque pratiquant figurant sur la liste noire du gouvernement à renoncer à sa croyance) à l’automne et a frappé à sa porte, mais elle n’a pas ouvert.

Le 20 février 2021, des policiers du poste de police de Songlin ont fait irruption au domicile de Mme Wang et ont commencé à mettre à sac son appartement. Deux policiers ont saisi les bras de Mme Wang pour l’empêcher de bouger tandis qu’un autre policier a fait une rafle de l’appartement et a confisqué plus de 70 livres et documents sur le Falun Gong, un ordinateur portable, une imprimante, un marque-page, un coupe-papier et des billets de 700 yuans avec des messages sur le Falun Gong imprimés (en raison de la stricte censure de l’information en Chine, de nombreux pratiquants de Falun Gong utilisent des moyens créatifs pour sensibiliser le public à la persécution, notamment en imprimant de courts messages sur les billets de banque).

Mme Zhao venait de rentrer du travail et a assisté par hasard à la rafle policière et à l’arrestation de sa mère.

Mise en examen

Mme Wang a été emmenée au poste de police de Songlin et interrogée. Elle a été placée en détention criminelle et emmenée au centre de détention de Jiamusi le lendemain. En raison de la pandémie, le centre de détention a refusé d’admettre davantage de personnes. Mme Wang a donc été transférée au centre de détention du district de Huanan. La police a refusé de fournir une copie de l’avis de détention à sa famille.

Le même jour, la police a demandé à Mme Zhao de se rendre au poste de police pour un entretien concernant le cas de sa mère. On lui a posé des questions relatives à la croyance de Mme Wang, par exemple à quelle heure de la journée Mme Wang faisait les exercices de Falun Gong. On a ensuite ordonné à Mme Zhao de signer le procès-verbal de l’entretien et la liste des objets confisqués.

La police a transféré Mme Wang au centre de détention de Jiamusi le 18 mars, et son arrestation a été approuvée le 26 mars.

L’avocat de Mme Wang lui a rendu visite au centre de détention le 30 mai et a appris que son arrestation avait été approuvée et que son dossier avait été soumis au parquet du district de Xiangyang.

Son avocat lui a de nouveau rendu visite au centre de détention le 24 juin 2021. L’avocat a appris que son dossier avait été soumis au tribunal du district de Xiangyang. Il s’est rendu au tribunal pour lire le dossier, mais on lui a répondu qu’il venait d’arriver et qu’il n’était pas encore disponible.

Première audience, la police a menacé la fille

Mme Wang a été jugée au tribunal du district de Xiangyang le 31 août. Lorsque la voiture qui transportait Mme Wang est arrivée au palais de justice et s’apprêtait à franchir le côté gauche de la porte, Mme Zhao, impatiente de voir sa mère, s’est précipitée. Deux gardiens sont descendus de la voiture et l’un d’eux lui a dit de s’en aller.

Lorsque Mme Zhao a insisté pour voir sa mère, les gardiens ont menacé de l’arrêter et l’ont poussée au niveau de l’épaule gauche. Mme Zhao a crié haut et fort qu’elle voulait voir sa mère. Les gardiens se sont précipités et ont menacé de l’arrêter si elle refusait de partir. Ses proches sont venus la réconforter en disant aux gardiens d’être compréhensifs, car Mme Zhao n’a pas vu sa mère depuis six mois.

Les gardiens ont répondu qu’ils comprenaient ce que ressentait Mme Zhao, puis ils ont conduit la voiture dans l’enceinte du tribunal.

Au cours de l’audience, l’avocat de Mme Wang a demandé au procureur si sa cliente était accusée de « fabriquer » ou de « distribuer » du matériel de Falun Gong. Le procureur n’a pas répondu.

Le président du tribunal a demandé si Mme Wang avait des objections à l’acte d’accusation. Mme Wang a répondu par l’affirmative et a commencé à dire au juge combien elle avait tiré de bienfaits de la pratique du Falun Gong, mais le juge l’a interrompue. Le juge a demandé si Mme Wang plaidait coupable. Elle a répondu non et a exhorté le juge à ne pas suivre la politique de persécution du gouvernement.

L’audience a duré 40 minutes avant d’être ajournée à 11 heures. Le juge a annoncé qu’un verdict serait annoncé deux semaines plus tard.

Espérant apercevoir à nouveau sa mère, Mme Zhao et ses proches l’ont attendue à l’extérieur du tribunal. Ils sont partis vers 15 heures après avoir vu la voiture quitter le tribunal.

Condamnée à quatre ans

Mme Wang a de nouveau comparu devant le tribunal du district de Xiangyang le 8 septembre. Au cours de l’audience, le procureur et le juge qui présidait ont empêché Mme Wang de se défendre tandis que son avocat posait de nouvelles questions. L’audience s’est terminée après 15 minutes, aucun verdict n’a été annoncé.

Le 24 septembre, le tribunal du district de Xiangyang a informé l’avocat de Mme Wang qu’elle avait été condamnée à quatre ans de prison et à une amende de 15 000 yuans. Sa libération est prévue pour le 20 février 2025.

Informations sur les responsables de la persécution :

Wang Bin (王斌), président du tribunal du district de Xiangyang : +86-13604865553

Song Tao (宋涛), président de la cour pénale du tribunal de district de Xiangyang : +86-454-6210031, +86-454-8709816, +86-18903687999, +86-13512645666

Liu Hongwei (刘洪伟), directeur du centre de détention de Jiamusi : +86-13945450877, +86-18645450378

(Plus d’informations sur les responsables de la persécution sont disponibles dans l’article original en chinois.)

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Traduit de l’anglais