(Minghui.org) M. Lan Wenbin, un cadre retraité d’une firme-conseil de la ville de Wuhan, province du Hubei, vivait dans la peur en raison des fréquentes intimidations policières, après avoir été libéré sous caution à la suite d’une arrestation en avril 2024 pour sa pratique du Falun Gong. Sa santé s’est rapidement détériorée et il est décédé le 11 janvier 2025. Il avait 77 ans.

Malgré la fragilité de Mme Zhao Wenxiu, du district de Lu, province du Sichuan, la prison pour femmes de Chengdu l’a tout de même admise le 7 mai 2019 pour purger une peine de sept ans et demi pour sa croyance dans le Falun Gong, affirmant qu’elle n’avait « aucune maladie » après un examen médical. Elle est décédée en prison vers mars 2025. Elle avait 83 ans.

Pendant deux jours, Mme Liu Binghuan, une femme en bonne santé mentale, a été détenue dans deux hôpitaux psychiatriques différents de la ville de Qingyuan, province du Guangdong, où on lui a injecté des sédatifs et des substances inconnues. Après sa libération, sa santé n’a cessé de se détériorer, sa mémoire était parfois floue et elle a fini par perdre sa capacité à prendre soin d’elle-même. Elle est décédée le 28 juillet 2025, à l’âge de 38 ans, laissant derrière elle son mari, qu’elle venait tout juste d’épouser.

Le cœur de Mme Zhang Fengxian avait déjà cessé de battre lorsqu’elle a été transportée à l’hôpital le 18 décembre 2025 pour être réanimée. Cette habitante de Chengdu, province du Sichuan, âgée de 80 ans, est décédée seulement dix-neuf jours après avoir été arrêtée pour sa croyance dans le Falun Gong.

Les quatre cas ci-dessus font partie des 124 nouveaux décès de pratiquants de Falun Gong signalés en 2025, année qui marque le 26e anniversaire de la campagne d’éradication du Falun Gong lancée par le Parti communiste chinois en 1999. Certains pratiquants ont été torturés à mort pendant leur détention, tandis que d’autres sont décédés peu après avoir purgé des peines de prison injustifiées. D’autres encore ont succombé à la détention prolongée et au harcèlement et sont décédés quelques semaines ou quelques mois après le dernier épisode de harcèlement.

Aperçu des décès récemment signalés

Les 124 décès récemment confirmés comprennent quatre cas en 2022, six en 2023, 33 en 2024, 62 en 2025 et 19 cas dont l’année est inconnue. En raison de la censure stricte de l’information imposée par le régime communiste, la persécution ne peut pas toujours être signalée en temps opportun et le nombre réel de décès est probablement beaucoup plus élevé.

Les 124 pratiquants décédés, dont 85 femmes, provenaient de 24 provinces et municipalités. La province du Heilongjiang a enregistré le plus grand nombre de décès (18), suivie par celles du Jilin (15), du Hebei (14), du Liaoning (13) et du Shandong (11). Les 19 autres régions ont enregistré entre un et huit cas chacune.

Sur les 120 pratiquants dont l’âge était connu au moment de leur décès, 98 étaient âgés de 60 ans ou plus, dont 31 sexagénaires, 40 septuagénaires, 24 octogénaires et 3 nonagénaires. Ils provenaient de tous les milieux, notamment des enseignants à la retraite, des greffiers, des employés de banque, des ingénieurs à la retraite, des comptables, des médecins et des agriculteurs.

Plus spécialement, 22 pratiquants sont décédés pendant leur détention. Parmi eux, deux sont morts dans des hôpitaux psychiatriques, quatre dans des centres de détention et seize dans des prisons. Sept autres pratiquants sont décédés quelques jours ou quelques mois après leur sortie de prison.

1.1. Décès en détention

Un homme de 53 ans originaire du Heilongjiang décède en 2023 alors quil purgeait une peine de 12 ans

M. Li Chang’an, du district de Fangzheng, province du Heilongjiang, est décédé à l’hôpital le 24 septembre 2023, alors qu’il purgeait une peine de douze ans pour sa pratique du Falun Gong. Il avait 53 ans.

M. Li Chang’an, chauffeur de camion, a été pris pour cible à maintes reprises en raison de sa croyance après que le Parti communiste chinois a ordonné la persécution du Falun Gong en juillet 1999. Après avoir été illégalement arrêté le 21 mai 2015, il a été condamné à douze ans de prison le 28 octobre 2015 et admis à la prison de Hulan.

Comme M. Li a refusé de porter l’uniforme des prisonniers ou de répondre à l’appel le 23 mai 2016, il a été battu et mis à l’isolement pendant treize jours. Il n’a reçu qu’un seul petit pain par jour et a été soumis à des mauvais traitements incessants.

Les gardiens ont battu M. Li en juillet 2018 parce qu’il refusait de porter l’uniforme des détenus. Ils l’ont placé à l’isolement et ne l’ont pas laissé sortir jusqu’à ce qu’il tombe gravement malade à la suite d’une grève de la faim.

Au cours de l’année qui a suivi, un gardien a placé M. Li à l’isolement à cinq autres reprises au motif qu’il refusait de porter l’uniforme des prisonniers ou d’effectuer des travaux forcés. Une fois, il a été battu par un gardien à tel point que son visage était couvert de sang. Les gardiens ont également incité les détenus à le battre et ils lui ont cassé une dent. Les gardiens n’ont rien fait pour punir les détenus, qui ont alors battu M. Li encore plus sauvagement.

Fin 2022, la prison a procédé à une réorganisation et a placé M. Li sous la direction d’une nouvelle équipe « anti-émeute ». Il a refusé de se conformer aux ordres de la nouvelle équipe et a été mis à l’isolement à plusieurs reprises. Il a entamé une grève de la faim en signe de protestation et a été nourri de force à répétition.

L’état de santé de M. Li s’est dégradé en raison de l’alimentation forcée et des mauvais traitements subis sur une longue période. Vers novembre 2022, on a constaté qu’il souffrait d’un œdème général, d’une accumulation de liquide dans l’abdomen et d’une cirrhose du foie. Au lieu de tenir ses persécuteurs pour responsables, la prison a extorqué 50 000 yuans à sa famille pour couvrir ses « frais médicaux ».

M. Li est tombé dans le coma et a été envoyé à l’hôpital, où il est décédé une semaine plus tard, le 24 septembre 2023.

Un homme de 71 ans meurt en prison alors qu’il purgeait une peine de sept ans et demi

M. Zhao Jiyuan de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, est décédé à la prison de la ville de Jinzhou le 4 juillet 2025, alors qu’il purgeait une peine de sept ans et demi de prison. Il avait 71 ans.

M. Zhao Jiyuan, ancien employé de la quatrième société de construction de la ville de Shenyang, a été condamné à sept ans et demi de prison vers octobre 2019. Après son incarcération à la prison de la ville de Jinzhou, les gardiens ont interdit à sa famille de lui rendre visite parce qu’il refusait de renoncer au Falun Gong. Il a développé de nombreuses affections physiques en raison de la maltraitance et il est tombé dans un état critique vers décembre 2022. Il a eu deux crises cardiaques début 2025 et était à l’article de la mort. Il est mort en prison le 4 juillet 2025.

En examinant le corps de M. Zhao, sa famille a eu le cœur brisé de voir à quel point il était émacié. Ils ont également remarqué des cicatrices sur sa cheville droite, causées par le port d’entraves et plusieurs ecchymoses sur sa cuisse ; l’une de ses narines était plus grande que l’autre, probablement en raison de l’insertion de sonde alimentaire.

Une femme de 70 ans atteinte d’un cancer décède après 3,5 ans de détention et plusieurs refus de libération conditionnelle

Mme Li Qiaolian, de la ville de Baiyin, province du Gansu, est décédée le 12 septembre 2025, alors qu’elle purgeait une peine de trois ans et demi en raison de sa croyance. Elle avait 70 ans.

Mme Li Qiaolian a été illégalement arrêtée le 14 janvier 2022 et a été condamnée aux alentours du mois de septembre 2023. Elle a été admise à la prison pour femmes de la province du Gansu, où elle avait déjà purgé deux peines pour un total de onze ans. Les gardiennes l’ont soumise à toutes sortes de mauvais traitements, dont être surveillée 24 h sur 24 et la frapper à coups de matraques électriques.

Mi-avril 2025, Mme Li a commencé à vomir du sang et a rapidement reçu un diagnostic de cancer du poumon à un stade avancé qui s’était propagé à sa colonne vertébrale. Sa famille a déposé une demande de libération conditionnelle pour raison médicale, mais la demande a été rejetée sous prétexte que Mme Li refusait de renoncer au Falun Gong. Après avoir été hospitalisée en raison d’un coma, seuls son mari et sa fille ont été autorisés à lui rendre visite. Les autorités ont également interdit à sa famille de parler au médecin traitant et ont refusé de délivrer un avis d’état critique, document essentiel pour sa demande de libération conditionnelle pour raisons médicales. Elle est décédée peu après.

Une femme de 45 ans décède trois jours après son incarcération en prison pour y purger une peine de cinq ans

Mme Chen Yan, originaire de la ville de Benxi, province du Liaoning, est décédée le 8 novembre 2025, trois jours après son incarcération à la prison pour femmes de la province du Liaoning pour y purger une peine de cinq ans. Elle avait 45 ans.

Les parents de Mme Chen Yan ont constaté qu’elle avait les yeux ouverts, la bouche béante et les cheveux emmêlés. Un liquide visqueux noir s’est écoulé de sa bouche lorsque le médecin légiste l’a retournée. Ils n’ont pas reçu le rapport d’autopsie et ont refusé de signer l’autorisation de crémation. Plusieurs gardiens de prison ont insisté pour que le couple âgé envoie un « drapeau de remerciement » afin de « remercier » la prison d’avoir transporté leur fille à l’hôpital pour y être soignée pour « insuffisance cardiaque ». Or, un médecin de l’hôpital a révélé qu’elle ne présentait aucun signe de vie à son arrivée.

Mme Chen a été arrêtée le 14 juillet 2024 quand quelqu’un a signalé qu’elle distribuait des documents concernant le Falun Gong. En raison des violents coups qu’elle a reçus au centre de détention de la ville de Benxi, elle souffrait de douleurs thoraciques, de maux de tête, de nausées et de vomissements. Les détenues l’ont également frappée à l’arrière de la tête et lui ont donné un coup de poing dans l’œil droit, lui faisant tomber ses lunettes.

Mme Chen a souffert d’une baisse de la vision de cet œil, et son visage a enflé. Elle a commencé à avoir des problèmes de mémoire, des migraines et des vertiges de plus en plus intenses. Elle s’est évanouie plusieurs fois. Elle est devenue somnolente et bavait. Elle souffrait également de palpitations cardiaques, se sentait faible, avait perdu l’appétit et était devenue émaciée. Au lieu de punir les détenues qui l’avaient battue, la gardienne a obligé Mme Chen à dormir sur un lit sans draps.

Le 15 mai 2025, le tribunal du district de Xihu a jugé Mme Chen et l’a condamnée à cinq ans de prison et à une amende de 5000 yuans le 26 juin. Lorsque ses parents sont allés la voir au centre de détention le 10 octobre 2025, elle a été amenée en fauteuil roulant, car elle était incapable de marcher. Elle était abattue et ses cheveux étaient emmêlés. Elle était agitée et incapable de se contrôler. Une gardienne a dit qu’elles lui avaient fait passer un examen médical et qu’elle n’était pas malade.

Mme Chen a reçu une dernière visite de ses parents le 24 octobre. Deux gardiennes l’ont transférée du fauteuil roulant à une chaise. Ses cheveux étaient toujours emmêlés, faute d’avoir été lavés depuis longtemps. Incapable de prendre soin d’elle-même, elle n’a reçu aucune aide. Elle a confié être très faible et devoir s’appuyer contre le mur pour aller aux toilettes. Elle devait ramper pour se déplacer. Elle doutait de rentrer vivante chez elle.

Mme Chen a été envoyée à la prison pour femmes de la province du Liaoning le 5 novembre, où elle est décédée trois jours plus tard.

Une femme du Heilongjiang meurt en détention sept jours après son arrestation

Mme Zhang Fengxia, de la ville de Daqing, province du Heilongjiang, est décédée en détention sept jours après avoir été arrêtée pour sa croyance dans le Falun Gong. Elle avait 52 ans.

Mme Zhang Fengxia

Dès que Mme Zhang et son mari sont rentrés chez eux le 11 août 2025, leur maison a eu une coupure de courant (la famille a appris plus tard qu’il s’agissait d’un piège tendu par la police). Peu de temps après, quelqu’un a appelé le mari de Mme Zhang pour lui dire qu’il avait éraflé sa voiture. Lorsque le mari de Mme Zhang a ouvert la porte pour descendre vérifier sa voiture, des policiers ont fait irruption et ont emmené Mme Zhang. Elle a été envoyée au deuxième centre de détention de la ville de Daqing dans la soirée.

Sept jours plus tard, le 17 août, la famille de Mme Zhang a reçu un appel du directeur du centre de détention et il leur a demandé de se rendre immédiatement à l’hôpital, ou ils risquaient de ne plus revoir Mme Zhang.

La famille s’est précipitée à l’hôpital et a vu que Mme Zhang avait plusieurs tubes insérés dans le corps et qu’elle portait un masque à oxygène. Le médecin a dit qu’elle avait fait une rupture d’anévrisme cérébral, avec un volume de sang de 200 cc, et qu’ils ne pouvaient pas pratiquer de craniotomie ni faire quoi que ce soit d’autre pour la sauver. La famille a accepté de la transférer dans une unité de soins intensifs (USI) et de la mettre sous respirateur artificiel.

Plus de 20 agents du poste de police local et du centre de détention se trouvaient à l’hôpital. Le directeur du centre de détention a ordonné à la famille de signer un formulaire pour la mettre en liberté sous caution. Après avoir contraint la famille à signer le formulaire, la police leur a demandé de signer un autre formulaire stipulant qu’elle avait déjà été libérée. Cette fois-ci, la famille a refusé d’obtempérer. Elle a interrogé la police : « De quelle libération s’agit-il ? Vous la libérez pour l’envoyer aux soins intensifs ? »

Sans insister davantage auprès de la famille pour qu’elle signe le formulaire de décharge, les policiers et les agents du centre de détention sont partis. La famille a dû payer les frais liés au traitement d’urgence et à l’hospitalisation aux soins intensifs de Mme Zhang. Elle est décédée peu après et son corps a été incinéré trois jours plus tard.

La famille a contacté la police et exigé des explications sur son arrestation et son décès, ainsi qu’une indemnisation pour le préjudice moral subi. La police a refusé d’assumer toute responsabilité, affirmant qu’elle était décédée des suites d’une maladie aiguë. D’autre part, le centre de détention a affirmé avoir procédé à un examen physique de Mme Zhang avant de l’incarcérer, et qu’elle répondait aux critères requis.

La famille de Mme Zhang a également visionné la vidéo de surveillance de ses derniers instants au centre de détention. Selon la vidéo prise vers midi, elle faisait une sieste après le déjeuner, allongée sur le dos, les mains croisées sur le ventre. Peu après midi, elle a soudain levé les mains et les jambes et les a maintenues en l’air, les mains toujours croisées. Quelques minutes plus tard, un médecin est arrivé et lui a administré une réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Vingt minutes plus tard, elle a été transportée dans une ambulance et emmenée à l’hôpital. Sa famille soupçonne qu’elle avait cessé de respirer au centre de détention, sinon le médecin ne lui aurait pas administré de RCP.

1.2. Décès au domicile

1) Décès après la dernière arrestation ou le dernier harcèlement

Une femme du Jilin, invalide après huit ans de torture en prison, décède un mois après une nouvelle persécution

Mme Du Hongfang, originaire de la ville de Jilin, province du Jilin, est devenue invalide après avoir purgé une peine de huit ans de prison entre 2008 et 2016. Elle a eu du mal à se remettre en raison du harcèlement continu de la police. Son état s’est rapidement détérioré après le dernier épisode de harcèlement en juin 2025 et elle est décédée un mois plus tard, le 23 juillet 2025.

Mme Du Hongfang dans sa jeunesse, alors qu’elle était en bonne santé.

Mme Du Hongfang après sa sortie de prison

Mme Du Hongfang nourrie à la cuillère

Mme Du a été brutalement torturée à la prison pour femmes de la province du Jilin après avoir été condamnée à huit ans de prison en 2008. Lorsqu’elle a été libérée, le 3 juillet 2016, elle ne ressentait plus rien dans tout son corps, souffrait d’incontinence et devait porter des couches. Elle ne pouvait plus parler et bavait constamment. Elle était si faible qu’elle grelottait même en plein été sous une couette épaisse. Chaque repas devait lui être donné à la cuillère, ce qui prenait beaucoup de temps.

Les autorités ont aussi suspendu sa pension et celle de son mari. De plus, lors de l’arrestation de 2007, plus de 100 000 yuans ont été saisis à leur domicile aggravant encore davantage leur situation financière.

Depuis mai 2020, la police et le comité de quartier ont harcelé le couple à maintes reprises. Ils n’ont eu d’autre choix que de vivre éloignés de leur domicile. La police s’est alors retournée contre la sœur de Mme Du pour la harceler à son tour.

En juin 2025, le comité de quartier, accompagné du secrétaire de la Commission des affaires politiques et juridiques, a fait irruption dans l’appartement de location de Mme Du. Ils ont tenté de forcer le couple à renoncer au Falun Gong. Le couple a refusé, mais ce harcèlement incessant a provoqué une détérioration soudaine de l’état de santé de Mme Du. Elle n’a plus pu ni manger ni boire. Quelques jours plus tard, elle est tombée dans un état critique et a été transportée d’urgence à l’hôpital.

Après quelques jours de traitement, Mme Du a été renvoyée chez elle, son état étant jugé incurable. Elle a été alimentée par sonde jusqu’à ses derniers jours, et le 23 juillet 2025, elle est décédée.

Une femme du Jilin, poussée à la clandestinité pour se cacher de la police, a développé une forte fièvre et est décédée

Pour éviter d’être harcelée par la police en raison de sa croyance dans le Falun Gong, Mme Ji Weirong s’est cachée et est restée dans une maison vide, sans chauffage ni autres fournitures essentielles. Elle a développé une forte fièvre durable et est décédée sept jours plus tard, le 27 décembre 2024. Elle avait 60 ans.

Mme Ji, originaire de la ville de Baishan, province du Jilin, s’est installée à Linyi, province du Shandong, il y a quelques années. Elle est ensuite retournée dans le district de Fusong, province du Jilin, où elle est restée avec sa fille.

Fin septembre 2021, Mme Ji a été arrêtée pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Elle a été jugée par le tribunal du district de Jingyu le 30 décembre 2021 et a été illégalement condamnée à dix mois de prison et à une amende de 2000 yuans.

Le tribunal a d’abord dit à la famille de Mme Ji qu’il la laisserait purger sa peine au centre de détention, avant de la conduire à la prison pour femmes de la province du Jilin, juste après sa condamnation illégale. Ce n’est que lorsque la prison a appelé sa famille et lui a demandé de faire des dépôts en espèces pour elle que la famille a appris son incarcération secrète à la prison.

Après la libération de Mme Ji, des agents du poste de police de la région l’ont régulièrement harcelée. Elle a ensuite déménagé dans la zone municipale de Baishan.

Mi-décembre 2024, quatre agents de Linyi sont venus harceler Mme Ji. Comme ils ne l’ont pas trouvée, ils ont harcelé le beau-fils de cette dernière et sont restés chez lui pendant une journée. Pour éviter d’impliquer les membres de sa famille, Mme Ji s’est cachée et est restée dans une maison vide. En raison du froid et du manque de chauffage, elle est tombée malade. Lorsqu’elle est retournée chez sa fille après le départ de la police de Linyi, elle a rapidement développé de la fièvre et est décédée sept jours plus tard, le 27 décembre 2024.

La fille de Mme Ji a ensuite confié à un pratiquant de Falun Gong local qu’elle avait eu très peur lorsque Mme Ji avait été harcelée, et qu’elle s’était sentie coupable et déprimée à cause de la mort de Mme Ji.

Un homme de 80 ans originaire du Liaoning décède 41 jours après sa dernière arrestation

M. Liu Xiangzhao, de la ville de Lyushun, province du Liaoning, est décédé le 4 juin 2025, un peu plus d’un mois après sa dernière arrestation pour sa pratique du Falun Gong. Il avait plus de 80 ans.

Le 24 avril 2025, M. Liu Xiangzhao, a été illégalement arrêté sur un marché fermier alors qu’il distribuait des documents d’information sur le Falun Gong. Alors qu’il était détenu dans une pièce sombre du poste de police, les policiers l’ont forcé à rester assis à même le sol froid en ciment pendant de longues périodes. Il grelottait constamment. Ils l’ont ensuite contraint à avaler une substance non identifiée avant de le relâcher.

La police a aussi perquisitionné son domicile et saisi une image du symbole du Falun, l’emblème du Falun Gong. Lorsque M. Liu et son épouse se sont rendus au poste de police pour en demander la restitution, ils ont été expulsés.

L’état de santé de M. Liu s’est ensuite rapidement détérioré, et il est décédé le 4 juin 2025.

2) Décès après avoir purgé une peine de prison

Une femme de 92 ans de la province du Jiangxi meurt quelques mois après avoir purgé une nouvelle peine de prison de six mois

Mme Yu Fangzhuang de la ville de Nanchang, province du Jiangxi, est décédée le 9 février 2025, quelques mois seulement après avoir purgé une peine de six mois pour sa pratique du Falun Gong. Elle avait 92 ans.

Mme Yu Fangzhuang, avait été arrêtée le 25 janvier 2020, puis libérée sous caution quelques heures plus tard. Elle a été condamnée à six mois de prison le 18 janvier 2021. En raison de son âge avancé, le tribunal l’a autorisée à purger sa peine en dehors de la prison.

Le 21 novembre, la police l’a arrêtée et l’a placée dans la prison pour femmes de la province du Jiangxi, le tribunal lui a ordonné de purger à nouveau sa peine de prison. Des détenues ont été chargées de la surveiller 24 heures sur 24, elles l’ont enchaînée pendant trois jours d’affilée et une autre fois, elles lui ont versé de l’eau bouillante sur la tête alors qu’elle prenait un bain. À l’époque, elle avait déjà 91 ans et les gardiennes l’ont fait dormir sur la couchette supérieure d’un lit. Elle avait du mal chaque jour pour monter et descendre du lit superposé. Il n’y avait pas assez de nourriture pour tout le monde à l’heure des repas et elle n’avait souvent rien à manger.

Après sa libération le 20 mai 2024, l’état de santé de Mme Yu a continué à se détériorer. Elle était souvent inconsciente et perdait progressivement sa capacité à reconnaître les gens, même son propre fils. Elle ressentait également des douleurs dans tout le corps. Elle avait du mal à garder l’équilibre en marchant et tombait facilement. Elle est décédée tôt le matin du 9 février 2025.

Une ingénieure retraitée de 86 ans, déjà invalide au moment de son admission en prison, décède deux mois plus tard

Mme Ma Junting de la ville de Tai’an, province du Shandong, a été autorisée à purger sa peine à domicile après avoir été condamnée en juin 2019 pour sa pratique du Falun Gong, mais les autorités l’ont de nouveau placée en détention le 5 juin 2025 pour purger à nouveau sa peine expirée. Mme Ma était déjà invalide au moment de son arrestation, sans soins appropriés en prison, son état s’est rapidement détérioré. Elle est décédée deux mois plus tard, le 7 août 2025. Elle avait 86 ans.

Mme Ma, ingénieure retraitée et professeure de l’Université des sciences et technologies du Shandong, a été arrêtée en juin 2018 et condamnée le 13 juin 2019. Le juge l’a autorisée à purger sa peine à domicile en raison de son âge avancé.

La police locale s’est rendue à l’improviste chez Mme Ma en février 2025 et a déclaré que la peine de prison purgée à domicile ne comptait pas. Elle a été condamnée à purger à nouveau sa peine en prison. Elle était déjà en fauteuil roulant, invalide et incontinente à ce moment-là. Les menaces policières ont aggravé son état et elle a dû être hospitalisée.

Dès que l’état de Mme Ma s’est stabilisé, la police l’a emmenée à la prison pour femmes de la province du Shandong le 5 juin 2025. Elle n’a pas pu utiliser les toilettes, prendre de douches ou laver ses vêtements pendant son incarcération. En seulement deux mois, elle est tombée dans le coma et a été libérée sous caution. Sa famille l’a emmenée d’urgence à l’hôpital, mais elle est décédée quelques jours plus tard.

Une femme emprisonnée à Shanghai n’a été libérée que lorsque son cancer sest métastasé, elle est décédée un mois plus tard

Mme Wang Quandi, originaire de Shanghai, a été illégalement arrêtée le 24 décembre 2020 pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Elle a été condamnée à une peine de quatre ans et demi à une date inconnue. Lorsque les gardiennes de la prison pour femmes de Shanghai l’ont maltraitée, elle a entamé une grève de la faim en signe de protestation.

Mme Wang a ensuite reçu un diagnostic de cancer, mais elle n’a jamais été soignée. Quand son cancer s’est propagé au foie, les autorités pénitentiaires l’ont finalement libérée sous caution vers avril 2025, deux mois avant la fin de sa peine. Elle est décédée un mois plus tard en mai 2025. Elle avait 77 ans.

Un arboriculteur atteint de troubles mentaux au cours d’une détention injustifiée meurt des mois plus tard

M. Chen Yadong, arboriculteur de la ville de Harbin, dans la province du Heilongjiang, a été illégalement arrêté le 16 février 2023, quand quelqu’un a signalé quil parlait du Falun Gong à des personnes. La famille n’a reçu aucune nouvelle de M. Chen pendant les sept mois qui ont suivi. Un jour de septembre 2023, ils ont soudain reçu un appel et ont reçu l’ordre d’aller chercher M. Chen dans le district de Bin. Ils ont été bouleversés de voir que l’homme autrefois en bonne santé et à l’esprit vif était devenu quelqu’un de timide et de confus. Il vivait dans une peur constante. Ses yeux étaient ternes, et son corps tremblait.

De retour chez lui, M. Chen ne reconnaissait plus personne. Il semblait avoir peur de la lumière et restait souvent dans un coin. Il lui arrivait d’attraper des vêtements ou une chaise, puis de s’enfuir en marmonnant « Je veux rentrer chez moi. » Il est décédé six mois plus tard, le 1er avril 2024. Il avait 77 ans.

3) Décès après administration non consentie de substances inconnues en détention

Droguée et maltraitée en prison, une femme de 66 ans originaire du Hubei décède cinq ans après sa libération

Pendant les deux années où elle a été emprisonnée, Mme Huang Yufeng n’a pas été autorisée à aller chercher elle-même de l’eau pour boire. Elle devait boire l’eau qui lui était donnée par la gardienne. Elle avait toujours un goût amer dans la bouche après avoir bu et soupçonnait que l’eau avait été mélangée avec des substances inconnues.

Quelques semaines avant sa libération prévue le 7 octobre 2019, Mme Huang a reçu pendant sept jours des injections intraveineuses de substances suspectes, qui ont provoqué des symptômes graves au niveau du cerveau, du cœur et des reins. Elle ressentait également une lourdeur dans la tête, des douleurs dans les bras et une faiblesse générale dans tout le corps. Les injections ont cessé au bout de trois jours en raison de ses vives protestations.

Mme Huang ne s’est jamais rétablie des séquelles suite à l’administration forcée de substances inconnues et à d’autres formes de mauvais traitements subis en détention. Elle avait 66 ans lorsqu’elle est décédée autour du mois de septembre 2024.

Mme Huang, caissière à la retraite de la Sanshu Street Labor Service Company à Wuhan, province du Hubei, a été arrêtée le 8 octobre 2017, quand un lycéen a signalé qu’elle lui avait donné un logiciel pare-feu lui permettant d’accéder à des informations non censurées. Elle a ensuite été condamnée à deux ans de prison et a purgé sa peine à la prison pour femmes de la province du Hubei. En plus de l’administration forcée de substances inconnues, elle a également été soumise à la torture par le froid et contrainte de rester debout pendant 16 heures par jour pendant quinze jours consécutifs.

Une femme du Shandong voit sa santé se détériorer quelques jours après avoir bu un liquide suspect, et décède deux ans plus tard

Mme Zhang Airong a bu un bol d’un liquide non identifié, que la police a prétendu être de l’eau salée, après avoir été arrêtée en 2022. Sa santé s’est rapidement détériorée et elle est décédée le 19 décembre 2024.

Mme Zhang, originaire de la ville de Changyi, province du Shandong, a été arrêtée chez elle vers 5 heures du matin, le 25 juin 2022. Les policiers ont fouillé son domicile et ils l’ont emmenée au poste de police sans lui permettre de se changer. Elle a été libérée dans l’après-midi, après que le centre de détention local a refusé de l’admettre en raison de son état de santé. Elle a souffert de vertiges pendant trois jours et était déprimée.

Mme Zhang avait les bras contusionnés suite aux violences policières lors de son arrestation.

Quelques jours plus tard, des agents ont de nouveau arrêté Mme Zhang et l’ont emmenée au centre de détention de la ville de Changyi. Un agent lui a donné un bol de liquide en lui disant qu’il s’agissait d’eau salée pour l’aider à se réhydrater. Elle n’y a pas prêté attention et l’a bu. L’eau avait un goût salé. La police lui a ordonné de boire un autre bol, mais elle a refusé.

Mme Zhang a été libérée au bout de dix jours. De retour chez elle, elle ne pouvait rien avaler et vomissait tout ce qu’elle mangeait. Elle a perdu près de 20 kg en deux mois. Elle se sentait extrêmement faible et était épuisée après avoir fait quelques pas. Pendant cette période, des policiers se sont rendus à maintes reprises à son domicile pour lui demander si elle présentait des symptômes. Sa famille les a chassés.

Fin 2022, Mme Zhang a commencé à boire du lait comme aliment principal. Au bout d’un certain temps, elle a pu manger, mais elle a alors souffert de graves vertiges et d’engourdissements dans les jambes. L’une de ses jambes est également devenue extrêmement enflée. Elle est finalement décédée le 19 décembre 2024.

Drogué pendant un mois entier en prison, un homme du Yunnan décède en 2023 à lâge de 50 ans

M. Ma Guozhong, un agriculteur de la ville de Mengzi, province du Yunnan, a été illégalement arrêté à son domicile le 3 juillet 2010 par plus de cinquante policiers. Il a été condamné à quatre ans de prison et incarcéré à la première prison de la province du Yunnan. Comme il refusait de renoncer au Falun Gong, il a été victime de diverses formes de mauvais traitements, y compris de passages à tabac, camisoles de force, gaz lacrymogène, menottes et chaînes, enfermement dans une cage métallique, gavage forcé et injections de substances inconnues.

M. Ma a reçu des injections de substances inconnues pendant un mois entier, ce qui lui a causé de violents maux de tête. Un détenu assigné à le surveiller est devenu compatissant. Un jour lorsqu’il n’y avait aucun autre détenu autour, ce détenu a vidé le flacon de perfusion. Les maux de tête de M. Ma ont disparu pour le reste de la journée.

M. Ma a été libéré avant son terme en août 2013. Il a rapidement développé un œdème sur tout le corps ainsi que des symptômes d’accident vasculaire cérébral et ne pouvait plus travailler. Des agents du Bureau 610 ainsi que des policiers ont continué de le harceler à son domicile. En octobre 2023, l’œdème est devenu si sévère que son poids a atteint 98 kg. Peu de temps après, il n’avait que la peau sur les os, avec la peau ridée. Il est décédé le 2 décembre 2023. Il avait 50 ans.

Droguée et torturée en prison, une femme de 74 ans meurt moins de deux ans après sa libération

Mme Wang Yuling, de la ville de Zibo, dans la province du Shandong, est décédée le 7 octobre 2024, moins de deux ans après avoir purgé une peine de prison. En raison des tortures physiques et de l’administration forcée de substances toxiques en prison, elle a eu du mal à se rétablir et a vécu dans une douleur extrême au cours des dernières années de sa vie. Elle avait 74 ans.

Mme Wang a été condamnée à un an et demi de prison après sa dernière arrestation en juillet 2022. Comme elle refusait de renoncer au Falun Gong, elle a été placée à l’isolement pendant cinq mois à la prison pour femmes de la province du Shandong. Quatre détenues se relayaient pour la surveiller 24 heures sur 24. Elles lui ont également ordonné d’écrire chaque jour des articles condamnant le Falun Gong. Comme elle refusait d’obtempérer, elles lui saisissaient la main et la forçaient à écrire.

Les gardiennes ont également forcé Mme Wang à prendre des substances inconnues trois fois par jour. Les détenues la nourrissaient de force si elle ne s’exécutait pas. À l’instigation des gardiennes, les détenues la battaient et l’agressaient verbalement à volonté. Elle a également été contrainte de rester assise sur un petit tabouret sans bouger pendant de longues heures et n’a pas été autorisée à aller aux toilettes.

Après sa libération le 30 janvier 2023, Mme Wang était très affaiblie et souffrait de graves complications dues aux substances administrées en prison. Ses souffrances s’aggravaient souvent la nuit, la poussant parfois à crier de douleur.

Mme Wang s’est soudain évanouie le 31 août 2024 et a été emmenée à l’hôpital pour un traitement d’urgence. Le médecin a constaté une défaillance multiple des organes. Elle est décédée deux mois plus tard, le 7 octobre 2024.

4) Décès après une longue période de persécution

Un homme du Liaoning décède après avoir vécu 22 ans d’errance pour éviter d’être persécuté pour sa croyance

M. Wang Zhanhai est parvenu à échapper à une arrestation le 16 février 2002, après que lui et six autres pratiquants de Falun Gong de la ville d’Anshan, province du Liaoning, ont intercepté le signal de télévision pour diffuser des vidéos qui réfutaient la propagande calomnieuse du Parti communiste chinois sur le Falun Gong. Pour éviter d’être arrêté, il a été contraint de vivre loin de chez lui à partir de ce moment-là. Cette situation difficile a eu des répercussions sur sa santé. Il est décédé le 10 mai 2024, après vingt-deux ans d’errance. Il avait 67 ans.

M. Wang Zhanhai

Au cours de cette période, la police a fréquemment fait irruption chez M. Wang, posant des micros pour surveiller les conversations de sa famille. De plus, plusieurs de ses proches ont été victimes de harcèlement ou même arrêtés. L’allocation mensuelle de 296 yuans que recevait sa femme, récemment licenciée, a été brutalement interrompue après seulement deux mois, ce qui l’a plongée, ainsi que leur enfant en âge d’aller à l’école, dans une situation financière précaire. La police a aussi essayé de soudoyer leurs amis pour qu’ils essaient de savoir où se trouvait M. Wang. Pendant les grandes vacances, la police est restée à l’extérieur de la maison de ses parents à sa recherche. Tous les membres de sa famille ont subi une pression mentale énorme à cause de la persécution.

En 2015, M. Wang a déposé plainte contre Jiang Zemin, l’ancien chef du régime communiste chinois à l’origine de la persécution. « Pendant que j’étais en fuite, j’ai été dans l’impossibilité de trouver un emploi et de sortir souvent. J’ai également ressenti de la tristesse de ne pas pouvoir m’occuper de mes parents âgés et de ne pas pouvoir remplir mes responsabilités en tant que père. La pression que je subis, qu’elle soit physique, émotionnelle ou financière, serait inimaginable pour la plupart des gens. Pendant toutes ces années, ce n’est pas seulement moi, mais aussi de nombreux pratiquants de Falun Gong qui ont subi une persécution aussi brutale, qui ont été séparés de leur famille ou qui ont même été persécutés à mort. »

Une participante du groupe qui s’est branché aux chaînes de télévision à Changchun condamnée à dix ans de prison, décède après huit ans d’errance

Mme Zhaoa a vécu en errance pendant les huit dernières années de sa vie pour éviter d’être à nouveau illégalement arrêtée en raison de sa croyance dans le Falun Gong. Originaire de la ville de Changchun, elle est décédée le 1er décembre 2025, après avoir enduré vingt-six années de souffrances infligées par le Parti communiste chinois (PCC). Elle avait 58 ans.

En septembre 1996, Mme Zhao a rejoint son mari dans la pratique du Falun Gong, après avoir constaté des changements positifs chez lui et réalisé qu’il ne voulait plus divorcer. Elle est restée fidèle à sa croyance lorsque le PCC a lancé une campagne nationale contre le Falun Gong en juillet 1999, et les autorités l’ont prise pour cible à maintes reprises.

Le 5 mars 2002, un groupe de pratiquants du Falun Gong est parvenu à se brancher sur huit chaînes de télévision par câble de Changchun, et a pu diffuser pendant une cinquantaine de minutes, des émissions dénonçant la persécution. Des arrestations massives ont eu lieu dans la région de Changchun, avec plus de 5000 pratiquants arrêtés en quelques jours. Sept d’entre eux ont été battus à mort pendant leur garde à vue.

Des agents du poste de police de Changchun ont arrêté Mme Zhao. Ils lui ont recouvert la tête d’un tissu et l’ont emmenée dans le sous-sol d’un hôtel. Sept agents lui ont tordu les mains derrière le dos et, à l’aide d’une corde en nylon, ils lui ont attaché les mains à ses jambes, qui étaient pliées vers l’arrière. Ils l’ont soulevée par la corde et l’ont laissée tomber par terre. Ils ont répété cette opération à répétition, jusqu’à ce que ses membres deviennent engourdis.

Les policiers ont assis Mme Zhao sur un banc avec ses jambes attachées au banc. Quatre agents lui ont infligé des décharges électriques sur les paumes, la poitrine, les mamelons et les jambes à l’aide de matraques électriques. Le devant de son corps présentait de nombreuses brûlures qui ont noirci.

Ensuite, les policiers lui ont recouvert la tête d’un sac en plastique noir si serré qu’elle a failli suffoquer. Ils ont retiré le sac, mais le lui ont replacé sur la tête dès qu’elle s’est un peu remise. Ils ont également approché des cigarettes allumées de son visage et lui ont soufflé de la fumée au visage, ce qui lui a provoqué un écoulement nasal et des larmes.

Après avoir passé quatre jours sur un banc sans pouvoir dormir, Mme Zhao a été conduite au troisième centre de détention de la ville de Changchun. À ce moment-là, elle était devenue invalide.

Le 18 septembre 2002, Mme Zhao et quatorze autres pratiquants qui avaient directement participé à la diffusion télévisée ont été condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à vingt ans. Mme Zhao a été condamnée à quinze ans. Pour plus de détails, veuillez consulter l’article connexe ci-dessous.

Mme Zhao a été incarcérée à la prison pour femmes de Heizuizi à Changchun en octobre 2002. Les gardiennes ont attaché les membres de Mme Zhao aux quatre montants d’un lit et l’ont suspendue dans les airs. La douleur était insupportable, et chaque seconde semblait durer une éternité. Ses mains et ses pieds sont devenus violacés, et sa veste d’hiver et son pantalon en coton étaient imbibés de sueur. Ses cheveux étaient également imprégnés de sueur. Les gardiennes l’ont maintenue attachée en position de l’aigle déployé après l’avoir descendue sur le lit. Elle est restée attachée au lit pendant deux mois et devait faire ses besoins dans le lit.

Après avoir été libérée en 2012 avant la fin de sa peine, Mme Zhao a appris que sa belle-mère avait été tellement bouleversée par son incarcération qu’elle était tombée gravement malade. La vieille dame est décédée trois mois après le retour de Mme Zhao à la maison.

Après une brève détention en mai 2015 pour avoir déposé plainte contre l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin, Mme Zhao s’est vue encore sous étroite surveillance et harcèlement. La police a tenté de l’arrêter sur son lieu de travail, mais elle a réussi à s’échapper. Elle a ensuite démissionné de son poste à l’usine no 2 de machines d’essai de la ville de Changchun et est entrée dans la clandestinité en 2017.

La police a traqué Mme Zhao pendant ces huit dernières années. Cette persécution lui a finalement coûté la vie le 1er décembre 2025.

Après avoir été emprisonné pendant 15 ans et interdit de quitter la Chine, M. Wang Zhiwen, pratiquant de Falun Gong, décède à l’âge de 76 ans

M. Wang Zhiwen

M. Wang Zhiwen est décédé à l’hôpital Shijitan de Pékin, affilié à l’Université de la médecine de la capitale. L’avis de décès de l’hôpital mentionnait un « diagnostic d’infarctus cérébral », mais sa fille, Mme Danielle Wang, qui vit aux États-Unis, en doute, compte tenu des antécédents du Parti communiste chinois (PCC) en matière de dissimulation de la vérité.

Mme Wang a appris que la police était présente à l’hôpital pendant que son père agonisait et qu’ils ont tout filmé. Le lendemain, ils se sont rendus chez un parent pour demander si son père avait rédigé un testament. Ils ont fouillé la maison du parent, trouvé le livret de famille et le titre de propriété de son père, et ont pris des photos des documents avant de partir.

M. Wang, ingénieur au ministère des Chemins de fer, était un contact de l’ancienne Association de recherche du Falun Gong. Il faisait partie des rares pratiquants de Falun Gong à avoir rencontré l’ancien Premier ministre Zhu Rongji le 25 avril 1999, lorsqu’environ 10 000 pratiquants s’étaient rassemblés à Pékin pour demander la libération d’un groupe de pratiquants arrêtés à Tianjin, une ville voisine.

Le 19 juillet 1999, M. Wang a été illégalement arrêté la veille du lancement officiel par le PCC de la campagne nationale contre le Falun Gong. M. Wang, M. Li Chang et M. Ji Liewu, deux autres responsables de contact de l’ancienne Association de recherche du Falun Gong, ont été illégalement jugés en même temps que M. Wang le 26 décembre 1999 et illégalement condamnés respectivement à seize, dix-huit et douze ans de prison.

Pendant qu’il purgeait sa peine à la prison de Qianjin, il a été battu sauvagement et a perdu toutes ses dents. Il a été privé de sommeil pendant sept jours consécutifs. Les gardiens avaient formé quatre groupes de quatre détenus qui se relayaient jour et nuit pour le surveiller. Dès qu’il fermait les yeux, ils le frappaient, ils lui ont même fracturé une clavicule.

Il a été libéré un an plus tôt, en octobre 2014, il a été soumis à une surveillance à domicile constante. Sa fille Danielle, qui était partie aux États-Unis à l’âge de 18 ans en décembre 1998 pour poursuivre ses études universitaires, est parvenue à retourner à Pékin en 2016 avec son mari et a revu son père pour la première fois en dix-huit ans. Elle a aidé son père à déposer une demande de visa pour lui rendre visite aux États-Unis.

Le 6 août 2016, cependant, M. Wang a été illégalement arrêté à la douane. Son passeport a été illégalement confisqué et immédiatement invalidé. Il a de nouveau été placé sous surveillance à domicile.

5) Persécution financière

Un professeur de lycée meurt après des années de persécution pour sa pratique du Falun Gong, son salaire suspendu s’élève à plus d’un million de yuans

Lorsque le régime communiste a lancé la persécution contre le Falun Gong en juillet 1999, M. Ji Zhongxian, autrefois enseignant à la première haute école de la ville de Boutou, dans la province du Hebei, est devenu une cible du régime. Le Bureau 610 de la ville de Botou et le conseil de l’éducation l’ont illégalement emmené dans un centre de lavage de cerveau. Il a refusé de renoncer au Falun Gong et son école l’a donc rétrogradé.

Après sa libération, le Bureau 610 de la ville de Botou et le conseil de l’éducation ont fait pression sur son école pour qu’elle suspende son salaire (environ 7000 yuans par mois). Pendant les deux décennies qui ont suivi, il n’a reçu qu’une allocation mensuelle d’un peu plus de 300 yuans. En fonction du nombre de classes qu’il devait enseigner, il gagnait également jusqu’à 700 yuans de frais d’enseignement supplémentaires par mois. Le montant total des rémunérations suspendues s’est élevé à plus d’un million de yuans au fil des ans.

M. Ji a réussi à économiser de l’argent pour fabriquer des documents d’information sur le Falun Gong. On le voyait souvent en ville parler du Falun Gong aux gens. Un acte aussi simple a donné lieu à de multiples arrestations illégales et harcèlements.

La persécution de longue durée et la suspension de son salaire ont eu un impact sur sa santé. Il est décédé le 13 avril 2025. Sa mère lui a survécu. Avant sa mort, il a dit à un ami qu’il avait l’intention d’emmener sa mère dans une autre ville pour faire soigner ses maladies.

Un homme du Hebei est victime d’un accident vasculaire cérébral la veille de l’audience — le tribunal rejette l’appel après son décès

M. Feng Xiaoqi, 74 ans de la ville de Chengde, province du Hebei, a été victime d’une attaque cérébrale le 12 septembre 2024, la veille du jour où il devait se présenter à une audience concernant la suspension illégale de sa pension par le Bureau de la sécurité sociale. Il est décédé le 23 février 2025 et la cour d’appel a décidé neuf jours plus tard, le 4 mars, de rejeter son appel.

Le 31 août 2003, M. Feng a été illégalement arrêté pour avoir produit des documents exposant la persécution du Falun Gong. Le 11 juin 2004, il a été jugé par le tribunal du district de Shuangqiao et a été condamné à quatorze ans de prison peu après.

M. Feng a atteint l’âge de la retraite en 2012 et a commencé à percevoir des prestations de retraite en septembre de la même année. Le Bureau de la sécurité sociale de la ville de Chengde a suspendu sa pension en août 2020 et lui a ordonné de restituer les paiements qui lui avaient été versés de septembre 2012 à juillet 2020 (95 mois au total).

Selon la loi chinoise sur la sécurité sociale, M. Feng a rempli les conditions de cotisation à la retraite en 2007 et a eu droit à des prestations complètes après avoir atteint l’âge de la retraite en 2012. Le Bureau de la sécurité sociale a invoqué sa condamnation à une peine de prison pour justifier la suspension de sa pension, mais, en vertu de la loi, aucune agence gouvernementale ne peut confisquer les prestations de retraite d’un retraité. Il a donc déposé une demande de rétablissement de sa pension, mais le Bureau de la sécurité sociale ne lui a jamais répondu. Il a alors intenté une action en justice contre le Bureau auprès du tribunal du district de Shuangqiao.

Le tribunal a statué en faveur du Bureau de la sécurité sociale. M. Feng a ensuite déposé une demande de réexamen administratif auprès de la cour intermédiaire de la ville de Chengde. Alors que l’affaire était en cours, le Bureau de la sécurité sociale a menacé de saisir sa maison pour rembourser sa « dette » de 95 mois de paiement de pension.

La cour intermédiaire a fixé la date du procès au 13 septembre 2024, mais M. Feng a été victime d’un accident vasculaire cérébral la veille. Il a perdu connaissance et a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il est resté pendant plus d’un mois. De retour chez lui, il a eu du mal à se rétablir et est décédé le 23 février 2025. Le 4 mars 2025, la cour intermédiaire a confirmé la décision du tribunal de première instance d’ordonner à M. Feng de rembourser au Bureau de la sécurité sociale les 95 mois de prestations de retraite qui lui avaient été accordés entre 2012 et 2020. On ne sait pas si le Bureau de la sécurité sociale saisira sa maison pour rembourser sa « dette ».

Une femme âgée de 74 ans meurt après treize ans d’incarcération et de torture pour sa croyance dans le Falun Gong

Mme Chen Jinfen, de la ville de Mudanjiang, dans la province du Heilongjiang, est décédée le 27 mars 2025 des suites de la persécution de sa croyance, le Falun Gong. Mme Chen Jinfeng a purgé une peine de camp de travail et deux peines de prison totalisant treize ans. La torture incessante qu’elle a subie a eu raison de sa santé et a fini par lui coûter la vie. Elle avait 74 ans.

Mme Chen Jinfeng

En plus des incarcérations et de la torture qu’elle a subies au fil des ans, son employeur, l’Université de la radio et de la télévision forestière de Mudanjiang, l’a licenciée et a retenu sa pension depuis août 2000, conformément à la politique de persécution visant à « ruiner financièrement les pratiquants de Falun Gong », mise en place par l’ancien dirigeant du Parti communiste, Jiang Zemin.

Pendant que Mme Chen était emprisonnée, son fils, alors en âge d’aller à l’université, a eu du mal à financer ses études et a souffert de malnutrition. Bien que son école lui ait suggéré de prendre un congé médical, il a continué à suivre des cours et à faire de petits boulots pour subvenir à ses besoins. Mais en raison du manque de soutien financier, il a fini par abandonner ses études et n’a jamais terminé l’université.

6) Tragédies familiales

Une femme du Jilin âgée de 75 ans meurt deux mois après le décès de sa fille

Mme Zhang Fengling une habitante de la ville de Daan, province du Jilin, âgée de 75 ans est décédée, moins de deux mois après la mort de sa fille, toutes deux à la suite de la persécution de leur croyance dans le Falun Gong.

Mme Zhang Fengling

Le 15 juillet 2022, la mère, Mme Zhang Fengling, a été illégalement arrêtée et le 15 janvier 2023, elle a été condamnée à dix mois de prison. Sa famille n’a jamais été autorisée à lui rendre visite et n’a jamais été informée de l’état d’avancement de son dossier. Ce n’est que le 18 janvier 2023 qu’ils ont réussi à découvrir par eux-mêmes que leur proche avait été admise en prison. Aujourd’hui encore, ils ne savent pas dans quelle prison Mme Zhang a purgé sa peine.

Lorsque Mme Zhang a été libérée en mai 2023, elle était devenue extrêmement faible en raison des mauvais traitements subis en détention. Elle s’évanouissait souvent chez elle. Le Bureau local de la sécurité sociale a suspendu sa pension pendant ses dix mois d’emprisonnement (d’un montant total de près de 28 000 yuans). Veuve, elle avait du mal à joindre les deux bouts. Les agents du poste de police local de Huiyang n’ont cessé de la harceler chez elle et de la prendre en photo contre son gré. Ils lui ont aussi ordonné de signer divers documents, affirmant que tous les pratiquants de Falun Gong emprisonnés pour leur croyance devaient faire l’objet d’une surveillance stricte pendant les trois années suivant leur libération.

Outre les épreuves subies par Mme Zhang, sa fille, Mme Wang Hongyan, a aussi été prise pour cible en raison de leur croyance commune. Après avoir purgé une peine de quatre ans pour sa pratique du Falun Gong en 2021, Mme Wang a souffert d’une mauvaise santé et d’une grave maladie du foie. Le 9 février 2025, elle est décédée quelques semaines après avoir été à nouveau harcelée. Elle avait 52 ans.

Le décès de Mme Wang a porté un coup dur à Mme Zhang. Elle est tombée dans le coma le 27 mars 2025 et est décédée plus tard dans la journée.

Un mari et sa femme meurent à neuf ans d’intervalle après avoir été persécutés pour leur pratique du Falun Gong

Après que le Parti communiste chinois a commencé à persécuter le Falun Gong en 1999, un couple marié de la ville de Shijiazhuang, dans la province du Hebei, a été pris pour cible à maintes reprises. L’épouse, Mme Gao Juya, a été détenue à trois reprises. Elle a été humiliée, interrogée et battue. Le journal local a également publié un article calomniant le Falun Gong et a utilisé son nom. Elle a succombé à la pression mentale et à la peur causées par le harcèlement constant de la police et est décédée le 9 novembre 2016. Elle avait 53 ans.

Le mari de Mme Gao, Niu Zhiquan, a également été détenu à trois reprises et a purgé une peine de deux ans dans un camp de travaux forcés. Il a survécu à une torture brutale, mais est décédé le 8 février 2025 des suites de harcèlements incessants. Il avait 63 ans.

Outre les souffrances du couple, leurs deux fils et d’autres membres de la famille ont également vécu dans la peur et la détresse mentale parce qu’ils s’inquiétaient pour leur sécurité.

La persécution du Falun Gong fait quatre victimes au sein d’une même famille, un homme de 55 ans est la dernière victime après six ans d’emprisonnement

M. Meng Fankui, âgé de 55 ans de la ville de Baicheng, province du Jilin, est décédé le 3 octobre 2025 suite à des complications de santé après avoir été torturé pendant des années alors qu’il purgeait une peine de six ans pour sa croyance dans le Falun Gong. Ses parents et sa sœur, également victimes de la persécution du Falun Gong, l’ont précédé dans la mort.

Le 28 mai 2007, M. Meng a de nouveau été arrêté et a ensuite été condamné à six ans à la prison de la ville de Siping. Les gardiens ont ordonné aux détenus de le battre avec des gourdins, des fouets, des barres en métal et des ceintures triangulaires. Il était couvert de blessures et les détenus lui ont versé du sel dessus afin de le faire souffrir davantage. Ils l’ont également piqué avec des trombones et lui ont enfoncé des cure-dents sous les ongles. Il s’est évanoui de douleur à plusieurs reprises. Ils ont fouetté le dos de M. Meng avec des fils électriques jusqu’à ce que sa peau soi déchirée et sa chair lacérée.

Les années de torture en prison ont causé de sérieux dommages à la santé physique et mentale de M. Meng. Au cours des dernières années, il a été transporté aux urgences plusieurs fois. Il souffrait de défaillance multiviscérale et d’un œdème généralisé. Le 13 octobre 2023, il est décédé alors que son dos et ses jambes portaient encore les marques visibles des coups reçus en prison. Sa peau quant à elle semblait avoir été rongée par l’acide.

Les parents de M. Meng, M. Meng Qingyao et Mme Sun Guizhi et sa sœur, Mme Meng Fanying, pratiquaient aussi le Falun Gong. M. Meng senior, cheminot, a été dévasté par la peine de prison de son fils et est mort d’un AVC au printemps de 2014, peu de temps après la remise en liberté de son fils.

Le 11 janvier 2007, Mme Meng, employée de la Banque de construction de la ville de Baicheng, a été arrêtée quand quelqu’un a signalé qu’elle distribuait des documents d’information sur le Falun Gong. Mme Meng a été condamnée à deux ans de camps de travaux forcés et a été envoyée au camp de travail de Heizuizi, le 24 janvier 2007. Après sa libération, son employeur l’a congédiée. Elle a dû compter sur sa famille élargie pour soutenir la scolarité de leur fille. La persécution subie par son frère et ses parents l’a encore plus angoissée. Elle est décédée d’un AVC en 2018 alors qu’elle avait 46 ans.

Mme Sun, la matriarche de la famille, a eu beaucoup de mal à surmonter le décès de son mari et de sa fille. Tombée malade en octobre 2021, elle est décédée peu après, à l’âge de 78 ans.

La persécution du Falun Gong a coûté la vie à une mère, dix-neuf ans après la mort de son fils décédé en détention à l’âge de 30 ans

Le 24 septembre 2025, à 13 h, Mme Sun Yawen, une femme de 70 ans de la ville de Jilin, province du Jilin, est décédée devenant ainsi la récente victime de sa famille ayant perdu la vie en raison de la persécution du Falun Gong par le Parti communiste chinois (PCC).

Mme Sun Yawen quand elle était plus jeune.

Mme Sun Yawen a été prédécédée par son fils unique, M. Wang Jianguo, également pratiquant de Falun Gong. M. Wang est décédé quarante jours après son arrestation survenue le 2 mars 2006 à l’âge de 30 ans. Le directeur du centre de détention local a affirmé qu’il était mort par « suicide ». La famille a installé une tente de deuil en sa mémoire, mais la police l’a détruite. Ils ont tout enlevé excepté sa photo.

M. Wang Jianguo

Tente funéraire en mémoire de M. Wang Jianguo

Mme Sun, son mari, M. Wang Shusen et leur belle-fille survivante, Mme Zhao Qiumei, ont refusé de consentir à la crémation du corps de M. Wang et ont été menacés par les autorités. Le trio s’est caché de la police, et la police a ciblé leur famille élargie dans une tentative de les retrouver. En 2007, la mère de Mme Zhao a été harcelée chez elle et on lui a ordonné de révéler où se trouvait sa fille.

Malgré les menaces policières de faire incinérer le corps de son mari, Mme Zhao et ses beaux-parents ont refusé de signer le consentement. La police, de son côté, les a tenus dans l’ignorance du sort du corps de M. Wang Jianguo. La famille ignore où se trouve le corps et s’il a été incinéré sans leur consentement.

Accablée par le décès de son fils et vivant dans la peur, Mme Sun a vu sa santé se détériorer au fil des ans et est décédée le 24 septembre 2025.

Un homme de 81 ans du Heilongjiang meurt en prison, un mois avant la fin de sa peine de 4,5 ans

M. Yang Licheng, de la ville de Qiqihar, dans la province du Heilongjiang, a été arrêté le 29 mars 2021 et a ensuite été condamné à quatre ans et demi. Il a été envoyé à la prison de Tailai. Il a été victime d’une hémorragie cérébrale en août 2025 et est décédé peu après, un mois avant la fin de sa peine. Il avait 81 ans.

Le décès de M. Yang a mis fin à des décennies de souffrances infligées par le régime communiste. Il a été condamné à un an de travaux forcés fin mars 2001. Après une nouvelle arrestation le 5 juin 2009, M. Yang a été condamné à quatre ans de prison.

M. Yang a été libéré le 7 janvier 2013, mais il a vu sa femme et son fils mourir l’un après l’autre en peu de temps. Sa femme est décédée parce qu’elle avait été soumise à un stress constant pendant l’emprisonnement de son mari. Leur fils, professeur d’université, a également subi une pression énorme de la part de l’administration de son école parce qu’il a refusé de passer à la télévision pour dénigrer le Falun Gong.

Tout en pleurant la perte de sa femme et de son fils, M. Yang s’est occupé avec une attention méticuleuse de sa fille qui était devenue invalide. Après sa nouvelle arrestation le 29 mars 2021, sa fille d’une quarantaine d’années a été envoyée dans un foyer. Elle n’a jamais revu son père.

Une femme de 68 ans de Mongolie intérieure décède quatre ans après avoir purgé une peine de cinq ans et demi pour sa pratique du Falun Gong

Une femme de la ville de Chifeng, Mongolie intérieure, est décédée en avril 2025, quatre ans après avoir purgé une peine de cinq ans et demi de prison pour sa pratique du Falun Gong. Elle avait 68 ans.

Mme Wang Jinrong a divorcé lorsqu’elle avait une trentaine d’années et a élevé seule son fils. Quand elle a appris le Falun Gong en 1996, elle en est venue à comprendre que derrière chaque situation, il y avait une raison. Elle a abandonné son ressentiment envers son ex-mari et n’a plus eu le sentiment que la vie était un fardeau.

Quand le régime communiste a lancé la persécution du Falun Gong en juillet 1999, Mme Wang est restée ferme dans sa croyance et a donc été prise pour cible à de nombreuses reprises. Le 22 juillet 2015, le capitaine Xu a également pillé le domicile de Mme Wang et n’a trouvé aucun objet relatif au Falun Gong. Il a vu une note que son fils avait laissée sur son bureau et a arrêté le jeune homme. Il l’a accusé d’avoir déplacé les documents de Falun Gong de Mme Wang. Son fils a nié et a été placé en détention pendant plusieurs jours. Xu l’a également menacé de licenciement, et il a fini par céder.

Au moyen des « aveux » de son fils selon lesquels elle possédait des documents de Falun Gong, ainsi que d’autres « preuves », le capitaine Xu a monté un dossier contre Mme Wang. Mme Wang a été condamnée à cinq ans et demi de prison.

Mme Wang a purgé sa peine à la prison pour femmes de Mongolie intérieure. Son fils ne lui a pas rendu visite ni n’a déposé d’argent sur son compte d’économat durant ses cinq années et demie d’incarcération. Trompé par la propagande haineuse contre le Falun Gong, il en voulait à sa mère de l’avoir « impliqué ».

Le Bureau de la sécurité sociale de la ville de Chifeng a cessé de verser la pension de Mme Wang après sa libération, le 21 janvier 2021, et a ordonné de restituer les prestations de retraite versée pendant son incarcération, condition préalable au rétablissement de sa pension. Son fils, qui percevait les prestations pour elle, a restitué les fonds. On ignore si la pension de Mme Wang a été rétablie par la suite.

Mme Wang est décédée en avril 2025.

Voir aussi :

Rapporté en juillet 2025 : Quinze pratiquants de Falun Gong meurent des suites de la persécution

Rapporté dans la première moitié de 2025 : 76 pratiquants du Falun Gong meurent des suites de la persécution

Rapporté en mai 2025 : Onze pratiquants de Falun Gong décèdent des suites de la persécution

Rapporté en avril 2025 : Seize pratiquants de Falun Gong décèdent des suites de la persécution

Rapporté en mars 2025 : Treize pratiquants de Falun Gong décèdent des suites de la persécution

Rapporté en février 2025 : Huit pratiquants de Falun Gong décèdent des suites de la persécution

Rapporté en janvier 2025 : Treize pratiquants de Falun Gong décèdent des suites de la persécution

Traduit de l’anglais