(Minghui.org) Dans le nord de la Chine, après son arrestation du 25 avril 2023, M. Hou Lijun, de la ville de Taiyuan, province du Shanxi, a été condamné à dix ans de prison moins de trois semaines plus tard. Aucune audience n’a été organisée avant sa condamnation, et aucun témoignage ou preuve valable n’a été inclus dans le verdict.

La dernière arrestation de M. Hou a eu lieu alors qu’il avait déjà passé plus de vingt ans en déplacement pour éviter d’être persécuté pour sa croyance dans le Falun Gong. Sa mère, Mme Kang Shuqin, qui avait été arrêtée avec lui en 2002, a été condamnée à onze ans de prison et est décédée en 2020. Son décès a porté un coup dur à son mari, qui a été victime d’un accident vasculaire cérébral et est devenu invalide. La récente arrestation de M. Hou a encore aggravé son état de santé et il est décédé le 23 juin 2023. La vie de M. Hou est désormais menacée en raison de sa grève de la faim prolongée en signe de protestation contre le dernier épisode de persécution.

M. Hou Lijun (en haut à gauche), sa mère Mme Kang Shuqin (en bas à gauche), son père (en bas à droite) et sa sœur (en haut à droite)

Dans le sud de la Chine, M. Wu Haibo, 58 ans, habitant de la ville de Zhanjiang, province du Guangdong, a été arrêté le 5 mars 2022 et condamné à cinq ans de prison le 24 mars 2023. Avant cette dernière condamnation, M. Wu, ancien technicien d’une entreprise pharmaceutique, avait purgé une peine de camp de travail et deux peines de prison d’une durée totale de onze ans, également en raison de sa pratique du Falun Gong.

Dans l’est de la Chine, M. He Binggang et Mme Zhang Yibo, un ingénieur informaticien et sa fiancée à Shanghai, ont été condamnés le 12 juin 2023 à des peines de prison de six et cinq ans, respectivement, pour leur participation au développement et à la maintenance du logiciel de contournement du pare-feu oGate, afin de surmonter le blocus de l’information du régime communiste chinois.

Dans l’ouest de la Chine, M. Li Wenming, 59 ans, de la ville de Lanzhou, province du Gansu, a été condamné à cinq ans de prison en février 2023. Il avait déjà été condamné à vingt ans de prison en 2002 et sa dernière arrestation est intervenue un an seulement après sa libération.

Dans le centre de la Chine, dix pratiquants âgés de 42 à 85 ans de la ville de Zhengzhou, province du Henan, ont été condamnés à des peines allant d’un à huit ans de prison le 27 septembre 2023. Leurs familles n’ont pas été autorisées à assister à l’audience.

Il ne s’agit là que de quelques-uns des 1190 cas de condamnation de pratiquants de Falun Gong signalés en 2023. Parmi les nouveaux cas signalés, 755 pratiquants ont été condamnés en 2023, soit près de 70 % de plus que l’année dernière (446 pratiquants condamnés en 2022). Certains des pratiquants condamnés étaient en danger de mort peu avant ou après leur condamnation, d’autres ont été emprisonnés à plusieurs reprises et ont passé plus de dix ans derrière les barreaux, et d’autres encore ont perdu leur conjoint, leurs enfants ou leurs parents dans la persécution de leur foi commune avant qu’ils ne soient eux-mêmes condamnés. (La liste complète des pratiquants peut être téléchargée ici .)

Table des matières

Partie I. Vue d’ensemble des cas de condamnation récemment signalés

1) Absence de base juridique pour les poursuites

2) Le système judiciaire approuve la persécution et ferme les yeux

3) Violation des procédures légales

4) Peines d’emprisonnement et amendes

5) Condamnations de pratiquants de tous âges

6) Condamnations sur 10 ans, dans tout le pays et pour des pratiquants de tous horizons

Partie II. Dommages à long terme causés aux pratiquants condamnés et à leurs familles

1) Les mauvais traitements entraînent des problèmes médicaux en détention

2) Familles déchirées

3) Implication des familles

4) Entreprise familiale impactée

Partie III. Autres cas particuliers

1) Persécution à répétition

2) Condamnations de pratiquants de tous horizons

3) Condamnations de pratiquants de tous âges

PARTIE I. VUE D’ENSEMBLE DES CAS DE CONDAMNATION SIGNALÉS

Dans tout pays où règne l’État de droit, la charge de la preuve incombe à l’accusation, le suspect accusé d’un délit est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée, et son droit de se défendre doit être protégé. Or, dans les affaires concernant le Falun Gong en Chine, l’accusation n’a aucune base légale pour poursuivre les pratiquants et ne parvient souvent pas à prouver les quatre éléments constitutifs d’un délit. Dans le même temps, le droit des pratiquants à se défendre est souvent violé à chaque étape de la procédure, le système judiciaire chinois étant simplement utilisé comme un outil à persécuter.

1) Absence de base juridique pour les poursuites

Selon le droit pénal chinois, pour condamner un suspect pour un crime quelconque, l’accusation a la charge de la preuve et doit démontrer que : 1) le suspect est sain mentalement et comprend les conséquences de ses actes, 2) le suspect doit avoir eu l’intention criminelle de causer un préjudice, 3) le suspect doit avoir commis un acte criminel, et 4) l’acte criminel doit avoir violé les droits légaux d’autrui (par exemple, l’acte criminel de meurtre viole le droit légal de vivre de la victime).

Si les procureurs des affaires dans le Falun Gong ont pu prouver le premier point, ils n’ont pas réussi à satisfaire aux trois autres points (voir figure 1).

Les pratiquants de Falun Gong s’efforcent de vivre selon le principe Authenticité-Bienveillance-Tolérance et ne cherchent jamais à nuire à qui que ce soit lorsqu’ils pratiquent leur croyance spirituelle ou exercent leur droit constitutionnel d’en parler à d’autres. L’accusation ne peut donc pas prouver que les pratiquants ont une intention criminelle.

Afin de prouver que les pratiquants ont commis un acte criminel, le ministère public les accuse souvent, indépendamment de leur sexe, de leur âge ou de leur statut social, d’avoir violé l’article 300 du Code pénal, qui stipule que toute personne utilisant une organisation sectaire pour porter atteinte à l’application de la loi doit être poursuivie avec toute la rigueur de la loi. L’organe législatif chinois, le Congrès du peuple, n’a toutefois jamais adopté de loi criminalisant le Falun Gong ou le qualifiant de secte. Il n’existe donc aucun fondement juridique à de telles inculpations et aux condamnations qui s’ensuivent.

De nombreux procureurs dans les affaires de Falun Gong citent également comme base juridique une interprétation statutaire de l’article 300 de la loi pénale publiée par la Cour populaire suprême et le Parquet populaire suprême en novembre 1999, qui exigeait que toute personne pratiquant ou promouvant le Falun Gong soit poursuivie dans toute la mesure du possible. Une nouvelle interprétation législative remplaçant la version de 1999 est toutefois entrée en vigueur le 1er février 2017. La nouvelle interprétation ne mentionne pas le Falun Gong et souligne que toute inculpation d’une personne impliquée dans une secte doit être fondée sur des bases juridiques solides. Étant donné qu’aucune loi promulguée en Chine ne qualifie le Falun Gong de secte, l’inculpation et la condamnation ultérieure des pratiquants de Falun Gong sur la base de l’interprétation statutaire manquent à nouveau de fondement juridique.

Pour démontrer que les pratiquants violent les droits d’autrui, les procureurs citent souvent comme preuve les livres et les documents d’information du Falun Gong confisqués à leur domicile, en se référant à deux avis émis par l’Administration chinoise de la presse et des publications en juillet 1999, qui interdisaient la publication des livres du Falun Gong. Toutefois, l’administration a abrogé cette interdiction en 2011, ce qui permet aux pratiquants de posséder et de diffuser en toute légalité des livres et des documents d’information sur le Falun Gong. En outre, les pratiquants ne causent aucun préjudice aux individus ou à la société en général.

2) Le système judiciaire approuve la persécution et ferme les yeux

Le Parti communiste chinois (PCC) mène la persécution par le biais de trois canaux principaux : la Commission des affaires politiques et juridiques (CAPJ), le Bureau 610 et le système judiciaire (qui comprend les organes de sécurité publique, les parquets, les tribunaux et les bureaux de la justice). Le CAPJ et le Bureau 610 sont des agences extrajudiciaires chargées de superviser la persécution et dotées du pouvoir de passer outre le système judiciaire.

Au cours des vingt-quatre dernières années de la persécution des pratiquants de Falun Gong, le pouvoir judiciaire a fermé les yeux et approuvé la mise en œuvre de la répression. La police arrête souvent les pratiquants sans motif valable, les parquets inculpent les pratiquants sans aucune base juridique et les tribunaux prononcent des peines de prison prédéterminées. Les bureaux de la justice — l’organe administratif du système judiciaire — contribuent souvent à la persécution en entravant les efforts des pratiquants et de leurs avocats pour obtenir justice. Il y a eu de nombreux cas où les bureaux de la justice ont refusé de renouveler les licences des avocats sans aucune raison valable, dans le but d’empêcher les avocats de représenter les pratiquants de Falun Gong devant les tribunaux.

En poursuivant les pratiquants de Falun Gong respectueux de la loi, le régime communiste ne respecte aucune loi. Les tribunaux chinois reçoivent souvent l’ordre de condamner à des peines de prison des pratiquants de Falun Gong innocents, simplement en raison de leur croyance spirituelle.

Lorsque Mme Chen Qiuju, 54 ans, du district de Pengxi, province du Sichuan, a été condamnée à trois ans de prison le 29 juin 2023, le procureur et le président du tribunal chargés de l’affaire ont tous deux admis que le Bureau 610 local et la CAPJ leur avaient ordonné de lui infliger une lourde peine si elle refusait de signer une déclaration de renoncement au Falun Gong.

Un juge de la ville de Zhoukou, province du Henan, a cité le « Site web anti-sectes en Chine » et la politique de persécution du gouvernement comme base juridique, au lieu d’une loi promulguée, pour condamner Mme Xia Dongmei à une peine de deux ans et demi d’emprisonnement.

Selon l’Organisation mondiale d’investigation sur la persécution du Falun Gong, les directeurs et les principaux membres de l’Association anti-sectes de la Chine, l’organisation à l’origine du « Site web anti-sectes en Chine », sont membres du PCC et participent activement à la persécution. De plus, le site web a été utilisé pour diffuser de la propagande haineuse afin de dénigrer le Falun Gong et de justifier la persécution.

Lors de la déposition de Mme Zhao Li, de Chongqing, arrêtée pour avoir écrit à un juge et l’avoir exhorté à ne pas persécuter le Falun Gong, le procureur Liu Jie s’est exclamé, lorsqu’on lui a demandé quelle loi Mme Zhao avait violée : « Il y a des lois partout, à l’extérieur, dans la rue. Allez-y trouver vous-même une loi ! » Le 17 novembre 2023, le tribunal du district de Jiangbei a condamné Mme Zhao à vingt-deux mois de prison.

Le 9 février 2023, lors du procès de Mme Sun Baifeng, de la ville de Tangshan, province du Hebei, le procureur l’a accusée, ainsi que d’autres pratiquants, d’avoir « attaqué le Parti communiste chinois et le gouvernement » en dénonçant la fausse histoire de lauto-immolation de Tiananmen (dans lequel plusieurs personnes qui se sont immolées par le feu sur la place Tiananmen ont été qualifiées de pratiquants de Falun Gong, alors qu’en fait aucune d’entre elles n’avait jamais pratiqué le Falun Gong).

Le procureur a également dit : « La Constitution stipule que le pays est gouverné par le Parti communiste chinois. Si vous êtes contre le Parti, vous violez la Constitution. » Il a poursuivi en disant qu’en raison de l’influence du Falun Gong dans la société (avant la persécution), le gouvernement avait spécifiquement créé le chef d’accusation « atteinte à l’application de la loi » pour criminaliser les pratiquants. Lorsqu’on lui a expliqué que le Falun Gong ne figurait pas sur la liste des sectes établie par le régime en 2000, il a dit : « Le fait qu’il ne figure pas sur la liste ne signifie pas que nous ne pouvons pas le réprimer. » Peu après l’audience, Mme Sun a été condamnée à deux ans et trois mois de prison.

3) Violation des procédures légales

En poursuivant les pratiquants, non seulement le système judiciaire chinois manque de base juridique, mais viole souvent les droits légaux des pratiquants à chaque étape de la procédure. Voici quelques exemples rapides.

Lorsque l’affaire est du ressort de la police

*La police procède souvent à des arrestations et à des perquisitions au domicile des pratiquants sans présenter leurs pièces d’identité ou sans mandat de perquisition. *La police interroge souvent les pratiquants sous la torture afin de leur extorquer des « aveux ». *La police authentifie souvent ses propres preuves alors que, selon la loi, seule une agence médico-légale indépendante et tierce est autorisée à authentifier les preuves de l’accusation.

Lorsque l’affaire est confiée au parquet

*Une fois que la police a soumis l’affaire au parquet, celui-ci omet souvent d’enquêter sur les preuves fournies par la police et inculpe les pratiquants sans aucune base légale. *Les parquets interdisent parfois aux avocats de la défense d’examiner les dossiers de leurs clients.

Lorsque l’affaire relève des juridictions de première instance

*Avant le procès, les tribunaux interdisent souvent aux pratiquants d’engager des avocats ou les obligent à faire appel à des avocats commis d’office qui ont souvent pour instruction de plaider coupables au nom des pratiquants. Même lorsque les pratiquants parviennent à engager leurs propres avocats, ceux-ci sont parfois contraints d’abandonner leurs affaires ou se voient interdire l’examen de leurs dossiers. Il arrive également que les tribunaux n’informent pas à l’avance, comme l’exige la loi, les pratiquants, leurs familles ou leurs avocats de la date de leur procès. *Pendant le procès, les tribunaux interdisent parfois aux avocats des pratiquants d’assister à leurs audiences ou de présenter des arguments de défense pour eux. *Pendant la phase de condamnation, les tribunaux prononcent souvent des peines de prison prédéterminées ou refusent de fournir des copies des verdicts aux pratiquants, à leurs avocats ou à leurs familles.

Lorsque l’affaire relève des cours d’appel

*Les juridictions intermédiaires empêchent souvent les pratiquants de faire appel, rejettent leurs demandes d’audiences publiques, confirment leurs verdicts initiaux sans examiner les preuves, ou n’autorisent pas les avocats à présenter leurs arguments de défense.

Dans certains cas, les avocats se voient également refuser l’accès aux dossiers des pratiquants ou il leur est interdit de les rencontrer tout au long de la procédure judiciaire.

Lorsque l’avocat de M. Miao Zhongjun, 66 ans, de la ville de Xi’an, province du Shaanxi, s’est rendu au parquet du district de Lianhu pour examiner son dossier, la procureure Zhao Shiyuan lui a demandé s’il avait signé un accord de représentation avec la famille de M. Miao, si celle-ci lui avait remis un reçu de paiement et s’il avait informé son bureau local de la justice qu’il représentait un pratiquant de Falun Gong.

De plus, la procureure Zhao a dit que l’affaire de M. Miao relevait du secret d’État et qu’elle devrait demander la permission à son supérieur avant de permettre à l’avocat d’examiner les documents relatifs à l’affaire. Elle a refusé de donner son numéro de téléphone à l’avocat, disant qu’elle le contacterait si elle avait des nouvelles. Elle a également demandé des informations personnelles sur le membre de la famille de M. Miao qui avait engagé l’avocat. L’avocat a dit qu’il était illégal pour elle de demander des informations privées sur son client et a refusé de les donner.

Après avoir quitté le bureau de Mme Zhao, l’avocat a porté plainte contre elle, mais en vain. M. Miao a été jugé par le tribunal du district de Lianhu le 23 mars 2023 et a été condamné le 11 septembre 2023 à quatre ans de prison et à une amende de 10 000 yuans.

Plus d’informations sur les preuves fabriquées de toutes pièces

Dans les rapports de synthèse sur les affaires de condamnation des années précédentes, il était indiqué que la police considérait chaque page d’un dépliant concernant le Falun Gong comme un élément de preuve pour l’accusation. Mais dans les cas de condamnation rapportés en 2023, la police est allée jusqu’à fabriquer des « preuves » afin de faire condamner les pratiquants.

Le 17 février 2023, lorsque M. Shi Zongxi, de la ville de Baoding, province du Hebei, a comparu devant le tribunal pour sa pratique du Falun Gong, ses avocats ont été choqués en découvrant que le procureur avait cité une villageoise décédée cinq ans auparavant comme témoin contre lui. Quelques mois plus tard, le juge a condamné M. Shi à trois ans de prison.

Le 22 août 2023, lors de la première comparution de M. Li Jun devant le tribunal du district de Maonan, dans la ville de Maoming, province du Guangdong, le procureur a allégué que sa fille aînée avait « témoigné » qu’il se rendait parfois au marché local pour distribuer des documents d’information sur le Falun Gong. La fille de M. Li, qui était présente à l’audience, était indignée, mais n’a pas été autorisée à dire quoi que ce soit. Elle a ensuite déclaré à l’avocat de M. Li qu’elle n’avait jamais rien dit de tel et que la police avait fabriqué ce « témoignage ». Le 8 novembre 2023, M. Li, âgé de 72 ans, a été condamné à cinq ans de prison et à une amende de 10 000 yuans.

Dans le cas de M. Wang Lin, de la ville de Jinzhou, province du Liaoning, la police a fourni des images vidéo montrant un homme conduisant une voiture près d’un complexe résidentiel comme preuve qu’il y avait distribué des documents sur le Falun Gong, car la marque et le modèle de la voiture étaient identiques à ceux de la voiture de M. Wang Lin. Ils ont affirmé que l’homme de la vidéo ressemblait beaucoup à M. Wang, mais sans fournir de capture d’écran en gros plan de la vidéo pour la comparer à la photo de M. Wang. En outre, la vidéo ne montrait pas l’homme en train de distribuer des documents.

Le deuxième élément de preuve fourni par la police est une vidéo de surveillance de domicile qui leur a été soumise par Hao, un habitant du même complexe résidentiel. Cette vidéo montrait un homme tenant un sac à l’extérieur du domicile de Hao. La police a prétendu que la vidéo était la preuve que M. Wang avait accroché des documents sur le Falun Gong à la poignée de porte du domicile de Hao. M. Wang a souligné que la vidéo ne montrait pas l’homme en train de sortir des objets de son sac ou d’en mettre dans le sac. En outre, la vidéo n’était pas suffisamment claire pour montrer à quoi ressemblait l’homme.

Le troisième élément de preuve fourni par la police est une photo de M. Wang debout près de la poignée de porte d’une maison du complexe résidentiel. Il a déclaré que le lendemain de son arrestation, la police l’avait emmené devant cette maison et avait accroché un sac à la poignée de la porte avant de le prendre en photo. Il a souligné que la maison n’était pas celle de Hao et qu’il ne savait pas ce que contenait le sac.

Le quatrième élément de preuve fourni par la police est un procès-verbal d’interrogatoire soumis au parquet de la ville de Linghai, mais qui n’avait jamais été montré à M. Wang. Ce dernier a déclaré que la police lui avait montré certains documents et qu’il les avait reconnus en notant qu’il s’agissait bien de ce qu’il avait dit au cours de l’interrogatoire. Mais selon son avocat, le procès-verbal d’interrogatoire soumis par la police au parquet de la ville de Linghai contenait des informations incriminantes. Il soupçonne la police d’avoir soumis une version totalement différente sans avoir permis à M. Wang de la lire.

Le 25 juin, le juge Huang Yanchun a condamné M. Wang à quatre ans de prison et à une amende de 8000 yuans.

Toujours dans la province du Liaoning, le 12 juillet 2023, le procureur Yang Kun, du parquet du district de Dongzhou, dans la ville de Fushun, a présenté un mystérieux témoin lors de l’audience de Mme Wang Caiyun, mais ne l’a pas appelé à la barre. Le témoin s’appelait Xu Dawei, mais aucune autre information (comme le sexe ou l’âge) n’était disponible. Les signatures de Xu sur cinq formulaires différents étaient toutes différentes. Xu aurait été témoin de l’interrogatoire de Mme Wang par la police et de la perquisition de son domicile. Mais selon le mari de Mme Wang, qui était présent lors de la perquisition, il n’avait jamais vu personne du nom de Xu à son domicile.

Lors de la deuxième audience, le 11 septembre 2023, Yang a présenté une photo en noir et blanc de Mme Wang marchant dans la rue et a affirmé qu’elle y avait distribué des documents sur le Falun Gong. Cependant, aucune preuve n’a été fournie à l’appui de cette affirmation. Peu de temps après, le juge a condamné Mme Wang à quatre ans d’emprisonnement et à une amende de 16 000 yuans.

La photo de Mme Wang présentée par le procureur Yang

4) Peines d’emprisonnement et amendes

Pour les cas de condamnation nouvellement confirmés en 2023, les peines d’emprisonnement des pratiquants allaient de trois mois à douze ans, avec une moyenne de trois ans. Au total, 161 pratiquants ont été condamnés à cinq ans ou plus.

Un total de 381 pratiquants ont été condamnés à une amende d’un montant total de 4 880 000 yuans. Un pratiquant a été condamné à une amende de 310 000 yuans. Quatre pratiquants ont été condamnés à une amende de 100 000 yuans (dont deux condamnés à des peines de huit ans d’emprisonnement), 15 ont été condamnés à une amende comprise entre 50 000 et 80 000 yuans, 155 ont reçu une amende comprise entre 10 000 et 40 000 yuans, et 206 autres pratiquants ont été condamnés à une amende comprise entre 500 et 8000 yuans.

Lorsqu’après avoir purgé une peine de trois ans, M. Liu Kangfu, de la ville d’Anshun, province du Guizhou, a été libéré en mai 2023, il a découvert avec consternation qu’il avait été licencié et qu’il n’avait plus de livret d’enregistrement des ménages. Il s’est efforcé de joindre les deux bouts, mais on lui a tout de même intimé l’ordre de payer les 10 000 yuans restants de l’amende de 310 000 yuans qui lui avait été infligée par le tribunal.

M. Wang Liqun, ancien propriétaire d’un atelier de verrerie, a été condamné à une peine de douze ans de prison pour avoir déposé en 2015 une plainte pénale contre Jiang Zemin, l’ancien chef du PCC qui a lancé la persécution du Falun Gong. Il a échappé à l’arrestation en 2015, mais il a été arrêté en 2022 après avoir passé sept ans à vagabonder loin de son domicile et il s’est vu infliger la plus longue peine de toutes en 2023. Il aura 73 ans lorsqu’il aura fini de purger sa peine.

Dans un autre cas, ce n’est pas l’amende qui a mis le pratiquant ou sa famille dans une situation financière désastreuse, mais une escroquerie. Quand Mme Zhao Xiping, de la ville de Laizhou, province du Shandong, a été arrêtée le 11 mai 2023, son mari a engagé un avocat sur la recommandation d’un parent qui travaillait dans la police locale. L’avocat l’a escroqué de 300 000 yuans et n’a jamais fourni d’aide juridique. Le 8 novembre 2023, Mme Zhao a été condamnée à trois ans de prison et à une amende de 10 000 yuans.

5) Condamnations de pratiquants de tous âges

Les 559 pratiquants dont l’âge au moment de la condamnation était connu avaient entre 22 et 89 ans. À l’exception des 5 personnes âgées de 20 ans dont la plus longue peine d’emprisonnement était de quatre ans, tous les autres groupes d’âge, y compris 156 pratiquants âgés de 70 ans et 42 de 80 ans, ont été condamnés à des peines comprises entre 7 et 12 ans.

Mme Liu Guibi, âgée de 81 ans, de Chongqing, a été condamnée à un an de prison et à une amende de 3000 yuans lors d’un nouveau procès le 25 août 2023, lorsque le juge a doublé sa peine initiale de six mois, qui avait pourtant été annulée. Son mari, qui était alité depuis des années, a été dévasté par sa condamnation et est décédé quatre jours plus tard. Mme Liu, qui avait été libérée sous caution, a été remise en détention le 5 décembre, après avoir perdu son appel le 7 novembre 2023.

Le 16 septembre 2023, Mme Yang Yuzhen, âgée de 87 ans, de la ville de Qingdao, province du Shandong, a été condamnée à un an de prison et à une amende de 5000 yuans. Comme la police l’avait soupçonnée de distribuer des documents d’information sur le Falun Gong, elle avait été arrêtée chez sa fille le 28 juillet 2022. L’avocat commis d’office a tenté de la convaincre de plaider coupable en lui promettant une peine plus légère, mais elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait violé aucune loi en pratiquant le Falun Gong.

En plus des pratiquants âgés, de plus en plus de jeunes pratiquants ont également été pris pour cible en raison de leur croyance. Nombre d’entre eux, âgés d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, ont été attirés par le raffinement spirituel et les bienfaits pour la santé du Falun Gong, et ont commencé à pratiquer malgré la persécution en cours. En raison de leurs efforts courageux pour sensibiliser le public à la persécution, ils ont également été pris pour cible, et certains on mis en péril leur carrière prometteuse.

M. Qu Xing, âgé de 34 ans, de la ville de Chengdu, province du Sichuan, s’intéresse à la cultivation spirituelle depuis son adolescence. Il a étudié le bouddhisme et s’est rendu au Tibet pour apprendre le tantrisme. Il s’est ensuite rendu au Népal et a tenté d’étudier auprès d’un moine célèbre. Le moine n’a pas précisé s’il prendrait M. Qu comme disciple, mais il l’a gardé au monastère pendant plus d’un an. M. Qu vivait dans une hutte en bambou et menait une vie très simple.

En 2018, il a découvert le Falun Gong sur Internet et est devenu un pratiquant assidu. Il est retourné en Chine. Quand quelqu’un a signalé qu’il posait des affiches du Falun Gong alors qu’il livrait de la nourriture, il a été arrêté le 8 juin 2021. Le 15 février 2023, il a été condamné à huit ans de prison et à une amende de 30 000 yuans.

En juillet 1997, à l’âge de 14 ans, M. Zhao Yubo, de la ville d’Anshan, province du Liaoning, a commencé à pratiquer le Falun Gong. Il a dit que ses enseignements profonds et son principe universel Authenticité-Bienveillance-Tolérance l’avaient profondément ému. Alors qu’il était une personne introvertie, passive et rebelle, il est devenu une personne extravertie, chaleureuse et prête à aider les autres. Ses notes se sont également améliorées rapidement et il était bien considéré par ses camarades de classe.

Après le début de la persécution, comme M. Zhao a continué sa pratique du Falun Gong, il a été constamment harcelé et contraint de quitter l’école. Il est resté positif et optimiste et a réussi à devenir architecte d’intérieur en autodidacte. Les autorités n’ont pas renoncé à le poursuivre. Le 21 septembre 2022, il a été arrêté chez lui et condamné à trois ans de prison à l’issue d’une audience qui s’est tenue le 28 mars 2023.

M. Zhao Yubo

6) Condamnations sur dix ans, dans tout le pays et pour des pratiquants de tous horizons

Parmi les 1190 condamnations nouvellement signalées, 384 ont été prononcées avant 2023, dont 1 en 2014, 4 en 2015, 13 en 2016, 19 en 2017, 24 en 2018, 26 en 2019, 26 en 2020, 58 en 2021 et 213 en 2022. Sur les 755 peines prononcées en 2023, le nombre de cas par mois varie de 20 à 82, bien que cette information ne soit pas connue pour 140 cas. Pour 58 cas signalés en 2023, on ne sait pas exactement quand ils ont été condamnés. En raison d’une censure stricte de l’information, ces cas n’ont pas toujours été signalés en temps utile et l’information n’est pas facilement disponible.

Les 1190 pratiquants provenaient de 28 provinces, municipalités et régions autonomes. C’est la province du Shandong qui en a recensé le plus grand nombre avec 166, dont 108 ont eu lieu en 2023. Le Liaoning, le Jilin et le Heilongjiang ont signalé respectivement 139 cas (81 en 2023), 123 cas (80 en 2023) et 119 cas (70 en 2023). Vingt régions ont enregistré un nombre de cas à deux chiffres, entre 10 et 88, tandis que les quatre autres provinces ont déclaré entre 1 et 7 cas.

Les pratiquants venaient de tous les horizons, y compris des médecins, des professeurs d’université, des directeurs de banque, des reporters, des comptables et des avocats.

Mme Wang Jian, âgée de 35 ans, ingénieure adjointe en communication au Bureau des chemins de fer de Harbin, dans la province du Heilongjiang, a été arrêtée le 11 juillet 2022, alors qu’elle se rendait à son travail. Elle a été jugée le 6 mars 2023 et condamnée trois jours plus tard à une peine de deux ans assortie d’une amende de 100 000 yuans. La juridiction supérieure a rejeté la demande de sa famille de tenir une audience publique pour son appel et a décidé de maintenir le verdict initial.

Mme Chen Ping, enseignante à l’Université normale de Chine occidentale à Nanchong, dans la province du Sichuan, a été arrêtée le 26 juillet 2020, après avoir été signalée par deux élèves d’un collège pour leur avoir parlé du Falun Gong. Elle a comparu devant le tribunal le 21 avril 2022. La plupart des preuves présentées par la police ont été fabriquées, y compris de fausses signatures de témoins. D’importantes forces de police étaient garées à l’extérieur du palais de justice, affirmant qu’ils devaient être là pour empêcher les pratiquants locaux de se rassembler. Elle a été condamnée à deux ans de prison le 17 mars 2023.

Après avoir été emprisonné pendant douze ans, M. Pang You, sexagénaire, ancien directeur du bureau d’urbanisme et directeur d’une société immobilière, a été arrêté à son domicile le 28 juillet 2022 et condamné à une peine de quinze mois de prison vers fin juillet 2023. Il souffre d’œdèmes et de suppuration des pieds à cause du diabète. On ne sait pas s’il a reçu un traitement médical pendant sa détention.

M. Pang You, sa femme et son fils

PARTIE II. DOMMAGES DURABLES CAUSÉS AUX PRATIQUANTS CONDAMNÉS ET À LEURS FAMILLES

Les condamnations injustifiées ont non seulement causé des dommages corporels, psychologiques et financiers aux pratiquants concernés, mais elles ont également traumatisé leurs proches, qui sont devenus des victimes secondaires de la persécution incessante.

1) Les mauvais traitements entraînent des problèmes médicaux en détention

De nombreux pratiquants ont développé des symptômes graves en raison des mauvais traitements et de la pression mentale subis pendant leur détention. Même lorsque leur vie était en danger, les autorités ont refusé de les libérer, les ont condamnés à la prison et n’ont pas autorisé les membres des familles à leur rendre visite.

Mme Yu Hongying, âgée de 60 ans, de la ville de Xichang, dans la province du Sichuan, a été arrêtée le 15 juillet 2022 pour avoir écrit aux chefs de la police locale, les exhortant à ne pas persécuter le Falun Gong. La police a passé cinq mois à la rechercher. Ils ont considéré sa lettre comme de la propagande « anti-PCC », parce que le « Falun Gong » y était mentionné. En janvier 2023, elle a développé une tension artérielle extrêmement élevée et a été emmenée à l’hôpital. À sa sortie de l’hôpital, sa tension artérielle était encore très élevée. Elle a également eu un infarctus cérébral lacunaire et souffrait d’un diabète de type II.

Malgré son état de santé, Mme Yu a été jugée le 1er juin 2023. Le juge a rejeté la demande de son avocat d’interrompre l’audience alors qu’elle semblait très malade. Elle a été condamnée à une peine de trois ans et demi de prison onze jours plus tard.

Mme Han Liping, âgée de 73 ans, de la ville de Chengde, province du Hebei, a été arrêtée chez elle le 22 juillet 2022. Le centre de détention n’a jamais informé sa famille de la détérioration de son état de santé, pas plus que le tribunal ne l’a informée de son procès ou de sa condamnation à une peine de cinq ans de prison prononcée le 19 janvier 2023.

Avant que Mme Han ne soit admise à la prison pour femmes de la province du Hebei le 18 avril, elle avait des quintes de toux et une tension artérielle élevée. Elle a perdu connaissance une nuit et a été hospitalisée pendant une semaine. Un mois après son admission à la prison, on lui a diagnostiqué un cancer du poumon à un stade avancé, mais les autorités ont interdit à sa famille de lui rendre visite et ont refusé de lui accorder une libération conditionnelle pour raisons médicales.

Dans le cas de Mme Zhu Yanhua, de la ville de Mudanjiang, dans la province du Heilongjiang, bien que le juge lui ait accordé six mois d’assignation à résidence en raison de son hypertension, après l’avoir condamnée à une peine de quatre ans et demi de prison le 25 avril 2023, il a ordonné qu’elle soit admise dans un hôpital local contre son gré après seulement un mois. Il a demandé aux huissiers de la transférer à la prison dès que sa tension artérielle serait revenue à un niveau normal.

2) Familles déchirées

La persécution du Falun Gong n’affecte pas seulement les pratiquants eux-mêmes, mais aussi les membres de leur famille. Parfois, plusieurs membres d’une même famille sont persécutés ensemble. Les jeunes enfants sont privés des soins de leurs parents. Les parents âgés souffrant de maladies graves ne peuvent plus être pris en charge par leurs enfants adultes.

Un tribunal de la province du Shandong a condamné M. Qin Songfa, âgé de 70 ans, à une peine de deux ans et demi de prison fin décembre 2023, après avoir infligé la même peine à sa femme, Mme Xu Xiuzhen, et à leur fille, Mme Qin Shaohua. Le calvaire de la famille dure depuis la dernière arrestation de Mme Qin le 31 mai 2022. Afin d’obtenir justice pour leur fille, Mme Xu et M. Qin ont écrit plus de 400 lettres de réclamation à différentes agences gouvernementales. En représailles, ils ont été arrêtés respectivement les 7 et 8 novembre 2023. Mme Xu a été condamnée à une peine de deux ans et demi, suivie par la condamnation de son mari.

Mme Gao Yu est la jeune mère d’un enfant de quatre ans à Pékin. Elle a été arrêtée le 6 février 2023 après avoir été signalée par un homme pour lui avoir parlé du Falun Gong dans le bus. Son mari, incapable de s’occuper lui-même de la fillette, a dû se tourner vers sa mère, âgée d’une soixantaine d’années, qui est déjà le principal soutien de son mari, dont la vue est faible. Mme Gao a été condamnée à une peine d’un an de prison le 20 juillet 2023.

Le 7 juillet 2022, Mme Liu Aihua, âgée de 69 ans, de la ville de Shaoyang, province du Hunan, a été arrêtée pour la onzième fois pour sa pratique du Falun Gong. Son arrestation a eu lieu deux ans après avoir purgé une précédente peine de trois ans. Le tribunal de la ville de Liuyang l’a condamnée à une peine de quatre ans de prison le 10 mars 2023.

Lorsque le fils de Mme Liu, Steven Wang, premier danseur de Shen Yun Performing Arts, s’est marié en 2017, il a invité sa mère aux États-Unis à l’occasion de son mariage, mais on lui a dit qu’elle avait été arrêtée avant de pouvoir quitter la Chine. Cette arrestation lui a valu une peine de trois ans d’emprisonnement. Aujourd’hui père de famille, Steven attend avec impatience le jour où il pourra retrouver sa mère et avoir un endroit qu’il pourra considérer comme un foyer à part entière.

3) Implication des familles

Dans certains cas, les familles des pratiquants ont été arrêtées ou même condamnées elles-mêmes pour avoir cherché à obtenir justice pour eux. Certains ont subi une telle pression qu’ils sont décédés.

Le mari de Mme Yu Yanhua a déployé beaucoup d’efforts pour obtenir sa libération après son arrestation le 30 juillet 2022. L’homme de la ville d’Anda, dans la province du Heilongjiang, a lui-même été arrêté quelques jours plus tard. Il a été torturé dans le centre de détention. Son état de santé s’est rapidement dégradé et il a ensuite été assigné à résidence. Chez lui, son état de santé a continué à se dégrader et on lui a diagnostiqué de nombreuses affections, dont des problèmes cardiaques, rénaux et sanguins. Malgré cela, il a été condamné à une peine de quatre ans et demi de prison et remis en détention. Mme Yu, âgée de 64 ans, qui avait été libérée sous caution à un moment donné, a également été ramenée en détention pour purger une peine de cinq ans.

Après avoir purgé cinq peines de camp de travail pour un total de dix ans, Mme Lang Dongyue, originaire de Pékin, a été de nouveau arrêtée le 14 décembre 2021 et condamnée à une peine de neuf ans de prison assortis d’une amende de 15 000 yuans vers juillet 2023. Malgré leurs difficultés financières, son mari, M. Wang Lianyi, a engagé un avocat pour elle. Sous l’effet de la persécution, il s’est effondré dans la rue le 24 avril 2022, lorsqu’il a remarqué deux voitures de police garées devant le cabinet d’avocats qu’il s’apprêtait à visiter. Après s’être calmé, il est entré dans le cabinet avec un ami. Le lendemain, il est tombé raide mort dans son jardin.

4) Entreprise familiale impactée

M. Tian Shihong était le fondateur de lusine de tapisserie de la ville de Weihai, dans la province du Shandong. Il est décédé à l’âge de 64 ans en novembre 2019 après avoir subi des années de persécution. Après son décès, sa femme, Mme Li Shuhong, et leur fille, Mme Tian Tian, ont repris l’entreprise, la première en tant que représentante légale (toute entreprise en Chine est tenue de nommer un représentant légal pour agir au nom de la société) et la seconde en tant que directrice des opérations.

Le 20 juillet 2022, plus de 200 policiers ont été chargés de faire une descente dans l’usine. De nombreuses structures de l’usine ont été vandalisées. La police a également installé des banderoles diffamant le Falun Gong dans toute l’usine. Chaque employé a été interrogé par deux policiers. Certaines ouvrières ont pleuré de peur.

La police a permis à Mme Tian de continuer à gérer l’usine après sa libération, mais les policiers sont restés sur place pendant au moins six jours, au cours desquels ils ont interrogé les travailleurs à volonté et ont gravement perturbé le fonctionnement de l’entreprise. L’ordinateur de la comptable, Mme Liu Mingming, ayant été confisqué, Mme Tian n’a pas pu payer ses employés (qui vivaient également sur le campus de l’usine) ni déposer de l’argent sur leurs comptes de repas. Il lui a fallu enregistrer les achats de repas de chacun à la cafétéria de l’usine pour qu’ils soient remboursés plus tard.

Après un an de poursuites, Mme Tian Lisha, la sœur de M. Tian, qui travaillait également à l’usine, a été condamnée à une peine de neuf ans de prison. Mme Li a été condamnée à une peine de deux ans. La comptable de l’usine, Mme Liu, a été condamnée à une peine de neuf mois. Six autres travailleurs de l’usine ont également été jugés en même temps que les trois personnes susmentionnées le 24 août 2023, mais il n’est pas certain qu’elles aient été condamnées.

PARTIE III. AUTRES CAS PARTICULIERS

1) Persécutions à répétition

Une femme du Yunnan rendue aveugle sous la torture condamnée à sept ans

Mme Yang Xiaoming, âgée de 54 ans, de la ville de Kunming, dans la province du Yunnan, avait une maladie des yeux, une fièvre constante et une polyarthrite rhumatoïde lorsqu’elle était petite. Elle n’est allée qu’à l’école primaire. Après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995, en lisant les livres et en faisant les exercices, elle a complètement recouvré la vue et pouvait même lire les petites annotations d’un dictionnaire.

Comme elle a refusé d’abandonner sa croyance après le début de la persécution, elle a été contrainte d’avorter et son mari a divorcé par crainte des représailles du régime communiste. Elle a été condamnée à deux peines de camp de travaux forcés entre 2001 et 2008, pour un total de cinq ans. Ses yeux ont été blessés par les coups et elle est devenue complètement aveugle en 2012.

Mme Yang Xiaoming

Mme Yang a été arrêtée une nouvelle fois le 28 mai 2022. Les policiers ont tenté de la tromper et de lui faire ouvrir la porte en prétendant qu’ils venaient de l’administration immobilière pour vérifier si ses canalisations fuyaient. Lorsque Mme Yang a refusé d’ouvrir, les policiers sont entrés par effraction et l’ont menottée.

Elle a passé de force un examen physique à l’hôpital, un médecin lui a ouvert son chemisier et son pantalon pour l’examiner. Il lui a passé un appareil de scannage le long du corps, de haut en bas, sous le regard des policiers. Elle a été humiliée.

Bien que l’admission de Mme Yang a été refusée en raison de son mauvais état de santé et qu’elle a été libérée sous caution, la police a tout de même soumis son cas au parquet. Elle a été conduite au tribunal pour une audience le 1er février 2023. Un juge s’est rendu chez elle le 14 mars 2023 pour prononcer une peine de sept ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 20 000 yuans.

Un homme du Shandong, autrefois émacié après avoir été torturé dans un camp de travail, est à nouveau condamné pour avoir défendu sa croyance

M. Gao Hong a obtenu son diplôme de l’Université chinoise du pétrole avec une spécialisation en automatisation en 1991. Habitant dans la ville de Zibo, dans la province du Shandong, il a décroché un emploi à l’Institut de recherche pétrochimique de Qilu. En 1997, après avoir constaté les changements positifs survenus chez ses parents grâce à la pratique du Falun Gong, il a suivi leurs traces et est devenu pratiquant à son tour. La pratique lui a donné de la sagesse et il a remporté plusieurs prix pour ses innovations technologiques au travail.

Il a été arrêté à maintes reprises pour avoir défendu sa croyance et parlé de la persécution, et condamné à deux ans de travaux forcés le 26 août 2008, après avoir été contraint de vivre loin de chez lui pendant près d’une décennie. Il a été licencié par son employeur pendant cette période.

Dans le camp de travaux forcés no 2 de la province du Shandong, M. Gao a été privé de sommeil pendant sept jours, battu et menotté dans le dos. Il a protesté en entamant une grève de la faim et en refusant d’effectuer le travail forcé. En représailles, les gardiens l’ont forcé à rester debout pendant trois jours et à s’asseoir sur un petit tabouret de 5 h 30 à 23 h tous les jours pendant quatre-vingt-un jours. Il n’avait plus que la peau sur les os et a obtenu une libération conditionnelle pour raisons médicales le 3 octobre 2009.

M. Gao Hong n’avait plus que la peau sur les os après avoir été torturé dans le camp de travail.

La police a de nouveau arrêté M. Gao le 29 août 2022, alors qu’il était le seul à s’occuper de sa mère âgée de 85 ans. Le 5 décembre 2022, le tribunal du district de Zichuan a condamné l’homme de 55 ans à une peine de trois ans, laissant sa mère, qui souffrait d’hypertension et de graves problèmes cardiaques, livrée à elle-même.

Après avoir perdu sa femme à cause de la persécution du Falun Gong, un homme du Liaoning écope d’une deuxième peine de prison pour avoir partagé sa croyance

M. Ma Jiang, de la ville de Shenyang, province du Liaoning, a été admis à la première prison de la ville de Shenyang le 1er août 2023, pour y purger une peine de quatre ans.

M. Ma, ancien employé de la société Dawn Aerospace Engine, a commencé à pratiquer le Falun Gong en 1996 sur la recommandation de son beau-père, M. Wu Yu. Son épouse, Mme Wu Shuyan, son frère, M. Wu Shuming, sa fille, Mme Ma Hongyang, et son gendre, M. Zhao Wei, se sont rapidement joints à la pratique.

Au cours des vingt-quatre années de persécution, ils ont été pris pour cible à répétition parce qu’ils défendaient leur croyance. Mme Wu est morte à 47 ans en 2013 après avoir été torturée en prison, et son père est décédé le 19 mai 2015 après avoir enduré des années de persécution. M. Ma a déjà été condamné à trois ans de prison en 2015, cinq mois après que son beau-frère, M. Wu, a également été condamné à trois ans. La fille et le gendre de M. Ma ont tous deux été condamnés à un an et quatre mois en 2022.

L’épouse de M. Ma avant la persécution

L’épouse de M. Ma après la persécution, souffrant d’une grave ascite hépatique.

2) Condamnations de pratiquants de tous horizons

Un ingénieur géologue principal et père d’un résident américain condamné à huit ans de prison et à une amende de 100 000 yuans

Le 23 avril 2021, lors d’une arrestation collective dans la ville de Dongying, dans la province du Shandong, neuf pratiquants et un membre de leur famille ont été condamnés à une peine de prison pour avoir envoyé des lettres au public afin de dénoncer la persécution. Leurs peines d’emprisonnement allaient de un an et demi, avec deux ans de mise à l’épreuve, à huit ans. M. Zhou Deyong, ingénieur géologue et père d’un résident américain, a été condamné à la peine la plus lourde, assortie d’une amende de 100 000 yuans.

Lors d’une réunion d’information sur « La persécution religieuse du Falun Gong par le PCC (Parti communiste chinois) » organisée par le Caucus international pour la liberté religieuse du Congrès américain le 23 mai 2023, le fils de M. Zhou, M. Zhou You, a raconté le calvaire de son père.

« Mon père a 62 ans. Il a perdu toutes ses dents et est incapable de manger de la viande, des légumes ou même du riz. Son régime alimentaire se limite à une soupe quotidienne », a dit M. Zhou You. Il a ajouté : « S’il vous plaît, aidez mon père et tous les pratiquants de Falun Gong qui sont persécutés en Chine. »

Séance d’information du Congrès sur la « Persécution religieuse du Falun Gong par le PCC » le 23 mai 2023

M. Zhou You, ingénieur logiciel de Floride, a parlé de la récente condamnation de son père à huit ans de prison par le PCC lors d’une réunion d’information le 13 mai 2023.

Un docteur renommé en médecine chinoise condamné à cinq ans et demi de prison pour sa pratique du Falun Gong

Le Dr Li Jianxi, médecin réputé de la ville de Xiamen, dans la province du Fujian, a été condamné le 23 novembre 2023 à une peine de cinq ans et demi assortie d’une amende de 50 000 yuans pour sa pratique du Falun Gong.

Dr Li Jianxi

Le Dr Li, 54 ans, a été arrêté chez lui à 8 h 30 le 19 juin 2022, lors d’une opération de ratissage de la police. Sa femme et son fils, ainsi que des membres du personnel de sa clinique, ont également été emmenés et brièvement détenus. Son autre résidence dans sa ville natale de Zhangping, à environ 160 km de Xiamen, a également été saccagée.

Le parquet du district de Jimei a approuvé l’arrestation du Dr Li le 10 août 2022. Pour recueillir des informations contre lui, la police a confisqué les dossiers médicaux de ses patients de ces huit dernières années et les a appelés pour leur demander si le Dr Li leur avait donné des documents sur le Falun Gong.

Le tribunal du district de Jimei a fixé une date d’audience pour le 24 novembre 2023, mais a soudain appelé la famille du Dr Li dans la soirée du 22 novembre pour leur dire que l’audience virtuelle était reportée au lendemain matin. Le juge président, Tu Xuebin, a simplement annoncé à l’audience que le Dr Li était condamné à une peine de cinq ans et demi assortie d’une amende de 50 000 yuans. On ne sait pas s’il y a eu une audience préalable pour que l’accusation et la défense débattent de l’affaire, comme l’exige la loi, ou si l’audience du 23 novembre a été la seule audience tenue dans l’affaire du Dr Li.

Depuis son enfance, Dr Li s’intéresse à l’univers et aux mystères de la vie. Il a lu des livres sur diverses religions, la philosophie et la magie ancienne, mais il n’a pas trouvé de réponses jusqu’à ce qu’il lise les enseignements du Falun Gong. L’idée que le but de la vie est d’être une bonne personne et de revenir à son véritable moi originel a résonné en lui.

Bien qu’il soit lui-même médecin, le Dr Li souffrait de maux d’estomac et de douleurs articulaires depuis son enfance. Il ne pouvait pas manger d’aliments crus ou froids, ni supporter l’inconfort de sauter ou de retarder un repas. Après avoir commencé à pratiquer le Falun Gong, ses symptômes ont disparu et il a facilement abandonné sa dépendance à l’alcool. Malgré son emploi du temps chargé, il a toujours de l’énergie, ce qu’il n’avait jamais connu auparavant.

En plus de trente ans de pratique de la médecine chinoise, il a vu plus de 100 000 patients. Il s’est spécialisé dans le traitement des patients en état critique. Il a traité un jour un bébé prématuré de 750 grammes souffrant d’une grave affection pulmonaire et l’a aidé à respirer seul un mois plus tard. Il a souvent été invité à donner des conférences lors de divers séminaires ou congrès.

Un homme d’affaires du Jiangsu condamné à une deuxième peine de prison pour sa croyance

Vers la mi-octobre 2023, M. Hu Yuanqin, un homme d’affaires de 69 ans de la ville de Nanjing, dans la province du Jiangsu, a été condamné à un an et quatre mois de prison. Le 4 janvier 2023, il a été arrêté pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong. Les détails de son inculpation, de son procès et de sa condamnation ne sont pas clairs à l’heure où nous écrivons ces lignes.

M. Hu dirigeait auparavant la cimenterie de la ville de Nanjing, une entreprise d’État. À cause de la poussière et de la pollution, il a développé de l’asthme et des vertiges. Ses symptômes se sont aggravés avec le temps, mais ont disparu en décembre 1996, peu de temps après qu’il a commencé à pratiquer le Falun Gong. Il a aussi arrêté de boire. Il a fait part de sa guérison miraculeuse à ses employés et certains d’entre eux l’ont rejoint dans la pratique du Falun Gong.

En raison de ses excellentes performances professionnelles, il a été promu président du conseil d’administration et PDG du groupe Nanjing Shuangning (la société mère de la cimenterie de la ville de Nanjing, de l’usine de plastique de la ville de Nanjing et du parc industriel de la ville de Nanjing). À l’époque, le Nanjing Shuangning Group était très endetté (près de dix millions de yuans, dont plus de six millions de salaires et de pensions à régler).

Chaque fois qu’il allait inspecter une filiale, il était assailli par des travailleurs et d’autres créanciers qui lui demandaient de l’argent. Ils menaçaient de lui couper les membres s’il ne les remboursait pas. Il a même été blessé à la tête une fois par quelqu’un qui l’a frappé.

En tant que pratiquant de Falun Gong, M. Hu a pu se mettre à la place des autres et rester calme. Il a réorganisé le groupe et a réussi à rembourser toutes les dettes.

Après avoir redressé l’entreprise moribonde, les autorités ont décidé de le promouvoir au poste de directeur adjoint du Bureau des finances de la ville de Nanjing. Cependant, le régime communiste a lancé la persécution du Falun Gong à cette époque. Sous la pression, les autorités supérieures ont décidé de le démettre de tous ses postes de direction. Un fonctionnaire s’est toutefois battu pour lui et l’a nommé directeur du parc industriel de la ville de Nanjing. Il a transformé le parc industriel en une société immobilière et a distribué des actions à tous les employés, mais pas à lui-même. Ses employés ont fait remarquer que seul un pratiquant de Falun Gong pouvait être aussi juste et désintéressé.

3) Condamnations de pratiquants de tous âges

Une femme de 87 ans, condamnée une 3e fois pour sa croyance, doit purger en prison trois années d’une précédente peine

Le 5 septembre 2023, Mme Liao An’an, 87 ans, de la ville de Baiyin, dans la province du Gansu, a été condamnée à trois ans et neuf mois pour sa croyance dans le Falun Gong.

Ce n’était pas la première fois que Mme Liao An’an était prise pour cible en raison de sa croyance. À la suite de son arrestation le 18 août 2008, elle a été condamnée à une peine de cinq ans, et le 19 septembre 2014, à une autre peine de cinq ans à la suite de son arrestation. Pour des raisons de santé, elle a été autorisée à purger les trois dernières années de sa deuxième peine en dehors de la prison.

Le tribunal du district de Baiyin a toutefois ajouté les trois années de la deuxième peine d’emprisonnement de Mme Liao à la dernière, lui ordonnant de purger un total de six ans et neuf mois. Elle a fait appel de cette condamnation injustifiée.

Emprisonnée deux fois pour un total de huit ans, une femme aveugle de 74 ans est à nouveau condamnée à un an

Le 15 juin 2022, Mme Miao Shuqing, 74 ans, de la ville de Fushun, province du Liaoning, a été arrêtée pour avoir distribué des documents d’information sur le Falun Gong, lors d’une foire communautaire. Après avoir été libérée sous caution, elle s’est cachée pour éviter d’être poursuivie. Elle est rentrée chez elle plusieurs mois plus tard, avant d’être arrêtée le 11 août 2023, alors qu’elle se rendait avec sa famille à la ville de Dalian, une métropole située à environ 451 km au sud de la ville de Fushun. Elle a été admise au centre de détention de la ville de Fushun.

Le 7 novembre 2023, le tribunal du district de Wanghua a tenu une audience au centre de détention. Le procureur a déclaré que Mme Miao et trois autres pratiquants qui l’accompagnaient pour distribuer des documents de Falun Gong le 15 juin 2022 avaient tous déclaré lors de l’interrogatoire de la police qu’ils avaient convenu de se rencontrer à un certain endroit lors de la foire et ils avaient aussi décrit les vêtements qu’ils portaient ce jour-là lorsqu’ils s’étaient vus.

Mme Miao a réfuté cette affirmation et a déclaré qu’elle n’avait jamais « avoué » une telle chose. Elle a souligné que les prétendus aveux étaient sans aucun doute fabriqués par la police. Elle a raconté qu’elle avait été emprisonnée à deux reprises pour sa pratique du Falun Gong et qu’elle avait été brutalement torturée à chaque fois. Au cours d’une séance de torture, les gardiennes lui avaient infligé des décharges électriques sur les yeux. Elle était devenue complètement aveugle de l’œil gauche et n’avait qu’une acuité visuelle de 20/200 de l’œil droit. Étant légalement aveugle, elle ne pouvait pas distinguer la forme d’une personne devant elle, et elle aurait encore moins pu voir la couleur des vêtements qu’elle portait.

La fille de Mme Miao a aussi défendu son droit constitutionnel à la liberté de croyance et a témoigné de la façon dont le Falun Gong a restauré sa santé et l’a aidée à devenir une meilleure personne. Elle a déclaré que sa mère distribuait des documents sur le Falun Gong par simple désir d’aider plus de gens à connaître le Falun Gong et éventuellement à profiter comme elle de ses bienfaits pour la santé. Un tel acte ne causait aucun préjudice à un individu ni à la société dans son ensemble et n’aurait jamais dû être utilisé comme preuve pour poursuivre Mme Miao.

Le juge Gang Jia a ignoré la demande d’acquittement de Mme Miao et de sa fille et l’a condamnée vers novembre 2023 à un an d’emprisonnement assorti d’une amende de 3000 yuans.

Quatre personnes arrêtées pour avoir lu les enseignements du Falun Gong, trois ont été condamnées

Quand elle avait une vingtaine d’années, Mme Yang Chunrong, 38 ans, de Chongqing, souffrait de toutes sortes de maux de la tête aux pieds. Elle avait essayé toutes sortes de traitements, mais aucun n’avait eu d’effet. En août 2012, elle avait pris connaissance de la persécution du Falun Gong et s’était rendu compte qu’elle avait été trompée par le régime communiste et avait été formée à la haine de cette ancienne pratique du corps et de l’esprit. Elle a lu des livres de Falun Gong et a été attirée par la profondeur des enseignements. Elle a commencé à pratiquer le Falun Gong et a été surprise de voir sa santé s’améliorer rapidement.

Le 22 avril 2021, Mme Yang et trois autres pratiquants ont été arrêtés, alors qu’ils étudiaient ensemble les enseignements du Falun Gong. Le 24 octobre 2022, lors de son audience au tribunal du district de Jiulongpo, le procureur a cité des preuves fabriquées par la police, l’accusant de posséder plus de 10 000 copies de documents de Falun Gong. Les preuves fournies par la police comprenaient aussi des enregistrements audio de son jeune enfant contraint de lire des mensonges calomnieux à son sujet. Début avril 2023, elle a été condamnée à une peine de six ans et neuf mois.

Un diplômé d’université d’une vingtaine d’années condamné à cinq ans et demi de prison pour sa pratique du Falun Gong

La famille d’un homme de la ville de Nanchang, dans la province du Jiangxi, a récemment confirmé qu’il avait été condamné à une peine de cinq ans et demi en septembre 2023 en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

M. Wang Fuming, âgé d’une vingtaine d’années, est originaire de la ville de Ganzhou, dans la même province. Il est allé à l’université à Nanchang et y a trouvé un emploi deux ans après avoir obtenu son diplôme. Le 3 août 2022, il a été kidnappé dans son logement. La police le soupçonnait de distribuer des documents d’information sur la persécution du Falun Gong. Sa carte d’identité, son téléphone portable, son permis de conduire et un vélo électrique ont été confisqués.

La police a d’abord détenu M. Wang dans un hôtel, puis l’a placé en détention criminelle dans un lieu inconnu. Lorsque ses parents, qui ne pratiquent pas le Falun Gong, se sont enquis de l’état d’avancement de son dossier, la police a refusé de leur donner la moindre information et les a même menacés, leur disant de ne pas révéler sa persécution à Minghui.org, sous peine de voir infliger une peine de prison plus lourde à leur fils.

Craignant des représailles, les parents de M. Wang n’ont rien fait pour obtenir justice pour lui. Ils n’avaient pas non plus les moyens d’engager un avocat pour lui. Ils n’ont jamais reçu de nouvelles de son dossier au cours de l’année écoulée et n’ont appris que récemment sa condamnation à une peine d’emprisonnement. Aucun détail concernant l’inculpation ou l’audience n’était disponible.

Traumatisée par les arrestations injustifiées de sa mère depuis l’âge de 6 ans, Mme Zhang Xiwei est condamnée à la prison pour sa pratique du Falun Gong

Le 29 juin 2023, Mme Zhang Xiwei, 30 ans, de la ville de Xi’an, province du Shaanxi, a été emmenée à la prison pour femmes de la province du Shaanxi quand son appel d’une peine de quatre ans et demi de prison pour sa pratique de Falun Gong a été rejeté.

Le 25 juillet et le 25 août, la famille de Mme Zhang s’est rendue à la prison de la ville de Xi’an, mais n’a eu le droit de lui rendre visite aucune des deux fois. On leur a dit qu’ils ne pouvaient pas la voir « parce qu’elle n’avait pas encore renoncé au Falun Gong ». Sa famille, qui sait à quel point les pratiquants de Falun Gong sont brutalement torturés dans les prisons chinoises, est maintenant très inquiète à son sujet.

Le 21 juillet 2021, Mme Zhang a été kidnappée chez elle. Lorsque la police a appris que la famille de Mme Zhang avait engagé un avocat pour elle, ils se sont rendus le 18 août chez sa mère dans le district de Liquan et ont demandé à la femme âgée qui avait engagé l’avocat et qui avait signalé le cas de sa fille à Minghui.org. Ils ont menacé de l’arrêter si elle ne coopérait pas. Elle a refusé de donner des informations et a condamné la police pour avoir violé la loi en la menaçant.

Le 30 mai 2022, le tribunal du district de Yanta a jugé Mme Zhang lors d’une audience vidéo. Invoquant l’insuffisance des preuves, le juge a ensuite renvoyé la cause au parquet, qui a alors réussi à persuader le juge de rejuger Mme Zhang. Le 16 août, le juge a tenu une deuxième audience vidéo et le procureur a présenté les mêmes preuves comme s’il s’agissait de nouvelles preuves.

Le 22 novembre 2022, le juge a condamné Mme Zhang à une peine de quatre ans et demi et à une amende de 10 000 yuans.

Lorsque la persécution du Falun Gong a commencé en 1999, Mme Zhang n’avait que six ans. Elle a décrit la persécution comme suit :

« Ma mère a été arrêtée par des agents du Département de la police du district de Liquan en 2000. Elle a ensuite été condamnée à une peine de dix-huit mois dans le camp de travaux forcés pour femmes de la ville de Xi’an. Pendant cette période, mes grands-parents paternels, âgés de 70 ans, ont dû s’occuper de moi et de mes deux frères, tout en continuant à travailler les terres agricoles de la famille. En plus de leur épuisement physique, ils s’inquiétaient constamment pour ma mère, ce qui leur causait une immense détresse mentale.

« Après la libération de ma mère en 2002, j’ai remarqué plusieurs gros hématomes sur ses jambes. Je lui ai demandé ce qui s’était passé, mais elle ne m’a rien dit. J’ai appris, plus tard, qu’elle avait été torturée dans le camp de travail. J’ai aussi lu sur Minghui.org des informations sur les tortures subies par les pratiquants de Falun Gong pendant leur détention, notamment des passages à tabac, des décharges électriques, le gavage et même les prélèvements forcés d’organes.

« Lorsque je suis rentrée de l’école un jour de 2007, plusieurs personnes tentaient à nouveau d’arrêter ma mère. Craignant que la police ne nous fasse du mal, ma tante nous a dit, à mes frères et à moi, de quitter la maison. Nous avons couru tous les trois jusqu’à la ferme fruitière située en face de la maison. Lorsque nous sommes revenus, notre mère avait disparu. Ce fut un coup dur pour mon grand-père paternel, qui avait plus de 80 ans. Il est décédé quelques jours après la libération de ma mère.

« Un soir de 2008, alors que mon jeune frère de 13 ans et moi-même étions seuls à la maison, quelqu’un a frappé à la porte. J’ai ouvert et la personne m’a demandé où était ma mère. J’ai répondu que je ne savais pas. Ils ont dit à une personne de rester chez nous pour nous surveiller et les autres sont allés chez mon oncle pour chercher ma mère.

« Lorsqu’ils sont revenus vers 10 h du soir, j’ai couru vers la voiture. Le chauffeur s’est moqué de moi et m’a dit avec désinvolture : “Ta mère n’est pas dans la voiture.” Il a peut-être trouvé mon air inquiet amusant, mais il ne savait pas le mal qu’ils causaient à notre famille chaque fois qu’ils arrêtaient ma mère et le traumatisme que cela causait à la jeune fille de 15 ans que j’étais. »

Un homme du Liaoning fait appel de sa condamnation à une peine de prison pour avoir publié des articles sur des sites Internet étrangers consacrés au Falun Gong

Le 21 janvier 2022, après avoir travaillé en dehors de la ville, M. Gong Yubo, 45 ans, est rentré chez lui pour passer les vacances du Nouvel An chinois avec sa famille. Des policiers en civil et des fonctionnaires du village sont alors sortis d’une voiture dont la plaque d’immatriculation était recouverte d’un masque chirurgical et ils l’ont kidnappé.

Le 6 décembre 2022, le parquet du district de Liaozhong, dans la ville de Huludao (province du Liaoning), a inculpé M. Gong. Le procureur l’a accusé d’avoir publié 208 articles sur le site PureInsight (un site permettant aux pratiquants de Falun Gong de partager leurs expériences de cultivation) et trois articles sur le site Minghui entre 2002 et 2022 en utilisant divers noms de plume, dont « Xiao Lian », « Shi Fangxing », « Lan Xin » et « Yu Bo ». Il a été accusé d’avoir « sapé l’application de la loi avec une organisation sectaire », un prétexte habituel utilisé pour criminaliser le Falun Gong.

Le 18 mai 2023, le tribunal du district de Liaozhong a annoncé que M. Gong avait été condamné à une peine de quatre ans et à une amende de 20 000 yuans. Alors qu’il est le seul soutien de famille, sa femme a du mal à subvenir aux besoins de leur fille en âge d’aller à l’université et de leur fils âgé d’un an. Son père grabataire, qui vit avec eux, dépend aussi d’elle pour ses soins.

Voir aussi :

Rapporté en novembre 2023 : 97 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en octobre 2023 : 65 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en septembre 2023 : 104 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en août 2023 : 66 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en juillet 2023 : 74 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté au premier semestre 2023 : 702 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en mai 2023 : 133 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en avril 2023 : 128 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en mars 2023 : 116 pratiquants du Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en février 2023 : 110 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

En janvier 2023, 117 pratiquants de Falun Gong ont été condamnés pour leur croyance

Version aglaise: https://en.minghui.org/html/articles/2024/1/11/214265.html