(Minghui.org) Mme Wang Xiaoqun, employée retraitée du Bureau du commerce de la ville de Changde, province du Hunan, a été condamnée à cinq ans de prison le 12 novembre 2025, en même temps que neuf autres habitants de la région. Avant cette dernière condamnation, elle avait déjà passé dix-neuf ans derrière les barreaux, purgeant deux peines de camp de travail pour un total de quatre ans, une peine de sept ans et demi prononcée le 18 mai 2006, une peine de quatre ans prononcée le 21 juillet 2016 et une peine de trois ans et demi prononcée le 28 juillet 2020.

Le 25 novembre 2025, plus d’une dizaine de personnes issues du poste de police local, du parquet et du tribunal se sont rendues chez Mme Zhou Fenglan, dans la ville de Shenyang, province du Liaoning, et ont jugé cette femme de 77 ans récemment alitée à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Après l’avoir condamnée à trois ans de prison et à une amende de 20 000 yuans, le juge a menacé de la soumettre à un examen médical en vue de son incarcération.

Mme Huo Guilan, 75 ans, une ouvrière à la retraite d’une usine de machines pour la plasturgie à Baoji, province du Shaanxi, a été arrêtée dans la nuit du 11 avril 2024. Les quatre agents qui l’ont arrêtée ne lui ont pas permis de changer de vêtements ni de chaussures avant de la traîner dans les escaliers jusqu’à leur voiture de police. Elle a été gravement blessée à la cheville et s’est retrouvée dans l’incapacité de marcher. Elle souffrait également de vertiges, de saignements vaginaux, de douleurs à la poitrine et au dos, et avait des difficultés à respirer. Son audition et sa vision ont également diminué. Sa famille a demandé sa libération sous caution, mais leur demande a été rejetée. Elle a été condamnée à neuf ans de prison et à une amende de 36 000 yuans le 18 décembre 2025.

Ce ne sont là que quelques exemples parmi les 751 condamnations de pratiquants de Falun Gong qui ont été récemment signalées en 2025. Vingt-six ans après que le Parti communiste chinois (PCC) a ordonné l’éradication du Falun Gong, la persécution se poursuit sans relâche. Certains pratiquants ont passé des décennies derrière les barreaux avant leur dernière arrestation et condamnation. Le PCC n’a également montré aucune clémence dans la condamnation des pratiquants âgés, des pratiquants septuagénaires, comme Mme Huo, ont été condamnés à de longues peines pouvant aller jusqu’à neuf ans.

Parmi les 751 nouvelles condamnations signalées, 514 ont eu lieu en 2025 et 237 pratiquants ont été condamnés au cours des années précédentes. Le retard dans la communication de ces informations est dû à la censure stricte imposée par le PCC, qui vise à maintenir la persécution du Falun Gong dans la clandestinité afin d’échapper à l’attention internationale.

I. Aperçu des nouveaux cas de condamnation signalés

a. Principale tactique de persécution visant les pratiquants

Après l’abolition du système des camps de travaux forcés en 2013, les peines de prison sont devenues l’une des principales tactiques de persécution contre les pratiquants de Falun Gong, en plus du harcèlement, des séances de lavage de cerveau et de la détention dans des hôpitaux psychiatriques.

Afin d’accélérer le processus de condamnation, certaines régions ont désigné des parquets et des tribunaux spécifiques pour traiter les affaires liées au Falun Gong. Les pratiquants peuvent être condamnés quelques jours ou quelques semaines après leur arrestation.

Le 9 janvier 2025, Mme Zhang Shuqin, une habitante de 65 ans de la ville de Jinzhou, province du Liaoning, a été admise à la prison pour femmes de la province du Liaoning pour y purger une peine de deux ans. Elle a été la 24e pratiquante de Falun Gong condamnée en 2024 par le tribunal de la ville de Linghai, qui dépend de l’administration de Jinzhou et a été désigné pour traiter les affaires liées au Falun Gong dans la région de Jinzhou. Au moins 48 autres pratiquants de Jinzhou et des villes/districts qui en dépendent ont été condamnés par le tribunal de la ville de Linghai entre 2022 et 2023.

Dans la province du Jilin, quatre habitants de la ville de Yushu ont été condamnés le 18 août 2025 par le tribunal de la ville de Dehui, chargé des affaires liées au Falun Gong à Dehui et dans les régions voisines, y compris Yushu. Les pratiquants ont été arrêtés en décembre 2024 pour avoir aidé des personnes à installer des antennes paraboliques afin de recevoir des informations non censurées provenant de l’étranger et qui dénonçaient la persécution du Falun Gong.

b. Condamnations dans toute la Chine

La Chine compte 22 provinces, 4 municipalités sous contrôle central (Pékin, Tianjin, Shanghai et Chongqing) et 5 régions autonomes (Guangxi, Mongolie intérieure, Tibet, Xinjiang et Ningxia). À l’exception de Shanghai, du Tibet, du Guangxi, du Qinghai et de Hainan, les 26 autres juridictions ont signalé des condamnations en 2025. Le Liaoning, le Jilin et le Shandong ont respectivement enregistré 98, 96 et 95 cas. Seize autres juridictions ont également signalé des cas à deux chiffres, entre 11 et 65, et les sept régions restantes ont enregistré des cas à un chiffre, entre 1 et 9.

Le 19 septembre 2025, le tribunal du district de Qingyang, dans la ville de Chengdu, province du Sichuan, a condamné cinq habitants. La peine la plus longue était de trois ans et huit mois avec une amende de 30 000 yuans, et la peine la plus courte était de vingt mois avec une amende de 10 000 yuans. Les policiers ont révélé qu’ils avaient surveillé une pratiquante pendant des mois avant son arrestation. Ils avaient même installé des dispositifs de surveillance chez sa mère et pris des photos d’elle lorsqu’elle sortait. Après son arrestation, ils ont continué de suivre sa sœur pendant un certain temps.

Le 16 octobre 2025, cinq habitants du district de Suiling, province du Heilongjiang, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à cinq ans de prison. Les pratiquants ont été arrêtés le 10 mai 2025, sur ordre du Bureau de la sécurité publique de la province du Heilongjiang. Ils ont été pris pour cible après que des agents en civil les ont surpris en train de distribuer des documents d’information sur le Falun Gong. Ils ont été filmés et photographiés. Les documents qu’ils distribuaient ont également été utilisés comme preuves à leur encontre.

Certains pratiquants ont été condamnés par des tribunaux situés hors de la ville.

Mme Han Jinhua, âgée de 67 ans et originaire du district de Huai’an, province du Hebei, a été condamnée à trois ans et quatre mois de prison par un tribunal de la province du Shaanxi. Alors qu’elle rendait visite à son fils dans la ville de Xi’an, province du Shaanxi, Mme Han a accroché des informations sur le Falun Gong sur les poignées de porte d’un quartier résidentiel. Un habitant l’a vue grâce à la caméra de sa sonnette et l’a signalée à la police.

Le 30 août 2024, des agents de la ville de Xi’an ont parcouru plus de 960 kilomètres pour se rendre dans le district de Huai’an, province du Hebei, afin d’arrêter Mme Han et de la ramener à Xi’an. Elle a été jugée le 22 janvier 2025. Son avocat a reçu une notification à la mi-juillet 2025 l’informant qu’elle avait été condamnée à trois ans et quatre mois de prison.

c. Peines sévères pouvant aller jusqu’à dix ans

Le Parquet populaire suprême chinois a annoncé en février 2024 que ces dernières années, 85 % des criminels condamnés ont reçu des peines de trois ans ou moins, contre 55 % en 1999. Pourtant, sur les 751 cas de condamnation de pratiquants de Falun Gong signalés en 2025, 418 d’entre eux (55,7 %) ont été condamnés à des peines de trois à dix ans, ce qui signifie que les pratiquants de Falun Gong sont condamnés à des peines plus sévères, alors qu’ils n’ont enfreint aucune loi en exerçant leur droit constitutionnel à la liberté de croyance.

En outre, 266 pratiquants ont été condamnés à une amende d’un montant total de 3 269 400 yuans, soit une moyenne de 12 291 yuans par personne. Mme Fu Guiqin, du district de Yilan, province du Heilongjiang, et Mme Liu Yingjun, de la ville de Dalian, province du Liaoning, ont chacune été condamnées à une amende de 100 000 yuans, en plus de peines de prison de deux ans et dix mois et de sept ans, respectivement.

Un couple marié de la ville de Luohe, province du Henan, M. Yang Juncheng et Mme Ding Xiangqin, tous deux âgés d’une soixantaine d’années, ont été condamnés à dix ans de prison à une date inconnue, après leur arrestation en septembre 2023. La police a confisqué 300 000 yuans en espèces et d’autres effets personnels lors d’une perquisition à leur domicile. Le père de M. Yang, âgé de plus de 90 ans et qui dépendait de lui pour ses soins, se trouve désormais dans une situation désespérée.

Mme Meng Qingjie, une enseignante à la retraite âgée de 72 ans originaire de la ville de Shenyang, province du Liaoning, a été arrêtée le 12 juillet 2024 et condamnée à huit ans de prison et à une amende de 50 000 yuans le 26 mars 2025. Avant sa dernière condamnation, elle avait déjà été incarcérée pendant neuf ans au total pour sa croyance, et en 2018, sa pension a été suspendue.

M. Jiang Dexin, un habitant de 56 ans de la ville de Fushun, province du Liaoning, a été arrêté chez lui le 26 octobre 2024 par des agents de la ville de Chengde, province du Hebei, située à environ 650 km de là. Il a été jugé par le tribunal du district de Shuangqiao à Chengde le 4 juillet 2025. Le juge présidant l’audience l’a accusé « d’incitation, de rassemblement et d’organisation d’activités visant à saper l’application de la loi ». Le juge n’a pas autorisé son avocat à présenter les preuves de la défense ni à faire comparaître leur témoin devant le tribunal pour être contre-interrogé. Il a condamné M. Jiang à neuf ans de prison et à une amende de 20 000 yuans, quelques jours après l’audience. Depuis le début de la persécution en juillet 1999, M. Jiang a déjà été condamné à deux reprises, pour un total de quatorze ans.

d. Des décennies de persécution

Comme M. Jiang Dexin mentionné ci-dessus, certains pratiquants ont déjà subi des décennies de persécution avant d’être à nouveau condamnés. Mme Wang Jinxian, 69 ans, du district d’Yiliang, province du Yunnan, a été condamnée à sa cinquième peine de prison, de quatre ans et demi, à la suite de sa dernière arrestation en juin 2024. Elle avait déjà passé quatorze ans derrière les barreaux, et sa troisième peine de prison a été prononcée quarante-quatre jours seulement après la fin de sa deuxième peine.

Mme Zuo Xiuyun, 64 ans, originaire de la ville de Fuzhou, province du Fujian, a également été condamnée début 2025 à une cinquième peine de prison de trois ans et cinq mois. Ses quatre peines précédentes totalisaient dix-sept ans et demi. Son mari a divorcé alors qu’elle purgeait sa première peine de prison.

M. Yang Jiangwei, 55 ans, ancien employé de la société Liangjin Dayang Electric Power Installation Company, du district de Suizhon, province du Liaoning, a été arrêté le 19 avril 2024 après avoir été vu en train d’apposer sur un poteau électrique un autocollant portant la mention « Authenticité-Bienveillance-Tolérance est bon ». Il a été condamné à une peine de quatorze mois en février 2025. Depuis le début de la persécution du Falun Gong en 1999, M. Yang a purgé trois peines de travaux forcés et une peine de dix ans de prison, soit un total de dix-sept ans et demi. Il n’a pu passer qu’un peu plus de sept ans avec sa famille au cours des vingt-six dernières années.

M. Jiang Yuntian, 58 ans, originaire de la ville de Guangzhou, province du Guangdong, a été arrêté le 12 juillet 2024 après avoir publié des informations sur le Falun Gong sur Kuaishou (une plateforme de médias sociaux de type TikTok). Il a ensuite été condamné à quatre ans de prison et son appel a également été rejeté. Avant sa dernière peine, il avait déjà purgé une peine de trois ans de travaux forcés et une peine de dix ans de prison. Pendant sa détention au camp de travail, il a été déshabillé et a reçu des décharges électriques de quatre matraques simultanément pendant plus d’une heure. Il s’est évanoui et les gardiens l’ont aspergé d’eau froide. Quand il a repris connaissance, ils ont continué à le torturer avec des décharges électriques. Un gardien lui a administré des décharges électriques sur les parties génitales tout en se moquant de sa souffrance. Il porte encore aujourd’hui des cicatrices sur son corps.

II. Profil des victimes

Sur les 751 pratiquants condamnés, nous connaissons l’âge de 498 d’entre eux au moment de leur condamnation. Il y avait 1 pratiquante dans la vingtaine, 5 trentenaires, 17 quadragénaires, 105 quinquagénaires, 180 sexagénaires, 156 septuagénaires, 33 octogénaires et 1 nonagénaire.

Les pratiquants provenaient de tous les milieux, notamment des fonctionnaires, des professeurs d’université, des médecins, des artistes, des hommes d’affaires, des infirmières, des ingénieurs, des agriculteurs et des ouvriers d’usine.

a. Jeunes pratiquants condamnés

Mme Li Lixia, une médecin âgée de 31 ans de la ville de Shijiazhuang, province du Hebei, a été arrêtée le 25 mars 2024. Elle a été condamnée à un an et demi de prison après la tenue de trois audiences, le 20 novembre 2024, le 1er avril 2025 et le 24 avril 2025.

Mme Sun Shuang, 36 ans, a été illégalement arrêtée à son domicile le 22 novembre 2023, quand quelqu’un a signalé que plus tôt dans la journée, elle avait distribué des calendriers. La police a promis de la libérer si elle acceptait de signer l’avis de détention et les procès-verbaux d’interrogatoire. Elle les a crus et a signé les documents, mais on l’a conduite dans un centre de détention et elle a été poursuivie en justice. Elle a été condamnée à cinq ans de prison et à une amende de 5000 yuans le 20 mars 2025. Sa mère, Mme Wang Shuhui, également pratiquante de Falun Gong, a été arrêtée à la mi-mai 2025 pour avoir tenté d’obtenir justice pour elle.

M. Tong Mingyu, 43 ans, originaire de la ville de Harbin, province du Heilongjiang, a entamé une grève de la faim au centre de détention du district de Shuangcheng le jour de son arrestation, le 20 novembre 2024. Les gardiens l’ont nourri de force chaque jour. Il a été jugé le 13 février 2025 et condamné à cinq ans et trois mois de prison le 27 février.

b. Les pratiquants d’âge mûr également visés

M. Zou Bin, un habitant de Chongqing âgé de 47 ans, a été arrêté le 22 mai 2024 et condamné à deux ans et demi de prison en février 2025. Ses parents sont tous deux décédés. Son frère aîné souffre d’un handicap aux jambes et est incapable de prendre soin de lui-même. M. Zou a écrit plusieurs fois à la police pour demander à être libéré afin de pouvoir s’occuper de son frère, mais en vain.

Mme Wang Ping, 54 ans, une habitante de la ville de Chengdu, province du Sichuan, a été jugée le 25 juillet 2025. Plusieurs membres de sa famille ont assisté au procès. Les huissiers ont pris des photos de leurs pièces d’identité et ne leur ont pas permis d’apporter leurs téléphones portables dans la salle d’audience. Les trois juges portaient tous des masques pendant le procès. Son fils l’a représentée en tant que défenseur non avocat et a plaidé non coupable en son nom. À l’issue de l’audience, les juges l’ont condamnée à deux ans et demi de prison et à une amende de 10 000 yuans.

Mme Yuan Yiqun, âgée de 55 ans et originaire de la ville de Kunming, province du Yunnan, a été arrêtée le 8 août 2024 au moment où elle ouvrait la porte à sa mère âgée de 80 ans, qui rentrait chez elle après avoir fait ses courses. Plus d’une dizaine d’agents en civil l’ont arrêtée. Sa mère a été tellement terrifiée qu’elle a fait une rechute de sa maladie cardiaque et a dû être transportée d’urgence à l’hôpital. Mme Yuan a été jugée le 20 janvier 2025, puis condamnée à trois ans et demi de prison.

Le 6 octobre 2025, jour de la fête de la Mi-Automne (une fête familiale), la famille de M. Zhang Zhirong, âgé de 56 ans, a été informée qu’il avait été condamné à quatre ans de prison. M. Zhang, agriculteur dans la ville de Laixi, province du Shandong, a été arrêté le 26 septembre 2024. Il est devenu émacié à la suite des mauvais traitements subis pendant sa détention. Son arrestation et sa condamnation ont été un coup dur pour ses parents octogénaires. Sa mère est tombée malade l’année dernière. Sans pension de retraite, son père gagne sa vie en ramassant et en vendant des objets recyclables. Quant à la femme de M. Zhang, elle fait des petits boulots pour pouvoir payer les études supérieures de leur enfant.

Mme Tong Jing, 59 ans, originaire de la ville de Fushun, province du Liaoning, a été arrêtée le 9 août 2023, lorsqu’elle s’est rendue au poste de police de Fushun pour déposer sa demande de passeport afin d’assister à la cérémonie de remise de diplôme de son fils dans un autre pays. Elle a été libérée sous caution le 23 août 2023 et remise en détention le 7 mars 2025. Comme elle refusait d’assister à l’audience du 24 juin 2025, les huissiers l’ont attachée à un fauteuil roulant et l’ont conduite dans une salle d’audience improvisée dans le centre de détention. Elle est restée silencieuse tout au long de la séance en signe de protestation. Le juge l’a ensuite condamnée à trois ans et demi de prison.

c Les pratiquants âgés ne sont pas épargnés

1) Annulation des ordonnances judiciaires autorisant les pratiquants âgés à purger leur peine à domicile

Dans un nouveau développement inquiétant, de nombreux pratiquants âgés, pour la plupart octogénaires, ont été remis en détention pour purger des peines de prison qu’ils n’étaient pas tenus de purger auparavant. La plupart d’entre eux se sont vu refuser l’admission dans des centres de détention ou des prisons en raison de diverses pathologies. La nouvelle décision d’exécuter leurs peines de prison, voire de les purger à nouveau alors qu’elles avaient déjà expiré, malgré leur état de santé, fait peser des risques considérables sur leur santé et leur vie.

M. Wei Jiuxiang, 82 ans, et son épouse Mme Zhang Yanmiao, 85 ans, du district de Mengyin, dans la province du Shandong, ont tous deux été condamnés à quatre ans de prison en 2024. Ils n’ont pas été immédiatement condamnés à purger leur peine, mais la police les a arrêtés en mai 2025 et les a emmenés en prison, alors même que M. Wei est aveugle et invalide.

Mme Zhao Guilian, 82 ans, originaire de la ville de Chifeng, en Mongolie intérieure, a été condamnée à trois ans de probation à une date inconnue en 2023. Des employés du tribunal se sont soudain présentés à sa porte au début de l’année 2025 et lui ont ordonné de signer une déclaration de renoncement au Falun Gong. Elle a refusé. La police l’a arrêtée chez elle en mai 2025 et l’a emmenée directement à la prison pour femmes de Mongolie intérieure.

Le 21 juillet 2025, plus d’une dizaine d’agents à bord de quatre voitures de police ont fait irruption chez Mme Liu Chunping, dans la ville de Jinan, province du Shandong, et ont arrêté cette femme âgée de 85 ans. Elle a été incarcérée le lendemain à la prison pour femmes de la province du Shandong et s’est vu refuser toute visite de sa famille. Mme Liu a été condamnée à un an de prison le 9 septembre 2022, mais elle s’est vu refuser l’admission au centre de détention local, n’ayant pas satisfait aux tests de sa visite médicale obligatoire. Après l’avoir libérée, la police l’a fréquemment harcelée et l’a exhortée à passer d’autres examens médicaux afin de vérifier si elle était en état de se présenter à la prison. Elle a finalement été incarcérée en juillet 2025.

M. Zhao Yungu, un ancien ouvrier d’une petite usine de tracteurs, âgé de 87 ans et vivant dans le district de Bin, dans la province du Heilongjiang, a été condamné à trois ans et demi de prison le 16 août 2024. Il est resté en liberté avant et après son procès jusqu’au 11 juillet 2025, date à laquelle la police l’a transporté dans une ambulance et conduit à l’hôpital pour un examen médical, conformément à une décision de justice. Il a été incarcéré dans une prison de Harbin le 8 août.

Mme Yu Fangzhuang, 92 ans, résidant à Nanchang, dans la province du Jiangxi, et Mme Ma Junting, 86 ans, résidant à Tai’an, dans la province du Shandong, sont toutes deux décédées après avoir été condamnées à purger à nouveau leur peine déjà expirée.

2) Autres cas de pratiquants âgés condamnés

Mme Li Shulian, 67 ans, de la ville de Yan’an, dans la province du Shaanxi, a été tirée de son lit par plusieurs policiers le 3 janvier 2024. La famille de cette femme invalide a été tenue dans l’ignorance de sa situation jusqu’à la mi-août 2025, date à laquelle la famille a reçu un avis l’informant que Mme Li avait été incarcérée le 21 juillet 2025 pour purger une peine de six ans. On ne sait pas si sa famille a été autorisée à lui rendre visite.

M. Yang Zonglin, 68 ans, de la ville de Pingliang, dans la province du Gansu, a été arrêté le 21 mars 2025 quand une enseignante l’a accusé d’avoir parlé du Falun Gong à ses élèves. Il a été jugé par le tribunal du district de Kongtong le 21 juillet et condamné à une peine d’un an. Il a développé de graves problèmes de santé dus aux tortures subies pendant sa détention, notamment une maladie cardiaque et des douleurs à l’estomac. Il est faible et émacié, et souffre d’une bosse dans le dos.

M. Wang Junheng, 76 ans, de la ville de Yantai, dans la province du Shandong, a été condamné à un an et demi de prison vers le 20 septembre 2025 et incarcéré peu après dans la prison de la province du Shandong. Son épouse, qui est invalide depuis des années et dépendait de lui, se retrouve désormais livrée à elle-même.

Mme Wang Hongfen, 77 ans, de la ville de Guiyang, dans la province du Guizhou, a été condamnée à trois ans de prison en septembre 2025, parce qu’elle avait refusé de signer des déclarations de renoncement au Falun Gong. Par ailleurs, pour avoir publié une déclaration solennelle sur Minghui.org afin d’annuler les déclarations qu’elles avaient été contraintes de rédiger pour abandonner le Falun Gong et le dénoncer, deux autres femmes âgées de la ville de Guiyang ont également été condamnées à des peines de prison au cours du second semestre 2025 : Mme Li Yuanyou, 68 ans, a été condamnée à quatre ans, et Mme Zhan Daihui, 85 ans, à vingt mois.

M. Cao Shibin, 85 ans, originaire de la ville de Harbin, dans la province du Heilongjiang, est un ingénieur à la retraite qui a conçu et développé des armes légères et de petit calibre. Il a été arrêté en janvier 2025 pour avoir écrit au dirigeant du district de Fuyu, l’exhortant à ne pas suivre le régime communiste dans la persécution du Falun Gong. Un tribunal local l’a condamné à trois ans de prison et à une amende de 10 000 yuans à une date inconnue. Un groupe de policiers et de personnel médical a fait irruption chez lui le 6 novembre 2025 et l’a emmené sur une civière, malgré sa tension artérielle dangereusement élevée. Il a été envoyé au centre de détention du district de Fuyu. Depuis, sa famille n’a reçu aucune autre nouvelle de lui.

III. Violation de la loi à chaque étape du processus judiciaire

La procédure judiciaire est violée à chaque étape du processus judiciaire lors du jugement des pratiquants. Trois habitants de la ville de Huaihua, dans la province du Hunan, ont comparu séparément devant le tribunal du district de Zhijiang les 16 et 17 décembre 2024. Le juge qui présidait les trois procès et le procureur qui les poursuivait tous les trois ont tous deux crié « Ne me parlez pas de la loi » pendant les procédures.

Dans le district de Qingyuan, province du Liaoning, la police a menacé de condamner un couple marié à des peines plus lourdes si leur famille engageait un avocat de Pékin pour les défendre.

Vous trouverez ci-dessous des informations supplémentaires.

a. Lorsque les dossiers sont entre les mains de la police et du procureur

1) Pratiquants maltraités ou abusés pendant et après leur arrestation

Le 4 septembre 2024, M. Guo Haicheng, du district de Bin, dans la province du Heilongjiang, s’est rendu dans le district voisin de Fangzheng pour acheter des produits agricoles pour sa petite entreprise, mais il a été arrêté pour avoir parlé aux agriculteurs des bienfaits du Falun Gong pour la santé. Lors d’une descente à son domicile, les policiers l’ont battu devant ses voisins. Il a perdu deux dents et a subi plusieurs autres blessures. Pourtant, les policiers lui ont interdit de se faire soigner. Les mauvaises conditions de vie et les mauvais traitements subis au centre de détention ont rendu son rétablissement difficile. Il a ensuite été condamné à deux ans et demi de prison.

Mme Yu Mei, 58 ans, et Mme Wu Shaochuan, 62 ans, toutes deux originaires de la ville de Zhanjiang, dans la province du Guangdong, ont été arrêtées le 14 mai 2023. Lors de leur interrogatoire au poste de police, les deux femmes ont été menottées, fouillées et ont été photographiées et leurs empreintes digitales ont été prises contre leur gré. Mme Yu a refusé d’obtempérer et a été maintenue au sol par plusieurs agents. Ils lui ont entaillé le doigt et ont pris ses empreintes digitales de force. Les pratiquantes ont été libérées après quinze jours de détention, puis remises en détention le 16 septembre 2024. Elles ont été jugées le 19 mars 2025 et condamnées toutes deux à trois ans de prison à une date inconnue.

Mme Gao Ying, de la ville de Beizhen, dans la province du Liaoning, a été arrêtée le 24 mai 2022. Comme elle refusait de répondre aux questions de la police, l’agent l’a giflée, lui a donné des coups dans les côtes et lui a enfoncé à plusieurs reprises un stylo dans les côtes. Le côté gauche de son visage, ainsi que plusieurs endroits de son corps et de ses bras, ont été couverts d’ecchymoses. Au cours des jours suivants, elle s’est vu refuser à plusieurs reprises l’admission au centre de détention local en raison de sa température élevée. Bien qu’elle ait été libérée peu après, la police l’a de nouveau placée en détention en avril 2024 et a soumis son dossier au parquet. Elle a été condamnée à quatre ans et demi de prison à la mi-janvier 2025.

Mme Xu Chunfeng, 62 ans, du district de Songming, dans la province du Yunnan, a été arrêtée chez elle à minuit le 25 avril 2024. En raison de son état de santé, le centre de détention a refusé à trois reprises de la détenir. Lorsque la police l’a finalement libérée sous caution trois jours plus tard, elle n’avait rien mangé depuis son arrestation. Elle a été jugée le 23 septembre 2025 et le juge a ordonné à l’huissier de lui retirer son micro pour l’empêcher de parler, lorsqu’elle a déclaré qu’elle n’avait enfreint aucune loi en exerçant son droit constitutionnel à la liberté de croyance. Elle a reçu un verdict de deux ans de prison par courrier le 29 septembre 2025.

2) Fouilles illégales chez les pratiquants

M. Kong Fanwei, un habitant de Tianjin âgé de 60 ans, a été arrêté lors d’une foire communautaire le 3 juillet 2024, pour avoir échangé des billets de banque sur lesquels étaient imprimées des informations sur le Falun Gong. En raison de la censure stricte de l’information en Chine, les pratiquants de Falun Gong utilisent des canaux locaux et des moyens créatifs, tels que l’impression d’informations sur des billets de banque, pour contrer la persécution.

La police a fait irruption chez M. Kong vers 9 heures du matin. Alors que la plupart des agents fouillaient son domicile, deux agents sont restés dehors et ont interdit aux membres de la famille de M. Kong, qui partageaient le domicile avec lui, d’entrer. La police n’est partie qu’à 15 heures. L’ordinateur, l’imprimante et les documents d’information sur le Falun Gong de M. Kong ont été confisqués. Il a été emmené au centre de détention dans la soirée.

Le 8 novembre 2024, le tribunal du district de Wuqing a tenu une audience virtuelle pour l’affaire de M. Kong, sans en informer sa famille, et l’a condamné à sept ans et demi de prison. Il a été incarcéré le lendemain.

Mme Yao Yan, une habitante de la ville de Jilin, dans la province du même nom, a été arrêtée le 25 avril 2023 quand quelqu’un a signalé qu’elle distribuait des documents d’information sur le Falun Gong dans un quartier résidentiel. Elle a été libérée sous caution peu après. Pour éviter de nouvelles persécutions, elle s’est cachée et a été placée sur la liste des personnes recherchées.

La police a fait irruption chez Mme Yao après 19 heures le 17 avril 2024, en faisant appel à un serrurier. La police a exigé de savoir où se trouvait Mme Yao. Son mari a répondu qu’elle n’était pas rentrée à la maison depuis un mois. La police a alors fouillé le téléphone portable personnel du fils de Mme Yao avant d’exiger de voir également son téléphone professionnel.

Les trois agents ont fouillé chaque recoin de la maison, y compris sous le lit et dans le meuble à chaussures. Ils ont menacé d’envoyer Mme Yao en prison si son fils refusait de révéler où elle se trouvait. Ils ont montré au fils de Mme Yao les informations la concernant figurant sur leur liste de personnes recherchées en ligne et lui ont dit qu’elle pouvait être arrêtée n’importe où.

Lorsque les policiers ont tenté de rester sur place pour attendre le retour de Mme Yao, son mari s’est plaint du harcèlement. Un policier lui a répondu : « Vous avez une pratiquante de Falun Gong dans votre famille et vous avez l’audace de vous plaindre que nous restons chez vous ? »

Mme Yao a été arrêtée le 8 septembre 2024 et emmenée au centre de détention de la ville de Jilin le lendemain. Sa famille a appris sa condamnation à un an et demi de prison en mai 2025.

Alors que M. Yin Hongwei, de la ville de Harbin, dans la province du Heilongjiang, se rendait à son travail le 19 décembre 2024, plusieurs agents qui l’attendaient en bas l’ont arrêté et lui ont enfilé une cagoule noire sur la tête. Ils lui ont ensuite pris ses clés et ont perquisitionné son domicile. Sa fille, Mme Yin, âgée d’une vingtaine d’années, a également été arrêtée à leur domicile commun. L’argent liquide, la carte bancaire, la carte d’identité et l’ordinateur de M. Yin ont été confisqués.

La police a également fouillé le domicile des parents de M. Yin, situé dans le même immeuble. Après avoir découvert un livre de Falun Gong, ils ont emmené le père de M. Yin, âgé de plus de 70 ans, au poste de police et l’ont détenu pendant quelques heures. Lorsque la mère de M. Yin est rentrée chez elle après une promenade à l’extérieur, elle a été bouleversée de voir sa maison sens dessus dessous et que son mari, son fils et sa petite-fille avaient tous été arrêtés. Avant même qu’elle ait eu le temps de reprendre son souffle, la police est revenue pour une nouvelle perquisition. Elle était tellement terrifiée qu’elle a fait une crise cardiaque.

Lors du procès de M. Yin et Mme Yin le 19 juin 2025, leurs avocats ont réfuté l’affirmation de la police selon laquelle ils avaient arrêté M. Yin après avoir trouvé du matériel de Falun Gong à son domicile lors d’une « fouille de routine » et « réalisé qu’il pratiquait le Falun Gong ». En réalité, depuis que l’épouse de M. Yin, également pratiquante de Falun Gong, avait été condamnée à trois ans de prison le 22 avril 2024, la police le surveillait et avait perquisitionné son domicile afin de recueillir des « preuves » à charge.

L’avocat a également demandé si la police avait arrêté M. Yin et sa fille afin de « maintenir la stabilité » avant les Jeux asiatiques d’hiver qui allaient se tenir à Harbin en février 2025. Au lieu de répondre à la remarque de l’avocat, le juge a ordonné son expulsion de la salle d’audience. Il a condamné M. Yin à quatre ans et demi de prison et Mme Yin à un an vers décembre 2025.

3) Réouverture d’une ancienne affaire pour condamner une pratiquante

Mme Ma Xiuqin, une enseignante à la retraite âgée de 73 ans vivant dans la ville de Heze, dans la province du Shandong, a été arrêtée à 7 heures du matin le 11 juillet 2024, lors d’une rafle policière visant les pratiquants de Falun Gong locaux. La police l’a interrogée pendant la journée et l’a emmenée au centre de détention local dans la soirée. Bien que les gardiens aient initialement refusé de la faire entrer en raison de son hypertension artérielle, la police les a forcés à la prendre. Sa tension artérielle est restée élevée. Elle était incapable de marcher seule ou même de s’asseoir après être allée aux toilettes.

Afin de condamner Mme Ma, la police a rouvert son dossier datant de 2020, lorsqu’elle avait été arrêtée pour avoir distribué un dépliant sur le Falun Gong. En soumettant son dernier dossier au parquet, la police l’a accusée d’avoir « tenté de s’échapper » et a fabriqué de faux témoignages pour la piéger. Elle a été condamnée à seize mois de prison le 5 décembre 2024.

4) Authentification illégale des preuves

Au cours du procès conjoint de six pratiquants de Falun Gong de la ville de Suzhou, dans la province du Jiangsu, les 31 janvier et 22 mai 2024, trois pratiquants ont témoigné contre la police pour les avoir torturés pendant les interrogatoires et les avoir contraints à faire de faux « aveux ». Ils ont ajouté que le lieu où ils avaient été placés en détention pénale n’était pas un centre de détention légalement reconnu. Ils ont exigé que les procès-verbaux d’interrogatoire soient écartés du procès.

Les avocats des pratiquants ont souligné que le recours à la Division de la sécurité intérieure de la ville de Suzhou (relevant du département de police) pour vérifier et authentifier les preuves à charge constituait une violation des procédures légales, car seul un tiers indépendant peut vérifier les preuves à charge et émettre des avis officiels. À ce titre, toutes les preuves à charge auraient dû être jugées irrecevables.

Le procureur a prétendu qu’il était illégal pour les pratiquants de lire ensemble les enseignements du Falun Gong, de produire et de distribuer des documents d’information sur le Falun Gong, de s’inscrire aux boîtes aux lettres électroniques de Minghui.org, d’engager des avocats pour défendre d’autres pratiquants précédemment arrêtés et de récupérer les livres de Falun Gong des pratiquants décédés, même quand les familles avaient décidé de les donner.

Les pratiquants et leurs avocats ont réfuté cette affirmation, soulignant qu’aucune loi chinoise ne criminalise le Falun Gong et que toutes les actions énumérées ci-dessus étaient conformes à leurs droits constitutionnels.

Le 20 mars 2025, le juge a condamné les pratiquants à des peines d’emprisonnement allant de quatre à sept ans.

5) Preuves fabriquées par l’accusation

i. Un homme de 83 ans souffrant d’atrophie cérébrale a été trompé et contraint de signer une déclaration incriminant sa belle-fille

Deux habitants du district de Yilan, dans la province du Heilongjiang, ont été injustement condamnés le 11 février 2025. Mme Gao Jing, 60 ans, a été condamnée à quatre ans de prison et à une amende de 50 000 yuans. Mme Fu Guiqin, 74 ans, a été condamnée à deux ans et dix mois de prison et à une amende de 100 000 yuans.

Les deux femmes ont été arrêtées le 8 février 2024. Bien que Mme Fu présentait une tension artérielle systolique dangereusement élevée et avait du mal à marcher seule, la police a utilisé une vieille vidéo de surveillance la montrant en train de marcher d’un pas vif pour persuader le centre de détention de l’accepter.

Quand le parquet a renvoyé deux fois leurs dossiers, invoquant un manque de preuves, la police a piégé le beau-père de Mme Gao, M. Wang Fuyou, pour qu’il signe des déclarations l’incriminant. M. Wang, âgé de 83 ans, avait reçu un diagnostic d’atrophie cérébrale et avait déjà disparu une fois, car il ne se souvenait plus du chemin pour rentrer chez lui. La police a également contraint le mari, le fils et la belle-mère de Mme Gao, âgée de 83 ans, à fournir des « témoignages » à charge. Liu a en outre fabriqué de fausses preuves au nom des membres de la famille de Mme Gao. Grâce à ces preuves supplémentaires présentées dans une troisième tentative, il a obtenu du parquet qu’il accepte les dossiers.

Au cours de l’audience de Mme Fu et Mme Gao, le juge a lu à haute voix le « témoignage » du mari de Mme Gao contre elle. Lorsqu’il a juré qu’il n’avait jamais dit une telle chose, le juge a ordonné aux huissiers de justice de le faire sortir de la salle d’audience. Ce n’est qu’à ce moment-là que lui et le reste de sa famille ont réalisé qu’ils avaient été trompés par le capitaine Liu qui leur avait fait fournir à leur insu des « témoignages » contre Mme Gao. Mme Gao et Mme Fu ont été condamnées le 11 février 2025.

ii. Un témoin inexistant inclus dans les preuves à charge contre un ingénieur du Liaoning

M. Zhang Huiqiang, ancien ingénieur âgé de 58 ans à l’usine chimique d’éthylène de la ville de Fushun, dans la province du Liaoning, a été condamné à quatre ans et demi de prison sur la base de preuves contestables fabriquées par la police.

Lors de l’audience de M. Zhang le 6 mars 2025, le procureur a affirmé qu’un homme nommé Su Bin avait « été témoin » de la perquisition policière au domicile de M. Zhang. Son avocat a répondu qu’il avait visionné l’intégralité de la vidéo de la caméra de la police et qu’il n’y avait vu personne du nom de Su Bin. La juge a toutefois insisté sur le fait qu’un certain Su Bin apparaissait dans la vidéo de la police et qu’elle avait vu une photo de Su Bin dans les preuves fournies par la police

La fille de M. Zhang, qui a assuré sa défense en tant que non-avocate, a témoigné contre la police pour avoir extorqué des aveux à sa mère. Le jour de l’arrestation de M. Zhang, le 21 octobre 2024, sa femme a remarqué que la police avait arraché toutes les pages d’un calendrier contenant des informations sur le Falun Gong et prétendu que chaque page constituait une « preuve » distincte. Lorsqu’elle les a accusés d’avoir fabriqué des preuves contre son mari, ils ont menacé de l’arrêter. Ils ont également saisi plusieurs clés USB vierges et déchiré une vieille décoration sur laquelle était inscrit le mot « Fu » (« bonne fortune » en chinois).

La police n’a pas autorisé l’épouse de M. Zhang à vérifier les objets confisqués, ni ne lui a remis la liste des objets comme l’exige la loi. Ils l’ont emmenée au poste de police et lui ont demandé où ils avaient trouvé le calendrier. Elle a répondu qu’elle ne savait pas, car elle ne l’avait pas rapporté à la maison. La police lui a répondu : « Si ce n’était pas vous, alors c’était votre mari. » Cela est devenu son « témoignage » contre M. Zhang.

La fille de M. Zhang a ajouté que le magasin de réparation de téléphones portables n’avait identifié son père à partir des vidéos de surveillance du magasin que le 9 décembre 2024, alors que la police avait déjà mentionné le nom de M. Zhang dans son procès-verbal daté du 7 décembre 2024. Bien qu’elle ait demandé l’acquittement de son père, celui-ci a été condamné à une peine de quatre ans et demi de prison.

Tout comme dans le cas de M. Zhang, l’épouse de M. Li Zhengxun, 73 ans, de la ville de Qingdao, dans la province du Shandong, a également été citée comme témoin à charge, alors même qu’elle n’avait pas signé les procès-verbaux d’interrogatoire. Un autre témoin cité dans l’acte d’accusation ne s’est pas présenté au tribunal pour être contre-interrogé lors de son audience le 21 mai 2025.

Les documents d’information sur le Falun Gong confisqués au domicile de M. Li ont également été présentés comme preuves à charge contre lui. M. Li a souligné que l’Administration générale de la presse et des publications avait abrogé son interdiction de publication des livres de Falun Gong en 2011. Son avocat a ajouté que ces documents constituaient les biens légaux de M. Li et ne causaient aucun préjudice à quiconque ni à la société dans son ensemble. M. Li a été condamné à un an et demi de prison le 3 juillet 2025.

iii. Une ancienne maître de conférence condamnée à nouveau sur la base de « preuves » déjà utilisées pour la condamner

Mme Liu Yongying, 62 ans, maître de conférence à l’École d’administration civile du Jiangxi à Nanchang, dans la province du Jiangxi, a été condamnée le 15 juillet 2025 à trois ans et trois mois de prison et à une amende de 10 000 yuans. Les preuves présentées par l’accusation comprenaient 138 amulettes sur lesquelles étaient inscrites des informations sur le Falun Gong, qui avaient été confisquées dans la voiture de Mme Liu, ainsi que des objets saisis chez elle, notamment 16 livres de Falun Gong et un portrait du fondateur du Falun Gong.

Mme Liu a souligné que les 138 amulettes lui avaient été confisquées lors de sa précédente arrestation, le 2 avril 2018, et avaient servi de preuves pour la condamner à deux ans de prison, mais que le procureur les utilisait à nouveau pour cette nouvelle affaire. Les amulettes présentées au tribunal cette fois-ci semblaient usées et les mots étaient flous. Pourtant, le juge l’a quand même condamnée.

b. Lorsque les pratiquants sont jugés

1) Persécution illégale

Mme Li Lixia, une médecin âgée de 31 ans de la ville de Shijiazhuang, province du Hebei, a été illégalement arrêtée la nuit du 25 mars 2024. Elle a comparu devant le tribunal du district de Qiaoxi les 20 novembre 2024, 1er avril 2025 et 24 avril 2025, avant d’être condamnée à une peine d’emprisonnement d’un an et demi.

Mme Li a fait appel auprès du tribunal intermédiaire de la ville de Shijiazhuang exigeant l’annulation de cette condamnation injustifiée. Elle a demandé également à ce que les cinq policiers impliqués dans son affaire et le procureur Zhang Shiyao du parquet du district de Qiaoxi, qui l’avait inculpée sans aucune base légale, soient tenus responsables de leurs actes illégaux.

Dans son appel, Mme Li a réitéré l’absence de fondement juridique dans son accusation. Le procureur Zhang l’a accusée d’avoir violé l’article 300 du Code pénal, qui stipule que quiconque utilise une organisation sectaire pour porter atteinte à l’application de la loi doit être poursuivi avec toute la rigueur de la loi. Or l’Assemblée populaire nationale chinoise, l’organe législatif chinois, n’a jamais promulgué de loi criminalisant le Falun Gong ou le qualifiant de secte. Par conséquent, l’inculpation et la condamnation qui en a résulté sont dénuées de fondement juridique.

Zhang a également cité comme base juridique une interprétation statutaire de l’article 300 du Code pénal publié par la Cour populaire suprême et le Parquet populaire suprême en novembre 1999. Cette interprétation exigeait que toute personne pratiquant ou promouvant le Falun Gong soit poursuivie dans toute la mesure du possible. Mme Li a souligné qu’une nouvelle interprétation statutaire remplaçant la version de 1999 est entrée en vigueur le 1er février 2017. Cette nouvelle interprétation ne fait aucune mention du Falun Gong et souligne que toute inculpation contre quiconque engagé dans une secte devait reposer sur des bases juridiques solides. Étant donné qu’aucune loi promulguée en Chine ne qualifie le Falun Gong de secte, l’inculpation et la condamnation ultérieure de Mme Li, fondées sur cette interprétation statutaire, sont dénuées de fondement juridique.

Les preuves à charge utilisées contre Mme Li comprenaient des livres de Falun Gong et d’autres documents confisqués à son domicile. Elle a accusé le procureur Zhang d’avoir enregistré chaque dépliant de Falun Gong plié en deux comme deux dépliants afin de pouvoir atteindre le minimum de preuves requis pour porter des accusations contre elle. De plus, et plus important encore, l’Administration nationale de la presse et des publications a depuis longtemps abrogé son interdiction de publication des livres de Falun Gong en 2011. Par conséquent, tous ses documents de Falun Gong étaient ses possessions légales.

2) Ingérence dans la représentation juridique

Mme Yang Qiaoli, de la ville de Tongchuan, dans la province du Shaanxi et mère de deux enfants d’âge scolaire, a été illégalement arrêtée le 8 janvier 2024. Deux de ses frères et sœurs ont été détenus pendant quinze jours lorsqu’ils ont tenté de la faire libérer. Après qu’un avocat de Pékin a pris en charge son affaire, la police a déposé une plainte contre l’avocat et son cabinet auprès du bureau judiciaire de Pékin, l’accusant d’avoir « osé défendre une pratiquante de Falun Gong ».

Le procureur Gao Guanghua, du parquet du district de Yintai, a appelé le cabinet d’avocats pour demander si l’avocat faisait bien partie de son personnel. Il a également demandé si le propriétaire du cabinet savait que l’avocat représentait une pratiquante de Falun Gong. Plus tard, Gao a appelé directement l’avocat et lui a demandé s’il était d’accord pour dire que le Falun Gong était une secte. L’avocat a répondu que ni lui ni Gao n’étaient habilités à répondre à la question de savoir si un système de croyances était une secte et que cette question n’était pas tranchée par des organismes gouvernementaux. Il a également présenté des documents juridiques attestant qu’aucune loi en Chine ne criminalise le Falun Gong ou ne le qualifie de secte et que l’interdiction des livres de Falun Gong avait été levée en 2011.

Gao a refusé d’accepter les documents juridiques et la demande de l’avocat de classer l’affaire. Il a procédé à l’inculpation de Mme Yang à une date qui n’est pas connue.

Le 29 août 2024, le tribunal du district de Yintai a entendu l’affaire. Le frère et la sœur de Mme Yang n’ont pas été autorisés à assister au procès ni à la représenter en tant que défenseurs non juristes. Après le procès, la police a immédiatement emmené Mme Yang hors du palais de justice. Le 8 juillet 2025, elle a été condamnée à six ans et demi de prison.

Trois habitants de la ville de Dongying, dans la province du Shandong, ont été illégalement condamnés le 26 mai 2025. Mme Wang Fan, âgée de 50 ans, a été condamnée à quatre ans de prison. Son mari, M. Du Jianxin, âgé de 51 ans, et M. Fu Jian, âgé d’environ 47 ans, ont tous deux été condamnés à trois ans et demi de prison.

Les trois pratiquants ont été arrêtés le 29 novembre 2023. La mère de M. Du était si bouleversée par l’arrestation de son fils et de sa belle-fille qu’elle est décédée en mai 2024. Après que la famille du couple a engagé un avocat pour les représenter, le centre de détention de Binhai a interdit à l’avocat de rendre visite à ses clients et lui a dit qu’il devait obtenir au préalable l’autorisation de la police. Par contre, la police a affirmé ne pouvoir accorder aucun rendez-vous, car elle était en train d’interroger le couple et de rassembler des preuves à charge. En réalité, la police ne s’est jamais rendue au centre de détention pour interroger le couple.

La police a ensuite demandé à un pratiquant, victime d’abus au point de développer un trouble mental, de signer des feuilles blanches et d’autres documents falsifiés qui ont été utilisés comme preuves à charge. Le procureur a affirmé que cela suffisait à prouver que les trois pratiquants jugés avaient enfreint la loi.

3) Condamnés sans procès ou condamnés en secret

Mme Wang Junping, une femme âgée de 77 ans vivant à Pékin, a été signalée après avoir parlé du Falun Gong à un étudiant le 18 octobre 2024. Après un bref interrogatoire, la police l’a relâchée, mais l’a de nouveau arrêtée le 18 février 2025 et l’a emmenée dans une prison locale. Sa famille n’a pas été autorisée à lui rendre visite et n’a reçu aucune information sur l’état d’avancement de son affaire.

Après avoir appris sa condamnation en octobre 2025, la famille de Mme Wang a tenté à plusieurs reprises de joindre le juge d’instruction, mais a été renvoyée vers d’autres chambres du tribunal local. Quand quelqu’un a enfin décroché le téléphone, ils ont appris avec stupeur que Mme Wang avait déjà été condamnée à trois ans et demi de prison. À leur question sur le fait qu’ils n’avaient pas été informés du procès, leur interlocuteur a répondu qu’il n’y avait pas eu de procès.

Comme Mme Wang, de nombreux pratiquants ont été condamnés en secret, leurs familles étant tenues dans l’ignorance de l’état d’avancement de leur affaire. Certains n’ont appris leur condamnation qu’au moment de leur transfert en prison. Cela a non seulement empêché les familles d’engager des avocats pour représenter les pratiquants, mais aussi de faire appel dans les délais impartis.

En juillet 2025, la famille de M. Sun Hongzhu a reçu un avis indiquant qu’il avait été admis à la prison de Jinan, dans la province du Shandong, le 25 juin 2025 pour purger une peine de sept ans de prison en raison de sa croyance dans le Falun Gong.

Le 9 novembre 2024, M. Sun, âgé de 73 ans, habitant dans la ville de Shouguang, province du Shandong, a été illégalement arrêté. La police a accusé M. Sun d’utiliser une secte pour saper l’application de la loi et a émis un mandat d’arrêt officiel à son encontre. Par la suite, sa famille n’a jamais été informée de son inculpation, de son procès ou de sa condamnation illégale. Elle n’a appris sa condamnation illégale et injustifiée et son incarcération que lorsqu’elle a reçu l’avis d’incarcération.

IV. Impact de la persécution sur les pratiquants

a. Leur santé mise en danger

Après avoir été arrêtés, de nombreux pratiquants sont torturés pour avoir refusé de renoncer à leur croyance. Lorsqu’ils entament une grève de la faim pour protester, les autorités les soumettent à un gavage forcé. Bien que de nombreux pratiquants développent des pathologies graves en raison des mauvais traitements subis, ils sont tout de même condamnés et incarcérés pour purger leur peine.

Quelques jours seulement après que la famille de M. Lei Yangfan, qui avait disparu pendant dix mois, a finalement confirmé sa condamnation à une peine de prison, elle a été dévastée d’apprendre qu’il se trouvait à présent dans un état critique.

M. Lei Yangfan

M. Lei, 51 ans, un habitant de la ville de Changsha, province du Hunan, n’est pas rentré chez lui le 14 mai 2024. Sa femme, Mme Tang Min, a tout de suite compris qu’il avait dû être arrêté une nouvelle fois en raison de leur croyance commune dans le Falun Gong. Elle s’est adressée à plusieurs agences gouvernementales, mais personne ne lui a dit ce qui était arrivé à son mari. Ce n’est qu’au début du mois de mars 2025 qu’on lui a confirmé sa peine d’un an d’emprisonnement prononcée le 25 septembre 2024.

Un gardien de prison portant le nom de Deng a appelé la famille de M. Lei dans la soirée du 23 mars 2025 et a dit que M. Lei avait une accumulation de liquide dans les poumons et le cerveau. Il avait été transporté à l’hôpital plus tôt dans la journée, il avait été admis à l’unité de soins intensifs et avait reçu un avis d’état critique.

Le lendemain après-midi, la famille s’est précipitée à l’hôpital, où elle a trouvé M. Lei dans le coma. Il ne répondait pas lorsqu’on l’appelait par son nom. Il était émacié et défiguré. De nombreux policiers, certains en uniforme et d’autres en civil, étaient présents dans la chambre. Les membres de la famille n’ont pas eu l’autorisation d’apporter leur téléphone portable dans la pièce, ni de toucher M. Lei.

Après seulement quelques minutes, la police a ordonné à la famille de partir. De plus, ils ont indiqué qu’ils leur avaient accordé une autorisation spéciale pour leur permettre de le voir. Avant de partir, lorsque la famille s’est renseignée de son état auprès de son médecin, celui-ci a répondu qu’il allait déjà beaucoup mieux. La famille de M. Lei a demandé à la police de le libérer. La police leur a demandé d’attendre de nouvelles instructions.

M. Feng Guoqing, habitant de la ville de Yichun, province du Heilongjiang, âgé d’environ 59 ans a été illégalement arrêté le 4 décembre 2024. Plus de 200 000 yuans en liquide ont été confisqués à son domicile. Comme il refusait de coopérer à l’interrogatoire et avait entamé une grève de la faim, la police lui a retiré ses vêtements, l’a immobilisé sur un lit dans la position d’un aigledéployé et l’a gavé. Il a également dû se soulager sur le lit. Il a souffert d’une insuffisance rénale en raison de la torture qu’il a subie.

Le 20 juin 2025, M. Feng a comparu devant le tribunal du district de Nancha. Son avocat a été informé le 5 juillet qu’il avait été condamné à six ans de prison et à une amende de 10 000 yuans. Les billets de banque, sur lesquels étaient imprimés des messages du Falun Gong et qui lui avaient été confisqués, ont été saisis.

Le 19 décembre 2024, M. Wang Zebin, âgé de 53 ans, ancien employé de l’usine de roulements de la ville de Harbin, dans la province du Heilongjiang, a été arrêté chez lui. Il a entamé une grève de la faim le jour même et, sept jours plus tard, il a été gavé de force. L’infirmière n’a pas réussi à insérer la sonde d’alimentation dans son estomac et l’a retirée violemment, lui causant une douleur atroce. Le 28 janvier 2025, il a entamé une nouvelle grève de la faim, après que le centre de détention lui a interdit de pratiquer les exercices de Falun Gong. Quelques jours plus tard, il a commencé à ressentir des douleurs et on lui a diagnostiqué des calculs rénaux. Il a été opéré et après sa sortie de l’hôpital, il a été ramené au centre de détention. Le 4 juillet, il a été jugé et le 13 août, il a été condamné à trois ans et demi de prison.

Le 7 avril 2025, Mme Fu Yunping, qui travaillait dans la ville de Taizhou, dans la province du Zhejiang, a été arrêtée pour avoir parlé du Falun Gong à quelqu’un. La police a fouillé son domicile et n’a trouvé qu’un lecteur multimédia contenant des conférences du Falun Gong. Afin de recueillir davantage de « preuves » contre elle, ils ont interrogé tous ses collègues de travail dans un hôtel et leur ont demandé si elle leur avait parlé du Falun Gong.

Le 19 juin, le centre de détention a appelé la famille de Mme Fu pour leur dire qu’elle avait eu un accident vasculaire cérébral et qu’elle était soignée à l’hôpital. Lorsque sa famille lui a rendu visite, elle était incapable de bouger un côté de son corps et de parler. Elle était attachée à son lit, mais semblait avoir l’esprit clair. La famille de Mme Fu a demandé sa libération sous caution, mais le juge chargé de l’affaire, a rejeté leur demande. Vers novembre 2025, elle a été condamnée à un an et neuf mois.

Le 23 octobre 2025, Dr Zhao Junfang, une interne âgée de 63 ans de la ville de Haicheng, dans la province du Liaoning, a été condamnée à trois ans de prison. Alors qu’elle attendait les résultats de son appel, elle a développé une hypertension artérielle extrêmement élevée, des engourdissements dans une partie de son corps et des troubles cognitifs. Sa famille est très inquiète pour elle.

b. Persécution financière après avoir purgé sa peine de prison

Le 13 juillet 2021, Mme Wang Rongjun, vendeuse retraitée âgée de 74 ans, et sa fille, Mme Na Yan, infirmière d’une quarantaine d’années, de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, ont toutes deux été arrêtées chez elles. En février 2022, la mère et la fille ont toutes deux été condamnées à trois ans et deux mois de prison et à une amende de 10 000 yuans chacune.

Le 9 août 2024, à sa sortie de prison, Mme Na a appris qu’elle avait été licenciée à son insu par son employeur, le sixième hôpital de la ville de Shenyang, pendant sa période d’emprisonnement. Elle a demandé à réintégrer son poste, mais l’hôpital a insisté sur le fait qu’un « criminel condamné » devait être licencié.

Mme Wang a reçu un certain nombre de prestations de retraite lors de sa peine de prison, mais le Bureau local de la sécurité sociale a ensuite cessé les versements. Après sa libération en août 2024, le Bureau de la sécurité sociale n’a toujours pas rétabli sa pension et lui a ordonné de restituer d’abord les prestations versées pendant sa période d’emprisonnement, faute de quoi il continuerait à suspendre le versement de sa pension.

Le 25 décembre 2024, M. Liu Jinsheng, âgé de 50 ans, du district d’Anze, dans la province du Shanxi, a été condamné à trois ans de prison avec quatre ans de mise à l’épreuve et à une amende de 5000 yuans. Le 26 février 2025, la cour d’appel a rejeté son appel sans tenir d’audience. En avril 2025, son employeur, la compagnie d’électricité du district d’Anze, a été contraint de le licencier. Il est désormais étroitement surveillé par la police locale et le bureau de la justice, et n’est pas autorisé à quitter la ville.

c. Impact sur les familles

1) Conjoints condamnés pour avoir cherché à obtenir justice pour leurs proches

Le 19 juin 2025, la famille de Mme Liu Cong, une femme âgée de 44 ans vivant à Huludao, dans la province du Liaoning, a appris qu’elle avait été condamnée à quatre ans de prison et à une amende de 20 000 yuans. Sa condamnation injustifiée résulte de ses efforts pour obtenir justice pour son mari, M. Luan Changhui, un ingénieur naval âgé de 55 ans. Lors de son procès, elle l’a représenté en tant que défenseur de sa famille. Après qu’il a été condamné à quatre ans de prison le 30 novembre 2021, elle a déposé un appel en son nom. Lorsque l’appel a été rejeté, elle a déposé une requête en réexamen de la condamnation injustifiée. Les autorités ont exercé des représailles à son encontre et à 5 heures du matin le 12 juillet 2024, les autoritésl’ont arrêtée.

Mme Chu Qingzhen, de la ville de Laiyang, dans la province du Shandong, a été arrêtée le 29 octobre 2024, après que la police l’a soupçonnée d’utiliser son ordinateur nouvellement acheté pour produire des documents sur le Falun Gong. Quand la police a soumis son dossier au parquet, son mari, M. Song Xuechun, également pratiquant, a demandé à la représenter en tant que défenseur familial. Cependant, le 18 janvier 2025, deux jours avant l’audience de Mme Chu, le tribunal a soudain informé M. Song qu’il n’était plus autorisé à défendre sa femme devant le tribunal. Bien qu’il ait décidé de représenter sa femme, il a été arrêté le matin du 20 janvier, dès qu’il a quitté son immeuble avec la déclaration de défense. Mme Chu a ensuite été condamnée à deux ans de prison et M. Song à trois ans et demi.

2) Les épreuves subies par les familles

Le 25 avril 2025, alors que Mme Zhao Caixia, âgée de 73 ans, attendait avec sa sœur pour monter dans un train à la gare ferroviaire de Harbin, dans la province du Heilongjiang, elle a été abordée par la police et ses bagages ont été fouillés. Après avoir découvert des billets de banque sur lesquels des informations sur le Falun Gong étaient imprimées, la police a arrêté les deux sœurs et les a emmenées au poste. La police a également fouillé leurs domiciles et saisi leurs livres de Falun Gong, leurs documents d’information et les portraits du fondateur du Falun Gong.

Alors que sa sœur a été libérée après quinze jours, Mme Zhao a été placée en détention provisoire puis illégalement condamnée à deux ans et demi de prison. Depuis son arrestation, son mari et sa fille, tous deux handicapés et dépendants de ses soins, se trouvent désormais dans une situation très difficile.

M. Wang Jianying, un fonctionnaire à la retraite âgé de 81 ans, et sa sœur, Mme Wang Yuying, âgée de 68 ans, tous deux originaires de la ville de Gongzhuling, dans la province de Jilin, ont été arrêtés respectivement les 7 et 8 août 2024. Aux alentours du 20 septembre 2024, Mme Wang est décédée dans le centre de détention. Les autorités ont proposé à sa famille 30 000 yuans en échange de leur silence concernant sa mort suspecte.

Aux alentours du 24 septembre 2024, après les funérailles de sa sœur, M. Wang a été libéré sous caution. La police a continué à le harceler régulièrement. La police a également installé une caméra de surveillance chez leur voisin, face à la porte d’entrée de M. Wang. Le 5 juin 2025, il a été conduit au tribunal local en fauteuil roulant et condamné à cinq ans de prison quelques jours plus tard. Sa femme, âgée de 75 ans, est désormais seule à la maison, leur fils unique étant décédé en 2023.

Le 21 août 2024, M. Miao Jianguo, électricien âgé de 60 ans résidant à Jinzhou, dans la province du Liaoning, a été arrêté chez lui. La police l’a accusé d’avoir fait la promotion du Falun Gong et d’avoir diffamé des fonctionnaires dans sa demande de retraite adressée à son ancien employeur, le Bureau ferroviaire de Jinzhou, section Est.

Dans sa demande, M. Miao racontait les trois années de camp de travaux forcés qu’il avait purgées à partir de 2002, les quatre années de prison à partir de 2008 et les 18 mois de prison à partir de 2022. Après son arrestation en 2001, sa femme, également pratiquante de Falun Gong, alors enceinte de huit mois, a été tellement bouleversée qu’elle a souffert d’un décollement placentaire, entraînant la mort de l’enfant à naître. Elle n’a plus jamais pu porter d’enfant. Elle est décédée en 2022, après avoir enduré des années de persécution, alors que M. Miao était toujours détenu. Toutes ces informations constituaient son « crime », qui lui a valu une nouvelle peine de cinq ans de prison, prononcée par le juge le 16 avril 2025. Il a également été condamné à une amende de 6000 yuans.

Voir aussi

Rapporté en novembre 2025 : 63 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en octobre 2025 : 32 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en septembre 2025 : 43 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en août 2025 : 69 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en juillet 2025 : 74 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté dans le premier semestre de 2025 : 430 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en mai 2025 : 79 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en avril 2025 : 79 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en mars 2025 : 61 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en février 2025 : 68 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Rapporté en janvier 2025 : 97 pratiquants de Falun Gong condamnés pour leur croyance

Traduit de l’anglais